^.m BULLETIN GÉNÉRAL ET UNIVERSEL DES ANNONCES ET DES NOUVELLES SCIENTIFIQUES; DÉDIÉ AUX SAVANS DE TOUS UES PAYS ET A LA I.IBRAIRIE NATIONALE ET ÉTRANGÈRE : SOUS LA DIRECTION DE M. LE B'\ DE FÉRUSSAC, OFFICIER SUPÉRIEUR AD CORPS ROYAL d'ÉTAT-MA JOH , CHEVALIER DE SAINT-LODIS ET DE LA LÉGION-d'hONNECR , MEMBRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES NATIONALES OU ÉTRANGÈRES. TOME TROISIÈME. A PARIS, AU BUREAU DU BULLETIN, HîJK DK LABBAYK, Jn". O, 1823. BULLETIN GÉNÉRAL ET UNIVERSEL DES ANNONCES ET DES NOUVELLES SCIENTIFIQUES. PREMIÈRE SECTION. ANNONCES DES OUVRAGES, EXTRAITS DES JOURNAUX ET NOUVELLES SCIENTIFIQUES. OUVRAGES ENCYCLOPÉDIQUES. I. Edinbubgh enctclopedi a, etc. , ou Encyclopédie d'Edim- bourg, etc., publiée sous la direction du D^. Brewster. In-4. vol. 16. , part. ir". Prix, i 1. 5 sh. Londres; Murray. (Voyez le n". 720 du to. 11^. du Bulletin.) 1. Okonomisch-technologische ENCYCLOPEDIE, ctc. Ency- clopédie d'économie et de technologie , commencée par J. G. Krunitz, to. i3o, i3i. In-8. Berlin; 1822. Cet ouvrage, qui est à son i3ie, vol., est le fruit des recher- ches de quatre sa vans qui y ont consacré leur vie. Kriinitz, qui l'a commencé , l'a conduit jusqu'au 72". tome ; deux autres écrivains l'ont continué tant qu'ils ont vécu, et ont légué le soin de poursuivre la tâche qu'ils s'étaient imposée à M. Korth, qui l'a amené à la lettre S, et qui a l'espérance de le terminer. Ce zèle est fort louable ; cependant il ne peut conduire à des résultats bien satisfaisans. Les connaissances qu'il suppose, les données qu'il exige, sont trop vastes pour qu'un aussi petit nombre d'hommes puisse les embrasser. 3. Supplément to the encvclopedia Britannica, etc., ou Supplément à l'Encyclopédie britannique ; publié par M. Na- piER. In-/,., avec 16 grav. Prix, i 1. 5 sh., cart., vol. VI , part, ii'e, Londres ; Sturst. Tome III. 2 Ouvrages eurjciopcdiques. Ce dcnii-vol. contient nue f^rande v.iiit'té d'articles et de trai- tés, par .T. Baulow, J. R. Biot, de l'Inslit. de France; AV. Ja- cob, le prof. Jamkson, F. Jeffrey, le D. Mac Culloch, le révér. T. R. Malthus, J. R. M. Cui-loch, Ch. M. Laren, J. MiLL , le D. RoGET , Je révér. Sumner et autres écrivains con- nus. La a*', moitié de ce vol., qui complète l'ouvrage, j)araîtra au mois d'oct. (Voyez le n». 55/, du tom. le'-. du BuUclin.) A. The Pantolocia. La Pantologie comprenant une série complète d'essais, de traités et de systèmes, rang('s par ordre alphabétique, avec un dictionnaire général des arts, des sciences et des mots, le tout présentant. un tableau complet de l'esprit humain , des sciences et de l'industrie ; par J. Mason Goon, de la Soc. philos, améric. et de la Soc. linn. de Pliilad., Olinthus (iREcoRV , de l'Acad. roy. milil. de Wool- •\vicli , Wewton Bosvorth de Cambridge et j.lusieurs autres gens de lettres. La pantologie, comme l'indique son nom , présente l'ensemble des connaissances humaines ; les éditeurs se sont occupés avec soin pendant plusieurs années de recueillir et d'arranger les ma- tériaux de cet immense ouvrage. Leur plan embrasse principa- lement les cinq objets qui suivent : I*. Une explication des mots anglais et des termes de sciences et d'arts ; 2°. Un catalogue uniforme par ordre alphabétique des noms anglais qui tiennent à l'hisloire naturelle , ainsi que leurs syno- jiymes systématiques; 3°. Une classiGcalion mitiéralogique conforme aux progrès de la science dans ces derniers temps , et qui réunit les travaux d'Haiiy, ceux de Werner et la classification de Gmelin; 4". Une description complète et exacte des jeux , exercices et passe-temps champêtres et domestiques ; conqnenant surtout la pratique, les lois et les rcglemcns de la pèche , de la chasse , des courses de chevaux , et toutes leurs variétés; 5". L'ouvrage renl'ermc 3 à l^oo gravures élégantes d'après les premiers artistes. Les sujets d'histoire naturelle compre- nant la moitié des planches sont magnifiquement coloriées d'a- près nature. Cet ouvrage est une nouvelle édition de la TVrrr- Cyclopœdia de Good et Girgorj , il sera publié en (J3 livrai- Mathomntiques élémentaires . 5 sons, dont il en paraîtra une tous les mois. Prix, 6 sli. chaque. Le tout formera 1 2 volumes. Londres ; Sherwood. Afin de rendre l'ouvrage aussi parfait qu'il est possible, on prépare un volume supplémentaire qui comprendra toutes les découvertes récentes dans les sciences, et les divers i)erfection- nemens qui ont été faits dans les arts pendant la publication des diverses parties de l'ouvrage; il comprendra aussi un grand nombre de mots omis dans le Dictionnaire de Johnson , et for- mera par-là le vocabulaire le plus complet qui existe dans la langue anglaise. MATHÉMATIQUES ÉLÉMENTAIRES. 5. A TABLE OF THE ciRCLEs, ctc, OU Table dcs périodes résultant de la division de l'unité ou de toute autre nombre entier, par tous les nombres entiers depuis un jusqu'à 1024; par H. GooDWYN. In-8. de 118 p. 6. Atabular SERIES, etc. , ou Séries tabulaires de quotiens déci- maux pour toutes les fractions vulgaires, réduites à leur plus simple expression, et dont les termes n'excèdent pas le nom- bre 1000; par H.GooDWYN.Ïn-8. de i53 p. 7. M. Th. Taylor doit puWier incessamment un ouvrage de mathématiques intitulé : Élémens d'une nouvelle notation arithmétique, analogue, sous quelques rapports, à celle des dé- cimales, et dont les expressions conduisent à obtenir une "rande variété de séries infinies qu'on ne peut trouver par aucun autre procédé ; il démontre que les séries découvertes par les géomè- tres modernes, pour la quadrature du cercle et de l'hyperbole sont des quantités incommensurables, et il annonce un moyen infaillible et universel pour reconnaître si une série infinie est ou n'est pas incommensurable. {Europ. ma g., \\xin 1823, p. 463,") 8. A TREATiSE ON ALCEBRA ; traité d'algèbre théorique et pratique, avec des notes et des explications contenant divers détails relatifs aux découvertes et perfectionnemens qui ont été faits dans cette branche de l'analyse; par Bonnecastle- a*, édit., 2 vol. in-8\, cart. Londres; Prix, aS sh. Rivington. 9. A KEY To Bridge's alcebra; clef de l'algèbre de Brioge- par G. J. Aylmer. In- 8. Prix, 8 sh. cart. Londres; AVhittaken! ,10. Examen et recherches sur les méthodes employées pour 4 Maihémat'mues transcemhinlcs. rniculer par approximation les racines irrationnelles des équations. [Jonrn. ofscL, n". 28, p. 353. ) La méthode analytique que présente l'auteur n'est qu'un dé- veloppement simplifié des principes donnés à ce sujet par Mac- laurln , dans son Algèbre , et par Newton dans sa Géométrie analytique. II. Mr. P. Smirnof a fait imprimer, in-8"., à Saint-Péters- bourg, une traduction russe de V Algèbre, des Éléincns de trigo- nomctrie et \' Application de l'algèbre à la géométrie de M. La- croix. 12. Sciography; Sciograpliie ou exemples d'ombres, et règles pour leur projection , à l'usage des dessinateurs d'architec- ture ; par J. B. AViLLT, architecte. Sur 18 pi. lithog., in-8". Prix 9 sh., cart. Londres; Taylor. i3. Récréations in mathematics, etc., Récréations matlié- matiques et physiques , de Ozanam , refondues et augm. par MoNTUCLA, trad. en anglais et enrichies de plusieurs additions et observations; par. Ch. Hutton. 4 vol. in-8°. avec 100 pi. grav. 2^, édit. Prix, 3 1. 3 sh., cart. Londres ; Longman. MATHÉMATIQUES TRANSCENDANTES. i/j. Annales de mathématiques pures et appliquées; par M. Gerconne. Tom. xiii , n". 12 , juin 1823. Ce cahier contient, 1». un mémoire très-étendu de M. Quer- ret , où il enseigne à sommer une classe nombreuse de séries procédant suivant les produits et puissances de produits de sinus ou de cosinus d'arcs croissant uniformément. 2°. Une méthode nouvelle pour la résolution des iquations du 4^. degré par M. Gergonne; méthode que l'auteur croit propre à bien faire voir à quoi se réduit la difficulté du problème de la résolution générale dos équations. 3<^. Une note historique sur les courbes de poursuite, par M. Querret; suivie de quelques éclaircissemens sur la sommation de deux séries. 4". Deux problèmes de géométrie dans l'un desquels, après avoir prouvé qu'il existe une relation nécessaire entre les six angles dièdres d'un tétraèdre, on propose d'assigner celle re- Machines et CotisI nu fions. -6 lalion : on propose d.ins l'autre de tracer, sur une surface courbe donnée, une courbe à courbure constante. li. i5. A TREATisE ON nYNAMiR, Traité de dynamique; par W. Whewell. In-8°. Prix, lo sli. 6 d., cart. Londres; Ilarding. 16. Sur les oscillations des corps pesans, dans la cycloïd* et Je cercle, contenant une évaluation de l'excès variable d'oscil- lations circulaires continuellement décroissantes; par D. Gil- bert. {Lomlon Joiirn. ofsci. litt. and arts, n°. 39, p. 90.) L'auteur de ce mémoire considère la chute des corps pcsaiis, libres ou assujettis à suivre la cycloïde et le cercle. On sait que le temps des oscillations sur ce dernier, se compose d'une partie indépendante de l'amplitude de l'arc parcouru , puis d'une suite de termes qui commencent parle carré de cet arc, c'est ce que l'auteur appelle l'excès circulaire et qu'il obtient par des calculs différens de ceux employés ordinairement et moins simples. Considérant ensuite que la résistance de l'air et le frottement de la suspension tendent à diminuer l'amplitude des oscillations et influent ainsi sur l'excès circulaire, il clierclie à évaluer la somme de ces excès circulaires variables pour un temps donné; mais la manière dont il calcule l'effet de la résistance de l'air ne paraît point exacte. Deflers. 17. MÉMOIRE SUR les COURBES DE RACCORDEMENT; par M. C. .1. Brianchon , ancien élève de l'École polytechnique , prof, des SCI. phys. et math, à l'école d'artillerie de la garde royale. In-4'». de 20 p. avec i pi. Paris; imprimerie royale. 18. The septenary system, etc. , Système septénaire de la gé- nération des courbes par un mouvement continu; contenant diverses observations sur ce système, son application et son utilité dans l'architecture civile et navale, lu sculpture, etc.; par J. JoPLiNG. MACHINES ET CONSTRUCTIONS. 19. Patente à Sam. Parker, pour des perfectionnemens dans la construction des lampes. (Lond. fo/im., juin 1823, p. 292.) Cesaméliorations s'appliquent particulièrement aux lampes ap- pelées statiques, c'est-à-dire quisontmisesenjeu par une pression quelconque. Ici c'est la pression de l'air contenu dans un vase 6 ' ' Machines mobile qui s'abaisse nvec \c niveau de l'huile, et force ce liquide à s«levcr jusqu'à la mèche, pour y être brûlé. M. ao. Description n'uNK machine a alléser les corps de pompe et les cylindres des machines à v.ipeur. (^BuU.de la Soc. d'en- courag., no. 223 , janvier ibaJ, p. ii.) Les machines à alK'ser sont destinées à donner aux surfaces intérieures des cylindres des machines à vapeur, une forme ap- prochant le phis possible d'un cylindre parfait. L'allésoir décrit dans cet article et représenté par deux ])lanches très-intelligi- bles, est employé avec succès dans les ateliers de Chaillot à l'o- péralion qui influe le plus sur la bonlé des machines à vapeur. B. îi. Machine a vapeur pour arroser les rues de Calcutta. [Asiat. joitrn.,mai 1812, p. Sa^-) C'est une machine de la force de 12 chevaux, qui élève 3 4, 000 gallons d'eau à l'heure. Celte eau court dans une série de tuyaux d'où elle tombe en cascade dans des réservoirs, et rafraî- chit l'atmosphère. 22. M. J. RoBisojî fait sentir la nécessité de construire un calibre ou étalon pour mesurer les fils de métal de tous diamètres d'une manière comparable, surtout dans les petites dimensions. Il j)ropose, pourrcmjilir cet objet, de prendre deux règles d'une longueur suffisante , de les couper en bizeau à l'un des bouts et de les tenir séparées par un corps cylindrifjue ou sjihérique d'un demi-pouce de diamètre. Si les règles sont fixées dans cette posi- tion et que l'un des grands côtés de l'espace triangulaire compris entre leurs points de contact avec le cylindre et leur jonction , soit divisé en 5o jiarlies égales; ces divisions marqueront les diamètres des fils métalliques en centièmes de pouce. Si le cylindre n'a que -j pouce de diamètre , la division Indiquera des millièmes , ce qui pourrait convenir à la mesure des fils très-fins. ( Tàe London journ. of arts and sel. , avril i823, j). 191-) 9.3. Le bac établi depuis plusieurs années vis-à-vis de la ville deTrolo, sur l'IIudson , aux Etals-Unis, dans un endroit où ce fleuve a 900 pieds de largeur, à 166 milles de son embouchure, est d'une construction singulière et consiste en un vaste bateau recouvert d'une plate-forme sous laquelle est placée horizontale- ment une roue massive, qui occujje toute la largeur du bateau. On a pratiqué dans cette ])latc-fornie , ou tlUac, une ouverture et Cons(niction<;. 7 assez grande pour que deux clievaux pussent se tenir de clinque côté sur la surf;ice plane de la roue j)arallèlement avec le plat- l)ord du bâtiment. Les chevaux sont harnachés comme pour être attelés à une charrette; et les traits sont attachés à de fortes barres de fer fixées horizontalement dans des pièces immobiles. T,es chevaux sont tournés en sens contraire, l'un vers l'avant et l'autre vers l'arrière du bateau. Leurs sabots s'engagent dans des rainures laites à la roue , et, en voidant avancer, ils font tourner avec leurs pieds cette roue horizontale , qui , au moyen d'engre- nages, met en action deux roues verticales adaptées aux flancs du bâtiment , comme celles des bateaux a vapeur. Cette inven- tion est due à M. Langdon de Wliitehall [Silliinuns /uiun., p. 74- Revue encyc, mai 1823, p. 428.) i!\. Erection d'un obélisque de granité d'une seule pièce , d'environ 60 pieds de hauteur, à Séringapatam.( Traits. of the royal Soc. ofEdimb.., tom. IX, 2*. part.) La description de ce monument, postérieur à l'année i8of> , est contenue dans une lettre du colonel "Wilks, qui a assisté à son érection. Le travail a été exécuté par des ouvriers indiens, sans aucun secours ni instruction de la part des Européens. Le bloc de granité, dont la grosseur à la base est de 6 pieds, et dont la longueur primitive était de 84 pieds , a été détaché |ioi-t f.iit par M. Esclier à la Sociétc helvctiquc réunie à Lausanne, en i8t8. et Constriictions. 1 1 qui tombait chaque année an printemps dans le lit de la Dranse, était régulièrement enlevée par les fontes périodiques de l'été. Depuis 1817, il ne s'agit plus d'une simple avalanche de nei- ges , ou de fragmcns de glaces que la rivière pouvait jadis facile- ment entraîner ; ces fragmens , par leur accumulation pendant les étés pluvieux et froids de 1817 et 1818, sont devenus un vé- ritable et puissant glacier, sur lequel les agens ordinaires n'ont plus de prise. Il a donc fallu songer à des moyens extraordinaires pour en débarrasser le lit de la Dranse. En 1820, une commis- sion composée de membres distingués de la Société helvétique, s'est li'ansportée sur les lieux; elle a j)résenté plusieurs projets; mais on a dû y renoncer, vu la difficulté de leur exécution, et les frais trop considérables pour le canton du Valais, qu'elle aurait entraînée. M. Venetz, livré à lui-même, n'a pas pour cela perdu courage, et après de nmres réflexions, il en est venu au procédé, le plus simple , le plus actif, et le moins coûteux de tous ceux qu'on aurait pu employer. Ce moyen consiste à scier le glacier au moyen de filets d'eau, qu'on fait arriver de sources qui se trouvent dans la montagne , du côté occidental de la vallée, en face du Gétroz. Cette eau, qui vient de plus d'uiie lieue, chemj-ne dans un aqueduc ouvert, où elle est réchauffée par le soleil , et se verse dans un petit réser- voir à proximité du glacier. De ce réservoir partent quatre che- naux en bois, distribués en deux couples, dont l'une est dirigée jusqu'au bord du glacier, du côté d'amont, et l'autre jusqu'au bord du côté d'aval. Les chenaux formant chacune de ces cou- ples, sont à environ dix pieds de distance l'un de l'autre; ils interceptent donc, soit en amont, soit en aval, un espace d'en- viron dix pieds. L'eau qui y arrive du réservoir est conduite ainsi, de manière â tomber verticalement le long des deux parois du glacier, dont l'épaisseur, c'est-à-dire la hauteur au-dessus du lit de la Dranse, est d'environ 200 pieds. Elle y produit , par son frottement et sa clialeur, l'effet d'une véritable scie, et bientôt on voit se former, au moyen de chacune de ces quatre chutes, quatre fissures verticales de huit à dix pouces de largeur dans toute l'épaisseur du glacier. A mesure que l'eau travaille de cette manière, on fait reculer les chenaux, et on obtient dans les vingt- quatre heures, soit en amont, soit en aval , deux crevasses qui mterceptent une tranche de glace jusqu'à dix pieds de longueur sur autant de largeur. Cette longueur varie en plus ou en moins, 1 2 Topographie , suivant la clialeur du jour, et le plus ou moins d'élévation qu'oire donne à la teinjjérature de l'eau. La Iaij:;oiir est déterminée par l'érarlement dos chenaux. 31. Venelz estime qu'un jour jiorlant l'auli'e, son procédé détruit au moins loo mille pieds cubes de glace, et que la masse totale détachée depuis le mois de juin à la fin d'août peut être évaluée à plus de 7 millions de ]>ieds, bien qu'au com- mencement des travaux , où les éboulemcns latéraux étaient encore peu considérables, on ne vît guère disparaître que 10 à i5 mille i)ieds par jour. Maintenant le succès est progressif; il outrepasse les e-sj)érances que M. Venetz avait conçues ; déjà de 1200 pieds qu'offrait la barre au printemps, il n'en reste plus qu'environ t\ à 5oo à percer, et il n'y a pas de doute que dans la campagne })rocliainc la brèche ne soit terminée. On aura alore tout au travers de la barre une ouverture de 3oo pieds de largeur; et comme, ainsi qu'on vient de le dire , l'effet du procédé augmente dans une proportion progressive, on peut espérer, avec M. Venetz, de voir disparaître la masse entière du glacier au bout de trois ou quatre ans, si les étés sont favorables. Le glacier supérieur du Gétroz , qui domine et surplombe la vallée, continuera sans doute à vomir chaque printemps de nouvelles glaces ; mais celles-ci auront le sort de celles qui tombaient en 1817, à moins que nous ne voyions revenir la température désas- treuse de cette fatale année. M. Vyder a accompagné les détails dans lesquels il est entré, d'un relief qui représente cette portion ds la vallée de Bagne , et l'appareil dont on vient de lire la description. Cei'eliefest dé- posé dans le Musée ; quoiqu'il ne soit pas d'une exactitude géo- métrique , il peut servir à donner une idée très-juste des travaux de l'ingénieur valaisan, qui s'est acquis par-là de nouveaux droits à l'estime du monde savant, et à la reconnaissance des ha- bitans de son canton. {Feuille du canton de Faud, n». 121 , P^'gc 9. ) TOPOGRAPHIE, GÉODÉSIE. 3o. Instructions for civil and military surveyors, etc. Instruc- tions pour les topographes civils et militaires ; destinées à servir de guide dans la conception et la représentation exacte de la surface de la terre , par des plans et des cartes , suivant Géodésie. i5 le système de .T. G. Lf>i\nn , avec des pi. ; par W. Sihorn , lîeut. d'infanterie. In-fol. Prix i 1. lo sh. cart. Londres ; Whittaker. 3 1 . De l'influence de l'attraction locale sur l'aiguille aiman- tée ; par J. Macneill. (^Quart.journ. of se. iSaB, n". 2g, p. 22.) L'auteur observa , en exécutant des levés dans le comté de Louth en Irlande, que l'aiguille aimantée éprouvait une dévia- tion causée par l'attraction de quelques collines coniques et détachées , situées au bord des profondes vallées qui entre- coupent la chaîne de montagnes de Newry, à Carllngford. Celui de ces monticules qui a produit la plus forte déviation, a une surface rocailleuse et inégale; la pierre dont il parait être com- posé agit fortement sur l'aiguille aimantée. M. Macneill a ou l'idée de dresser une carte des districts, sur laquelle sont indi- quées par des lignes rouges les déviations de l'aiguille , observées aux points les plus remarquables du terrain. Cette déviation s'élevait en quelques points jusqu'à 82 degrés vers l'ouest. 32. Sdr la mesure des hauteurs avec le baromètre ; par M. Stein , prof, de malhémat. au Gymnase de Trêves. M. Stein, ayant refuté en 1821 la théorie de M. Kuneckl sur la mesure des hauteurs avec le baromètre, a cherché à faire voir comment, du principe modifié de cet auteur, on parvient à la formule connue de M. de Laplace. Il y arrive d'une manière très-élégante en considérant l'atmosphère divisée en un nombre indéfini de couches de densités égales , par la sommation de la série i + j + à + 4 -}- etc. (/«j.- , 1822, h. 10, p. 106G, recto.) 33. Le caplt. Sabine, un des amis et des compagnons du célèbre Parry, se rend au Spitzberg, sur un bâtiment de guerre anglais , pour y faire des observations relatives à la figure de la terre. Cette entreprise a peut-être un but géographique et nau- tique plus étendu. [Nuiiv. ann. de f^oy. , mars 1823, p. 427.) 34. Description des moyens employés pour déterminer les hau- teurs des principales montagnes et autres objets remarquables, ■visibles de la station trigonométriquc faite sur le marais de Rumhles , dans le comté d'York, par un correspondant. ( Philos. Mag. , avril 1823, p. 255 , cont. de la p. 142.) 1 4 astronomie ASTRONOMIE, COSMOGRAPHIE. 35. ASTRONOMISCHE AbHANDLUNGEN HERAUSGEGEBEN , etc. , 0!1 Mémoirfis sur l'astronomie; publiés par M. Schumacher , prof, d'astron. à Copenhague. i'. cahier, avec 9 pi. Altona; 1823 ; impr. de Hammericli et Heineking. Ce 2". cahier d'un recueil digne du savant rélaclcur contient, !•>. un court avant-propos; 2", un supplément à la Théorie des comètes , par M. Bessel ; 3". méthode pour trouver la moyenne des positions observées des étoiles , par M. Soldner, de Munich; Zi". détermination du pouvoir réfringent et dispersif de diffé- rentes espèces de verre, recherches destinées au perfectionne- ment des lunettes achromatiques, par M. Frauenhofer, de Munich; 5". nouvelle modification de la lumière par l'influence réciproque et la diffraction des rayons lumineux , avec l'examen des lois de cette modification, par le même M. Frauenhofer. Les deux mémoires de ce dernier savant sont en français ; les autres articles et l'avant-propos sont en allemand. Cet avant-propos est daté d'Altona le 20 avril 1823. On y lit que M. Frauenhofer avait d'abord composé les 2 mémoires dans sa propre langue ( en allemand) , mais qu'il les avait ensuite tra- duits lui-même en français, afin de les rendre plus accessibles à ceux qui, dans l'étrangei-, s'intéressent au perfectionnement des lunettes achrom:iti(|ues ; c'est un nouvel hommage rendu à notre langue et un hommage sans doute bien honorable puisqu'il est libre. Le mémoire de M. Bessel pourra être considéré, ainsi qu'il le dit lui-même, comme un supplément au beau travail de M. 01- bers , pour calculer l'orbite d'une comète. L'auteur rappelle d'a- bord le principe qui sert de base à la méthode de M. Olbers ; il cite aussi les remarques de M. Carlini , insérées dans les Éphémérides de Milan, pour 1820, et dont cet astronome a fait l'application à la comète découverte le 12 juin 1819 , par M. Pons. Après ces préliminaires, M. Bessel expose sa méthode. Nos limites ne nous permettent pas d'entrer dans les détails scienti- fiques ; ijs nous ont paru dignes de la réputation de l'auteur. Ils prouvent qu'ils sait aussi bien calculer qu'observer. Le mémoire de M. Holdner n'est pas plus susceptible d'être analysé ici. L'auteur fait l'application de sa méthode à l'étoile A de l'aigle dont la dcc. est de 8" 2/,' 2'', ^ pour le 10 mai 1821. et Cosmographie. i5 « Le calcul d'un objectif acliromatique, dit M. Fiviueïîhofcr , .. et en général celui de chaque lunette achromatique, exigent » une connaissance exacte du rapport constant du sinus d'inci- » dence au sinus de réfraction , et du rapport de dispersion des » différentes esjièces de verre. Des exisériences réitérées depuis » plusieurs années, ajoute-t-il, m'ont fait trouver des méthodes » nouvelles pour obtenir ces rapports. « Voilà le but que se propose cet astronome, et qu'il nous sem- ble avoir atteint dans son premier mémoire in-4°. de 33 p. Dans son second mémoire , qui a 66 pages in-Zj". , M. Frauen- hofer divise ainsi son travail : De la diffraction de la lumière qui passe par vinc seule ouverture; influences réciproques d'un grand nombre de rayons diffractés ; influence réciproque de deux, trois, etc. , rayons diffractés ; influence réciproque des rayons dif- fractés dans l'eau et dans d'autres substances réfringentes; influen - ce réciproque des rayons diffractés par réfraction; influence réci- proque des rayons diffractés par des ouvertures rondes et carrées. M. Schumacher pense, avec raison cerne semble, qu'on lui saura gré d'avoir inséré ces deux mémoires dans son recueil à cause de l'étroite liaison de l'optique avec l'astronomie ob- servatrice. ^- Y. 36. Lettre au rédacteur des Annales maritimes, par M. Bar- RAL , lient, de vaisseau. [Ann. mar. et col. , i\S'\ i et 2, 2*. part. , p. 87.) M. Banal annonce qu'il va publier prochainement la traduc- tion d'un mémoire de M. Horner sur la réduction des distances lunaires apparentes en distances vraies. Suivant lui, la méthode de l'astronome anglais sera substituée avantageusement à celle du capitaine Elford , en ce qu'elle se plie avec succès à tous Ic- cas en général. Elle ne contient du reste qu'un logarithme de plus que celle du capitaine américain : on y calcule sans prendre des parties proportionnelles , c'est-à-dire que son emploi de- mande moins de temps et de précision que la méthode de Borda. A la traduction du mémoire et aux tables d'Horner, M. Barrai annonce qu'il ajoutera une nouvelle table pour les cas où l'on ferait usage des distances des planètes à la lune. .Toi.iv. 37. AsTRONOMiscHE Nachricten hkr ausoegeben von 11. t!. Schumacher, etc. Nouvelles aslrononiiques; publiées par i6 Àstroîiomie et Cosmographie. H. C. ScHiJM\cnKR, chevalier de Danebrog, piof. ordinaire d'astronomie à Copenhague, membre des Sociétés royales des sciences de Copenliague, de Naples, de Londres, d'Edim- bourg, etc. 1^"^. vol. AltoJia, i823; chez Hammerich et Hci- neking. Ce volume de M. Schumacher contient les 24 premiers numé- ros de ses Nouvelles astronomiques, et 9 supplémens pour les compléter. Le le"". numéro a paru en septembre 1821 , et le 24''. en décembre 1822. Nous pouvons assurer que les amis de l'astronomie trouveront dans ce recueil tout ce que cette belle science, durant l'inter- valle de temps indiqué, a pu offrir de nouveau, de curieux et d'intéressant. Pour faciliter les recherclies , l'auteur a rédigé deux tables de matières; l'une par ordre de numéro, l'autre par ordre alphabé- tique. Il a cité avec une noble impartialité les astronomes de tous les pays. Nous avons la satisfaction de compter dans cette liste honorable plusieurs de nos compatriotes, surtout feu M. De- lambre, et M. Bouvard, dont les tables astronomiques sont un véritable code des cieux. On lira sans doute avec un intérêt bien touchant, p. 224 et 287, ce que l'auteur dit du jubilé de M. Bode, c'est-à-dire de la fête de sa cinquantaine astronomique, célébrée le 2 ou le 3 juil- let 1822. On y verra avec un sentiment de reconnaissance pour l'empereur de Russie et pour le roi de Prusse, qu'à l'occasion de cette solennité M. Bode a reçu du premier de ces princes l'ordre de Sainte-Anne de 2c-. classe; et du second , les insignes ou la dé- coration de l'aigle rouge de 2^ classe. On sait que la détermination des longitudes géographiques est une des plus utiles applications de la science d'Uranie ; aussi trouve- t-on ici trente nouvelles observations de ce genre, soit pour rectifier les anciennes , soit pour des points non encore con- nus ; tel est, par exemple , l'observatoire de Paramatta, récem- ment fondé dans la Nouvelle-Galles méridionale. ( Voyez notre to. L•^, p. 355; et notre to. H''., p. 377.) Incessamment nous rendrons compte des nouveaux numéros des Nouvelles astronomiques déjà parvenus à notre connais- sance. Ils sont dignes du même intérêt que les 24 premiers dont nous venons d'entretenir un moment nos lecteurs. B. y. p t Cos mographie. i y 38. Table suppliîmentaire pour calculer la précession et la nutation des étoiles fixes; par M. Baily , écuycr. (P/ii/os. mag., mars i823 , p. 217. ) M. Baily rappelle que de nouvelles tables pour évaluer l'aber- ration et la nutation ayant été calculées sous la direction de M. Schumacher , et insérées dans les Tables astronomiques ( As- tronomische Hu/fst.afeln)'pouT 1822 ; il a remarqué que les va- leurs désignées J et B dans ces tables relatives à la précession et à la nutation, ont besoin d'être calculées tous les ans , et que M. Schumacher ne les a données que pour 1819, i8.)o, 1821 et 1822 , ce qui rend ces tables inutiles à présent; M. Baily, pour remédier à cet inconvénient, a calculé les logarithmes de A et de B pour 1823 et 182/4 , et jugeant que ce calcul peut être utile aux savans, il l'a envoyé au rédacteur du MontJtlj magazine , pour l'insérer dans son journal , en faisant observer que son cal- cul s'accorde avec les résultats obtenus par la formule rigou- reuse de M. Bessel. 89. Mémoire sur le zodiaque , en faveur de la religion chré- tienne ; par M. de Dalmas , administrateur d'une province de l'EgyjUe pendant l'expédition de l'armée française. In-8. de i53 p. Castelnaudary ; 1823 ;Labadie. Paris; Adrien Leclère. L'auteUr de cette nouvelle brochure sur le zodiaque se propose de démontrer que son institution ne contrarie en rien la chro- nologie biblique, et ne porte pas la création du monde au delà de l'époque assignée par Moïse. Feu Rémi Piaige a inséré dans la Description de l'Egypte un mémoire relatif à ce qu'il appelle le zodiaque primitif et nominal, et c'est ce mémoire que M. de Dalmas a attaqué par des moyens analogues à ceux dont RaiTe s'est servi lui-même pour établir sa doctrine, ce qui n'empêche pas que son antagoniste s'écrie, Infelix Yk.KCi quœ te dementia cœpit! EtpuisqueM. deDalmas querelle M. Raigc sur le sens qu'il a donné au mot cœpit, nous lui ferons remarquer à ce sujet que Virgile, dans le vers qu'il parodie, a écrit et dû écrire cepit. Du reste, comme M. Raige, M. de Dalmas fait des étymolo- gies, et les bons critiques savent combien cette arme est dange- reuse dans des mains inexpérimentées; il y ajoute aussi des considérations historiques , tirées d'un système encore peu ac- crédité et d'après lequel les principaux traits de l'hisloire do l'Kgypte seraient tirés des livres Saints, et d"où il rrsullerail , Tome IJI. o i8 P/i)si(/uc. selon M. de Dalmas, que Sésostrisest le mémo que ftjroh, Menés, Noe ; Binotris, Abraham; Protée , Joseph; Sébacos, Salomon ; Sétlion, Ezcchias; et les rois Mycérinus, Bocchorls , Amacis et trois autres encore , les mêmes personnages que Moïse. L'auteur finit néanmoins pur cette conclusion : « Nos pliilosoplics deman- dent des raisons et des preuves , nous leur en avons fourni bien plus qu'il n'en fallait, et toutes ont été péremptoires contre leur déplorable système. » PHYSIQUE. /|0. Du UKVELOPPÈMENT DE l'ÉLF.CTRICITÉ PAR LE CONTACT de deux portions d'un même métal , dans un état suffisamment inégal de température ; des piles voltaïques construites avec des fils d'un seul métal et même avec un seul fil , et de quel- ques effets électriques qui naissent dans les combinaisons chi- miques ; par M. Becquerel , ancien chef de bataillon du génie. (Mém. communiqué au Bureau des longit. dans les premiers jours de mai , et lu à l'Acad. royale des se. le 16 juin 1823. ) On s'est servi du galvanomètre multiplicateur de M. Schweig- "cr , pour faire les diverses expériences rapportées dans ce mémoire. On a d'abord déteiminé un rapport entre les écarts de l'ai- guille et la force du courant électrique ; on a trouvé que pour des angles de déviation au-dessous de 40° , les forces de torsion nécessaires pour ramener l'aiguille dans le plan du méridien ma- gnétique, étaient proportionnelles aux cordes de ces angles. On a fait voir ensuite que deux portions d'un même métal , avant une différence de température suffisante , se constituaient par leur contact mutuel dans deux états électriques contraires. Il résulte de là qu'en réunissant les deux bouts de chaque fil et leur donnant à chacun le degré de chaleur suffisante pour qu'ils se constituent l'un et l'autre dans deux états électriques différons, ^ 4i. Expériences sur la ténacité du fil de fer dans des tem- pératures différentes. {Bihl. univ.^ 1. 1% , mars iSaS , p. 220.") M. le lieut. colonel Dufour vient de faire une suite d'expé- riences, dont le but était d'examiner l'influence delà tempéra- ture sur la ténacité du fil de fer. On prit un fil de fer de o,85 mill. de diamètre , dont la force absolue était de /,6 à 48 kilog. On le fit passer dans un cylindre creux disposé verticalement , dans lequel ont mit successivement un mélange frigorifique et de l'eau chaude. Il résulte des expériences faites avec cet appareil que depuis la température — aa» ^ jusqu'à celle de -f- 920 ; , c'est-à-di,v dans un intervalle de ii5" centig. , la température du fer n'a point eu une influence sensible sur sa ténacité. Il n'en est pas de même lorsque les variations de température sont très-grandes; on sait qu'un fil de fer qui a été recuit, c'est- à-dire rougi au feu, perd presque la moitié de sa ténacité.' L. II. 42. Tremblemens de terre. {Philos, magaz. avril 182} p.3i8.) Valparaiso, dont la population s'était élevée en yg années à 17,000 âmes, a été presque détruite le 19 novembre dernier par un tremblement de terre. La secousse a duré 4 minutes. Les églises et les deux tiers de la ville ont été renversés; 200 habil tans, des magasins immenses ont été ensevelis sous les décom- bres. Le tremblcmcnl se fit sentir à Santiago , mais n'y causa pas de dommages. Le 5 mars, la ville de Païenne éprouva aussi une violente se. 20 Physique. cousse. Des bàtimens furent renversés , el un grand nombre de citoyens périrent. La même chose cul lieu le 3o juin dans l'île d'Aland. Le temps était brumeux , tourné à la neige , lorsque entre 1 1 heures et midi on éprouva une vive secousse, accompagnée d'un bruit souterrain fort mtense. 43. Froid remarquable dans le comté d'Inverness. ( Edimb. philos, journ. , avril i82'5 , p. 'i(j(y.) Un degré de froid très-extraorclinaire a été observé à Donne, dans le comté d'Inverness , le 6 février. Voici les observations faites avec le thermomètre de Fahrenheit : 5 Fév. 1 823, à 7 h. après midi, 1° au-dessus de o. — A8 h., -," ^ au-dessous de o. — A 9 ^ h. , 8". — A n h., io'>. 6 fév., à /^h. du matin, i5". — A 7 l»-, 9"- — ^ 9 ^*- ' *"•" A 10-^ h. + 20 au-dessus de o. Cette dépression du thermomètre est la plus remarquable que l'on ait observée en Ecosse, étant d'un degré au-dessous du grand froid du I A janvier 1780 , où le doct. Wilsoî. de Glasgow 1 a observé à 140 au-dessous de zéro. Mercredi 5 février, le ther- momètre était plus bas à Edimbourg qu'à aucune autre époque de cette saison ; le soir de cette journée on l'a observe a 23" , et dans très-peu de temps on l'a vu descendre à 12 i. 44. Sur la hauteur de l'atmosphère, par Schmidt {Éclimb. P/iil.j'ourn. , avril i823 , p. • ) En admettant que la hauteur de l'atmosphère a pour limite le point, où la gravité et la force répulsive des gaz se balancent mu- tuellement-, l'auteur trouve que dans des lieux dont la tempe- rature est de 220,4 R. elle estde 7,22 millesd'Allemagne,e^c., de G,G dans ceux qui sont à o". 45 MÉMOIRE sur l'application du calcul aux phénomènes élec- Iro-dynamiques; par M. F. Savary. Paris, 1823 ; Bachelier. L'auteur, partant de la formule trouvée par M. Ampère pour représenter l'action mutuelle de deux portions infiniment petites de courans électriques, la laisse d'abord sous sa forme la plus .rénérale, où elle contient deux constantes indéterminées , n et A: 11 en'dé'duit \v valeur de l'action d'un courant circulaire d'un très-petil diamètre, sur un élément d'un autre '^ouv^'^fl^r^.- porte ensuite l'expérience intéressante par laquelle MM. Hay- physique. 21 Lussac et Welter ont prouvé ((u'uu anneau d'acier qui a été sou- mis à l'action d'un fil conducteur roulé en hélice autour de lui n'exerce , au dehors , aucune action magnétique. D'où 11 déduit par le calcul une nouvelle relation entre n et k, qui, jointe à celle que M. Ampère avait trouvée précédemment, détermine les va- leurs de ces deux constantes : il parvient ainsi à prouver direc- tement que la force électro-dynamique élémentaire est propor- tionnelle au quotient que l'on obtient en divisant , par la racine carrée de la distance des deux petites portions de courans entre lesquelles elle s'exerce , la différentielle seconde de cette même racine carrée , prise en faisant varier successivement et ;ilterna- tivement les deux extrémités de la distance dans la direction des deux courans (i), ainsi que l'avait annoncé M. Ampère. L'auteur déduit ensuite de ses formules l'action d'un cylindre électro -dynamique sur un élément de éourant, puis le mouve- ment de rotation d'un fil conducteur autour d'un cylindre élec- tro-dynamique , et enfin l'action d'un cylindre sur une portion rectiligne de ce fil. Le résultat qu'il obtient, appliqué à un cylindre infiniment court, est la loi donnée par M. Biot dans le tome XV des An- nales de physique et de chimie , pour représenter l'action d'une molécule magnétique sur un fil indéfini. Le même résultat, appli- qué à un cylindre de longueur finie , devient la loi par laquelle M. Pouillet a représenté toutes les circonstances de l'action mu- tuelle d'un conducteur indéfini et d'un aimant, lorsqu'aux ex- trémités du cylindre on substitue les pôles de l'aimant. Passant alors à l'équilibre d'un cylindre entre deux fils con- ducteurs indéfinis , il trouve le même résultat que M. Ampère .ivait obtenu dans des expériences faites avec M. Despretz ; savoir: Oue l'action d'un conducteur rectiligne indéfini sur un cylindre électro-dynamique, et par conséquent sur un aimant, reste la même , à même distance , quelle que soit la position , verticale , horizontale ou inclinée de ce conducteur. M. Savary calcule ensuite la force qui produit les oscillations d'un cylindre soumis à l'action d'un conducteur angulaire indé- fini. Il trouve que cette force est proportionnelle à la tangente (1) On sait que cette force est ii.-|.Liisiv>; lors'()in; \a Jifférenticllc se- conile a une valeur positive , et (juMlc est attractive dans le cas contraire. rjii Physique. de la nioitit de l'aDgie ([ue le conducteur forme avec le plan horizontal. Dans le dernier article de son inénioire, il détermine les quatre forces qui se développent lorsque deux cylindres agissent l'un sur l'autre. Il trouve qu'elles sont précisément celles que donne la loi que Coulomb a déduite de ses expériences, relativement à deux aimans en substituant toujours les i)ôles des aimans aux extrémités des cylindres. Ces divers résultats confirment de la manière la plus complète l'identitéde l'électricité et du magnétisme, telle que M. Ampère l'a établie^ en ramenant l'action des aimans à celle des courans élec- triques. Ro. et Am. l^^i. Nouvelle forme de l'appareil voltaïque. [Joiirn. of science, i823, n". 29, p. i43. M. Pepys a construit à l'institution royale de Londres, une spirale de cuivre et de zinc,composée de deux feuilles de chaque métal de 5o pieds de long sur 1 de large. Elles sont roulées au- tour d'un cylindre de bois et tenues écartées par des morceaux de crin interposés de distance en distance entre les plaques; la spirale voltaïque est suspendue par une corde et tenue en équi- libre au-dessus d'un vase qui contient de l'eau acidulée, dans laquelle on la plonge lorsqu'on veut s'en servir; elle ne donne pas les moindres signes d'électricité à l'électromètre; son élec- tricité est en effet si faible que du charbon bien brûlé suffit pour l'isoler , et qu'elle embrase difficilemeitt un fil de platine de — po. de diamètre. Lorsque cependant les pôles sont réunis par un fil de cuivre de | po. de diamètre et de 81 po. de longueur, l'appareil s'échauffe, acquiert une force magnétique considérable et produit tous les effets d'un appareil électromagnétique. Ro. A 7. Extrait n'v/m mémoire sur la propagation du mouvement dans les fluides élastiques; par M. PoissoxN. {Ann. de phjs.^ t. xxii, 1823.) M. Poisson annonce dans cet extrait qu'il a trouvé les lois «■'énérales du mouvement simultané de deux fluides élastiques de différentes densités , qui sont en contact immédiat , en suppo- sant que le mouvement parte d'un point quelconque de l'un des deux fluides, et se propage en ondes sphériques autour de ce centre. Ces lois sont non-seulement applicables à la réflexion et Phjsique. aj au cliangemcnt d'intensité et de direction que le son doit éprouver en passant d'un milieu dans un autre ; mais encore elles peuvent aider à reconnaître si la lumière émane des corps lumineux , ou si elle est produite par le mouvement vibratoire d'un fluide ré- pandu dans l'espace. M. Poisson en appliquant les résultats de son analyse à cette importante question a remarqué : que l'hypothèse des ondes lumineuses développée par le calcul ne s'accordait pas toujours avec l'expérience , en s'en tenant même aux phénomènes les plus généi'aux de l'optique; que la dispersion serait impossible dans la théorie des ondulations; enfin, soumettant à un examen rigou- reux les démonstrations qu'on a données jusqu'à présent de la réflexion , de la réfraction et de la diffraction dans le système des ondes , il fait voir qu'elles sont inexactes et fausses. Tout en admettant le principe de Huyghens , il conteste les applications qu'on a cru pouvoir en faire récemment. Enfin il termine par dire que si la théorie des ondes est la vérité , on peut assurer dès à présent que ce n'est certainement pas pour les raisons qu'on a données jusqu'ici pour l'appuyer , et par expliquer , en l'adoptant , les principaux phénomènes que la lumière présente. L. H. 48. Sur les causes du magnétisme des pôles, parW. Dobbie. ( Phil. iiiag., avril 1823, p. aSa. ) L'auteur pense que le magnétisme terrestre est un phénomène analogue à celui de l'aiguille soumise parRidolfi à l'influence des rayons violets. La lumière est décomposée par les glaces ; et le pôle nord, qui en est obstrué, éprouve et transmet sans cesse l'effet de cette décomposition, tandis que le pôle austral, qui se trouve dans des circonstances opposées , ne le développe qu'à un degré presque imperceptible. 5, /(i). Beschreibung einer neuen elektrischen lampe. Descrip- tion d'une nouvelle lampe électrique d'un usage fort com- mode, par F. HuLscHMANN. Iu-8". avec six fig. litliog. Leipsick- 1822 ; Hartmann, g gr. Cette lampe est d'un prix un peu élevé, et sa construction de- mande beaucoup de précision ; mais elle est fort commode et son effet est sûr. {Journ. gcr/. de la litt. ctrang., fév. 18-2 3 p. 42.) 5o. Di ALcuNi si'ERiMENTi, ctc. l)c f|ucl(jues expéricnccs sur Ic dégagement du calorique par le frottement ; par le thcv. Mo- 24 Pliysique. ROSI, membre de l'Iiist. I. et R. des se, lettres et arts de Milan. In-4. ;ivcc Iv^. Milan ; 1822; imp. royale. L'auteur se proposait de chercher s'il ne serait pas possible de substituer dans les arts le frottement à l'emploi du combustible , et si on ne pourrait pas porter à l'ébuUition, des masses liquides à moins de frais qu'on ne le fait communément. Ses appareils exé- cutés en plomb, laiton , etc., ont jiarfaitement rempli l'objet pour lequel il les avait construits , tant qu'il n'a agi que sur de petites masses ; mais en grand il n'a pu produire qu'une élévation de quelques degrés, par un frottement prolongé pendant plus de deux heures. L'auteur a réuni les résultats de ses expériences dans des tables qui facilitent leur comparaison sous le rapport des vitesses , des pressions et des métaux employés. ( Loncl. Journ. of arts , ]An\ . i823 , p. 5i.) S. 5i. Des sauvages de l'Amérique septentrionale se servent, pour garantir les org^r,es de la vue , de petits morceaux de bois ou d'ivoire attachés dcriière la tète ; ayant deux fentes de la longueur des yeux , mais très-étroites , et ils voient à travers très-distinctement et sans incommodité ; cette invention les préserve de l'aveuglement que cause l'action de la lumière for- tement réfléchie par la neige, surtout au printemps; l'usage de ces yeux factices fortifie singulièrement la vue, et sert aux Esqui- maux de lunette pour voir les objets éloignés. 52. Sur de belles configurations du rauriate de soude , vues au microscope. {Techn. repos. , févr. i823 , n°. \!\ , p. i34.) Le muriatc de soude ou le sel ordinaire , outre sa cristalli- sation en pyramides quadrangulaires est susceptible de former diverses configurations aussi belles que variées. Pour cela il faut prendre deux ou trois grains seulement de ce sel ; on le délaye dans un peu d'eau, et on le répand avec le doigt sur une grande partie de la surface d'un morceau de verre; les figures se forment alors et varient en raison de la force de la dissolution , et de sa dispersion plus ou moins grande sur la surface du verre; pour voir distinctement ces effets , on se sert d'un microscope qui grossit considérablement les objets, et l'on éclaire le verre avec une lampe ou une chandelle. 53. Sur l\ chamiuie cl/vire (Cflwrm lurÀda)\ par J. B. Amici ,de Modcne. (^rtrt. dcphys.ctdc chim.^i. xxii, fév. 1823, p. 137.) Physique. 25 Les apparitions et les disparitions alternatives de la pointe du crayon , lorsqu'on dessine avec la caméra lucida , sont fort in- commodes. M. Amici en perfectionnant un procédé imaginé par M. Woliaston , mais que ce physicien avait abandonné , est par- venu à remédier à cet inconvénient. Cette nouvelle Chambre claire est composée d'un miroir mé- tallique, dont la surface est inclinée de i35° à la surface plane d'un verre à faces parallèles. Les rayons envoyés par l'objet ren- «onirent le miroir métaUique , qui les renvoie sur la surface antérieure du verre plan , où , réfléchis une seconde fois , ils prennent une direction à angle droit avec celle qu'ils avaient primitivement : alors l'œil placé sur le prolongement de ces rayons rapporte l'objet sur une feuille de papier placée perpen- diculairement à leur direction , sur laquelle on peut dessiner avec une grande facilité , puisqu'on voit clairement au travers du verreà faces parallèles. Dans l'appareil primitif de M. W ollas- ton, il y avait un miroir ctamé qui produisait deux images, lesquelles étant réfléchies par les deux surfaces du verre à faces parallèles en formaient quatre , qui , ne se superposant pas exactement , étaient très-confuses. M. Amici à l'aide de son miroir métallique, réduit les images à deux. Enfin, il fait dispa- raître celle produite par la seconde surface de la lame de verre , en dépolissant la partie de cette surfiice , sur laquelle se forme l'image du miroir métallique. L. H. 04 • M. Snow Harris doit faire paraître incessamment des observations sur les effets de la foudre en mer, avec un mémoire sur une application nouvelle des conducteurs électriques aux mâts des vaisseaux. [London journ. qf arts, N". XXVI, fév. 1823 , p. I l'i. ) 55. Miroir uvoroparabolique, par M. Busby. ( Trans. ofsoc. ait., et Quart. Journ. of sci. 1823, p. 137.) M. Busby, déjà connu par son planétaire hydraulique ( Voy. le N". 724 du tome II du Bulletin) , fait flotter dans un réservoir un vase cylindrique armé d'un syphon dont la branche la plus courte plonge dans l'eau. Ce liquide étant déchargé hors du ré- servoir, par une petite ouverture latérale pratiquée au bas de l'autre branche du syphon, celui-ci et par suite le vase qui le soutient, acquièrent un mouvement de rotation uniforme; de sorte que la surface de l'eau du réservoir prend la forme d'un 20 Chimie. paraboloûle de rcvoliifiori , (fue M. Busby dit cire toujours 1<- même pour un inLincnioiivcmentderotation, ttpourunc latitude cl lui niveau donnés; tellement que la distance focale de ce pa- raboloïde pourrait être ainsi prise pour étalon de mesure. B. CHIMIE. 56. Traité klémentairf. df.s réactifs, leurs préparations, leurs emplois spéciaux, et leurs applications à l'analyse; par MM.Payex et Chevallier, i vol. in-8. Prix, t\ fr. 5o. c. Pa- ris ; Bachelier. Cet ouvrage est divisé en 9 chapitres. Le i . traite de la forme des corps , du poids spécifique , de l'influence des corps étrangers sur les combinaisons , de l'action de la lumière et de l'électricité. Le 2<". , du calorique, de son action sur différens corps, des phénomènes auxquels il donne lieu , ])hénomènes qui permettent aux chimistes de différencier les corps. Dans le "^f. , les autcni's classent, d'après leur emploi, comme réactifs, les combustibles simples non métalliques, les combustibles simples métalliques et les oxides hydratiques. Dans le 4"- on trouve les indices donnés par les combinaisons des combustibles simples avec les métaux. Dans le 5". , les réactifs résultant de la combinaison des cor'ps acidifi.ibles avec l'hydrogène ou l'oxigène (Oxacides, hydacides). A ce chapitre on joint la combinaison de l'oxigène €t de l'hydrogène ( eau ) : celle de l'hydrogène avec l'azote (am- moniaque). Le 6e. chapitre renferme les réactifs résultans de la combinaison des acides avec les bases salifiables (sels). Le 7^, contient les produits végétaux et animaux. Dans le 8^ se trou- vent métliodiquemcnt exposés les moyens de préparer et de purifier tous les réactifs dont on a parlé dans les chai)itres précé- dons. Dans la 9"^. on donne des exemples d'application des réac- tifs à l'analyse des gaz, alliages, mélanges d'acides, pierres , sels minéraux et végétaux , eaux minérales. Les procédés pour ap- précier la nature et les proportions des principes constituans des composés organiques. L'ouvrage se termine par une explication claire et précise de la table des cquivalcns chimiques de AVol- laston. 57. Mémoire sur les Sulfures qui proviennent de la réduc- tion de (|uelques î,uUates par le moyen du charbon, par M. BtKTHiEK. ( Ann. (h- Chim. lU de phys. ) Chimie, 27 On savait depuis long-temps qu'a une température élevée le charbon transforme les sulfates en sulfures, mais on ne s'était point occupé de rechercher la nature et la composition des dif- férens sulfures, et surtout on n'avait point imaginé de résoudre par l'examen des sulfures obtenus par ce moyen, la question en- core indécise, de savoir si les alcalis et les terres alcalines sont à l'état métallique dans leurs sulfures préparés par la voie sèche. C'est dans ce double but que M. Berthier a entrepris le tra- vail dont il rend compte , et qui n'est guère susceptible d'une analyse, à cause des détails nombreux qui en font le mérite , et qui en prouvent l'exactitude. Le procédé qu'il emploie consiste à placer le sulfate qu'il veut convertir en sulfure, dans un creuset brasqué où il se trouve exactement entouré de charbon pulvérisé et à l'abri du contact de l'air. La réduction s'opère à une chaleur blanche , mais d'au- tant plus promptement que la chaleur est plus forte. Celle qu'il a employée dans ses expériences s'est élevée depuis 70" jusqu'à 1 5o° ( Wedgwood. ) i». Si l'on pèse le sulfure obtenu soit parfaitement fondu, soit seulement aggloméré , on voit que la perte que le sulfate a' éprouvée est précisément égale au poids qui i-eprésente la somme des quantités d'oxlgène contenues dans sa base et dans son acide. 2°. Si l'on dissout le sulfure dans l'acide hydrochlorique , il ne se dégage que du gaz hydrogène sulfuré pur , il ne se dé- l)ose aucune portion de soufre, et il ne se forme aucun acide ayant ce combustible pour radical. 3°. Enfin si l'on chauffe lo sulfure avec quatre fois son poids de nitre, on régénère exac- icment la quantité de sulfate correspondant à celle du sulfure employé , sans que ce sulfate contienne excès de base ni d'acide. ( les trois expériences concordent à prouver que les sulfures ne con- tiennent point d'oxigène, et que leur base est à l'état métallique. L'auteur a examiné par cette voie un grand nombre de sul- fates; il a fini même par traiter à la fois deux sulfates, qui lui ont fourni des sulfures composés; manière de procéder qui lui a ])ermis d'obtenir les sulfures d'alcali, qu'il est difficile, pour ne pas dire impossible, de se procurer isolément. L. 58. Sur le Phosphate u'urane. ( Jnn. 0/ P/icL, juin i8'2'3, p. 470.) L'éditeur annonce qu'il a soumis à l'analyse la raine d'uraue 28 Chimie. de France , et qu'il l'a trouvée être un phospliate d'urane , de même que celle de Cornouaillcs. 11 annonce aussi la découverte d'une nouvelle variété d'urane pliosphaslé, en libres divergentes , trouvée en CornouaUles. « Jusqu'à ce jour cette mine d'urane de » France, a i)ortéle nom d'urane oxidé, eta été reconnue comme » telle par MM. Vauquelin, Deseotils,etc. Il serait à désirer que « l'auteur de ce mémoire indiquât si c'est l'urane oxidé de Clian- » telouLcjOU celui d'Autun qu'il a analysé.» (iVo^e du traducteur.) Louis André. 5y. Sur les cendres tombées a Naples à la suite de l'éruption du Vésuve. {Bibl. univ., janvier, p. i38.) La cendre rouge tombée le 2/, oct. a donné au prof. Lance- lotti du sulfate de chaux; muriate d'alumine, de soude; sulfate de soude , d'alumine ; substance végéto-animale de couleur de succin, et ayant une odeur particulière; quelques sels ammo- niacaux; oxide et carbonate de fer; alumine; silice. G. de C. 60. Analyse du Spathen TABLE,des environs du lac Chaniplain, ainsi que du Pyroxène et de la Colophonile qui l'accompa- gnent; par M. H. Seybert, de Philadelphie. (Sillimans Amer. Journ.,\\x\n 1 8-22, p. ii3.) Les résultats de l'analyse du Spath en table sont les suivans : Eau, 1,00. — Silice, 5i, 00. — Alumine et oxide de fer , i,ii. — Chaux, 46, 00. — Magnésie, des ti-aces. — Total : 99, 33. — C'est un bisilicate de chaux , et sa formule minéralogique est Crt S2. Eu Amérique, le Spath en table est toujours accompagné de deux autres minéraux, le Pyroxène gris et la Colophonile. Il est remar- (juable que la composition de ces substances a du rapport avec celle du Spath , comme on l'a déjà observé sur les Spaths en table des autres pays, dont la composition chimique a aussi de l'analogie avec d'autres minéraux qui lui servent de gangue, tels que les grenats bruns cristallisés pour le Spath de Hongrie, le sphène noir jjour celui de Parga, etc. Ainsi, le Pyroxène gris est formé de trois bisilicates, de manganèse de chaux et de fer; sa formule minéralogique est MgS^-j- aCrtS^ -f- 2l'VS^. I^a composition de la Colophonile est au bisilicate d'alumine uni à deux silicates de fer et à trois sili- Chimie. 29 cates de chaux; on la représente par cette formule, A/S2 -}- aFeS -f ?>CaS. J.-A. G n. 61. Notice SUR le Muriate d'or comme réactif de l'oxidule de fer; par le prof. Ficinus. ( Joiirn. de Chim. , de Schwiger. ) M. Ficinus a remarqué, en faisant l'analyse des eaux de To- plitz, que le muriate d'or agissait instantanément sur l'oxide de fer, lorsque ce corps était mêlé à la plus petite quantité de soude carbonatée. Il le propose on conséquence pour combler les lacunes que présentent les réactifs. Il est plus prompt, plus sensible que la noix de galle. Celle-ci donnait à peine des altérations de couleur après vingt-quatre heures dans des liquides que le sel dont il s'agit noircissait au bout de quelques secondes. Le seul inconvénient qu'il présente, c'est de n'agir avec celte énergie que dans les solutions qui contiennent de la soude. S. 62. Examen d'une urine noire. ( G/or«. di chim., 2^. bi- mestre , p. ii3. ) D'après le doct. Prout , cette urine laisse par l'évaporation un résidu qui ne contient ni acide urique ni urée. Traitée par les acides étendus, «elle ne présente pas le changement habituel; mais après quelque temps elle dépose peu à peu un précipité noir, et le licpiide devient transparent. Le précipité noir est insoluble à froid et à chaud ; se dissout à froid dans les acides sulfuriques et nitriques concentrés, d'où l'eau le sépare sans altération. Les acides paraissent le décom- poser à chaud. Il se dissout faiblement dans les alcalis fixes, caustiques ou carbonates, en donnant une liqueur très-foncée que l'eau n'altère jias, mais d'où les acides sé2)arent la matière noire non altérée. Dissout dans l'ammoniaque , on obtient par l'évaporation à siccité un résidu brun foncé, très-soluble dans l'eau, et qui par les alcalis s'écliauffe et dégage du gaz ammoniac : ce composé ne paraît pas pouvoir cristalliser. Cependant, chauffé sur une lame d« verre il se brise en fragmens qui , à la loupe, paraissent cristallins. La solution aqueuse donne des précipités bruns abon- dans parle muriate de baryte, le nitralre d'argent, de protoxide de mercure et de plomb : le chloruie de mercure n'y forme pas de précipité. L'acétate de zinc en forme un brun-clair. G. de C. G3. Sur la fahrication de l'eau-forte et de l'acide nitrique , en Angleterre et en France. (Po/jY.yow/-/?., inars 182^, p. 3x3 ) 5o Chimie. Ce mémoire est divise en 2 parties. La i^'. est extraite d'un f'oynge en Jnf;leterre, fait par M. Rrolin<^ , et imprimé à Stock- holm en 181 7. On y trouve le description du procédé le plus généralement employé dans la Grande-Bretagne , c'est-à-dire de la prépaiation de l'acide nitrique par le nitre et le sulfate de fer privé de son eau de cristallisation , d'où résulte un sous-ni- trate de fer décomposable facilement par la chaleur. L'acide nitrique ainsi obtenu contient toujours beaucoup d'acide muria- tique, à cause de l'impureté du salpêtre ; ce sel, en effet, est toujours souillé de sel marin. Cette description du procédé est suivie de celle de l'appareil distillatoire, qui ne parait pas offrir des avantages bien marqués ; on en donne au reste , une figure à la fin du cahier de mars. Dans la 2<". partie de ce mémoire, on expose le procédé usité en France pour la fabrication iÎk; l'acide nitrique; cette note étant extraite du Dictionnaire technologique^ publié à Paris, jtar MM. Francœur, Robiquet, etc., nous ne croyons pas utile de la soumettre à nos lecteurs. J. A. G....N. 64. Sur un sel composé d'acide sulfurique de péroxide de fer et d'ammoniaque, par M. le docl. Foechhammer. ( j4nn. qf philos. ; juin iSaS ; p. 406.) Après avoir laissé reposer pendant un mois la solution dont il avait précipité l'or par le proto-sulfate de fer, le doit. Forclihammer a vu se former sur les parois du vase un sel d'une belle couleur jaune, qu'il n'avait d'abord considéré que comme une combinaison particulière d'acide sulfurique et de péroxide de fer , mais qu'ensuite il s'est assuré contenir en outre de l'am- moniaque (provenant du muriate d'ammoniaque employé dans la solution ). Ce sel est analogue à l'alun ; seulement ici le péroxide de fer a remplacé l'alumine. Il est soluble dans environ 3 fois son poids d'eau à Go» , sans couleur lorsqu'on l'a fait plusieurs fois cristalliser, et sa forme la plus fréquente est l'octaédrique. L'analyse par les réactifs a démontré qu'il était composé <1(' persulfate de fer, 41,807 ; sulfate d'ammoniaque, i9,,3GG ; et (K- sulfate d'alumine, 0,870 (i). En négligeant le sulfate d'alumine , qui paraît accidentel , ce sera un sel double eom])osé de pei- (i) Le complément pour 100 parties n'était que de l'eau. Cl lit nie. 5 r sulfate de fer, /|i,95 ; sulfate d'ainnioniaque, 12,1 1 ; eau, /|5,9/} : total 100,00. M. Cooper avait déjà obtenu un sel semblable en dissolvant dans l'acide sulfurique l'oxide de fer précipité du pernitrate par l'ammoniaque. L'auteur fait remarquer que les résultats de cette analyse sont tels qu'ils réalisent l'idée de M. Mitsclierlicli , qui pense que le péroxidede fer et l'alumine sont isomorphes. L'analogie que pré- sentent les sels formés de ces 2 bases lui a paru mériter toute .son attention ; il a donc soumis à une analyse très-soignée l'alun formé de sulfate d'alumine, de sulfate d'annnoniaque et d'eau. Les résultats de son analyse ont confirmé ses idées à ce sujet. On doit regarder comme de faibles erreurs, inhérentes aux expé- riences, les différences qu'elle a présentées dans la composition calculée de l'alun. Celle-ci se trouve être de 3 atomes de sulfate d'alumine, d'un atome de sulAite d'ammoniaque , et de 24 ato- mes d'eau; les proportions du nouveau sel sont identiques avec ces dernières. J. A. G....N. 65. Sur une urine laiteuse; par M. Bart. Bizio. {Giorn. di chim., 2<=. bim. , p. 111.) Les deux seuls cas d'urine laiteuse connus sont cités par Ali- hert, Cours de cl. 5o5 , p. 64, et Wurzcr , Jouni. dephjs., t. 74 , p. i63. M. Bizio a été à même d'observer une urine de ce genre rendue par un homme de 40 ans , sans aucune douleur depuis le mois de janvier jusqu'en juin. Depuis cette époque jusqu'en août , l'urine coulait en produisant de la douleur, et depuis ce moment elle continua d'être de la même nature sans produire d'incommodité. Cette urine , abandonnée à elle-même , donna de la crème qui se rassembla à la surface, et une liqueur trouble, mais non plus laiteuse : la crème produisit du beurre que l'on pouvait ob- tenir aussi en agitant l'urine. Exposée à la chaleur, cette urine donna beaucoup de flocons blancs assez analogues à ceux que donne le lait de vache; mais les acides n'y produisirent pas de coagulation ; ce qui prouve , selon l'auteur , que c'est à du mucus de la vessie et non à du ca- seum qu'est due la coagulation. J/urine contenait 2,75 de beurre, 1,37 de mucus de la vessie, cl 0,95 d'acide lactique, en outre de toutes les suiislances que renferme habituellement l'urine. G. de C. 32 , Chimie. sa. SoLDBILITlJ DE TEBRES PAR LE SUCRE, (foiim. (le c/u'm. llc Schwciger, vol. v , cah. iv.) On savait depuis long-temps que le sucre jouit de la pro- priété de dissoudre les terres ; mais on ne connaissait pas dans quelles proportions ce phénomène avait lieu. M. Ramsay a fait des recherches à cet égard , et annonce qu'il est parvenu aux résultats qui suivent: Une solution de sucre dans l'eau prise à 5o" F. dissout la moitié de son poids de terre caldaire. Employée à la tempéra- ture de l'eaubouillante, elle dissout un poids égal au sien de stron- tiane , qui ne précipite point tant qu'elle n'est pas au-dessous de 50° F. Mais ellen'agit que faiblement sur l'alumine fraîche. Ces di- verses solutions se décomposent par l'action des acides et des sels. S. 67. Nouvelle méthode pour préparer l'iodure de carbone; parlcprof. GioAc. T.^nDEi. [Giorn. difisica, 1^. bim., p. 167.) M. Taddei prépare l'iodure de carbone en versant dans une solution d'iode, dans l'alcohol de o,85o de densité, quelques gouttes de potasse caustique dissoute aussi dans l'alcohol , en prenant soin de ne pas saturer l'iode par l'alcohol. La majeure partit de l'iode est transformée en acide hydriodique, cl un peu d'acide iodique qui saturent la potasse ; l'excès d'iode forme l'iodure de carbone: en ajoutant ime grande quantité d'eau, l'hydriodatede potasse se dissout, et l'iodure de carbone se préci- pite avec un peu d'iodate de potasse que l'on sépare par une dis- solution de potasse caustique, ou par l'alcohol. L'iodure de carbone est sous la forme de lames cristallines très-déliées , quand on l'a purifié par la potasse caustique ; mais il se présente en écailles brillantes , plus ou moins grandes , si on le redissout dans l'alcohol , et que l'on abandonne la liqueur à une évaporation spontanée. G. de C. GS. Observations sur les propriétés du zinc. {Journ. d'agricul- ture , etc., du roy. des Pays-Bas. , janv. 1823 , pag. /19.) Le général major A'anden Bosch, directeur génér.d des co- lonies de Frederiks-Oord , ayant fait traduire en hollandais une notice sur le zinc, insérée dans le tom. 14 du Journal cité, p. 228 , dit dans une note qui accompagne cette traduction qu'il serait à désirer, que l'on cherchât à découvrir si le zinc employé pour les plates-formes et les gouttières , donne à l'eau par l'oxidation , une qualité moins nuisible fiîio le plomb et Chimie. 35 l'étain. A ce sujet un correspondant rappelle le prix proposé par la Société zélandaise des sciences , et dont le concours a été fermé le i*"''. avril dernier; prix dont voici le sujet : i°. Peut- on se servir, sans danger , des ustensiles de zinc pour préparer les alimens ? 2°. Le zinc mérite-t-il d'être employé de préfé- rence aux métaux jusqu'ici en usage pour le doublage des na- vires, pour couvrir des plate - formes , fabriquer des gout- tières, etc. ? Le prix consistait en une médaille d'or de 3o ducats. Ce correspondant, en attendant la solution de ces questions donne un extrait d'une réponse de MM. Douy et compagnie au rapport sur le zinc fait à l'Institut, le ler. mars i8i3, (p. Gi) où il est dit que la dissolution du zinc opérée par le moyen des acides , des sels neutres et des graisses, ne contient aucun prin- cipe délétère ; qu'exposé à l'air, le zinc se couvre d'une couche d'oxide fort mince qui le garantit d'une plus forte oxidation- qu'étant constamment couvert d'eau , il ne s'oxide pas. — L'oxidt; de zinc , bien différent de l'oxide de plomb , qui est un vrai poison, ne se dissout pas dans l'eau. Si les eaux de pluie, après une longue sécheresse , s'en trouvent chargées , il se précipite ra- pidement. Depuis plusieurs années, des armateurs d'Anvers ont fait faire des voyages de longs cours à des navires doublés de zinc. Ce doublage n'en a point souffert. On est parvenu à la- miner le zinc en feuilles aussi minces que le plomb dont on garnit l'intérieur des boîtes à thé ; et ces feuilles appliquées au moyens de clous de même métal, sur les murailles humides garantissent les meubles de toute humidité. ( Voy. n'\ 27.) F. 69. Sur une nouvelle source sulfureuse à Harrowgate par W. West. ( Journ. of Science, n". 29, avril 1823, p. 82.) Cette eau, analysée par les moyens habituellement employés a donné pour un gallon ; à la nouvelle source : Hydro'Tène sul- furé, 6, 4 pouces cubes. — Acide carbonique, 5, 25. Azote 6, 5. — Hydrogène carburé, /,, 65. — Total ; 32, 8. Et mu- riate de soude, 735. — Id. de chaux, 71, 5. — Id. de magnésie 45- — Carbonate de soude, 14, 76. — A l'ancienne source : Hv- drogène sulfuré, 1 4 pouces cubes. — Acide carbonique , 4 25.1— Azote, 8. —: Hydrogène carburé, 4, 14. — Total; 3o, 4, "Et en produits solides , Muriate de soude , 752. — Id. de chaux 65 "'■, — Id. de magnésie, 29, 2. — Bi -carbonate de soude', 12 8. G. i)K C. Tome IIL a 34 Chimie. 70. Sur l'Acite que l'on obtient parla distillation à feu nu de la térébenthine, par M. Gius. Pessina. (C'/o/y/. di Ch., etc., de Brugnatelli, 2«. bim. p. il\'J.) L'opinion de plusieurs cLimistes sur l'acide obtenu de la dis- tillation de la térébenthine étant très-différente, les uns le re- gardant comme de l'acide acétique, les autres comme de l'acide succiniquc,M. Pessina en a recueilli uneassezgrande qu.inlitécju'il a séparée de l'huile par la liltration sur un papier nioiiillé, et sa- turée ensuite avec de la potasse et de la soude; il a obtenu des sels jouissant de toutes les propriétés de l'acide acétique. Quant aux cristaux aiguillés qu'il a obtenus dans l'opération , il ne les a pas examinés pour savoir si c'était de l'acide succini- que, comme le ])rof. Marabelli, et plus récemment MM. Lecanu et Serbat l'ont avancé ; mais il n'y avait pas la moindre trace de cet acide dans celui qu'il a préparé. G. de C. 71. Analyse du Sulfate de fer et d'alumine natif, par M. R. Phillips. {Ann. qf Phiiosop/iy , juin iSxS.p. 446.) Il n'est fait aucune mention de cette substance dans les ou- vrages de minéralogie , si ce n'est dans la Minéralogie exotique de M. Sowerby, où l'on trouve la description d'un sel sous le nom de sulfiUe de fer argilleux que l'on trouve à Bacherstolln , et qui parait être le même que celui dont M. Phillips donne ici l'analyse. Celui-ci provient des mines pyriteuscs de Ilurlet et de Campsie, connues sous le rapport de la double fabrication de de l'alun et du sulfate de fer. Il se présente sous forme de fibres déliées, facilement séparables les unes des autres, sans couleur, et d'une apparence lustrée qui donne au sel l'aspect de l'asbeste. Sa légèreté est extrême, et sa solubilité dans l'eau très-considé- rable. Exposé à l'air humide, il se convertit en peroxide, et prend une couleur jaune foncée. La solution abandonnée à une évaporation spontanée laisse précipiter du sulfate de fer, tandis que le sulfate d'alumine reste dissous dans la liqueur, ce qui fait croire à l'auteur que le sel en question n'est pas un produit del'art. L'analyse par les réactifs ordinaires a donné pour résultats: acide sulfurique, 3o,9 ; protoxide de fer, 20,7; alumine, 5,2; perle que l'auteur croit être de l'eau, 43,2. Total , 100,00. G.... n. 72. Notice SUR i.e moiré métallique , par M. l'KscnK, phar- macien à IVIontmorenty. {Journ. de Pharin., mai i82'3, p. ) Géologie. 35 M. Herpin avait annoncé dans le même ouvrage ( page 268 de l'année 18 j 8), n'avoir pu obtenir de moiré métalllf]ue avec des acides végétaux. M. Pesche en a reniarrjué de très-beau dans une casserole de fer-blanc où l'on avait préparc des aliincns avecl'o- seille. M. Boullay annonce à ce sujet avoir observé du moiré dans des moules de fer-blanc où l'o'n coule de la pâte de jujubes et où la cLaleur seule paraît avoir déterminé la cristallisation. G. de C. GÉOLOGIE. 73. Die Berge in Rheiwland-Westphalen , etc.; ou les mon- tagnes de la tVcstphalie et des environs du Rhin sous le rap- port minéralogique et chimique, i'^'". vol. Bonn; 1822. Cet ouvrage, dont l'éditeur est M. Nocgeeath , prof, de mi- néralogie à Bonn, est destiné à fournir les matériaux oryctogno- stiques, géognostiqnes et cliimicjues, relatifs aux terrains delà Westplialie et des environs du Kliin, sans suivre d'ailleurs aucun système dans leur exposé. Si cet ouvrage a du succès, il en sera publié un volume chaque année. Celui que nous annon- çons est accompagné de 7 pi. lith. et col. ; il contient les arti- cles suivans : 1°. Notices sur les couches de houille dans le comté de la Mari;, avec deux profils. Observations sur les notices précéden- tes, par M. de Hovel. 2°. Observations géognostiques sur la chaux carbonatée quartzifère du grès gris , sur les terrains à couches et les ter- rains de trapp les plus remarquables qui se trouvent dans une partie de l'Eiffel , par M. StengoL — Cet article est accompagné d'une carte pétrographique avec plusieurs profils. Les couches de pierre calcaire observées dans cette contrée, et qui alternent avec le trapp, sont très-riches en coquilles et en polypiers pé- trifiés. 3°. Description du Mosenberg près de Manderscheid , et du lac de Meetfeld, avec vue de cette montagne, une carte et un pro fil , par le même. 4". Description de la montagne volcanique située près de Gé- rolstcin dans Y Eiffel, avec une carte, une vue et deux profils, par le même. Les observations que l'auteur a faites sur celte monta- gne paraissent suivant lui très-fa vorublcs à Tliypothèse du volca- nisme. 56 Géologie. 5°. Extrait d'une lettre adressée à l'éditeur, contenant une comparaison des volcans de l'jE'ji^/ avec ceux de Vyiin'ergne , par le Comte de Montlosier. 6". Sur les formations à filons du basalte et d'autres roches de la même famille, dans les environs de la fVcstphalie et du R/iin, par M. Nôggerath. L'auteur traite dans cet article : a. du filon basalti(|ue du terrain de grès gris près de Liers ; h. de quel- ques filons du terrain de grès gris , dans le pays de Siegcn ; c. du basait et des filons basaltiques et métallifères du terrain de transition, dans les environs de la ff^'estphalie et du Rhin ; cl. de différens filons dans le conglomérat du trapp et du poipliyre du terrain de Sieben. 7. De l'or natif dans le schiste argileux et le terrain de grès gris, dans les environs de la Moselle, par M. Nôggerath. 8°. Observations recueillies dans un voyage fait sur les deux rives du Rhin, dans les environs de la Harclt, du Donnerberg et àvi Hundsruchen , par M. Fiédéric à! Ocynhausen , avec une introduction de l'éditeur, une planche et plusieurs profils. go. Coup d'œil sur les formations des terrains de la partie oc- cidentale du district de Duren, par M. Schulze, directeur des mines, avec une carte et plusieurs profils. Les autres articles de ce volume concernent la minéralogie chimique. Voy. Minéralogie. J. Jneichen- 74. Transactions of thk geological Society of Cornwali.. Mémoires de la Société royale géologique de Cornouaille. 2^ vol. iii-8 de 462 p. Penzance; 1822. Cette Société fut fondée en 1814. Quatre ans après, elle pu- blia un premier recueil de ses travaux (284 p. et une planche. Londres ; 1818 ; Phillips) ; renfermant 12 articles principaux. Ce second volume contient 21 mémoires et plusieurs tableaux de produit des raines. Il est accompagné de 7 planches. Les deux volumes étant déposés à la bibliothèque de ce Bulletin, nous en extrairons quelques articles , d'autant plus volontiers que la France ayant beaucoup de terrains primitifs analogues à ceux de Cornouaille, et offrant des indices des mêmes métaux, il nous importe de bien connaître cette partie de l'Angleteri-e sous le rapport miuéralogique. C. M. 75. Coup d'oeil minébalogique f,t géologique sur la province Géologie. 3 7 de Hainaut, royaume des Pays-Bas; par M. Drapiez. In-4. de 164 pag., avec 4 pi. Bruxelles; iSaS; de Mat. Cet ouvrage est présenté dans le deuxième titre comme un « mémoire qui a obtenu le prix décerné par l'Académie royale » de Bruxelles, dans le concours dont le sujet consistait dans la « proposition suivante : Décrire la constitution géologique de la \> province du Hainaut , les espèces minérales et les fossiles ac- « cidentels que les divers terrains renferment, avec l'indication )) des localités, et la synonymie des auteurs qui en ont déjà » traité. » Excepté peut-être pour cette dernière condition, que l'auteur paraît avoir négligée, on verra qu'il a satisfait au pro- gramme proposé , d'une manière aussi complète que cela se pou- vait dans un cadre si resserré. Il serait très-intéressant de voir se multiplier des descriptions locales de ce genre, et faites avec autant d'ordre. Le papier est beau , les caractères bons ; les planches sont bien exécutées : les deux premières, coloriées, représentent une têle d'ours fossile bien conservée, quoique la mâchoire inférieure manque; la troisième planche offre des membres au trait d'une tortue ; et la quatrième , deux figures ombrées , d'un grand échi- nide. Il n'est accompagné d'aucune table de matières ; et cela eût. été superflu, d'après la manière méthodique dont les sujets y sont disposés. On reconnaît bien vite qu'il est divisé, quoique sans ti- tres de sections, chapitres, etc., en deux grandes parties : l'une qui concerne les minéraux (pag. 8-i43); l'autre les fossiles or- ganiques ( pag. 143-164 ). En tête (pag. 1-8 ) se trouve, sans préface, un préambule qui comprend d'abord la simple exposi- tion géographique indispensable ; ensuite les considérations géologiques générales. — Dans la première partie, qui est aussi la principale, M. Drapiez traite successivement des substances : I. Acidifères ; 2. Terreuses; 3. Combustibles non-métcdliques ; 4. Métalliques; enfin, des Roches, simples d'^hord, mélangées ensuite. ( Ce second sous-titre a été omis sans doute par mé- garde dans le texte ; mais il existe dans le tableau méthodique qui suit; et c'est, quoique rien ne l'y indique, à la page 106, après le deuxième alinéa , qu'il doit être placé dans ce texte. ) On reconnaît dans ces grandes coupes les quatre classes de l'an- cienne division de M. Hauy, avec leurs titres et son second appendice comprenant les Aggrégats de différentes substances 58 Géologie. minérales , ou les Roches. C'est aussi lo système de M. Haiiy, que M. Drapiez a suivi dans tout le détail qu'il donne des miné- raux sim])Ios; pour les minéraux raéiangés, il a adojjté la classi- fication de 31. Brongniart. Les espèces minérales qu'offre le Hai- naut ne sont pas nombreuses. Mais plusieurs de ces espèces sont riches en variétés. Toiles la chaux carbonatée, dont M. Drapiez signale 24 formes cristal- lines connues, et 5 qu'il croit nouvelles; le fer sulfuré, dont il a déterminé également 9 formes régulières, etc. On ne verra pas non plus sans intérêt qu'il y a dans ce pays, où l'on n'eût peut- être pas soupçonné même l'existence de telles espèces, 1 variétés d'arragonite, 3 de cbaux fluatée , 3 de bar. sulfatée, l\ d'axinile, 3 d'épidote, 2 d'anthracite, 4 de plomb sulfuré, 2 de plomb carbonate, 2 de cuivre pyriteux, 2 de c. carb. verd. Les arti- cles concernant les substances combustibles, non-métalliques et métalliques , sont accompagnés de nombreuses observations re- latives aux gisements et aux exploitations. M. Drapiez signale et décrit ensuite les minéraux composés ou roches. La plupart de ces articles comportent des remarques géologiques secondaires plus ou moins importantes, et exposées avec beaucoup de réserve. Deux pages de réflexions extrêmement sages, justes, faites pour être méditées, et pour gagner à l'auteur l'entière confiance de ses lecteurs, terminent cette partie du texte, que suit un ta- bleau, simple, mais très-méthodique, détaillé et complet, des espèces minérales trouvées dans la province du Hainaut, avec l' indication de leur gisement particulier. Après cela vient la seconde partie qui eoniprcndsouslenom de fossiles accidentels , ce que nous appelons proprement et simple- ment \ei, fossiles. M. Drapiez a traité dans la partie minéralogique des divers charbons qu'on trouve enfouis et déposés dans le sein de la terre, depuis les profondeurs même des terrainsappelés de transi- tion , jusqu'aux couches secondaires qui appj-ochent le plus de la surface; mais il lui restait à présenter ici quelques aperçus du moins sur les espèces d'empreintes qu'offrent les schistes houil- 1ers si communs dans le llainaut. C'est ce qu'il n'a pas fait, re- buté à ce qu'il parait, par la dilllcullé, un peu imaginaire, de se reconnaître au milieu des déterminaisons assez nombi'euses que M.deSchlotheima données de cette classe de fossiles. — Il passe donc, presque tout de suite, à ceux du règne animal, et il coni- jnence par les Mamnialilcs , pour finir par les PolYpitcs.Ctii\.c Géologie. 39 première classe lui offre 3 genres , qu'il nomme EU'-phnntites, Rhinoccrosites , Ursites , sur chacun desquels il entre dans des détails ostéologiques assez étendus. Il traite de même la classe des Erpétolites , où il trouve le genre Chélonite ; puis celle des Ichthyolites qui lui a présenté 9 empreintes, se référant , à ce qu'il lui a paru , aux genres Clitpée, Scoinhre, Cyprin; des dents de squales, nombreuses et variées, et quelques autres dents, de raies et d'aétobates. Vient ensuite la classe des Mollucites ; et c'est la dernière dont l'auteur fasse mention dans celte partie du texte. Encore se borne-t-il alors aux indications générales des terrains coquillers du Hainaut. Une grande table méthodique , comme celle des minéraux, suit, et comprend, outre les Mol- lusques proprement dits, les Annelcdcs ,gX. enfin les, Zoophytcs. Presque toutes les espèces données de ces classes de fossiles se trou- vent dans ce tableau, déterminées avec beaucoup de soin, à ce qu'il parait , et d'après les auteurs les plus nouveaux et les plus accrédités pour chaque partie. On y trouve en outre , indiqués vis-à-vis de chaque espèce, son état calcaire ou autre, le lieu dans lequel on l'observe , et la nature du terrain qui la recèle. M. Drapiez a encore eu la réserve de laisser un assez grand nom- bre d'esjjètes indéterminées , suivant les auteurs , et n'a pas voulu leur imposer de noms lui-même. Le nombre total des espèces, soit ou non déterminées, qu'il cite dans ce tableau, est d'environ deux cents. 76. Observations géologiques au sujet des espèces vivantes et fossiles du genre Mélanopside, dans la monographie de ces espèces, par M. de Fkrussac. ( Mérn. de la Soc. d'hist. nat. de Paris, t. i ,part. 1"., p. i32. Voy. la section de zoologie.) On trouve en France, en Angleterre et en Allemagne des co- quilles fossiles de ce genre intéressant, dont les nombreux indi- vidus caractérisent, d'après les observations de M. Férussac, la formation d'argile plastique et de lignite. Elles vécurent autre- fois sur le premier sol découvert de ces contrées, indiqué par les vastes dépôts de la végétation primitive, et ne se retrouvent vivantes aujourd'hui que dans des contrées plus méridionales; car M. de Férussac établit que la plupart des espèces fossiles de ce genre sont les mêmes que celles qui se sont conservées autour du bassin de la Méditerranée. Il en est ainsi, dit-il, de plusieurs Mélanies, Nérites ou Paludincs de cette formation. 11 avance 4o Géologie. qu'elles ont cessé d'exister là où elles vécurent jadis, par suite de l'abaissement de la température et des cataclismes locaux qui ont bouleversé les diverses parties de la surface du globe. La conservation de ces espèces dans des bassins situés sur la même grande pente vers l'Océan, tel que celui du Guadalquivir, montre qu'il n'y a point eu de cataclisme général. Il avance qu'on doit rejeter ce bouleversement universel au rang de toutes les suppositions gratuites que l'esprit Jiumain a imaginées pour se rendre raison des faits ; mais qu'il y a eu une infinité de cata- clismes locaux , dont les résultats sont prouvés par les alternats de couches déposées par des fluides doux ou salés. Selon M. de Férussac , l'histoire des terrains tertiaires se réduit à expliquer les phénomènes que présentent les formations purement locales, par l'ancienne configuration du sol et les différences de niveaux des bassins et des relaissés de la mer. Il n'y a aucune règle géné- rale et absolue dans le nombre des superpositions, dit-il; il n'eni existe que dans l'ordre d'antériorité, par rapport aux êtres qui peuplèrent ou embellirent la terre, parce que les phénomènes de cette classe tiennent aux changemens que la vie a éprouvés par suite de l'abaissement de la température et des révolutions locales. Si une cause générale eût agi seulement du détroit de Gibraltar jusqu'au Cattegat, ne devrait-on pas trouver les mêmes phénomènes géologiques dans tous les bassins qui s'ouvrent dans cette direction; au lieu de cela , les bassins contigus, comme ce- lui de la Loire et de la Seine, montrent des phénomènes entiè- rement différens. Toutes les opinions émises en géologie, dans ce mémoire, se rattachent à celles exposées dans le Journal de Physique de juillet 1821 , p. 7/, , au sujet des mémoires lus à l'A- cadémie des Sciences par M. de Férussac. 77. De l'ahoile plastique d'Auteuil, et des substances qui l'accompagnent, par M. Becquerel, ancien chef de bataillon du génie; lu à l'Académie des Sciences en octobre 1822. {Ann. de chirn. etde phys., avril iSaS , p. 848.) Les observations de M. Becquerel sur l'argile plastique d'Au- teuil étaient connues depuis long-temps par des extraits publiés dans divers journaux. Son mémoire se trouve ici complet. Le fait de lu découverte de cette argile est intéressant , parce que la for- mation dont il s'agit est presque partout recouverte aux envi- rons de Paris par le calcaire grossier ou à cérites. A Aulcuii , la Géologie. 4' couche d'argile , épaisse de dix-huit à -vingt pieds , se montre Immédiatement sous la terre végétale. Le lignite s'y retrouve comme en Champagne et à Soissons; et c'est au milieu de ces débris de l'ancienne végétation du globe qu'on rencontre les di- verses substances dont M. Becquerel donne l'énumération, et dont plusieurs ont été observées par lui pour la première fois dans un semblable gisement. Ces substances sont de la stron- tiane sulfatée, de la chaux phosphatée, du fer phosphaté, du zinc sulfuré, des pyrites, du succln, puis du calcaire compacte renfermant des coquilles fossiles dans la partie de la formation qui se rapproche de la craie. E.rfin M. Becquerel y a reconnu des ossemens et des coquilles fossiles. Dans les débris de lignites se trouvent des troncs d'arbres cou- chés dans une direction perpendiculaire à la Seine, et que M. Bec- querel croit être du bois de hêtre. Cet habile observateur ne donnant d'autre indication sur les débris fossiles de coquilles, sinon qu'ils ressemblent à des ampuUaires, à des paludines et à des llmnées, il serait à désirer que ces espèces fussent déterminées avec soin; car il nous paraît très-douteux qu'il y existe des am- puUaires. Quant aux ossemens , ils sont brisés et méconnaissa- bles; cependant on a cru y reconnaître ceux de la tête d'un cro- codUe. F. 78. Notice géologique sur les environs d'Anvers, par M. de LA JoNKAiRE. ( Mém. de la Soc. d'hist. nat. de Paris, to. i"'., i*^^. part., p. 110. ) Ce mémoire donne des notions assez précises sur le terrain des environs d'Anvers, qui paraît être de formation tertiaire, et a beaucoup de ressemblance, suivant l'auteur, avec celui de l'est de l'Angleterre, et quelques parties de celui des environs de Paris. M. de la Jonkaire a trouvé dans cette formation cinq couches principales , dans l'ordre suivant de superposition , en allant du bas en haut : I". Une couche d'argile inférieure, qui pourrait peut-être se rapporter à la couche d'argile plastique des environs de Paris. 2°. Une couche d'argile supérieure renfermant des lignites , .paraissant être la continuation des lits bitumineux de la basse Allemagne, et que l'on peut assimiler à la formation d'argile in- férieure au calcaire grossier de Paris. 3". Des lits de sable renfermant des fossiles en grand nombre , 42 Géologie. analogues à ceux du calcaire grossier des environs de Paris; des osseuieus de célacés, des dents de squales. Les I ils inférieurs con- tiennent beaucoup de cliioriles comme le banc vert, qui est le calcaire grossier de Paris le plus inférieur. 4°. Au-dessus de cette couche, qui a beaucoup de ressemblance avec notre calcaire grossier, est une grande formation de sable sans coquilles, que l'on avait long-temps cru ne pas être antédi- luvienne, mais (jui l'est cerlainemeiit. 5°. La dernière formation est un attérisscmcnt moderne qui couvre certaines j)arlics du pays, et se forme journellement par les eaux de la mer. Lotis Anoré. 79. Réflexioxs sur i.es Voicatts, par M. Gaï-Lussac. ( Ann. de (le Chim. et de Phys., avril 1823 , p. 4ï5. On peut former, comme le dit M. Gay-Lussac, deux hypo- iLjèses sur la cause qui entretient les phénomènes volcaniques. Suivant l'uae , la terre serait encore dans un état d'incandes - cencc à une certaine profondeur au-dessous de sa surface, ainsi que sembleraient le faire présumer les observations que l'on a faites récemment dans les mines , sur l'augmentation progressive de la températuz'e. Suivant l'autre hypothèse leur principale cause serait une affinité très-énergique et non encore satisfaite entre des substances, à laquelle un contact fortuit leur permet- trait d'obcnr, et d'où résulterait une chaleur suffisante pour fon- dre les laves et les élever, par la pression des fluides élastiques, à la surface de la terre. Dans les deux liypothèses il faut nécessairement que les foyers volcaniques soient alimentés par des substances qui leur étaient d'abord étrangères, et qui y sont amenées d'une manière ([uel- conque. (Jes subtances ne peuvent être que des fluides élasticjues ou plutôt des liquides susceptibles d'en produire, ce ne peut être que l'air ou l'eau , ou tous deux ensemble. M. Gay-Lussac ne pense pas que ce soit le premier de ces deux fluides; la pression qui doit s'exercer du dedans au dehors dans les volcans ne per- met pas celte supposition, avec laquelle l'ascension des laves et \es Ireinblemens de terre deviendraient impossibles. L'eau, au contraire, est indiquée ])ar tous les faits, et M. Gay-Lussac s'al- lache à examiner son véritable rôle dans chacune des deux hy- j)o!lièses formées sur la chaleur des foyers. Géologie. 4^ Dans le cas de l'incandescence de la lerre à une certaine pro- fondeur, chose que M. Gay-Lussac regarde comme très-dou- teuse, il faut supposer que l'eau arrive aux couches incandes- centes, en s'y portant de haut en bas par des communications libres. Cette supposition n'est pas admissible selon lui, et ne peut d'ailleurs expliquer les faits. Dans la seconde hypothèse, il faut que l'eau rencontre dans l'in- térieur de la terre, des substances avec lesquelles elle ait une af- finité. Or, les laves sont composées de corps oxidés qui tous, ou presque tous, d'après les découvertes de sir Humphrey Davy, ont été à l'état métallique, et ont pu, par leur contact avec l'eau, la décomposer, se changer en laves, et produire assez de cha- leur pour expliquer la plupart des phénomènes volcaniques. Les faits se réunissent pour indiquer l'eau de mer comme alimentant les foyers volcaniques; et cette ancienne opinion, à laquelle M. Gay-Lussac donne la préférence, paraît d'autant plus pro- bable que les volcans semblent s'être éteints à mesure que l'eau des mers a baissé de niveau et s'est éloigné de leur base. M. Gay- Lussac remarque avec l'aison qu'on ne peut guère admettre des canaux libres de communication entre la mer et les foyers vol- caniques. Mais, comme il l'observe, l'intermittence des irrup- tions, l'état de repos des volcans pendant de longues années, font stipposer, avec plus de vraisemblance, que des infiltrations accumulent les eaux dans les réservoirs où les feux volcaniques se rallument peu à peu , infdtrations qui n'auraient plus lieu pour les anciens volcans éteijils aujourd'hui par suite de leur éloi- gnement de lamer. Tout indique, en effet, que la croûte entière du globe a éprouvé une combustion universelle; les plus anciens terrains connus, ou qui ne renferment aucun vestige de la vie, ressem- blent plus ou moins aux produits volcaniques actuels. Les vulcu - niens ont donc raison , et les neptuniens n'ont point tort ; car ^ sur cette croûte primitive, tout a été déposé sous l'eau de mer d'abord, puis à sa retraite sous l'eau douce, ou par alternats, dans les parties basses, par suite des différences de niveau des vclaissées marines. A. mesure que celui des mers baissait, les for- mations sous-marines ont varié selon les temps et les lieux , par des causes diverses et mullipliées. Les volcans ont causé dos bou- Icvcrscmens locaux, élevé des montagnes, i)oussé des liions ba- saltiques à travers d'autres formations ; enfin les déluges partiels 44 Géologie. el la lime du Iciiips ont donné aux parties de cette surface sa fi- gure actuelle. Ces déluges et rabaissement de la température ont .changé la vie animale et végétale. Il était difficile de parler des volcans sans parler des tremblemens de terre. Selon M. Gay- Lussac,ils ne sont que la propagation d'une commotion à travers la niasse de la terre, tellement indépendante des cavités souter- raines qu'elle s'étendrait d'autant plus loin que la terre serait plus homogène. F- 80. Tremblement de terre en Sicile. [Plill. mng. , mai i8-23, p. 397.) Ce tremblement s'est fait sentir d'abord dans l'île de Farignana , à peu de distance de Trapani ; une partie de l'ancien fort s'est écroulée , et 22 personnes ont péri ; de là il s'est propagé à Messine , où la secousse eut lieu 4 jours après , c'est-à-dire , le 3i mai. Heureusement elle ne fit pas de victime. Le mémephénomène s'est présenté dansl'ile Java.Le 27 octobre une secousse dont la direction était de l'orient à l'occident, se fit sentir dans la résidence de Ivadoc, et se répéta 18 fois en 3o lieures. En même temps la montagne de Merapie faisait en-. tendre un bruit roulant , suivi d'une éruption terrible qui incendia quatre villages et en consuma deux; i5 personnes perdirent la vie. 81. Notice sur le kaolin de Dicnac (Dépt. delà Charente); par M. le baron Bigot deMorogue. {Jnn. des Mines, o.^. liv. , 1822 , p. 58g.) On ne connaissait jusqu'à présent le kaolin que dans les terrains primordiaux. Celui de Dignac forme une couche étendue superposée à un calcaire secondaire, que l'auteur rapporte au calcaire à gryphitcs.il n'est recouvert que par une alluvion argi- leuse. La couclie de kaolin parait être elle-même le résultat d'une alluvion qui a transporté dans la vallée de Dignac, sans le mé- lange d'aucune autre roche, tous les élémens d'un granité très- peu micacé, ou d'un pegmatite, dans lequel le feldspath était déjà à l'état argiîiforme. Le kaolin de Dignac est friable , maigre au toucher , et renferme beaucoup de petits cristaux de quartz. Par le lavage et la décantation , il donne un dépôt très-fin , susceptible de produire au feu une porcelaine blanche commune. Transporté par la Charente, la mer et la Loire , ce kaolin ainsi Géologie. 4^ préparé pourrait arriver à peu de frais jusqu'au centre de la France. Bn. 82. Notice sur une formation métai.iifère, observée récem- ment dans l'ouest de la France ; par M. de Bonnard. [Bull, de la Soc. philoin. , Svr'û i8a3 , p. 57.) Cette formation existe sur une assez grande étendue de ter- rain dans les départemens de la Vienne, de la Charente et des Deux-Sèvres; on croit qu'elle se prolonge jusque dans le dépar- tement de l'Indre. Composée de galène argentifère, do blende, de pyrites , quelquefois de plomb carbonate ou de calamine , avec spath pesant , spath fluor, quartz et calcaire , elle se présente soit disséminée en amas et veinules, dans des couches calcaires et siliceuses , immédiatement superposées au granité, et situées au - dessous des autres calcaires secondaires de la contrée (Ex. : Sanxais, départ, de la Vienne ; Melle , départ, des Deux- Sèvres ; Alloue , départ, de la Charente); soit en rognons épars dans un terrain argileux qui paraît aussi recouvrir à peu près immédiatement le sol granitique ( Ex. : les Chéronies, près Con- folens , dép. de la Charente ) ; soit en filons dans le granité même (Ex. : St-Germain et le Grand-Neuville, près Confolens). A Melle (Deux-Sèvres) , les couches métallifères ont donné lieu jadis à des exploitations très-considérables , dont les galeries traversent dans tous les sens la montagne sur laquelle cette petite ville est bâtie ; et cependant la tradition n'en avait con- servé aucun souvenir, et personne ne croyait qu'il y eût des mines dans ce pays, lorsque M. de Cressac , ingénieur en chef des Mines, en suivant la trace des couches métallifères qu'il avait observées à Sanxais et la Motte Saint-Héray, est arrivé à Melle , où il a reconnu le terrain éminemment métallifère qu'il recherchait , et les vestiges des vastes travaux exécutés sur ce terrain par les anciens. Des recherches sont entreprises depuis un an, dans plusieurs des localités reconnues par M. de Cressac. Aux environs de Con- folens , la blende de plusieurs filons renferme du cadmium en proportion notable. Les filons de Confolens sont parallèles à ceux qui , à huit lieues delà , près de Vaury (Haute-Vienne) , contiennent du wolfram et de l'étain ; et près de Confolens même , un filon qui court parallèlement aux autres, renferme aussi étain et wolfram. Bd. 46 Histoire naturelle gêné aie. 83. Sur la grotte nE Mirf.mont. ( Dcp. de la Dordogne. ) (^Ann. des mine.i, 4'. liv., 182a, pag. 697 , avec 2 pi. ) La grotte de Miremont est située dans le calcaire Jurassirjue. Le plan en a été levé géomélriqucuicnt avec beaucoup de soin par M. Brémontier, inspecteur général des ponts ct-cliaussées, de concert avec M. Gralicn Lcpcre, ingénieur en cliof du même corps. Ce plan, et plusieurs coupes de divers enibrancliemcns de la grotte, sont représentés sur deux planches lilhographiées. Quoitpi'on ait depuis long-temps beaucoup écrit sur les grottes , et donné des descriptions plus ou moins complètes de beau- coup d'entre elles, nous croyons que c'est la première fois qu'on en publie en France une représentation géométrique. Bn. HISTOIRE NATURELLE GENERALE. 84. Natl'Ralist's repository. Répertoire du naturaliste; par , M. E.DoNOVAN. Nos. 10, II, 12. (Voyez n". , du tom. , du Bulletin. ) Le n*. 10 renferme MoUeus maculatus. Très-belle coquille que M. Donovan croit devoir distinguer du M. normalis de M. de I.amarck. — Papilio Tros , Fabr. — Psittaciis meUino- ptcrus, Lath. Charmante perruche de l'archipel d'Asie. Le n". 1 1 offre le Papilio Hippodamia, Fabr. — Cyprœa Au- rora, Lam. Belle et rare coquille. — Psittacus maculatus. Nou- velle et jolie espèce que M. Donovan croit originaire de l'Amé- rique méridionale. Le n". 12 présente d'abord une très-belle Tircbrotule, que l'auteur donne comme étant la Sanguinea de Diilwyn et de Leach ; elle diffère cependant beaucoup de celle figurée sous ce nom par M. Sowerby. {Gcn. of Shclls, n». i5.) Ces deux espèces doivent être étudiées quant à leur synonymie, et l'une ou l'autre chan- ger de nom. — Papilio Bvlladanna, Fabr. Il est posé sur une branche AeVErica parmcntaria du cap de Bonne-Esiurance, quoique le pays natal de ce beau papillon soit inconnu. — Ncrita polita^ Linn. Diverses variétés. F. 85. Opkrt. di Buffon, nuovamente ordinate, etc. Œuvres de Buffon, nouvellement arrangées et augmentées parle comte de Lacépède. In-8. avec lig., tome 28e. Prix de sous(ription noni' (haqiie vol., avec pi., 10 lire. Venise; i823; Molinari. Zoologie. 4? 86. AiiRiLDUNGEic UND Bf.schreiiuincf.n clc. Dcssins et des- cri])tions d'objets remarquables d'histoire naturelle; par le professeur J. Wolf. In-4.; 27 caliicrs parus depuis i8i(i, avec 3 grav. col. et 2 f. de texte, chaque : Prix de cahier, i fl. Nuremberg; Tyroff. Cet ouvrage répond parfaitement à son but; les portraits sont pour la plupart d'après les meilleurs modèles, et bien choi- sis ; la gravure et les couleurs sont également soignées. Jusqu'à j)i'ésent il a paru 72 grav. color., depuis le f'ultiir gryphus , n". I, jusqu'au Sjnoïcurn turgcns , clavclla borenlis , n". 72. f/auteur, M. AVolf, n'a laissé échapper aucune occasion qui jionvait lui procurer quelque sujet nouveau; son mémoire sur les Botocudcs en est une preuve. ( Isis , 182?, t. i , p. 292.) ZOOLOGIE. 87. The philosophy of zoology. La philosophre de la zoolo- gie, ou aperçu général de la structure, des fonctions et de la classification des animaux; par Fleming. 2 vol.in-8. , avec hs pi. Prix, il. 10. London ; 1822; Hurst, Robinson , et comp. Ne connaissant pas cet ouvrage , nous allons en parler d'après l'art, du Monthly censor , febr. iSaS, p. 3o5. L'auteur ayant eu pour but de présenter l'étude de !a zoolo- gie sous un point de vue philosophique, divise son oiivrngc eu qtiatre parties: la première traite des fonctions de la vie dans son st-ns le plus étendu; la deuxième des moyens qui servent à re- connaître les caractères des animaux; la troisième des svstèmcs et de la nomenclature; et la quatrième de la classification des animaux. Il commence sa première partie par quelcjucs remar- ques sur la division des objets naturels; il indique les caractères du monde organique , après avoir discuté les propriétés du principe vital ; il adopte le système d'Harvey, sur la génération ex ovo omnia; il combat le système du développement des ger- mes primitifs. II soutient l'opinion que le principe vital réside dans les solides; il attribue aux animaux la faculté de produire le froid ainsi que le chaud. Il considère ensuite les modifications du principe vital , dont les principales conséquences expliquent la formation des monstres; les caractères dislinctif's des animaux et des végétaux, et les rapports de ceux-ci et des minéraux avec 48 Zoologie. les animaux ; la structure et les fonctions des animaux plus par- liiits , sur lesquelles il entre dans de longs et curieux détails. Soncliapitrcsur les facultés de l'esprit est fort intéressant; l'auteur y explique les phénomènes de l'intelligence d'apiès ses propres ob- servations ; il donne ensuite divers détails sur la distribution des animaux, sur le globe et les lieux où leur race est la plus par- faite, sur les changemens qiii ont lieu dans la couleur de leur fourrure en raison des climats; il traite après cela des migrations des oiseaux de passage, en rapportant diverses anecdotes inté- ressantes à ce sujet ; il donne ensuite une description très-satis- faisante de l'engourdissement des animaux pendant l'hiver ; il prétend que dans cet étal, l'irritabilité de leurs organes diminue, ainsi que leur pesanteur; et il attribue cet engourdissement, et la résurrection qui suit, non pas à un changement considérable de température, mais à des changemens qui ont lieu dans la constitution de l'animal, analogues à ceux qui disposent au som- meil ou au réveil. Les objets les plus importans que l'auteur passe ensuite en revue , sont les révolutions qui ont lieu dans le règne animal , telles qu'elles sont indiquées dans les résultats de la géologie; il traite après cela des usages des animaux, et de leurs caractères. Quant à la classification qui forme sa quatrième partie, il suit la méthode nouvelle adoptée par plusieurs naturalistes; il divise le règne animal en deux grandes classes, les animaux vertébrés et les invertébrés ; mais il ne paraît pas avoir réglé sa division de m;inière à la mettre en harmonie avec les recherches de M. Gooffroy-Saint-Hilaire , sur la conformation des squelettes de plusieurs animaux réputéssans vertèbres, ainsi qu'avec celles du D. Sclmltze , sur le développement de la colonne vertébrale. Son ouvrage n'en est pas moins très-intéressant par la clarté des ex- plications, l'abondance des détails, les vues profondes et origi- nales de l'auteur. 88. Préparation pour conserver les objets d'histoire natu- relle. [Biblioth. ph. écon. , avril i823, pag. aSo. ) Le D. Macartney de Dublin s'est assuré qu'une dissolution d'alun et de nitre conserve beaucoup mieux la couleur et l'appa- rence des poissons, etc., que l'alcohol, ou toute autre liqueur employéejusqu'àce jour. Elle jouit d'une si grande propriété anti- septique, qu'elle détruit en peu de jours la fétidité des sub- Zoologie. 4 g stances animales les plus corrompues. Les proportions varient suivant la nature des objets à conserver. 89. ZooLOGiCAL Illustrations , etc. Illustrations zoologiques; par M. W. SwAiNsoN, n°\ 3i et 32. (Voyez le n". 877 du to. II*^. du Bulletin.) Cet ouvrage se continue avec exactitude et se soutient parfiii- lement sous le rappport de la beauté des lithographies. Le n». 3i contient, -^^ Sphinx fasciata, N. Sp. voisin du Sp. Alope de Drury. — SpJiinx Leac/iii,'N . Sp. — jélcedosemitotquata très - bel oiseau donné comme nouveau par M. Swainson. Il vient des bords de la grande rivière des Poissons, en Cafrerie. — - Psittacus înalaccensis , ]o\ie\y{ivi'\xc\\G décrite par Latham. — Achatina melastoma à laquelle l'auteur rapporte comme variété l'espèce sénestre qu'il a décrite sous le nom à'ylch. pciversa. ( Ces deux coquilles sont des variétés de notre Hélix ( Cochlitoma Rc- gina. — Stroinhus lohatus {^Str. Gallus , p. Gmelin). Le n». 32 offre : — - Psittacus viridissimus , N. Sp. — Fringilla oryzivora [Loxiaoïjzivora , Gmelin). Charmante espèce déjà con- nue, qui cause beaucoup de dommage auxplantations de riz dans l'Inde et au Cap. — Ampullaria cffusa [Bulimus ej/uius, Brug.) — A. luteostoma, N. Sp. Ces deux espèces sont toutes deux des variétés de VAmp. ejfusa , espèce qui varie beaucoup par les cou- leurs et la dépression de sa spire. — Pinna bullata , var. ( P. mar- glnata, Lam. ). — Satyrus argenteus du Brésil , N. Sp. F. 90. MÉMOIRE sur un nouveau genre de Mammifères de l'ordre des rongeurs nommé Capromys; par M. A. G. Desmarest. ( Méin. de la Soc. d'hist. nat» de Paris , X. i , part, i , p. 43 , avec I pi. ) Dans ce Mémoire , M. Desmarest fait connaître les caractères extérieurs d'un rongeur qu'il a reçu vivant de la Havane, lequel a la taille d'un lapin de moyenne grosseur, et les formes générales des rats. La tète est moyenne, un peu comprimée ; le museau assez fort et percé de narines très-ouvertes , en fentes obliques et rebor- dées; les yeux, assez ouverts, ont la pupille longitudinale; les oreilles, médiocrement grandes, sont arrondies au bout et pres- que nues; le cou est assez court, et le corps gros postérieure- ment ; les membres sont au moins aussi robustes que ceux des mar- mottes; les mains n'ont que quatre doigts et un rudiment de TOMF. III. ^ 5o Zoologie. pouce, et ks pictls, qui appuient presque en entier sur le sol , en ont cinq, tous pourvus d'ongles très-forts; les paumes et les plantes, très-charnues, très-larges, ont des tubercules Lien marques, et leur peau noire, et chagrinée comme l'écorce d'une truffe; la queue, de moitié plus courte que le corps , est ronde, conique, très-musculeusc et couverte d'écaillés, comme celle des rats proprement dits; les mamelles sont au nombre de quatre , et placées tout-à-fait sur les côtés du corps; le fourreau de la verge du mâle est conique, assez grand, et dirigé en ar- rière; le poil, ti'ès-grossier, est d'un brun noirâtre, lavé de fauve obscur dans les parties supérieures; la croupe et les poils assez rares de la base de la queue sont roux ; les mains , les pieds et le niuflc sont noirâtres. M. Desmarest a dédié l'espèce de ce rongeur au voyageur qui le lui a rapporté de Cuba, sous le nom de Caproniys de Four- nier. Capromjs Furnicri. Il résulte des recherches qu'il a faites dans les auteurs qui ont décrit les productions des Antilles , que cet animal a été indi- qué par Oviédo, il y a près de 3oo ans, sous le nom à'Utia, qu'on lui donne encore maintenant à la Havane , et qu'Aldrovande , par une de ces erreurs qui lui sont familières, a transporté ce nom à la Gerboise d'Egypte. Il a au-ssi démontré que cet Utia n'est pas le Piloris des voyageurs ainsi qu'on pourrait Icsupposer. Les motifs qui ont déterminé M. Desmarest à faire un genre particulier de ce rongeur sont tirés de la forme et des proi)orlions Irès-robustes des pieds qui semblent rendre ce genre intermé- diaire aux rats proprement dits et aux marmottes ; mais il n'en connaissait pas le système dentaire , et il soupçonnait seulement qu'il devait se rapprocher de celui des rongeurs à molaires com- posées. Ce système dentaire se trouve avoir été décrit dans le même temps où ÏNI. Desmarest faisait connaître cet animal en France , par M. Thomas Say, dans le Journal de V Académie des sciences naturelles de Philadelphie, vol. 2, n». n. Il se compose de quatre molaires prismatiques à chaque côté des mâchoires, ayant la couronne traversée par des replis d'émail qui pénètrent assez profondément et qui sont semblables à ceux qu'on voit sur la couronne des molaires des castors. M. Say,([ui a donné à ce rongeur le nom A' Isoodon , déjà employé par M. Geoffroy pour un genre d'animaux a bourse. Zoologie. 5i rapporte quelques faits relatifs à ses habitudes qui s'accordent avec les observations assez nombreuses que M. Desmaresta recueillies, et desquelles il résulte principalement que c'est un quadrupède assez intelligent parmi ceux de l'ordre auquel il ap- partient, qu'il se nourrit uniquement de substances vcoétales et qu'il préfère celles dont la saveur est très-forte; qu'il est nocturne , grimpeur et sauteur, et non fouisseur, etc. Les deux mâles que ce naturaliste possède vivent en bonne intelligence , et jouent sou- vent en se tenant debout à la manière des Kanguroos, en se poussant mutuellement avec leurs pâtes de devant. Il leur arrive souvent de tenir d'une seule main, comme le font les sin^res la nourriture qu'ils portent à leur bouche. Dfsm. 91. Description d'un quadrupède appartenant à l'ordre des rongeurs; par M. T. Sa y. (loum. 0/ the Acad. nat. se. 0/ Philadel., t. a, nov. 1822.) Ce rongeur, dont M. Say ignore l'origine , mais qu'il suppose arec raison particulier aux îles du golfe du Mexique, n'est pas, ainsi qu'il le croit , le Pilori des anciens voyageurs français dans' ces îles. C'est le Capromys de M. Desmarest. (Voyez l'article précédent.) 92. Sur le Wapiti que l'on fait voir dans ce moment dans VEgj'ptUm-Hall de Londres. ( Loiulon Lilter. gaz. p. 206 mars 1823.) Cet animal présente un nouvel exemple de la croissance rapide de la matière animale. Il y a quelques semaines que le mâle de cette belle espèce de cerf a jeté ses cornes. Au bout de dix jours les nouvelles cornes étaient dures à la base, mais len- dres vers l'extrémité, et elles étaient longues de plusieurs pouces, sur un diamètre de 2 à i et demi, et de i à un demi. Elles étaient couvertes d'un duvet fin et court. Environ un mois après elles ont grandi d'une manière surprenante, ayant dans ce moment wvL intervalle de deux pieds entre les deux fourches. Ayant exa- miné cette progression avec quelque intérêt, nous pouvons dire d'une manière positive que celte substance solide s'est étendue d'un pouce et demi dans 24 heures avant que de se former en branches; et plus tard, lorsque la croissance a été moins rapide, elle a été d'un pouce seulement. 93. Prodroaus der islandischen Ornithologie. Prodrome de l'ornithologie islandaise, ou Histoire des oiseaux d'Islande- 52 Zoologie, par Fr. Fabeh. Avec table , 20 grav. Copenhague; 1822; Kiopping. Cet ouvrage est le fruit d'un voyage fait on Islande par M. Fa- ber, dans les années 1819 a 1821, aux frais de l'Université de Copenhague. Il contient des observations fort importantes sur la faculté de nager des oiseaux aquatiques, et sur leur manière de couver et d'élever les petits , ainsi que des remarques inté- ressantes sur les œufs, les nids, la nourriture, la voix, etc., des oiseaux en général. On y trouve la description de deux nouvelles espèces, Tetrao Islandicus , et Larus leucopterus. Le noms des oiseaux sont indiqués en islandais à côté des noms latins. [Journ. gén. de la lut. ctr., avril 1822, p. 97. ) 9/1. Galerie bes oiseaux du cabinet d'histoire naturelle da Jardin du Roi , par M. L. P. Vieillot, et lithographiée par P. Oudart. 32e. Uvr. In-4. d'une f. et 4 pi. 95. Description de quelques houvelles espèces d'Oiseaux. Mém. lu à la Soc. d'hist. nat. de Paris, le 6 juin 1828, par M. Gaimaro, membre corresp. de cette Soc, etc. Carouge Gasquet. — Xnnthonius Gasquet , Nob. Caract. essent. — Xanthornus , corpore et ails fuscis ; ventre , alarum Jlexurâ, urnpygioque Jlavis. Dira. — Enverg. , 10 po. ^ long- tôt., 8 po. 9 lig. Patrie. — Montevideo et les bords du Rio de la Plata. Dédié à la mémoire d'un officier-général de l'ancienne armée , le baron Gasquet , oncle de M. Gaimard. Martin-chasseur, Gaudichaud. — Dacelo Gaudichaud. N. Salba, en idiome de Guébé. Mankinetrous et Mangrogrone dans la langue des Papous. Caract. essent. — Dacelo, capitc , scapuli.v, parteque superiore dorsi nigris ; guld albâ ; collo ex albido ru- fescente ; dorso uropygioque ex cyaneo colore ; pectorc ahdoml- neque rufis. Dlm. — Long, tôt., 11 po. -i. Patrie. — Les îles des Papous. Dédié à M. Gaudichaud, botaniste de l'expédition com- mandée par M. Freycinet. Colombe Pinon. — Columba Pinon. N. Bioutine , en idiome de Guébé. Ampahène, dans la langue des Papous. Caract. essent. — Columba , capitc , collo , pcctore et dorsi magnâ parte cine- reo-fuscis; alis caudâque ex colore ardesiœ ; caudàfasciâ trans- vcrsimnotatâ ; pedibus rubris. Dim. — Long, tôt., 17 po. 3 lig. , long, de la queue, 5 po. 6 lig. Patrie. — Rawak, une des îles des Papous. Dédié à madame Freycinet , née Pinon, Zoologie. 55 Colombe Pampusan. — Columba Pampusan. N. Caiact. es- s(înt. — Columba , corpore rufo ; rostro nigro ; caudd transver- sim nigro-fasciatii ; pedibus rufulis. Dim. — Long, tôt., lo po. Patrie. — Ile Guatn, archipel des Mariannes. Grèbe Rolland. — Podicèps Rolland. N. Caract. essent. — Podiceps , rostro nigricante ; cristd ntgrâ laxâ; genis albis ; oculis ruberrimis coruscis ; collo pectoreque fusco-nigricantibus. Dira. — De la taille du grèbe à bec cerclé. Patrie. — Iles Maloui- nes. Dédiéà M. Rolland, niaître-canonnier delà corvette /'t'^raw/e. Pétrel Bérakd. — Procellaria Berard. N. Caract. essent. — Procellaria minuta ; corpore suprh nigricante , infrci nlbo ; ros- tro nigro , albo maculato ; pedibus plumbatis. Dim. — Long, lot., 8 po. Patrie. — Iles Malouines. Dédié à M. Bérard, officier de l'expédition. M. Gaimard a montréàla Société les gravures de toutes ces es- jièces nouvelles; elles sont parfaitement exécutées parles premiers artistes de la capitale. Les dessins sont de MM. Huet, Prêtre, Prévost , Bévalet , Chazal etOudart ; la gravure est de M. Coûtant. L'ouvrage de MM. Quoy et Gaimard sera , par son exécution, digne à tous égards de la munificence du gouvernement. X. 96. Moeurs DES Oiseaux. — On doit à M. Bradley une obser- vation curieuse : il découvrit que deux vieux moineaux por- taient dans leur nid quarante chenilles par heure. Ces oiseaux lui parurent ne résider dans leur nid que douze heures chaque jour; ce qui produit une consommation quotidienne de quatre cent quatre-vingts chenilles. Trois mille trois cent soixante che- nil!.9s sont donc détruites chaque semaine par un seul couple de moineaux. ( Revue encjcl., mai iSaS , p. 43 r. ) ()7. The linn^aw system of conchology , etc. Système de conchyliologie d'après Linné, donnant la description des or- dres, genres et espèces de coquilles arrangées par divisions et familles dans la vue de faciliter l'élude de cette science; par J. Mavve, auteur du P'^oy. au Brésil, etc. i vol. 8°. de 207 p. avec 36 pi, lithogr. en couleur. Prix, 2 1. 12. 6. Londres; i823; Longman. Le titre de cet ouvrage indique suffisamment qu'il n'est pas au niveau de l'état des sciences , mais il est destiné à la classe assez nombreuse de naturalistes qui en Angleterre respectent la nu-moire du grand Linué jusque dans les résultats immédiats 5> Zoologie. de lYpoquc do sa naissance. Du reste le papier fait honte nu nôtre , l'improssion est belle , les planches lithographiées sont géni^ialenient très - bien et montrent comme celles de M. Schewainsan toute l'utilité de cet art pour l'iiistoire naturelle. M. Mawe suit chacun des genres de Linné, en donne la descrip- tion ou présente des observations à leur sujet, donne l'onuméra- tion dos esj)èces dont il a connaissance d'après les coupes de Gnielin dans chaque genre avec V habitat et le nom vulgaire an- glais , mais sans aucune synonymie. L'ouvrage est terminé par une table des termes employés dans la conchyliologie avec leurs explications. Une ou plusieurs espèces de chaque geni-e sont représentées dans les planches qui accompagnent cet ouvrage, et la magnifique collection de coquilles que possède AL Mawe, a pu lui permettre de faire figui'er de beaux individus. F. 98. Quelques observations de miss E. W***"^ sur les animaux mollusques, extraites d'une lettre à M. Defrance. [fotirn. de phys. et de chim., etc , nov. 1822, p. 387.) Miss E. W"^*** n'est pas la première femme dont les observa- tions sur les mollusques aient été publiées : on pourrait en citer jusqu'à trois; mais dans ces derniers temps, c'est un petit phé- nomène que nous nous empressons de signaler , moins aux femmes anglaises dont un assez grand nombre s'occupe de l'étude des coquillages et même des animaux qui les habitent , qu'à celles des autres nations chez lesquelles ce goût est presque inconnu. Il n'est cependant pas inutile de donner pour exemple missE. ^V**** à beaucoup de naturalistes anglais qui, doués d'iui moins bon esprit, s'obstinent à suivre la classification surannée de Linneus plutôt que de profiter des progrès faits dans la science depuis 20 ou 3o ans. On trouve dans l'extrait de cette lettre écrite à M. Defrance des observations intéressantes sur le Turbo ritdis de Linné, la Bulla ahera de MuUer , la Bulla apcrta , les Patelles et les genres voisins; YArcalactca, les Anomies et les Tarets; les Pholades; et sur les coquilles qui vivent dans le sable et en particulier les Solens. Miss E. AV**"** rapporte ses propres observations sur ces divers mollusques , et elle prouve qu'elle est bien au fait de l'organisation de ces animaux , et surtout ([u'elle est douée de l'esprit d'observation. Plusieurs des faits fERA OF REGENT AND FossiL Shells, ctc. Gcnres des Coquilles vivantes et fossiles, par J. Sowerby ; livr. 9 à i3. Le n". 9 contient les genres et les espèces suivantes : Sporuly- lus atirantius , Gœdcropus , ducaUs, poilopsideus. — Amnlii- dcsma{Ci. Ligula de Montagu; Lavignons, Cuvier) s'ariegatuin , I^am.; reticulaturn, Sow. ( Tellina reticulata ^ Lin.) — Succinea ( Hélix, cochlokydra, Féruss. ) cucullata , amphibia, Féruss. ; obtusa, Sow. Nouvelle espèce du Brésil, fort rapprochée de notre Hélix [ Cochlohjydra) sulcata. — Vulsella lingulaln. — Colainbella , diverses espèces dont plusieurs nouvelles. N". 10. Donax Scortum, cuneata, Trunculus, dclloïdes. — Urigulina transversa, Lam. — Capsa brasilicnsis , Lam.; com- plftnata , Sow. ( Le genre Capse ne peut èlre conservé; il doit être réuni au genre Donace. ) — Tubicinella balœnaruin. — Ery- i inu cQDiplanata, striata , plebeja. Ces deux dernières espèces ont été placées par M. de Lamarck parmi les Crassatelles. — Na- i'icella (g. Septaria , Féruss.)-, elliptica, Lam. — Neritina ( g. iVento , Féruss. ), altavillensis , Sow. Celte petite coquille, pla cée parmi les crépidules dans les collections, est rapportée au genre nérite par M. Sowerby. N". II. Galeolaria dccuinbcns, Lam. Nous sommes étonnés de trouver ce genre dans l'ouvrage de M. Sowerby, puisqu'il appar- tient à la classe des Annelides, et non à celle des Mollusques. — Scalariapretiosn, Clathrus , raricosta,iiustrulis, Lam. ; foliacca , 56 Zoologie. Sow., foss. — Biiostriti'n inœquilGbus,\/àm.; genre fcn't incer- tain. — Vitrina pclliicidaet Cin'ien(cesl VHeliçnrion Frejcineti ï"érussac, et non le Cuvieri). — Gastrocliœiia modiolina, cunci- formis , Lam. — Conta porosa, Ljonsia. Ce nouveau genre , éta- bli par le 13' • Leach dans Y Encjclop. britannica, a été institué par nous , dans l'igncjrance du travail de ce savant, sous le nom de Polylrèinc, Polj tréma (^ Dict. class. , au mot £alaniis).'h-à Ire- espèce est le Balanus slnlactiJerus,Aç. LaraaiTk; Lepas po- rosa, de Cliemnitz; Balanus squainosus , de Brug. La 2'". est une nouvelle espèce qui avoisine le Poljtr. purpurascens {^Lepas purpurasc^ns, Wood), et chez laquelle les jonctions des valves sont visibles , comme il ariive quelquefois aupurpurascenx. N°. 12. Tunitella duplicata, suCcata, exoleta, sinuosa. — Chiton spinosus , squamosus,fascicularis, striatus, erucœformis. Ces deux derniers forment le genre Chitonellus de M. de La- marck , que M. Sowerby croit ne pas devoir conserver. La 2". esp. est appelée Chit. lœvis par M. de Lamarck. — Planaxis sulcatus , Lam.; mollis, semisulcatus , Sow. — Crania personata, pari- siensis, Numrnulus , costata, antiqua Defr. — Balanus Tulipa, spinosus , circinatus Defr. ; galeatus , Montagui ( g. Acasta , Leach.). — Neritina Schmideliana [per\'ersa,\Àn.), Corona , puliigera, callifera, Sow. Celte dernière espèce est un des fos- siles qui caractérisent la formation d'argile plastique et de li- gnites en Champagne, où nous l'avons le premier signalée et dé- couverte ; nous l'avons nommée Glohulus. Elle est indiquée sous ce nom dans la G£•'og'ra/J/^^e /«/«e'ra/og-fVjfwe des envii-ons de Paris. N». i3. Hippopus maculatus. M. Sowerby rapporte aussi à ce genre, mais avec doute, la coquille décrite par M. de La- marck sous le nom de Cardiuin Lilhocardium ; il l'appelle Hip- popus avicularis, et par conséquent il y place aussi le cymbu- lare. Ce rapprochement, qui prouve la perspicacité de M. Sower- by, paraît fondé. — Clavagellaapertn, Sow., espèce très-curieuse et nouvelle; ecliinata, Lam. — Orbicula lœvis, Sow.; nonvcgica, Lam. — Parmacclla caljculuta, Sow. C'est notre Testnccllus am- biguus. — Otion Cuvicri. — Cineras iittatus. 'Nous ferons successi- vement connaître les livraisons de cet intéressant ouvrage. F. 102. CoNCHYLIA INSIJLARUM naiTANNICARlIM. CoqulllcS blvalvCS des ilos britanniques, arrangées d'une manière systématique; par Vf. Tlkton, M.-I). i \o]. petit jn-4. de xi.vii et -i-jij p.. Zoologie. 5 y avec 20 pi. color. Prix, 4 l'v. stcil. Londres; 1822; llodwel et Martin , Bond-Stréet. Cet ouvrage remarquable offre encore après les beaux tra- vaux de Donovan et de Montagu , sur les mollusques de l'Angle- terre, une riche moisson d'espèces nouvelles et de genres, non distingués avant M. Turton. Il offre surtout une particula- rité intéressante; c'est que son auteur, se séparant de la secte desLinnéens, suit les principes des méthodes françaises pour la classification de ces coquilles; mais ce qui arrive assez communé- ment, il enchérit sur ses devanciers, par la facilité qu'ont donnée ces méthodes de créer des genres. Si M. Turton avait pu nous présenter la suite des coquilles bivalves de son pays, groupées en genres naturels, c'est-à-dire, en genres basés sur les carac- tères essentiels des animaux , il eût rendu un grand service à la science, et exécuté un travail aussi neuf qu'utile. Du reste, tout ce que l'examen le plus attentif a pu faire découvrir dans les formes et la variété des dents de la charnière d'une foule de pe- tites coquilles peu connues, a servi à M. Turton à les distinguer en genres séparés. Il divise toutes les bivalves de l'Angleterre en trois sections, suivant qu'elles n'ont pas de ligament, ou que celui-ci est c.r- terne ou interne. Ces deux dernières sont subdivisées selon que les coquilles wawçKewf rfe dents à la cA«r««è/e , qu'elles sont munies de dents cardinales seulement , ou tout à la fois de dents cardinales et de dents latérales. Des caractèies génériques dis- tingcnt ensuite, dans ces coupes, les divers genres. Nous obser- verons que ces coupes et ces caractères comparatifs ne servent que pour reconnaître les genres, qui d'ailleurs ne sont point rangés dans l'ordre de ces caractères, mais qui sont rappro- chés par des analogies plus générales. Un second tableau pré- sente les espèces de chaque genre , distinguées par des phrases linnéennes. Ce travail offre 281 espèces, réparties en 57 genres, dont 14 es- pèces pour celles d'eau douce, comprises dans 4 genres. Un assez grand nombre de ces espèces sont présentées comme étant nou- velles. Voici les genres que propose M. Turton : Xylophaga , pour le Teredo dorsalis, cs]}. nouv. ; Lyonsia, pour le Mja norivcgica de Gmeiin; Spheuia , pour le Myn decussata de Montagu, et pour deux espèces nouvelles ; Listera , qui comprend les Lat'i- gnons de M. Cuvier ; .Igina, pour le Mya pur/mrea àc Mon- 58 Zoologie. tagu; Bnilia , pour le iW/rt nitcns de cet autem"; Kelia, pour le Mja orbicu/aris , et le Cardiurn rtibrum, du même; Monta- lUta , pour la Ligiila substriata , les Mja bidentata et ferru- ginosa de Montagu; Lepton , pour le .So/f« squarnosus, du juènie ; Goodallia , pour les Mactra triangularis et minutis- nima de Montagu, qui paraissent n'être que de jeunes individus lies Aslartc scotica et datno;densis de M. SoAverby ; Strigilla , pour les Tellina carnarui , fHstJonnis et divaiicata de Linné; Cryptodon, pour la Tclllna Jlexuosa de IMontagu; Myrtea, ])ourla Venus xpinifera, du niêuie. Mjsca: à l'exemple deM. Mc- gerle de Muliifeld, M. Turion sépare le genre Unio en deux. 11 laisse sous ce nom le margaritifera , et appelle Mjsca toutes les autres espèces. Quelques défauts de synonymie, des genres peu solidement établis, quelques espècti. hasardées, n*emj)èclient pas cet ouvrage d'être très- intéressant, et indispensable à ceux qui s'occupent des mollusques. Des tables de concordance avec Lin- né, Pennant et Montagu, terminent cet ouvrage. Les planches destinées d'après nature sont très-bien exécutées, quant au trait , qui est très-bon; mais l'eriluminure est en général trop fraîche, trop vive , pas assez vraie. F. lo3. BIoXOGRAPUIE DES ESPliCES VIVAIÏTIiS ET FOSSILES DU GENRE MÉLANOPsiDE, Mélanopsis ; par M. le baron de Férussac ; lue à l'Académie des sciences de l'Institut , et à la Société d'hist. nat. de Paris. [Rlé/n. de la Soc. d'Idst. Jiat.de Paris; tome i^r., part. i^^. , avec a pi. llthogr. ) Ce mémoire présentant des observations géologiques d'un grand intérêt , nous renvoyons à la section de géologie pour le faire connaître sous ce rapport , d'autant mieux que son auteur s'est déterminé à publier cette monographie , pour appeler sur les inélauopsides l'attention des géologues, ces coquilles caractéri- sant la formation d'argile plastique. Nous ne nous occuperons donc ici que de la partie zoologique de ce travail. Le genre Mclanopside, établi en 1807 par M. de Férussac , est un des plus curieux à étudier parmi ceux des coquilles fluviati- les ; d'abord par les caractères qui distinguent son animal , jniis par la trom^ature de la columcUc de la coquille , fait uiiicjue dans Us cocuiilles fluviales; enfin par le rôle que ses espèces jouent dans l'économie de la nature , les mélanopsides étant destinées a peupler les courans grands et i)etits , non sujets à être à sec Zoologie. 5g pendant l'été. Elles habitent les quatre parties du monde, mais ]>ius particulièrement le bassin de la Méditerranée. Dans ce mé- moire M. de Férussac fait voir que le genre Pyrcjie de M. de Lamarck jie diffère pas des Mélanopsides, et doit leur être réuni. Ce genre ainsi limité renferme treize espèces; chacune d'elles offre, outre la phrase descriptive en latin, une synony- mie complète, et des observations sur ses rapports avec ses con- génères. Plusieurs d'entre elles sont nouvelles; mais on peut dire en général qu'elles le sont toutes; car elles étaient restées, jusqu'à M. de Férussac, confondues dans divers genres, et peu connues des naturalistes. L'examen comparatif que M. de Férussac a fait sur pUis de quatre cents individus de ces diverses espèces, lui a prouvé que plusieurs coquilles fossiles données comme des espèces distinc- tes par M. Sowerby, et par d'autres , ne sont que des variétés nntiquœ des espèces vivantes. Il montre l'erreur dans laquelle on est tombé, en multipliant, sans motif, les différences spéci- fiques entre les fossiles des terrains situés au-dessus de la craie , et les espèces actuellement vivantes. Certaines coquilles, dit-il, varient sous nos yeux dans les mêmes lieux, au point de consti- tuer, en apparence, des espèces distinctes dans les individus isolés dont on n'a pas les intermédiaires; comment vouloir, d'a- près cela, retrouver une identité absolue entre les individus an- ciens et modernes, après que tant de siècles de bouleversemens partiels, et de changemens de toute espèce se sont opérés à la surface du globe? Il existe, dit M. de Férussac, de certaines li- mites dans les caractères, \q faciès des espèces; tant qu'une co- quille ne sort pas de ces limites particulières à chacune d'elles, elle ne peut constituer une espèce distincte. Il montre que la plupart des coquilles de ce gerfie, qui vivaient sur le sol de la France et de l'Angleterre, ont leurs analogues dans des con- trées plus méridionales, et qu'elles ont été anéanties dans ces localités par l'abaissement de la température, et les cataclysmes locaux. Ce mémoire est plein de iaits d'une grande impor- tance pour la distinction des couches par la diversité des es- pèces , pour la théorie des analogues, et pour une foule de ques- tions fondamentales en zoologie et en géologie. Les planches représentent les espèces fossiles seulement ; elles ont été lilhographiées sui- une épreuve des deux planches gravées qui font partie de \Uhtoirc des mollusques. I). Go Jioianùjue. liOTANIQUE. 104. Flore dk Virgile, ou Nomenclalure méthodique et criti- que des plantes , fruits , et produits des végétaux mentionnés dans les ouvrages du prince des poëtcs latins , etc. ; par M. A. L. A. l'ÉK. In-8. Paris ; 1822. Cet ouvrage intéressant et fort bien fait, inséré, par l'auteur, dans la collection des classiques que forme M. Lemaire , mérite toute l'attention des botanistes , par le grand jour que jettent de savantes discussions sur divers points de critique botanique. Ces points, ])Our avoir été cent fois discutés, n'en étaient guère juieux éclaircis. La plupart des commentateurs qui s'occu- jjèrent d'abord de reconnaître à quelles plantes les noms donnés par les anciens avalent dû convenir, étaient moins des bota- nistes que des érudlts , de sorte que trop souvent ils embrouil- lèrent ce qu'ils prétendaient débrouiller. M. Fée ne discute pas sans fin sur l'épilliète , ou sur les deux mots qui dans le poète latin accompagnent ordinairement le nom de la plante qu'il est question de reconnaître ; il indique en peu de paroles , avec une concision qui ne proscrit point l'élégance du style , en quoi les caractères qu'on croit reconnaître dans les indications poétiques de Virgile , conviennent aux végétaux que , selon lui , Virgile prétendit désigner. Plus de deux cents noms de végétaux ont été soigneusement examinés par M. Fée, que son ouvrage place à côté des Sprengcl cl des vrais botanistes qui se sont occupés de la science sous le point de vue bistorique et critique. B. de St.-V. io5. Icônes alg/vrum inédite; par Agaruh , professeur à Lunden en Suède, fascicules i et 2 , in-^. Luad.-etStokliolm; 1820 et 1821. Encore que ces deux fascicules aient déjà paru depuis un certain temps , on peut les regarder comme à peu près incon- nus en France où ce recueil est destiné à indiquer les ouvrages publiés en pays étrangers , dont plusieurs ne nous parviennent que fort tard. La suite des fascicules que nous annonçons fera connaître des liydropliytcs qui n'ont point encore été décrites ou qui n'avaient jamais été figurées. Chacun d'eux contient dix planclics , représentant chacune une espèce; le texte ne se- Botanique. G i compose que d'un nom , de la phrase descriptive , et de l'indi- cation de Vknbitat pour chaque plante. Peut-être de telles in- dications sont- elles insufisantes pour faire reconnaître des vcgcMaux tellement variables et polymorphes que de nombreuses indications de forme , de couleur et de consistance , sont à peine suffisantes pour en fixer la connaissance. Les espèces contenues dans les deux fascicules de M. Agardh sont : i. Sargassuin cys- tocarpum; i. Cystoseira Hospii ; Z.spicigera ; k. phyllamorpha; 5. Rhodomela aleiUica ; 6. Sjjliœrococcus Chainissoi ; 7. inira- hilis ; S.Salicornia ; 9. Conferva mirabilis; 10. Oscillatoria Jlexuosa ; 11. Sargassum gianellijerum ; 12. Cystoseira tri- nodis ; iZ. Fucus evanescens ; \t\. furcatus ; i^. Zonaria Kun- thii; i6. Sporochnus medusinus ; ï'^. Sphcerococcus seminervis ; 18. volans ; ig. papillatus; 20. Batrachospermum haintschnti - cum. Nous avons, à l'article Anahaine du Dictionnaire classique d'histoire naturelle, indiqué nos doutes sur l'existence du n". 10. Le n°. 9 , qui sert d'argument à M. Agardh, pour (tablir dans un autre ouvrage le passage de certaines algues d'une espèce ou d'un genre à quelque autre , nous paraît également susceptible d'un nouvel examen; et le n°. 20, qui nous semble une plante fort intéressante, doit être soumis à des observations microsco ■ piques faites avec de plus fortes lentilles que celles qu'a em- ployées l'auteur; les grossissemens qu'il a figurés (2 et 3) n'indi- quant nullement le caractère pi'opre au genre dans lequel cette espèce nous paraît cependant être fort bien placée. B. de St.-V. 106. Histoire particulière des plantes orchidées, recueillies sur les trois îles australes d'Afrique , de France , de Bourbon et de Madagascar ; par le chev. Aubert-Aubert du Petit- Thouars , de l'Académie royale des sciences, i vol. petit in-4. VII et 32 pag. de texte, 109 pi. esquissées à l'eau- forte. Prix : fig. en noir 36 fr., fig. color. 100 fr. Paris; 1822 ; Arthus-Bertrand , et Treuttcl et Wurtz. Neuf années de séjour tant à l'Ile-de-France qu'à Bourbon et à Madagascar , ont permis à M. du Petit-Thouars d'étudier les productions végétales de ces trois îles avec un soin particulier ; 2,000 plantes desséchées , et Goo dessins avec autant de descrip- tions ont été le résultat de ce beau voyage exécuté dans l'in- lervallc (lu 2 ocl. 1792, à sept. 1802. Riche des matériaux quil avait recueillis, M. du Pctil-Thouais 62 Botainque. a successivement public divers ouvrages sur les j)lantes des îles australes d'Afrique. Le public attendait avec impatience celui que nous an- nonçons. Malgré l'importance des travaux de Swartz, R. Brown et L. Cl. Richard , l'histoire complète des Orchidées présente bien des lacunes à remplir. Beaucoup d'espèces décrites , et appar- tenant à des genres connue n'ont jamais été figurées. D'autres ont été imparfaitement décrites sur des échantillons desséchés. D'autres , en assez grand nombre , sont entièrement nouvelles. Enfin , plus d'un genre nouveau réclame sa place dans les séries précédemment établies. Nous devons donc savoir bon gré à M. du Pelit-Thouars de ce qu'il fait en ce moment , et de ce qu'il nous promet de faire encore pour les Orchidées de l'Ile- de-France, de Bourbon et de Madagascar, certains que ses tra- vaux sur cette partie augmenteront la masse des faits exacts , et fourniront des matériaux précieux à celui qui voudra entre- prendre la monographie générale de cette famille. II y a trois choses principales à considérer dans le vol. que nous annonçons : le texte j)roprementdit, les tableaux, les figures. Le texte renferme , dans 32 pag. d'impression , tous les ca- ractères généraux de la famille , y compris les propriétés et les usages ; plus un résumé de son histoire , lequel est brusquement interrompu au bas de la pag, Sa. Les pag. '33 et suivantes con- tiendront la fin du résumé, et les descriptions techniques des genres et des espèces. Cette partie du texte est réservée pour une prochaine livraison qui sera de 26 feuilles au moins , et qui complétera l'ouvrage; son prix sera de 6 fr. En l'absence du texte descriptif, les deux tableaux que l'au- teur a mis en tête de son ouvrage peuvent seuls donner une idée de son travail. Ils présentent 91 espèces, réparlies dans 7.1 genres, lesquels sont eux-mêmes classés sous les trois rubriques Saty- rions , Hellcborincs et Epidendres, formant autant de groupes naturels dans la famille. Une suite de questions disposées sui- vant la méthode analytique de Lamarck , sert à déterminer la plante que l'on a sous les yeux , et conduit d'abord à la section , puis au genre, puis à l'espèce que l'auteur caractérise en fai- sant connaître par quelques mots abrégés , son lieu de nais- sance, le temps de sa flcuraisoii ,1a hauteur de sa tige, la posi- tion , la forme , la longTieur et la largeur de ses feuilles , la Botanique. G5 grandeur et la couleur de ses fleurs. 11 n'est pas facile déjuger d'après ces tableaux quels sont les nouveaux genres élablis par M, du Petit-Thouars. Un examen atlenUf de la synonymie permet cependant de croire que l'auteur a considéré comme tels les réunions d'espèces qui portent ici les noms d' yimphorchis, Cyanorchis , Alismorchis , Corjmhorchis , Angorchis , Hede- rorc/iù. Mais une innovation plus certaine, et en même temps plus singulière , est celle que l'auteur introduit dans la nomenclature des genres et des espèces. Frappé de l'inconvénient qui résulte pour la botanique de l'arbitraire auquel est livrée cette partie de la glossologic , et voulant essayer sur les Orchidées une re- forme semblable à celle qui a imprimé à la chimie une impulsion si heureuse , il propose de substituer aux noms génériques admis jusqu'à ce jour, des noms pareils à ceux qu'on vient de lire, c'est-à-dire, des noms terminés en orckis , et rappelant par cette désinence la famille à laquelle chaque genre appar- tient ; et aux noms spéciliqnes , des noms dont la désinence serait formée par une ou deux des premières syllabes du nom générique. Ainsi Graphoichis étant le nom d'un genre , Flabcl- lographù, Jlisinogieiphis, Calographis , eic. , seraient des noms d'espèces. Cette idée est très-ingénieuse , très-raisonnable , et nous ne doutons pas qu'elle ne fût prise en grande considération s'il s'agissait de reconstruire à neuf toute la science; mais elle a contre elle un long usage , la difficulté de retenir plusieurs no- menclatures par la mémoire , et peut-être , l'opinion d& l'auteur lui-même, s'il faut en juger par le soin qu'il a eu de placer comme synonymes , à la suite de ces noms génériques et spéci- fiques , même lorsqu'il était question d'espèces nouvelles , des noms formés à la manière I.innéenne. Les planches sont au nombre de i lo , et représentent la tota- lité des espèces indiquées dans les tableaux. Toutes ont été des- sinées par l'auteur, sur le vivant , pendant son séjour dans les lies australes d'Afrique, et mises à l'eau-forte, depuis son retour ea France. Les détails anatomiques y sont très-n6mbrei»x et très-soignés , quoique souvent sur une échelle trop petite pour f[ue les différences des parties frappent l'œil autant qu'il serait désirable. Ils font néanmoins beaucoup d'honneur à l'auleur , puisqu'il--; ont été dessinés , il y a plus de vingt ans , époque à laquelle prévalait encore l'usiige commode de ne figurer que le port et l'ensemble des plantes. Chaque pi. i)orte i". uu niunéro (5^ Botanique. d'ordre- a", une lettre de l'alphabet et tin numéro, renvoyant aux tableaux où les genres se suivent dans la série des lettres fl ,b, c, etc., et les espèces dans la série des chiffres i , 2, i, etc. ; 3". souvent , pour plus de clarté , le nouveau nom du genre que désignent ces mêmes lettres rt, b, c, etc.; 4°. presque toujours , le nouveau nom spécifique proposé par l'auteur, etc.; 5". les noms génériques et spécifiques précédemment adoptés , ou , pour les espèces nouvelles , des noms génériques et spécifiques formés d'après l'ancienne manière. D'après toutes ces précautions, qui ont évidemment pour but de faciliter l'intelligence de l'ouvrage , dans sa forme actuelle, on serait tenté de croire que l'auteur a craint de ne pouvoir publier le texte explicatif des planches. Dès lors , cet important travail resterait incomplet. Dans l'intérêt de la science , dans celui de la gloire de l'auteur, nous repoussons ce triste présage , et nous supplions M. du Petit-Thouars de ne pas oublier qu'il est engagé envers le public , autant par ses premières publica- tions , que par les promesses qu'il a déposées , soit dans ses Mélanges de botanique , soit en tête du volume que nous an- J Gat nonçons. •'• 107. Description du Pelletiera, nouv. genre de la famille des Primulacées; par M. Aug. de Saint-Hilaire. {Bulletin d'Orléans , séance du 3i janv. iSa^.) Calix 5-partitus. Petala 3 hypogyna , ovata, unguiculata , dis- lantia, calyce multotles minora. Stamlna 3 basi petalorum inserta, iisdemq.ie opposita. Stylus i. Stigma capitatum. Ovarium globo- sum, i-loc. 2-spermum ; ovula placentaesemiimmersaorbiculari, desinentiin filum cum interiore styli substantiâ continuum , post anthesin evanidum. Capsula 3-valvis, 2-sperma. Embryo reclus inperisperrootransversus, umbilico parallelus. 108. JOURNEY TO THE SHORES OF THE POLAR SEA , OU VoyagC aUX côtes de la mer Polaire, dans les années 1819-20-21 et 1822 ; par J. Franklin : Appendice botanique; par J. Richardson. In-4. Londres; 1823. Cet Appendice botanique offre un grand intérêt pour la géo- graphie botanique, en nous donnant l'énumération d'un nombre assez considérable de plantes croissant dans la partie la plus sep- tentrionale, et en même temps la plus centrale de l'Amérique du nord; en effet, la partie parcourue par le capitaine Franklin Botanique. 63 s'étend, comme on le verra dans l'extrait de la partie géogra- phique de ce Voyage, depuis le 53° de lat. jusqu'au 68»; et en longitude, depuis les côtes occidentales delà baie d'Hudson jus- qu'à la rivière des Mines de cuivre, par le 1 16» de longit. occid. de Greenwich. Le nombre des espèces observées par ces voyageurs est de C(j'3, nombre considérable si on le compare à la Flora laponica, dans laquelle Linné n'avait indiqué que 536 espèces, et qui, mal- gré les recherches des botanistes modernes, ne renferme encore, en y comprenant les Cryptogames, que 1087 espèces. On peut donc penser que le catalogue de M. Richardson comprend une grande partie des plantes des pays qu'il a parcourus. Sur ces es- ])èccs, parmi les Phanérogames, la moitié à peu près se trotive en Europe, l'autre moitié est propre à l'Amérique; mais parmi les Cryptogames, dont le nombre est de 1^1 , à peine s'il y en a 20 qui ne se trouvent pas dans l'ancien continent. 55 espèces sont décrites comme nouvelles; enfin un appendice communiqué par M. Rob. Brown contient la description de deux genres nouveaux, et d'une nouvelle espèce ^Heucliera. Le premier de ces genres porte le nom d'EuTocA. Il appar- tient à la famille naturelle des Hyihophyllées de Brown, qui, sui- vant M. de Jussieu, n'est qu'une section des Borraginées. Il est particulièrement caractérisé par sa capsule uniloculaire, bivalve, polysperme , à deux placentas pariétaux. Outre l'espèce nouvelle décrite dans ce mémoire sous le nom à'Eutoca Franklinii , on doit rapporter à ce genre le Phncelia parviflora de Pursh , et ])robabIenient son Hydrop/iylluin lineare. A.V occasion delà des- cription de V Heuchera liichardsoiiii, M. Brown rapporte plu- sieurs observations importantes sur les caractères qui unissent les Saxifragées, aux Ribes et à la nouvelle famille des Escallonées. — Le second genre nouveau appartient à la famille des Fougères et est nommé Cryptogramma. Il est cai'actérisé par ses capsules en lignes obliques, recouvertes par un tégument commun, formé par le bord de la fronde, qui se replie jusqu'au milieu delapinnule; l'espèce décrite sous le nom de Crjptogi ainuia acrostichoïdes est le type de ce genre, auquel M. Brown croit qu'on doit rapporter le Pteris crispa. Ce célèbre botaniste indique également, en décrivant ce genre, comme devant former un genre particulier, le Pteris thalictroï- dfs de Swartz. Il donne à ce genre le nom de Téleozomu. Nous Tome III. 5 C6 Botanique. l'avons décrit dans le Bulletin de lu Société ph'domathique de décembre 1821 , sous le nom de Cératopléris. Quatre planches, gravées avec beaucoup de soin , accompa- gnent cet Appendice botanique, et représentent VEutoca Fran- Alinii , le Phlox Hoodii, Vlleurhern liirhardsonii, et 4 espèces connues de Gyrophora qui ont servi long- temps de nourriture à ces intrépides voyageurs. Ap. B. 109. J. C. RôHLiNcs DKUTSCHLANDS FLORA, OU Florc d'Allema- gne de RoHLiNG, publiée sur un plan plus étendu et modifié; par Fr. C. Mertf.ns et W. D. Koch. x'^' . vol., en 2 part. In-8. de 888 p. Francfort-sur-ie-Mein ; 1823. Ce i^'". vol. renferme, i°. une explication alphabétique des termes allemands de botanique employés dans les descriplion.s; 2». une autre table des termes latins expliqués en allemand ; 3". un tableaudesfamillesnaturellesavecleurs caractères et les genres de celte flore qu'elles renferment; 4°-la partie descriptive depuis la Monandrie jusqu'à la Tétrandrie inclusivement. Ce volume renferme par conséquent toutes les graminées , et la plus grande partie des Cypéracées. Toutes les descriptions soit génériques , soit spécifiques, les phrases caractéristiques mêmes sont en alle- mand ; ces descriptions sont très-détaillées et paraissent faites avec soin. La synonymie est, en général, limitée aux auteurs allemands , à moins que les synonymes des auteurs étrangers , français ou anglais, ne présentent quelque différence importante, ou que ces ouvrages ne renferment quelques figures bien faites. Cet ouvrage comprendra toutes les plantes de l'Allema- gne, depuis la Silésie, la Bohème et l'Autriche à l'est jusqu'aux bords du Rhin et de la Meuse à l'ouest , et depuis le pied des Al- pes du Tyrol jusqu'à la mer Baltique. Il doit présenter l'intérêt particulier de réunir toutes les découvertes faites en Allemagne depuis une trentaine d'années , découvertes qui sont dispersées dans une infinité de flores locales, et souvent difficiles à découvrir à cause de la confusion qui existe dans la nomenclature de plu- sieurs de ces espèces. Ad. B. 1 10. On a lu à la Société linnéenne de Londres les deux Mé- moires suivans de botanique : Description du Furcrœa ai^rn'ephylla ( Agave cuhensis , Liu . Botanique. (3y Agave mexicana , Lam.) ; par Fel. Avelear Rrotero, profes. de botanique à Coimbre. Sur les caractères génériques et spécifiques du Chrysanthe- mum indicum, par Joseph Sabine. ^n^ g III. Mémoire sur l'établissement d'une nouvelle famille flans la classe des Infusoires sous le nom de Bacillariées • par M. BoRY de Saint- Vincent. {Bull, des se. par la Soc] philom. , isinv. i823, p. 8.) Ce Mémoire, dont le Bulletin des sciences renferme un extrait a été lu à la Société d'histoire naturelle de Paris, et fait partie d'un travail très-étendu sur les Infusoires et les Hydrophytes ar- ticulées, lu par M. Bory de Saint-Vincent à l'Institut. Ijne partie de ce mémoire , traitant de la famille des Artlirodiées , a été in- séré dans le Bulletin de 1822, p. iio. Deux autres farailles celles des Chaodinées et des Céramiaires, vont être publiées dans le S"-, volume du Dictionnaire classique d'histoire naturelle. La famille des Bacillariées^ dont traite le Mémoire que nous an- nonçons , renferme les 5 genres suivans : 1. Bacillariuy Millier. 2. Echinella , Lyngbye. Le type de ce genre est VEchinella cuneata , Lyngbye. 3. Navicula , Bory. Le Vibrio tripunctatus et VEchinella acuta appartiennent à ce genre. 4. Lunulina, Bory. Le Fihrio lumila de Millier sert de type à ce genre. 5. Stjllaria , Bory. Les Echinella geminata et paradoxa de Lyngbye appartiennent à ce genre. Cette famille , que M. Bory de Saint-Vincent place à la fin des animaux infusoires , forme un passage extrêmement naturel avec la première section des Arthrodiées qui doivent être rangées parmi les végétaux infusoires. Ad. B. 112. Note sur des Haricots d'Espagne qui ont vécu pendant deux ans, par M. Defrance. L'hiver de i8ai à 1822 a été si doux dans les environs de Paris que l'on a vu y résister, en pleine terre, des plantes qui périssent ordinairement pendant cette saison. Le réséda s'est trouvé dans ce cas, et il n'a cessé de donner des fleurs pendant le mois de décembre 1821 et de janvier 1822. On ni 'a même assuré que dans les environs d'Angers la capucine ( Tropœolum majus) 68 Botanie. part. p. i65.) Les zirconshyacinthess'étaient assez constamment trouvés dans les sables provenant desterrains volcani(pics ou Irapjjccns, pour Palœonthographie. 7 5 qu'on leur atlribuàt une origine tout-à-fait analogue à celle de ces terrains. Depuis 1790, on a été bien plus porté à le faire par les découvertes de MM. Cordier et de Bournon , qui ont ren- contré de ces zircons implantés dans des roches de celte na- ture. Le but de M. Bertrand dans ce mémoire est de s'élever contre cette opinion ; il se fonde sur ce qu'ayant trouvé il y a près de deux ans au Puy un morceau de granit renfermé dans de la lave , comme ce cas se présente souvent , ce granit contenait lui-même du zircon hyacinthe. Ce résultat conduit M. Bertrand à admettre que le zircon appartient aux roches granitiques, comme beaucoup d'autres localités tendent à le prononcer. L. And. i35. Sur la turquoise de Perse. {Edimb. Philos. Journ. , avril 1823 , p. 404O Cet article est plutôt relatif aux usages, à la valeur, et à l'em- ploi des turquoises en Perse , qu'à leur histoire naturelle. L'au- teur cependant indique Hishapuz et Firuzkuh , localités qui en fournissent une grande quantité, sans donner aucune notion sur les couches et les minéraux qui les y accompagnent. Cette pierre porte en Perse le nom de fîzurel. L. And. i36. Découverte de la datoute en Amérique. ( Edimb. Philos. Journ. , avril 181'i , p. 4o3.) Cette substance vient d'être découverte en beaux cristaux , accompagné de prehnite, mésotype, chabasie , stilbite et agate, en druses dans le trapp, de formation secondaire , superposé au grès rouge , aux environs de Paterson , dans le Nevs-- •lersey. L. And. PALŒONTHOGRAPHIE. 137. Crânes trouvés en Allemagne. (Lond.mdg., mai 1823, pag. 587.) On a trouvé dernièrement dans le voisinage de Halberstadt , en Saxe , un grand nombre de crânes qui, dit-on, présentent des diflérences marquées avec la race Européenne, et qui approchent de la forme des copines; leur caractère le plus remarquable est de n'avoir qu'une dent molaire, les incisives manquant; ce qui •jG Paîœonlhographie. fait conjecturer (juils ont ;i])partenu à une race frugivore ])eut- ètre du monde primitif, ou antidiluvien. Telle est la description qui a été donnée de ces crânes. M. Blalnville cependant remar- que que le défaut de dents incisives, si le fait est certain, doit être purement accidentel. 1 38. Minéral conchology of Great Hritain, etc. Conchologic minérale de la Grande-Bretagne; par J. Sowerby , continuée par ,T. D. C. Sowerby son fds , n". lxxi , t. V. Ce numéro offre d'abord un supplément à X index , du vol. 4 » relatif aux gisemens des espèces dans les diverses couches ; par M. Farey. Puis les descriptions des genres et espèces sui- vans : Cranin paiisiensis , Foss. ; Plicatula injlata ( spinosa Mantell); pcctinoîdes , Lam.; Murex quaclratus, Ctilcar, al- veolatus, sex dentatus , Sow. ; Jé'/b,M«j , Pilkino. ; Buccinuin lohiatutn , Sow. ; lavntum , Brand. ; crispatuin , Sow. ; ( an Purpura imbricata, Lam.?) F. iSg. En faisant des excavations dans la montagne de Bronis- lawn , province de Craoovic, non loin du monument élevé a Kosciusko , on a trouvé dans une roche calcaire , et à dix aunes (leinement satisfait les anatomistes, sa- voir : l'ouvrage à l'usage des peintres et des sculpteurs, et le pro- drome de la grande anatomie. Le même auteur devait aussi publier le texte de la grande anatomie, dont on avait fait con- naître le prospectus ; mais à son retour en Europe des difficultés s'étant élevé es entre l'auteur du texte et une compagnie qui s'é- tait chargée de la publication, les tribunaux ont jugé cette af- faire , et la société a été dissoute. Les planches que M. le doct. Antommarchi présente aujour- d'hui à l'Académie ont été admirablement exécutées en lithogra- phie, à en juger par les trois planches qui , réunies les unes aux autres, représentent le corps humain entier chez un adulte. Cette première livraison fait voir l'ensemble des vaisseaux sous- cutanés artériels et veineux , et les nerfs qui recouvrent la pre- mière couche musculaire. Les couleurs sont très-exactes , et l'ensemble de l'exécution fait honneur à la France sous le rap- port de l'art. Un genre de dessin particulier a été constamment approprié à chaque espèce d'organes ; ainsi les muscles sont re- présentés par des séries parallèles de lignes et de points , les tendons par des lignes plus déliées et plus rapprochées, les ar- tères par des lignes et des petites hachures obliques , les veines par des lignes longitudinales et transverses propres à reproduire leurs formes arrondies , les nerfs par des traits linéaires, les lymphatiques et leurs nodosités par des lignes sinueuses. Des planches au trait ou en contre-épreuves , au nombre de 35 environ , correspondent aux 45 planches ombrées; elles sont marquées de chiffres, de lettres de diverses formes qui, étant toujours suivis de la même manière, servent ainsi très-commodé- ment aux explications. L'ouvrage entier, qui doit se composer de ]5 livraisons de 5 à 6 planches chacune avec le texte ex- plicatif, ne coûtera , en noir que la somme de 375 fr., et en couleur que io5o fr. Enfin le rapporteur a terminé en invi- tant les membres de l'Académie à jeter un coup-d'œil sur le beau travail dont MM. Antommarchi et de Lastevrie lui fai- Anatomie. «70 saient hommage. Et on peut diie qu'il a excité une admiration générale. 143. Anatomie du cerveau, contenant l'histoire de son déve- loppement dans le fœtus , avec une exposition comparative de sa structure dans les animaux ; par Fréd. Tiedemann , prof, à l'Université de Heidclberg , etc. , traduite de l'allemand , avec un discours préliminaire sur l'étude de la physiologie en général, et sur celle de l'action du cerveau en particulier; par A. J. L. JouRDAN,D. M., etc.; avec 14 pi. In-8. de 325 p. Prix, 7 fr. Paris; i823; Baillière. Ce fut en 1816 que M. Tiedemann, l'un des plus célèbres ana- tomistes de l'Allemagne, publia à Nuremberg sous le MveùcJnn- toinie uml Bildungs-geschichte des Gehirnsuii Fœtus des Mciis- chen, nebst einer \'crgleichenden Darstellung des Hirnbaues in dcnThieren, l'ouvrage dont nous annonçons la traduction. On y trouve une foule de résultats importans. Les descriptions sont en général fort exactes; on ne pourrait faire d'observations que sur quelques détails. Avant de donner une idée générale des recherches sur le développement du cerveau, nous allons essayer de présenter les idées les plus saillantes contenues, dans' le discours préliminaire de M. Jourdan sur l'étude de la physio- logie; nous indiquerons spécialement les principales propositions qu'il avance sur l'action du cerveau. Ce médecin, adoptant cette idée de Kant , qu'r^/e et agir sont deux termes identi- q^ues, établit le même rapport entre cerveau ti pensée qu'entre corps organisés çt force vitale, c'est-à-dire qu'à ces deux mots il rattache l'idée d'une seule et même chose , considérée sim- plement comme existante dans le premier cas, et comme agissante dans le second; ou, en d'autres termes, que la pensée est le cer- veau agissant, et le cerveau la pensée frappant quelqu'un de nos sens, externes ou Internes. M. Jourdan pense que pour arriver à quelque résultat utile dans l'étude des facultés intellectuelles , il faut considérer le cer- veau comme étant la condition appréciable des qualités morales et des facultés intellectuelles, puisqu'il est démontré que l'é- tendue , la diversité , l'énergie et la complication de ces qualités sont toujours en raison directe de son volume relatif. Exami- nant ensuite s; l'on doit considérer moins l'ensemble de l'or^-a- nisatfon que les diverses parties dont elle se compose, pour se 8o Ânatomie. faire une idée juste de raccomplissement dos facultés intellec- tuelles , l'auteur rejette la doctrine de la ])luralité des facultés intellectuelles et des organes cérébraux ; mais il pense qu'il existe chez l'homme divers degrés d'intelligence correspondaus à autant d'états du cerveau , qui impriment des traces de leur présence sur le crâne , et qu'alors la forme générale de la tète devient un miroir assez fidèle ; il croit cependant que la doctrine de M.Gall, comme celle de Lavater, est'insoutenabledans les dé- tails. Nous nous sommes servis autant que possible des mêmes expressions que M. Jourdan , afin de représenter ses opinions avec clarté et exactitude. Maintenant pour donner une idée de l'ensemble du beau tra- vail de M. Tiederaann , nous dirons que ce médecin a observé avec soin la structure du cerveau de l'embryon aux diverses époques de son développement ; qu'il a prouvé que la forme vésiculeuse du cerveau , observée déjà dans le poulet par beau- coup d'auteurs, existe aussi chez les fœtus des mammifères. Après avoir étudié, pour ainsi dire, jour par jour la configuration et le mode de développement des diverses parties de l'encéphale depuis le moment où ces parties sont apercevables chez l'em- bryon jusqu'à la fin de la gestation, M. Tiedcmann pré- sente, dans la seconde partie de son travail, des considéra- tions fort étendues et détaillées sur les diverses parties du cerveau, expose comparativement leur état dans l'homme et les animaux , et trace ainsi l'histoire de la formation de cha- cune des parties dont la réunion constitue la masse encépha- liipie. L'idée principale qui domine dans cet ouvrage consiste en ce que l'auteur a voulu tenter de prouver , qu'à partir de la conception , ou pour mieux dire du moment où un système nerveux apparaît chez l'embryon , jusqu'à ce qu'il soit entière- ment développé , ce système passe par des étals d'organisation successifs , qui correspondent aux divers degrés de développe- ment du système nerveux dans diverses classes d'animaux. M. Jourdan a rendu avec une grande clarté et beaucoup de précision les belles recherches de l'anatomiste allemand ; on doit donc savoir gré à ce laborieux médecin, auquel nous devons, en- tre autres ouvrages importans , une excellente traduction de l'histoire de la médecine par Sprengel , d'avoir enrichi notre lit- | tératurc médicale d'un bon ouvrage , qui contient des faits encore fort peu connus, et qu'il ne sera plus permis d'ignorer aujourd'hui. Df.fekmon. yJnaioinie. Si 144. Petit MANUEL d'anatomie descriptive, ou Description succincte de tous les organes de l'homme; par A. L. J. Bayle, D. M. P. In-i8. de i4 f- Prix, 5 fr. Paris, iSaS ; Gabon et compag. Montpellier ; chez le môme. Cet ouvrage , remarquable par la concision et la clarté des descriptions, nous paraît devoir être d'un grand secours aux (.'lèves qui désirent revoir rapidement les diverses parties del'ana- tomie. Eu effet , tout ce qui est propre à fixer dans l'esprit les ])oints les plus importans de cette science s'y trouve indiqué ; et l'absence de tout détail , bien que cela rende ce manuel pres- que inutile à ceux qui commencent l'étude de l'anatomie, est un avantage réel dans les circonstances dont nous parlons. H. E. 145. The anatomical instructor. Guide de l'anatomiste, ou explication des meilleures méthodes modernes de préparer et de conserver les différentes parties du corps humain et de celui des quadrupèdes, avec grav. ; j ar Thomas Pôle. Nouv. édit., in-i2. Prix, 7 sh. Londres; Underwood. 1 46. Mémoire sur la structure et les mouvemens de la langue dans l'homme; par ^M. Blandin. ( Archives génér. de méd. , avril 1823.) En exposant la structure de la langue, M. Blandin examine successivement sa membrane tégumentaire , sa lame fibro-carfi- lagineuse médiane , le tissu propre, les corps glanduleux parti- culiers, le tissu cellulaire , les pelotons adipeux , les nerfs et les vaisseaux. Le tissu propre ou musculaire de la langue est composé de deux ordres de fibres , que l'auteur appelle in- trinsèques et extrinsèques. Parmi les premières, les unes sont transversales, et les autres sont longitudinales ; quelquefois elles sont rangées par couches superposées. La plupart des fibres transversales se fixent d'une part à la lame fibro-cartilagineuse médiane , et de l'autre sur le côté correspondant de la langue. Les fibres longitudinales constituent le muscle lingual des auteurs. Les fibres extrinsèques sont formées par les muscles styloglosses, hyoglosses et génioglosses; quelque-unes proviennent aussi des constricteurs supérieurs du pharynx et des glosso-staphvlins. H. E. 147. Neurological table, exhlbiting a view of ihe îierves of the head. Tableau synoptique des nerfs , offrant un aperçu Tome III. 6 Sa Jnatomie. l^onéral des iiorfs de la tète; par J. D. Cohmax, M. D., iiioin- bre de l'Acad. deniéd. de Pliiladelpliic. Ce Tableau contient l'iiistoire des 9 paires de nerfs qui nais- sent du cerveau. La i"'. colonne indique leur origine; la ï'. , leur trajet et leurs rapports ; la S"-, présente la distribution et la connexion de ces nerfs; une /i<'. en indique les usages ; dans une S*", colonne sont offertes les différences que présentent les nerfs du cerveau dans les 4 classes d'animaux vertébrés ; et en- fin une €>'. colonne offre la synonymie de ces nerfs. Ce Tableau est propre à rappeler aux élèves ce qu'il est le pins important de connaître sur l'anatomie de cette partie du sys- tème nerveux. D- ï". i/i8. Résumé d'un mémoire intitulé : Description d'un sys- tème particulier d'organes découvert chez les mollusques cépha- lopodes et des phénomènes qui en sont la suite ; lu en 18 19 à l'Acad. roy. des sci.de Naples, par M. Giosue Sangiovanni. ( Giorn. encyclop. di Napoli , an. XIII , n°. g.) Le but de ce Mémoire fort intéressant est de montrer la nature expansive et contractile des follicules cutanées qu'on observe sur les céphalopodes, et qu'on avait considérées comme étant de simples tubercules de nature glanduleuse. L'auteur les décrit comme formant un système particulier d'organes, qu'il nomme C/irorno/ore, de chroma, couleur et pherein , porter, parce que ces tubercules paraissent en effet être le siège des couleurs bril- lantes qui ornent parfois certains céphalopodes. Ces tubercules , dissiminés surtout sur les parties supérieures et latérales du corps de ces animaux, peuvent, en raison de leur couleur, être divisés en plusieurs espèces; on en trouve au moins de deux sortes sur» les mollusques les moins ornés. L'auteur décrit avec un grand détail le nombre et l'arrange- ment des diverses espèces de tubercules chez, tous les céphalo- podes qu'il a observés. Ces tubercules colorés, dit -il, font partie du corps muqufux, et sont recouverts par l'épiderme. Il décrit successivement l'état de ces organes chez les céphalopodes morts et vivans. 11 expose d'abord les faits , et en tire ensuite les consé(juenccs probables. Chez les animaux morts, iljiaraît que cette faculté d'exleiisioii et de contraction existe pendant un certain temps , et se mani- feste en soufflant seulement sur la peau, exposant l'aiiijual à la ^natoinie. 83 lumière, ou le toucliaiU légèronicnt;, v.l qu'à j)eitie visi'nles dans l'é- tat de repos, ces tubercules })iudiiisent aussitôt, en s'étcndant , de larges taches diversement colorées sur le corps dei mollusques. Leur extension les grandit 64 fois leur volume primitif et leur donne une figure oviforme , spliérlque ou oblongue , au centre de laquelle l'on remarque souvent alors comme un trou ou dé- pression ciiculaire. Pendant l'ét.it de vie et de calme les tuber- cules sont presque invisibles , et la couleur du corps est celle propre à la peau; mais quand le céphalopode est contrarié, alors ces tubercules colorées apparaisseiit et disparaissent avec une in- croyable célérité sur diverses parties du corps, en formant des taches qui changent de place })ar ondulations, ce qui dure jus- qu'à ce que la i'^'^. tache persistant, et les autres paraissant suc- cessivement, tout le corps se trouve avoir changé sa couleur naturelle contre celle des organes en question. Si cet état violent est continué, l'animal finit par mourir; et c'est par un reste d'ir- ritabilité que dans l'état de mort les tubercules continuent leur mouvement d'extension et de contraction. Ce système d'organes qui produit un spectacle si remarquable et si curieux, M. San- giovanni le nomme sjstvine chromoforc expansif dermoïdal. Cet observateur conclut des divers phénomènes qu'il a décrits avec beaucoup de soin \^\(\^fJ'olfuntlMvycrs Tas^ 84 physiologie. chciibuch ztir deutschen J'ogel Kund , p. J i i ); in;iis Meyer, qui ;i publié seul le 8". volume de ce manuel , contretUl cette asscr- lioa ainsi que )e D^ Kretzsclnuark de Francfort, et ils considè- rent CCS poils comme des restes de clienillcs à moitié digérées. Le D'. Brehm envoya en 1822 un coucou femelle au D'. Richter, et ce célèbre anatomiste dit qu'il conserve une préparation de l'estomac de ce cuculus canorui, et donne les détails suivans: L'estomac du coucou est grand et épais, composé de plusieurs membranes que l'on peut séparer. En l'ouvrant on trouve que la face interne de cet organe ressemble à une espèce de velours d'un brun froncé; si on lave celte surface de manière à enlever tou^ les restes de la digestion et les mucosités, on voit que toute la surface interne et même l'ouverture du cardia et celle du pylore sont recouvertes de poils rougcâlrcs très-épais, longs de trois lignes, rangés très-régulièrement. Ces poils sont implantés dans une substance qui semble de nature glanduleuse; on j)cut avec des pinces à disséquer soulever ces poils sans les arracher. Lorsqu'on les arrache et qu'on examine au microscope le lieu qu'ils occupaient sur la membrane, on dislingue d'une manière bien évidente les trous dans lesquels ces poils étaient implantés. Le D"". Richter a envoyé une partie de sa préparation au D'. Brehm et ajoute que les poils sont Irès-distincts, même pour les gens ([ui auraient une très-mauvaise vue , et qu'on ne peut eu aucune façon les confondre avec des poils, qui viendraient des chenilles que ces animaux pourraient avoir mangées; il blâme beaucoup les Drs. Meyer et Krelzshmark d'avoir nié un fait si facile à vérifier et qui mérite l'attention des anatomistcs et des physiologistes. Defermon. PHYSIOLOGIE. i5i. On THE motions of THE EYE , iu illustration of the uses of thc muscles of the orbit. Dos mouvcmcns de l'œil, et recher- ches sur l'usage des muscles de l'orbite ; par Ch. Bell, esq. Dans la séance du 20 mars, le président de la Société royale de Londres a communiqué la 2^. pai;tie d'un mémoire de M. Bell sur les mouvemens de l'œil , et sur les usages des mus- cles de l'orbite: la i'*. partie avait été lue le i3 dumèmemois. L'auteur examine d'abord les divers mouvemens de l'œil, et distin- gue les muscles duglobedel'œi! d'après leurs usages.Son but est de Plijsiolo'^ic. 8") iiioiilicr d'abord, (j ne l'œil exécule dos mouvcuiens (jui ii'oiil p.is rlé décrits j il j)rétcnd que cliaquc fois que les paupières sont abaissées pour couvrir la cornée transparente, le globe de l'œil s'élève ou éprouve un mouvement de rotation. Si cela ne se passait pas ainsi, dit-il, l'œil ne serait pas liumecté et ne serait pas à l'abri des agens extérieurs. Quand nous nous endormons , ajoute M. Bell, la paupière supérieure s'abaisse, ces mouvc- mens rapides ont lieu, ils sont involontaires et nécessaires à la- sûreté de l'œil. Les autres mouvemens sont ^'olontaii-es et servent à diriger les yeux vers les objets. M. Bell passe ensuite à l'examen des muscles du globe de l'œil, et les distingue, comm-'^ on le fait, en muscles droits et en muscles obliques. On a jus(ju'à ce jour regardé ces deux or- dres de muscles comme soumis à la volonté. Quelques auteurs assignaient pour usage aux muscles obliques d'aider l'action des muscles droits, d'autres pensaient qu'ils étaient les antago- nistes de ces derniers, tandis que cet auteur pense que les muscles obliques sont destinés aux mouvemens involontaires du globe de l'œil , que les muscles droits sont seuls soumis à l'in- fluence de la Yolonté, et que nous n'avons la conscience que des mouvemens que ceux-ci font exécuter. Il va plus loin ; il veut prou- ver que la conscience de l'action des muscles droits nous fait con- cevoir quelle est la position des objets et quels sont leurs rapports de situation.il rapporte des observations et des expériences pour ])rouver que l'action des muscles droits est intimement liée avec Wtrtit'itr de la rétine, c'est-à-dire avec la perfection du sens de la vue; mais que du moment où la vision n'a plus lieu, le globe de l'œil est tourné en haut par l'action des muscles obliques, et la pupille est entraînée au-dessous de la paupière. C'est par cette raison , dit M. Bell , que les yeux sont élevés dans le sommeil , dans la syncope et à l'approche de la mort; et que l'on observe cet état de contraction dans l'agonie, lorsque l'instant approche où la sensibilité va s'éteindre. Après avoir considéré sous ce point de vTie les mouvemens de l'œil et des paupières, et les usages des muscles contenus dans l'orbite, l'auteur annonce (piil doiMiera un nouveau développement à cette théorie, en établissant dans un autre mémoire la distinction ([ue ces différences d'action éta- blissent entre les nerfs conteiuis dans l'orbite. Defermon. l"»2. ISOTE SCR LE SIEGE UU MOUVEMENT 1.T DU SENTIMENT dans 66 Physiologie. Ja moelle épiniore; par JI. ÎMagendie, niombre de l'Institut. ( Joiirn. de pliil. cxpér., avril 182'i , ]). i'>3. ) M. Mageiidie étant arrivé, par ses belles expériences, à prou- ver que les racines antérieures des nerfs spinaux sont destinées au mouvement, et les postérieures au sentiment, pensa que les parties de la moelle qui correspondent à ces racines pouvaient avoir des propriétés différentes: l'expérience, en effet, a confirmé pleinement cette supposition; car en touchant ou piquant les cordons postérieurs de la moelle, l'animal donne des signes d'une vive sensibilité; tandis que si l'on touche à ceux de la partie anté- rieure, les signes de sensibilité sont à peine visibles. Le centre de la moelle n'est pas sensible. Les propriétés de cet organe parais- sent résider à sa surface. Conniient le sentiment et le inouvemcnt se propagent-ils au cerveau? La disposition anatoniique ferait penser que la sensibilité se dirige vers le cervelet; néanmoins les lésions du cervelet ne font point perdre la sensibilité. La soustrac- tion dés hémisphères n'emporte pas la perte du mouvement, comme l'a dit M. Rolando. L'assoupissement qu'il a observé ve- nait de l'épanchement sanguin qui a lieu à la suite de cette opé- ration. Quand on enlève les hémisphères cérébraux au-devant des tubercules optiques, il se jiianifeste ce phénomène bien remar- quable, que les animaux, même nouvellement nés, marchent et courent avec une activité extraordinaire ; si l'incision esllalteim- médialemcnt au-devant des tubercules, tout s'arrête, les pales sont raides, la tête est portée en arrière. En faisant une section derrière les tubercules, tous ces phénomènes cessent, toutes les parties de l'animal deviennent presque fléchies ; il paraîtrait donc que les couches optiques, les cuisses du cerveau, et les tubei'- cules quadrijumeaux ont des fonctions relatives aux monve- mens. M. Magendie ajoute que le cervelet est nécessaire à l'in- tégrité des mouvemens, que toute blessure grave de cet organe rend la progression en avant difficile ; ayant ôlé le cervelet à un canard, cet animal nagea en arrière, et exécuta ces mouvemens pendant huit jours. A ces faits très-remarqiiablos, comme on le voit, M. Magendie a joint l'histoire d'unç. altération de la partie antérieure de la moelle épinière observée par M. Royer-Col- lard. Les racines antérieures des nerfs rachidiens pouvaient encore être distinguées, mais leur consistance n'était pas celle ordinaire ; la pic-mère, qui recouvrait la partie antérieure de la luoelie était colorée, épaissie; les corps olivaires et pyramidaux étaient grisù- Physiologie. 87 très et mous; le ramollissement se continuait en diminuant sur toute la partie antérieure de la moelle; la face postérieure de cet organe était saine. Aussi l'individu ne pouvait exécuter libre- ment les mouvemens des bras, tandis que ces parties conser- vaient leur sensibililé. Dans le numéro prochain nous donnerons l'analyse succincte des autres expériences contenues dans l'ex- cellent journal de M. Magendie, dont nous avons extrait ces détails. Defermox. i53. Destruction d'une grande partie de la moelle épinière avec contraclure des bras, et mobilité parfaite des membres; observation recueillie par M. Rullier, D.-M. Remarques sur cette observation , par M. Magendie , membre de l'Institut. ( Joiirn. de phys. expér., avril 1823 , p. 17^ et 186.) Nous allons retracer les points les plus saillans de ce fait, qui est certainement un des plus remarquables que l'anatomie pa- thologique ait encore fournis. M. L*** avait présenté, dès son enfance, une déviation de la colonne vertébrale, qui, sans être très-choquante, avait amené l'élévation de l'épaule droite. Doué d'un tempérament ardent , il s'adonna avec excès au commerce des femmes; néanmoins il parvint, sans accidens bien remarquables, à l'âge de trente- quatre ans; alors seulement il ressentit de la gène dans les mou- vemens du bras, et il éprouva de la douleur et de l'engourdisse- ment dans la partie déviée de la colonne vertébrale. Cette in- commodité eut des intermissions; mais à la suite d'une chute, le malade fut réduit à l'impotence presque absolue des bras ; les mains étaient raides , crochues, involontairement contractées, et placées de manière que la paume regardait en dehors et en arrière. On observa que la tumeur formée par l'épine dans la partie supérieure et droite de la région du dos augmentait. On regarda d'abord celte affection comme la maladie de Pott. De i8i5 à 1822 le malade souffrit constamment; les symptômes s'aggravèrent, son irritabilité était extrême, la contraclure par- ticulière aux membres supérieurs s'étendait aussi aux muscles destinés à rapprocher les bras de la poitrine; les doigts étaient tellement crochus, qu'avant de s'endormir le malade était obligé de mettre ses mains l'une dans l'autre, sans quoi les ongles eussent offensé la peau. Les facultés intellectuelles étaient intactes; mais ai- gri par la douleur, il était très-impalient; toutes lesautres parties. 88 Phjsiologie. à l'exception dos bras , étaient soumises à l'influence de la vo- lonté. M, L*** pouvait se tenii- debout cl marcher; peu de temps avant sa mort il sortit, et assurait qu'il se sentait très-fort. Les parties contractées avaient toute leur sensibilité. Le sommeil était des plus pénibles; à son réveil M. L'*** était comme menacé d'apoplexie; on le mettait sur son séant, on le levait , il se pro- menait dans sa chambre, et cet état se dissipait. Dévoré par la fièvre hectique, fatigué par une oppression et une toux fré- quente, épuisé par des douleurs très- vives, cet infortuné, réduit au dernier degré deniarasmc, mourut âgé de quarante-quatre ans. M. Rullier l'avait vu pendant les vingt-cinq derniers jours de sa vie. L'autopsie fut faite avec grand soin, en présence de BIM. Ma- gendie et Rullier. Comme c'est sous le rapport de l'altération de la moelle épinière que cette observation est intéressante, nous indiquerons seulement ce que cet organe présentait de particu- lier, les autres parties n'offiant l'ien de bien remarquable. La co- lonne vertébrale présentait, dans la moitié supérieure de la ré- gion dorsale une légère courbure saillante eu arrière , et à droite , qui soulevait l'épaule correspondante ; les bras étaient portés en avant. Le cerveau, ferme et très-sain, contenait do la sérosité dans les quatre ventricules; et cette sérosité paraissait pouvoir se porter, suivant la position du corps, dans le canal formé par l'arachnoïde rachidienne ; car on ne put recon- naître l'existence du cul-d3-sac que forme cette membrane, qui ferme le quatrième ventricule. La valvule de Vieussens n'existait pas; l'arachnoïde des ventricules, quoique très-trans- parente, était épaissie. Le canal vertébral , et l'enveloppe fibreuse de la moelle , furent ouverts ; la moelle suivait les déviations de la colonne vertébrale , et n'était pas comprimée; elle était intacte depuis sa naissance jusqu'à la quatrième paire cervicale, et les deux tiers inférieurs de la partie dorsale étaient sains : c'était entre ces deux parties, dans l'étendue de six à sept pouces, qu'exis- tait l'altération. Dans cet endroit la moollo était tolicmcnt molle et diffluente, que le canal de la duro-mèro semblait distendu par un véritable liquide. M. Magendie dit que l'aspect de cette partie était tel, que chacun crut qu'il y avait une hydroposie dans la moelle elle-même. Ayant ouvert cette cavité, il s'en écoula d'abord un liquide contenant de petits flocons de matière médullaire ; et quand on eut incisé longltudinalemcnt la dure- mère, la partie malade de la moelle offrit une cavité allongée Phjsiulogie, Si) remplie d'une espèce de fluide rougeâlre ; on voyait dislinctc- Hient le tissu cellulaire de la moelle, qui était infiltré par ce fluide; les lames et les cellules étaient très-évidentes, et elles le sont encore sur cette pièce , qui est conservée par M. Magendie. Dans cette cavité il y avait un grand nombre de vaisseaux très-fins ; sur la partie antérieure de cette moelle les cordons médullaires , en rapport avec les i-acines correspondantes des nerfs spinaux , restaient à peine. Du côté gauche, le cordon interrompu n'était ])lus marqué, dans l'espace d'un pouce et demi environ , que par des portions lenticulaires de matière médullaire placées les unes à la suite des autres; mais cela pourrait peut-être tenir à quelques tirailiemens exercés sur la moelle. Loi'sqn'elle fut en- levée de son canal, et examinée par sa partie antérieure, elle n'était pas diffluente à sa surface , et l'altération qu'elle offrait était beaucoup moins sensible ; les cordons médullaires correspon- dans aux filets d'origine des branches antérieures des nerfs spi- naux, étaient apparens, et n'offraient aucune interruption dans leur continuité, à l'exception du gauche, qui était altéré, comme nous l'avons déjà dit. Depuis la quatrième paire cervicale jus- qu'à la sixième , la masse était convertie en une cellulosité in- filtrée d'une sérosité rose pâle; l'altération s'étendait en outre, mais moins prononcée, jusqu'à la quatrième paire dorsale. M. Magendie observe que la communication entre la partie su- périeure et la partie inférieure de la moelle avait lieu ou par la petite lame nerveuse qui unissait encore les deux portions de cet organe, ou bien il faudrait dire que la communication avait lieupar les membranes; il ajoute que cette altération de lamoelle n'a pas eu sur la circulation l'influence qu'on aurait pu croire, d'après les expériences de Legallois. Après avoir exa- mmé l'état des racines antérieures et postérieures, les premières étant réduites au neuriième, et les secondes étant remplies de matière médullaire, M. Magendie pense que ces dernières trans- mettaient la sensibifité , tandis que l'état des autres racines est la cause de la contracture des bras , ou il faudrait supposer que les enveloppes de la moelle pourraient être sensibles; et cette conjecture a un certain degré de probabilité, car M. Ma- gendie nous apprend que le simple contact sur la séreuse de la moelle donne lieu à une vive douleur. Ce célèbre physiologiste, dont les travaux sont si utiles aux progrès de la science, termine ses remarques sur cette curieuse observation, en disant qu'il QO Phjsiologie. reste beaucoup à apprendre sur les fondions de la moelle épi- nièrc, et il invite les personnes qui se livrent à l'aniitomie pa- thologique à examiner avec soin, et même à conserver cette partie, lorsqu'elle présente quelque lésion. Defermon. . i5/|. Rf.chkrches sur le sitGE SPÉCIAL de difféionles fonctions du système nerveux, par MM.Fovij.i.k et PiNEL-GR,\NnciiAMP, élèves internes de l'hospice de la Salpètrière. 2 f. in-8". Paris; i823;Bobée. J Dans un mémoire public il y a un an, MM. Foville et Pinel- Grandchanip avaient cherché à établir, par une série d'observa- tions, que 1rs désordres de l'intelligence avaient spécialement leur siège dans rallération de l.i couche grise superficielle des hémi- sphères, tandis que la paralysie était liée à une lésion de la sub- stance blanche des hémisphères, ou de la substance grise des rorps striés et des couches optiques. Dans le mémoire que nous annonçons aujourd'hui, MM. Foville et Grandchamp concluent d'un assez grand nombre d'observations que la paralysie des membres supérieurs est due à l'aUération de la partie posté- rle.ure des hémisphères, et spécialement des couches optiques. La paralysie des membres inférieurs est due à l'altération de la partie antérieure des hémisphères, et spécialement des corps striés. Si le plus ordinairement l'on observe la paralysie simultanée du bras et de la jambe, c'est que l'épanchement a le plus souvent Jieu dans la portion du cerveau qui se trouve intermédiaire entre Ja couche optique et le corps strié, de sorte que ces deux par- ties doivent se trouver égalemcn!; comprimées. Guidés par les expériences de M. Magendie , qui a reconnu à la face posté- rieure de la moelle une sensibilité beaucoup plus grande qu'à sa face antérieure , et considérant que les corps restiformes s'é- ]>anouisscnt .spécialement dans le cervelet, MM. Foville et Giaii champ furent portés par induction à regarder le cervelet comme )(• siège spécial de la sensibilité. Les expériences qu'ils ont en- treprises sur les animaux vlvans leur ont donné les résultats sui- vans. En piquant, en cautérisant le cervelet, ils ont vu les ani- maux donner des signes d'une grande sensibilité; ils n'en mani- ; fcslaicnt aucune lorsqu'on tentait ces mêmes expériences sur j le. cerveau. Peu de temps après que le cervelet avait été lésé, des } mouvemens convulsifs apparaissaient. La manifestation de mou- j vemous convulsifs avec renversement de la tète en arrière chez i Physiologie. 91 une femme frappée d'apoplexie, fit présumer à l'im des auteurs du mémoire que le cervelet était atteint. L'on trouva effectivement un cpanchoment sanguin dans celte partie de l'encépliale. A. i55. Sur i.f.s nerfs de la 5'. paire, considérés comme organes ou conducteurs de sensations, parle D'". Godefroi-Reinuold- Treviranus, prof, à Brème. ( Journ. cornpl. des Se. méd., mai 1823, p. 207. ) Dans ce mémoire , M. Treviranus a rassemblé plusieurs faits connus, et a consigné de nouvelles reclicrclies qui tendraient à prouver que les nerfs de la 5''. paire tiennent lieu, chez certains animaux, de ceux de sens très-iraportans, et qu'il existe chez plusieurs animaux des organes de sens particuliers et différens de ceux de l'homme, dont les nerfs sont des ramifications de cette paire. A l'appui de la première assertation que les nerfs de la 5'^'. ])aire remplacent ceux de sens très-importans chez c[uelques ani- maux , M. Treviranus rappelle que Zinn crut remarquer que le nerf visuel de la taupe est un rameau d'une branche du nerf de la 5''. paire, qui se rend au museau. D'autres anatomistes pensent que ces nerfs sont différens. M. Carus n'a trouvé ni "i'., ni 4'^ » ni (i ■. paire de nerfs chez la taupe; il pense, ainsi que M. Trevi- ranus , que le nerf optique et la branche ophthalmique de la 5*^'. paire s'unissent ])our former en commun la rétine. Ayant eu l'occasion de disséquer plusieurs taupes, et d'en examiner de vivantes, je crois que le filet délié de la 5*-". paire ne se rend pas chez la taupe au globe de l'œil, ou , pour mieux dire, au vestige de cet organe; car il paraît bien douteux que les taupes puissent voir ; ou si la vision existe , cette fonction s'exerce avec des modifications qui la rendent bien différente de celle de L'homme. M. Treviranus ajoute que chez le Proteus an^idnus , on ne peut douter que la vision ne soit exercée par une branche du nerf de la 5". paire, et il volt dans la peau qui passe au devant de l'œil du Proteus une disposition qui ne s'oppose pas à ce qu'il distin- gue la lumière des fertèô/rj, sans que pour cela il discerne les ob- jets. M. Trev. dit encore que Scarpa avait remarqué le nerf auditif des poissons était un rameau de la S»", paire, mais il ne partage pas l'avis de ce savant. Il croit que chez les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons, il y a toujours e/i qt'-néral des nerfs propres à chaque sens comme chez l'iiomnie, et que le remplace ment de certains nerfs des sens par des filets de la 5''. paire n'a 92 P/ijsiologie. lieu que dans quelques genres et peul-iHrc quehiiics familles d'a- nimaux vertébrés. C'est dans un autre ouvrage que M. Trev. a prouvé que chez les animaux inverlébrés tous les nerfs des sens sont des branches de la S'', paire. Telles sont les observations sur lesquelles cet anatomiste fonde sa pi-emière assertion. M. Trev. croit avoir rencontré la 3'-. et la 4i-. paire de nerls c'hez la taupe; il n'a pas constaté l'existence de la ôg. Je croirais plus exact le résultat des recherches de M. Carus. De l'anatomie des raies et des squales M. Trev. tire les principales preuves de sa seconde projiosi.fion : qu'il existe chez les animaux quelques organes de sens îrès-différens de ceux de l'homme, et dont les nerfs sont des branches de la 5' . paire. A vaut cet auteur, on avait décrit chez les raies les organes dont il parle; Lorenzini les avait observés chez la torpille, A. Monroles avait décrits et figurés d'après des raies non électriques et M. Geoffroy-St.-Hilaire les considère comme les analogues des organes électriques: mais M. Trev. pense qu'on s'était tronqué sur leur nature, et que M. Jacobson seul en avait reconnu le véritable caractère; mais ce savant n'a pas publié ses recherches ace sujet. L'existence de ces organes de sens formés ])ar la 5'-. paire n'avait pas été observée chez les squales avant M. Trev. On lira donc avec intérêt le mémoire de cet anatomiste; mais il faut répéter ses dissections, car 11 devient curieux de constater bien positivement si l'on doit assurer que le nombre des sens n'est pas limité chez les aniinaux à celui des sens de l'homme , et de savoir si les nerfs de la 5c. paire donnent naissance à ces or- ganes, et surtout s'ils fournissent des fdets de remplacement aux sens de la vue, de l'ouie, chez quelques genres ou dans quelques classes d'animaux. DEFERMO^f. i56. De la puissance vitale , considérée dans ses fonctions physiologiques, chez l'homme et tous les êtres organisés ; avec des recherches sur les forces médiatrices et les moyens de prolonger l'existence ; par .1. J. Virey , D. M. P. In-S. Paris; i8a3; Crochard. L'auteur accuse la plupart des physiologistes modernes de ne s'occuper qu'à observer les fonctions du corps humain , c'est-à- dire l'organisation la plus comi)liquée, la plus difficile de toutes à expliquer et à connaître , et de ne pas assez considérer que le grand i)hénomènc de la vie se sinijdifie dans les êtres des ordres P/ijsiologie. 93 inférieurs, et que par conséquent ils devr;ii. nt l'étudier dans ces classes d'animaux. Nous ne disconvenons pas de l'utilité de la physiologie comparée, mais pent-êtrq quekjues personnes diffé- reront-elles d'opinion avec l'auteur lorsqu'il admet que les phé- nomènes de ces créatures sont plus faciles à connaître et à expli- quer que ceux des créatures' plus compliquées , comme les animaux des hautes classes. Si nous devions émettre une opinion, nous dirions que chez ceux-ci les phénomènes sont plus marqués et plus complets, et par conséquent plus faciles à observer, etc. , et c'est ce que l'histoire de la science démontre. Quoi qu'il en soit de cette idée et de plusieurs autres que nous ne men- tionnerons pas, mais qu'un lecteur judicieux saura distinguer, nous pensons que ce livre, remarquable par le style, ne peut que procurer de l'honneur à celui qui l'a fait, et de-l'instructlon à celui qui le méditera. L'auteur y a fait preuve d'une grande éru- dition ; mais ce qui est ingénieux lui plaît, et cette seule qualité a suffi pour lui faire admettre comme y^/Vi-, diverses hypothèses qu'un examen plus sévère apprend à rejeter. Defermow. 157. Observation sur unf. altération du sang veineux chez le cheval; par M. Z.-L. Lassaigne. L'analyse comparée, que j'ai eu l'occasion de faire, du sang veineux avec le sang artériel d'un cheval mort le 4'- j'^^r après les expériences sur la section des nerfs pneumogastriques et tris- planchnique ( la respiration de l'animal ayant été entrenue par une ouverture faite à la trachée), a donné les résultats suivans ; Le sang veineux extrait de la jugulaire a fourni, par le lavage à l'eau, une matière blanche d'apparence fibreuse qui s'est en- tièrement dissoute au bout de 12 heures, et dont la solution présentait tous les caractères de l'albumine ordinaire. Le sang artériel , au contraire , a fourni de la fibrine par- faitement insoluble et jouissant d'ailleurs des autres propriétés qui appartiennent à cette substance animale. Ce résultat, auquel on était loin de s'attendre, semblerait indi- quer que le sang est susceptible de s'altérer dans les maladies oii les fonctions de la respiration sont suspendues. ( Mémoires de la Sociét. (l'Émulation de Cambrai, année 1822, p. 207. i58. Dr. LA STÉRILITÉ de l'homme et delà femme, par Monhat, D. M. In-8,204 p. Prix, 4 fr. 5o c. Paris; 182"?; Gabon et comp. Dans ce livre Tauteur trace d'abord l'histoire anatomicp.ie et g4 Physioloi^ie. physiologique des organes génitaux des deux sexes. File n'offre rien de nouveau. Il passe ensuite aux causes qui peuvent pro- duire la stélérité dans l'homme comme dans la femme ; pour le premier, l'alropliie des testicules, l'hydrocèle, le sai'cocèle, l'ossi- fication des vésicules séminales, le satyriasis, etc., paraissent dé- terminer le plus souvent la stérilité. Cliez la femme, l'induration des ovaires, leur hydropisie , le rétrécissement ou l'oblitération des trompes , les polypes du vagin , les fistules vaginales, la leu- corrhée , la raénorrhagie , etc., occasionent fréquemment cette grave incommodité. Dans le troisième et dernier chapitre l'auteur donne la description détaillée des substances propres à com- battre la stérilité; il a même la complaisance de présenter des formules toutes préparées, pour éviter à ses confrères la peine de se fatiguer la tète à trouver des combinaisons de médicamens propres à réveiller les désirs éteints de leurs malades. C'est la partie la plus saillante de ce livre, qui ressemble à tant d'autres, en ce qu'il n'est ni bon ni mauvais, ni vieux ni nouveau; il a cependant le mérite de n'être pas volumineux. Pinel fils. iSo.lxjECTiON DE MATIÈRES PUTRIDES dans la veinc jugulaire du cheval, par M. Dupuy, Prof, à l'école vétér. d'.ilfort. [Nom-. Bihl. inril. , janv. iSîS ; p. 99. ) M. le prof. Dupuy , voulant donner suite aux expériences in- téressantes qu'il a déjà publiées sur l'injection des matières pu- trides dans les veines des animaux, introduisit dans la veine jugulaire d'un cheval de y ans, qui avait la morve, quatre centi- litres d'un liquide jaunâtre d'une odeur infecte provenant de chair musculaire, qui pendant 4 a»s et demi avait été renfermée dans un bocal. L'analyse de cette liqueur avait donné à M. Las- .saigne beaucoup de sous-carbonate d'ammoniaque, une huile fétide et du caséate d'ammoniaque. L'animal présenta pendant les /) jours qu'il survécnt à l'expérience les symptômes qu'on ren- contre dans le typhus, le vertige et autres maladies; la durée, ajoute M. Dupuy , en est la même, les altérations du sang et des viscères ont beaucoup d'analogie, et quoique les fonctions de l'organe, encéphalique aient été manifestement troublées, on n'a point rencontre, à l'ouverture, de lésions notables du système ner- veux; chez, l'animal il y avait eu prostration des forces mus- culaires , perte de la vue, coma , et la position de la tète du che- val semblait uidiciuer un état de trouble des fonctions cérébrales. Plijsiologie. (j:') Le vonii.ssciTicnt noir n'a pas existé , sans doute à r;mse de la dif'ficnllé du vomissement diez les clievaux ; mais cet animal eut par le nez un écoulement nuir qu'on îie pourrait attribuer à la maladie première de l'animal; car la couleur et l'odeur oflVaient nue analogie marquée avec celles de la matière injectée, et avec la matière du vomissement observée sur d'autres animaux soumis aux mêmes expériences. M. Dupuy pense que chez ce clieval la vitalité du sang a été diminuée. Df.fermox. if)o. Das fettgift oder die futtsœure und ihre wiikungen auf den tliierischen organismus, c'est-à-dire, sur l'acide vé- néneux de la graisse, et ses effets; par le D. Just Rerner. in-S". de xii et 366' p. Stuttgard et ïubingue; 1822; Cotta. Ou avait remarqué dans plusieurs contrées de l'Allemagne que des familles entières étaient victimes de certaines maladies de langueur dont on ne pouvait découvrir la cause. On a cru depuis peu la trouver dans une qualité vénéneuse que contrac- tent quelquefois les viandes conservées, particulièrement les boudins et les cervelas. M. lierner attribue ces effets funestes à une altération propre à la graisse, et pariiciilièreineat à l'acide qui s'y développe dans certaines circonstances. Il rappelle à ce sujet les proliibitlons portées par la loi de Moïse; une ordonnance de l'empereur Léon iv, qui défend l'usage du boudin; et l'opi- nion des Grecs, que le sang de bœuf pouvait devenir un poison. Quant aux épiées, par lesquelles on croirait peut-être pouvoir combattre cette qualité délétère , l'auteur pense que ces sub- stances , et particulièrement le poivre, doivent au contraire la rendre plus énergique; et il se fonde sur ce que l'on sait de quel- ques tribus sauvages, qui, lorsque les poisons dont elles font usage ont perdu de leur activité, y ajoulcnt du poivre pour la leur rendre. La Gazette littéraire de Halle, décembre 1822, parle avec éloge de cet ouvrage. C. M. 161. Sur la températurk du corps humain dans divers cli- mats. {^Ann. de chim. et de phjs., avril i823 ; p. !{V\. ^ Suivant le D. John Davy, quand on passe subitement d'un climat froid ou tempéré à la région dos Iroj)iqiiCs, la lemjiéra- ture du corps s'élève de 1", et même quelquefois de i^'S' ccniig. ( Voyez l'ouvrage intitulé An accourit of ihe interior of CeyUw. ^ M. J. Davy quitta l'Angleterre pour se rendre à Coylan en fe- rler. Le 10 mars, par <)" 42' de latit. nord, le ihcrmoniètre qG Physiologie. marquait à l'ombre -|- îTio G'. On prit la tempùnitiirosur scpf indi- vidus de 17 à 3.8 ans, après leur déjeuner, en iiieltaiit le tliermo- mèîre sous la langue, la bouche étant fermée pendant toute la durée de l'expérience. ( En Angleterre la température du corps est de 36° 7' centig. ), la moyenne fut 37° 19'. Le 4 avril par 23° 44' de latitude sud, le thermomètre maïquant -f- 26° 7', les mêmes sept individus, et six autres, après avoir été exposés pendant près d'un mois à la chaleur des tropiques , donnèrent pour résultat moyen 370 62'. Enfin le 5 mai, sous 35" aa' de la- titude sud, après avoir été trois semaines entre le So^. et le 35*". degré, par un temps humide et froid . le thermomètre étant à -f- i5° 5' centig., sur huit des mêmes individus la moyenne fut de 36o 42'. A Colombo, capitale de Ceylan, au mois de septembre 1816 , le thermomètre marquant à l'ombre et à l'air libre -f- 2 5" i ' cent., M. J. Davy obtint pour résultat, sur six Singaleses , dont deux étaient des femmes, et dont les âges varient de manière à établir une compensation assez exacte , 38° 23'. Dans une école d'or- phelins, en prenant la température sous les aisselles et sous la langue, il obtint pour moyenne sur sept mctis, dont l'âge \ari.iit de 10 à 17 ans, 38° 17'; et sur cinq jeunes blancs de 6 à 12 ans, 38'^ 54. Ces derniers résultats prouvent que la température des habitans des tropiques n'est point inférieure à celle qu'on aadop ■ téepour les régions tempérées, comme l'ont avancé quelques au- teurs. D. i()2. Mémoire sur le mécanisme de la respiration du lima- çon TERRESTRE, présenté à la Société Linéenne de Lyon le i3 janvier i823; par M. Fleury Imbert, D.-M., etc. ( Jourii. de phys. cxp. etpath. , avril 1823 , p. 161. ) Après avoir rappelé d'une manière très-rapide les priiicij)auv physiologistes qui se sont occupés de l'anatomie et de la physio- logie des limaçons, l'auteur de cet intéressant mémoire entre en matière. II le divise en deux parties : dans la première il traite de l'anatomie de l'organe respiratoire; dans la deuxième, du jeu de cet organe dans l'inspiration et l'expiration de l'air. C'est YHeli.i pomalin sur lequel M. Fleury a opéré. Il pense que l'enveloppe supérieure si ténue de la cavité pulmonaire est composée de trois tissus particuliers: en dehors la peau, en dedans une membrane qu'il assimile a la membrane muqueuse, et entre elles la mem Médecine. qy brane vasculairc, ou le système capillaire pulmonaire. M. Fleury décrit avec plus de détails qu'on ne l'avait fait jusqu'ici l'orga- nisation du collier ; puis il passe à la deuxième partie. Ici cet ob- servateur décrit très-bien le mécanisme de la respiration, qui quoiqu'il eût été bien compris, n'avait point été analysé et dé- crit avec ce détail. Il réfute l'opinion de Spallanzani, qui dit que les limaçons continuent à respirer malgré la rupture de leur co- quille. Ils meurent asphyxiés, assure M. Fleury; et il a raison. La partie musculaire postérieure du poumon peut être comparée au diaphragme des mammifères: comme chez eux, dit-il, cette partie agrandit la poitrine en se contractant , et sépare la cavité pulmonaire des organes abdominaux, la coquille remplit les usages des parois osseuses de la poitrine. L'orifice respiratoire intermittent est comparé à la glotte, et M. Fleury montre très- bien la nécessité de son occlusion intermittente, opposée à ce qui se voit chez les animaux des classes supérieures ; d'abord pour retenir plus long-temps l'air sur les vaisseaux dont il doit oxi- géner le sang , leur simplicité ne pouvant pas leur permettre d'en retenir, comme cela a lieu chez les mammifères par la complica^ fion des vésicules pulmonaires, el chez lesquels la sortie de l'air est libre. Enfin la pression que l'air éprouve jjar cette occlusion le met dans un rapport plus immédiat avec le système capillaire pulmonaire. Les intermittences des inspirations n'ont rien de régulier; on sait seulement quelles se ralentissent en automne, pour cesser complètement en hiver, comme dans les Loirs les Marmottes, etc. p MÉDECINE. l63. On THE PRINCIPLES OF INFLAMMATION AND FEVER. DeS CaU- ses de l'inflammation et de la fièvre, par C. E. Lucas, D. M. In-8°. 3o4 p. Prix : 8 sh. Londres; 1822 ; Underwood. Après quelques considérations générales sur le système ner- veux, M. le D^. Lucas parle de l'inflammation qu'il définit « un >' état d'obstruction des vaisseaux capillaires, avec augmentation x d'action des vaisseaux contigus. » Il faut dire que M. Lucas re- garde la question de l'irritabilité des vaisseaux sanguins comme entièrement prouvée ; et qu'il admet comme exactes les expériences de M. Hastings sur la force contractile des vaisseaux. Du reste cet ouvrage ne paraît être que le développement des opinions Tome IIL 7 n8 Médecine. (le i\lM. Pliilip et Hastings. Porir ciu'on se forme autant que pos- sible une idée de l'esprit dans lequel cet ouvrage est écrit , nous ;illons ajouter à la délinllion de rinflamniation celle de la fièvre : <. Elle consiste , suivant notre auteur, dans un étal d'excitation du » cœur et des artères avec dérangement d'équilibre dans les ex- ,, trémités vasculaires. » Puis il ajoute « que toute irritation qui « diffère matériellement, par sa nature ou par son intensité, du „ stimulus naturel à l'état de santé , venant à contrarier la trans- .. mission convenable et égale de l'influence nerveuse nécessaire » pour maintenir le système vasculaire dans son état de tonicité « naturelle et son harmonie d'action, est une cause suffisante >. de fièvre. « Nous pouvons assurer avoir traduit ces passages avec une scrupuleuse exactiludc. Defermon. ]6/i. Lezioni sulle invi.ammazioni. I-eçonsdu D^ G. Tomson sur les inflammations. Trad. de l'ang., par Bened. Baroz.zi. /, vol. in-19.; 8 fr. Pavie; 1828 ; Capelli. 1 65. Croissais ocBkoussaismen en fremstilling afdctnye franske System i medicinen, etc. { en danois ). Sur le nouveau système de médecine du D>-. Broussais, avec des remarques, par C. Otto. In-8". Copenhague; 1822 ; Kiopping. L'auteur danois, qui, pendant son séjour à Paris, a suivi les leçons du D^ Brousais, offre ici à ses compatriotes un aperçu des opinions de ce médecin. 166. Leçons dudoctkurBroussais sur lesPhlegmasies gastriques, dites fièvres continues essentielles des auteurs, et sur les Phle^masics cutanées aiguës. Par E. de Caignou de Mortagne , D. M-, «"t A- QuF.MONT, D. M. 2'-. édit., revue et corrigée. In-8.>. '20 feuil. |. P"* : 5 fr. Paris; 182:^. Le but de cet ouvrage est suffisamment annoncé par son titre. Le 1'='. chapitre e^t consacré à des considérations générales sur la pathologie. Passant en revue tous les organes ou appareils d'organes, les auteurs exposent les sympathies plus ou moins nombreuses qui les unissent. Us retracent ensuite les altérations diverses que TmAammation aiguë produit dans les organes dont elle s'empare, et ses différens modes de terminaison. Ils placent au nombre des terminaisons de l'infiammalion les dégénérations organiques, telles que tubercules, squirres, etc. Ils s'occupent enfin des sub-inflammations, en retracent, énumérent les carac- tères, et passent en revue les principaux moyens thérapeutiques. Médecine. 9y Dans le chap. 2,56 trouvent exposées ks formes indnlinent variées sous lesquelles se présente l'inflammation gastro-intesti- nale. Toute fièvre essentielle est une inflammation des voies di- gestives, avec prédominance de gastrite, d'entérite ou de colite. Le cancer de l'estomac n'est qu'une des formes de la gastrite chronique. L'inflammation du tissu cellulaire forme le sujet du chapitre 3. Enfin le chapitre 4 ti-aite des différentes plilegmasies cutanées aiguës, telles que l'érysipèle, l'anthrax, la pustule maligne, la scarlatine, la rougeole, la variole, la vaccine, la varicelle, le pemphigus. A. 167. An essay on the médicinal efficacy, and employment of the Bath waters, etc. Essai sur l'efficacité et l'emploi des eaux de Bath , augmenté de remarques sur la physiologie et la pa - thologie , applicables surtout au traitement de la goutte, du rhumatisme, de la paralysie et des maladies éruptives; par Ed. Barlow, m. Dr. In-S". Bath; 1822. Le but principal du D' . Barlow ne paraît pas avoir été d'indi- quer les cas dans lesquels on doit employer les eaux de Bath; ce qu'il dit sur les eaux minérales n'est même qu'accessoire à son ouvrage, dans lequel il rjqjpelle les opinions en pathologie qu'il avait déjà exposées avec détail dans les 9'' et 10^ vol. deVEdin- hiirgh médical and surgical journal. Ce médecin, partisan de la doctrine àncontrostimulisme, base, dans les affections dont il traite , ses inductions pratiques sur la distinction de trois espèces de pléthore : la i^*:. est celle qui existe chez un individu sain, et provient de l'excès de sucs nu- tritifs; la 2e. est bien le même état, mais chez des individus moins vigoureux el chez lesquels la nature ne trouve pas assez de res- sources pour rétablir en peu de temps l'équilibre, et en outre l'inflammation a une marche moins franche que dans le ler. cas ; le "i^. état de pléthore n'est pas causé par une trop grande abon- dance de sucs nutritifs, mais il est, selon l'auteur, le résultat de l'accumulation des fluides excrémentiels. M. Barlow paraît jouir, comme médecin, d'une assez grande réputation en Angleterre ; et son ouvrage ne semble pas trop s'éloigner des doctrines reçues en ce pays , si l'on en juge par le compte qui en est rendu dans les journaux de médecine anglais. Defermon. loo Médecine. i()«S. History and Mi.THon of cire , (le. Histoire et nu-tliode de guérison des différentes espèces d'épilcpsie , formant la a'". partie du second vol. du traité sur les maladies nerveuses ; par M. J. CooKE, D. M., etc. In-8. de 23G p. Prix, 6 sli. Londres; 1823 ; Longmnn et comp. Dans la préface de son traité sur les maladies nerveuses, le doct. Cooke avait très-judicieusement observé qu'il serait plus utile à la médecine de rassembler avec sagacité les sentimens et les expériences des éciivains sur la nature et le traitement de ces affections , que d'émettre de nouvelles théories ou de prôner certains modes de traitement, qui n'ont souvent d'autres partisans que leurs auteurs. Conséquent à son principe, le doct. Cooke trace delà manière la plus satisfaisante l'histoire de l'épilepsie , de celte maladie si terrible pour le malade , si intéressante pour le médecin. 11 décrit ensuite les divers cas d'anatomie pathologi- que , les lésions du système nerveux, du cœur, de l'estomac , des intestins, de l'utérus dans les individus qui ont succombé à l'é- pilepsie, et parmi les travaux des savans qui s« sont livrés à ce genre de recherches, ceux de M. Wenzel lui ont été de la plus grande utilité. Ces observations conduisent l'auteur à parler des causes et du diagnostic delà maladie. L'épilepsie est idiopathique ousvmpathique.Cettedernièreespècecomprend plusieurs variétés selon qu'elle a sa source dans l'irritation de l'utérus, des intes- tins, du foie ou de toute autre partie du corps. Ses idées sur le traitement ne sont pas moins satisfaisantes. Il l'approprie, avec discernement, aux divers tempéramens, à la disposition particulière des malades. Ainsi , dans une épilepsie pléthorique , il recommande entre autres moyens thérapeutiques, les purgatifs, les éméliques, les évacuations sanguines, générales ou partielles , \u\ régime végétal modéré , et l'abstinence de toute nourriture troj) succulente. Mais on sent que ce traitement se modifie d'après les modifications de la maladie elle-même. Si l'épilepsie, au contraire, semble dépendre de la débilité ou d'une faiblesse générale, une méthode curativecontraire à la ])récé(lenle doit être mise en usage. La nombreuse classe des toniques fournit, selon le témoignage de plusieurs médecins et celui de l'auteur en particulier, des moyens très-salutaires pour le traitement. Les préparations métalliques ont été le sujet de ses méditations et leur em]iloi , opéré avec sagesse , semble à l'auteur avoir beaucoup d'efficacité : tels sont le nitrate d'argent , l'oxide et le Médecine. i o i sulfate de zinc , la solution arsenicale de Fowler, le cuivre am- moniacal, l'étain pulvéï'isé et son oxide , le plomb et le mercure. Cependant s'il nous est permis d'émettre une opinion sur ce su- jet , nous exprimerons la d(;fiance que doit inspirer des sub- stances dont l'action est si énergique sur les tissus irritables du tube intestinal , et nous observerons que l'adoption de cette mé- decine perturbatrice n'est pas d'accord avec les propres idées de l'auteur lui-même, lorsqu'il termine son livre par des réflexions très-JTistes sur les dangers de l'empirisme. Les principaux anti- spasmodiques recommandés par l'auteur sont la valériane, l'huile de térébenthine. Tassa fœtida, le camphre , le castor et le musc; ])armi les narcotiques, l'opium , la jusquiame,le stramoine et la «ligitale tiennent le premier rang. J. A. G n. i6y. Recherches sur la nature et les causes prochaines des FIÈVRES, par A. N. GendriNjO^. M. i vol. in-8". Prix: lo fr. Paris; i823 ; Béchet jeune. Les fièvres sont considérées par l'auteur comme des lésions des fonctions des deux grands appareils de l'économie , le système uei-veux et le système sanguin. Elles consistent dans une altéra- lion de la vitalité de ces appareils. Delà deux grandes divisions : les fièvres nerveuses et les fièvres vasculaires. Les fièvres ner- veuses comprennent les espèces suivantes, i", F. intermittentes. Elles cofisistefit, dit Vauteur , clans u/ic altération de la succes- sion régulière et normale des excitations et des sédations spon- tanées , d'oii il suit que leurs causes prochaines se trouvent dans une lésion des forces vitales , par lesquelles cette succession s'o- père coin-enablenient et phjsiologiqucnient. L'auteur fait une fonction de ce qu'il appelle la succession régulière des excita- tions et des sédations spontanées. 2°. F. lente nerveuse. Elle con- siste dans l'éréthisme du système nerveux. Cet éréthisme existe dans un organe, lorsqu'il a été long-temps privé de ses stimulans ordinaires. L'éréthisme nerveux en ])articulipr naîtra par la sous- traction absolue des impressions excitantes , ou par la diminu- tion de l'énergie des impressions stimuhuites à l'action desquelles les nerfs sont i)hysiologiquemcnt appropriés, ou enfin parles «ommotions sédatives. 3". F. phrcnique. Elle consiste dans l'exaltation hYsical journal Ait New -York ce qui con- cerne la médecine. L'histoire de celte science est divisée en trois chapitres, dont le 1". indique l'époque delà formation et les progrès des écoles de médecine ; le 2''. contient les mesures lé- gislatives prises par le gouvernement pour seconder renseigne- ment et l'exercice de la médecine; enfin le "i". chapitre renferme les notices biographiques des médecins et des chirui'giens les plus distingués de ce pays. Ce fut en i683 qu'eut lieu la l'c. assemblée coloniale de la province de New-York;les lois qui furent faites à cet te éi)oque lurent imprimées en 1710 chea AV. Bradford , en i vol., sous le titre de Laa's of hrr inajesly's colony of New-York . Toutes les lois portées depuis le <) avril i(if)i jusqu'au 2'j mai Chirurgie. 107 1701) se trouvent réunies dans ce volume , et il n'y en a qu'une seule qui concerne les médecins et les chirurgiens; elle les exempte de faire partie de la milice; mais en 1758 il y eut une autre loi, lors de l'invasion du Canada, qui ordonnait que tout médecin ou chirurgien qui voulait être exempt de faire partie de la levée d'hommes que l'on fit à cette époque, payât 100 1. sterl. Ce fut en juin 1760 que parut la loi qui régla l'exercice de la médecine et de la chirurgie dans la ville de New-York. Une nouvelle loi parut en 1 792 ; parce qu'un grand nombre d'hommes trop j>eu instruits pratiquaient la médecine. Elle régla la ma- nière dont on subirait les examens. Ces lois ne s'étendaient d'a- bord qu'à la ville et au comté de New-York ; mais l'augmentation de la population , et le défaut de lois uniformes se faisant sentir, le 23 mars 1797 il partit une nouvelle loi qui s'étendit à tout l'état, et régla d'une manière uniforme les conditions nécessaires pour pratiquer la médecine ou la chirurgie dans l'état de New- York. C'est de cette époque que part le prof. Beck, pour tracer l'histoire de la médecine dans le pays qu'il habite. Defermon, CHIRURGIE. 178. Application de la doctrine physiologique à la chirurgie; par L. Z. Bégin. In-8 de i3 f. ^. Prix, 3 fr. 5o c. Paris; 18^3; Méquignon-Marvis. L'auteur de cet ouvrage prenant pour constans presque tous les faits avancés par l'auteur de la doctrine physiologique , a voulu compléter l'ensemble de la théorie de cette nouvelle doc- trine en l'appliquant à la chirurgie. M. Bégin présente d'abord dans un discours préliminaire l'exposé des motifs qui l'ont déter- miné à écrire son ouvrage ; ces motifs sont puissans lorsqu'on admet avec Qet auteur, que nous devons le plus grand nombre de nos connaissances positives à la doctrine aj)peiée physiologique. L'ouvrage est partagé en deux parties; dans la i''''. la doctrine ]:hysiologiquc est appliquée aux maladies chirurgicales aiguës; et dans la a*"., aux maladies chirurgicales chroniques. Les 5 premiers chapitres, qui embrassent l'histoire des lésions chirurgicales aiguës, sont disposés ainsi qu'il suit : Le l<^^ cha- pitre présente le tableau des accidens locaux produits par les lésions chirurgicales ; l'auteur {)arcourt les nuances diverses d'al- téralion (il n'ose pas dire les degrés^ que les parties cnflamiuécs io8 Chirurgie. présentent, et examine l'influence, que doivent avoir sur le trai- tement les principes qu'il admet. Dans le 2*^'. chapitre, il expose le traitement local des lésion* chirurgicales; il recommande les saignées locales, proscrit les résolutifs comme toujours nuisibles, et leur préfère l'eau pure , tiède ou froide. L'auteur blànie avec raison les chirurgiens qui recommandent d'employer les lonif|ues lorsque la prostration des forces vient d'une inflammation, «juel que soit son siège. Danslechap. S''., l'auteur expose les phénomènes svmpatliitiues déterminés par les lésions chirurgicales aiguës ; il dit que l'intensité des fièvres symptomatiques produites par les lésions externes , est constamment en rapport avec la force et l'étendue de ces lé- sions, ainsi qu'avec la sensibilité des parties qui en sont le siège. Le chap. 4 renferme des considérations générales sur le trai- tement des irritations internes qui compliquent les lésions chi- rurgicales. Les principales indications curatives tracées par l'auteur sont : i°. de diminuer la violence de l'inflammation locale; i'^. de combattre les dispositions aux irritations, on pour mieux dire les irritations antérieures des viscères ; 3°. d'é- carter des blessés toutes les causes susceptibles de j)rovoquer chez eux des inflammations intérieures; 4°- de combattre les affections internes, qui compliquent les lésions extérieures, lors- que l'on n'a pu prévenir leur développement. L'auteur, dans les diverses sections du cliap. 4 , s'élève contre remj)loi de divers moyens adoptés par un grand nombre de médecins , ou seule- ment employés par quelques chirurgiens , comme l'émétique dans les plaies de tête , l'ipécacuanha au début des péritonites puerpérales, etc. Le chap. 5 traite des aceidens nerveux déterminés par les lé- sions chirurgicales aiguës , c'est-à-dire de la stupeur , des con- vulsions , du tétanos , du délire traumatique. D'après quehjues inductions tirées de faits observés par l'auteur, il indique quel- ques vues nouvelles sur le traitement du tétanos ; il reponnaît l'insuffisance fréquente des saignées dans le délire traumatique, et cite les heureux résultats que M. Dupuytren retire dans celle affection de l'injection du laudanum dans le rectum à la dose de 8 à lo gouttes dans % à '3 onces de véhicule. Les 4 derniers chapitres sont destinés aux lésions chirurgicaics chroniques , et traitent des altéialions locales ([u'elles dcl<-rnii- iu^nt , du trailciiirnt huai (|ii'elles exigcnl , des phéiiouicnt'^ syni- Chirurgie. i o(^ pathirpics finVlles produisent, et enfin du Iraitement des irrita- tions internes qui Jes coni])lifjucnt. Cet apereu sur le contenu de l'ouvrage de M. Béyin suffit pour en faire désirer la lecture aux partisans de la nouvelle doc- trine , et aux médecins qui, sans adopter toutes les idées théo- riques de cette nouvelle école , savent se renfermer dans un sao^e éclectisme. On conçoit du reste que l'auteur n'a pu jeter qu'un coup d'œil superficiel sur l'ensemble des lésions chirurgicales. Defekmon. 179. Rapport lu a 1,'acauémie des sciences dans sa séance du 5 mai 1823, par M. Moreau de Jonnès, pour M. Chaussier. L'académie nous a chargé , MM. Pelletan , Percy et moi , de lui rendre compte d'une observation qui a été lue à la séance du 5 août 1822, par M. le baron Larrey, chirurgien en chef de l'hôpital militaire de la garde royale, membre de l'institut d'E- gypte, de l'académie de médecine , etc. Ce rapport, qui a été re- tardé par une maladie, aura pour objet de faire connaître à l'aca- démie le mérite de cette observation et celui des réflexions qui l'accoaipagnent. Le sujet de cette observation a été présenté à l'une des séances de l'académie, et a été examiné avec le plus grand soin; c'est un militaire de la garde royale, âgé de 25 à 26 ans, lequel a subi l'opération de l'empyèmeau côté droit et dans son lieu d'élection. Cette opération , suivie d'un succès inattendu et complet, avait été nécessitée par un épanchement sanguin, énorme, qui s'était formé dans la cavité thoracique par suite d'une plaie pénétrante à celte cavité, aveclésion du poumon et de l'artère intercostale près de son origine à l'artère aorte. C'est à la méthode créée et pour la première fois mise en pra- tique par M. Larrey , bien qu'elle eût été signalée par Valentin, que ce militaire dut d'abord son salut ; replongé ensuite dans un nouveau danger , par l'effet d'un épanchement sanguin , M. Lar- rey l'a rappelé à la vie et l'a rendu à la santé au moyen de l'o- pération hardie et délicate qu'il pratiqua sur ce sujet dans le mois de décembre 1820, à l'une de ses leçons de clinique, en présence de i)hisieurs médecins étrangers et de ceux de l'hôpital. M. le baron Larrey a donné le premier l'explication des phé- nomènes qui s'observent chez les sujets- atteints d'épanchement s:in-Min et d'aiilres fluides dans les cavités de la poitrine, soit MO Chirurgie. pendant l'existence de ces épanchemens, soit après leur évacTia- tionau dehors ou leur absorj)tion, et il indique en même temps les moyens propres à seconder le travail de la nature dans les différens états, pour conduire le malade à la guérison. La cure qui nous occupe maintenant est assurément l'une des plus remarquables dont il soitfait mention dans les fastes de la chirurgie, et l'on reste tout étonné des changemcns prodigieux qui se sont opérés sur le sujet de l'observation de notre con- frère. Ainsi, comme on l'a vu dans la figure lithograpliiée que M. Larrey a présentée dans la séance, tout le côté blessé de ce soldat est réduit dans sa circonférence déplus de la moitié de ses dimensions : les côtes ont perdu une grande partie de leur courbure et se sont mises en contact de manière à s'enlretou- cber : l'épaule s'est abaissée , le tronc s'est incliné de ce côté. Le cœur a suivi le déplacement du médiastin de gauche à droite, il a passé sous le sternum et fait maintenant sentir ses battemens sous les cartilages des 7^ et 8'. côtes du côté droit, ce que l'on reconnaît très-distinctement au moyen du cylindre acoustique. Le diaphragme s'est aussi indubitablement élevé de ce même côté avec tous les viscères suspendus à sa voûte. La partie du pou- mon restée saine, à la partie supérieure de la poitrine et vers la bronche, s'est certainement hépatisée en augmentant de volume pour concourir à l'obturation complète du vide qu'avait laissé le fluide évacué hors de la cavité thoracique; enfin le bras droit s'est atrophié. La cavité gauche au contraire s'est dilatée dans les mê- mes proportions et le parenchysme du poumon de ce côté paraît avoir acquis au moins le double de ses dimensions. Aussi ce sujet ne respire-t-11 pins que par ce seul poumon. Le savant rappor- teur termine de la manière la plus honorable le compte qu'il rend du travail de M. Larrey. L'académie a donné son approba- tion à ce rapport. 180. ObsERVaTIO DE AFFECTIBUS MORBOSISVIRCINIS HAFNIENSIS, etc. Histoire des diverses maladies qu'a éprouvées une jeune fdle de Copenhague, à qui on a extrait un grand nombre d'ai- guilles de différentes iiarlies du corps; par J. D. Herholut, M. D. In-8 de /,4 p- Copenhague ; 1822. Le sujet de cette observation est une jeune juive nommée Rachel Hertz-, d'une faible constitution, qui avait toujours joui d'une très-bonne santé jusqu'à l'âge de 1/, ans, époque où se Chirurgie. i 1 1 m.inifestèrent les premiers symptômes de l'affection hystérique qui , sous les formes les plus variées et les plus graves , la tour- menta pendant 6 ans. Il serait trop long de rapporter en détail les différentes affections qu'elle a éprouvées dans cet intervalle. Je m'empresse d'arriver au point le plus intéressant de cette longue histoire. Au mois de janvier 1819 , la malade fut prise de coliques atroces, de hoquets, de vomissemens sangulnolens , en un mot de tous les symptômes d'une péritonite très-grave. Cet état pei'sista sans amélioration jusqu'au îî février. A cette époque, en palpant l'abdomen, on découvrit au-dessous de l'ombilic une tumeur dui-e et résistante ; des cataplasmes émolliens furent appli- qués, mais sans produire de changemens dans la tumeur. Enfin le \i février, la malade présentant tous les signes d'une mort prochaine, on se décida à inciser la tumeur: elle ne fournit point de pus, mais seulement un peu de sang; une sonde introduite dans la plaie fit reconnaître la présence d'un corps étranger , qui fut extrait au moyen d'une pince. C'était une aiguille à coudre, noircie par la rouille. Les accidens cessèrent aussitôt ; mais ils reparurent quelques jours après avec une nouvelle force; une autre tumeur se manifesta dans la région lombaire gauche ; elle fut ouverte avec le bistouri , et on en retira une autre ai- guille : enfin dans l'espace de 18 mois on retira ainsi de diverses parties du corps 26^ aiguilles de forme et de grandeur variables. Après de si cruelles souffrances la malade se rétablit; elle reprit de l'embonpoint et ne se plaignait plus que d'une légère douleui' dans l'épaule droite, et d'une faiblesse du bras de ce côté. L'auteur de cette observation qui, conjointement avec les mé- decins et chirurgiens les plus distingués de Copenhague, avait donné des soins à cette infortunée , la croyaient complètement guérie, lorsqu'au mois de mai 1821 , la douleur de l'épaule aug- menta considérablement; une tumeur semanifesta dans le creux de l'aisselle et donna issue à d'autres aiguilles : dans l'espace de i5 jours, on en retira cent des environs de l'humérus. L'auteur promet de faire connaître la fin de cette maladie singulière. Le nombre total d'aiguilles extraites était donc, au mois de mai 1821 , de 363. p. V. 181. ABHANnLUNGEN UND Beitr>ege geburtshiilflichen Inhalls. Mémoires sur l'art des accouchemens, par le prof. J.D'Oitre- poNT.In-8"., 43o p. Prix, 1 th. Bamberg etAVurtzbourg; 1822; Cioebhardt. 112 Chirurgie. Ces traités ont pour but de faire connaître les principaux ré- sultats des observations de l'auteur dans la maison d'acconche- mens de Wurzlbourg , ainsi que dans deux autres élablisseniens de ce genre en Bavière, savoir, à Bamberg et à Munich; et enfin tout ce qui a lieu dans ce royaume, relativement à la pratique des accouchemens. Nous allons indiquer ce que cet ouvrae;e contient de plus remarquable : i". Histoire d'un accou- cliement artificiel avant terme. 2". Examen des cas survenus dans la maison d'accouchemens de Salzbourg. 3". Sur la manière de retourner la tète de l'enfant. 4"- Cas survenus dans la maison d'accouchemens de Wurztbourg en 1817. 5". Détails sur un fœ- tus né dans le 6''. mois de la grossesse. 6". Rapport sur l'hôpital d'accouchemens de Bamberg, par le D. Schilling, professeur de l'école des sages-femmes de cette ville. 7». Sur la fracture des os des fœtus avant la naissance et sans cause extérieure. 8". Cas survenus dans l'hôpital d'accouchemens de Wurtzbourg en 1818, 19 et 20. 9". Cas remarquables d'avortement, qui se sont re- nouvelés tous les mois pendant trois ans et demi. 10". Examen des cas survenus en 1807 et 1808 jusqu'en i8i3 et i8i4 inclu- sivement, dans la maison d'accouchemens de Munich, par M. Martin , répétiteur de l'école des sages-femmes de Munich. 11°. Cas survenus dans la mêtne maison en i8i4 et i8i5, par le même. 12". Histoire d'un déchirement de la matrice pen- dant l'accouchement chez une femme affectée d'un cancer à cet organe. i3". Histoire d'une fièvre puerpérale qui a régné dans la maison d'accouchemens de Wurlzbourg, dans l'hiver de 18 19 à 1820. 14c. Cas survenus dans la maison d'accouchemens de Mu- nicli, de i8i5 et 16 jusqu'à 1820 et 21 , communiqués par M. Martin. i5". Supplément à Thistoire des moyens employés pour retourner la tète de l'enfant, par le D'. Adam Ulsames. Defermon. 182. Rapport sur l'établissement destiné aux accouchemens à l'université dePavie, dirigé par le prof. P. Bonciovanni, pour l'année scolaire 1821 -1822; par le D'. J. Omoboni, as- sistant de ce même établissement. ( /owr. unw. des Se. méd. , t. 29, p. 356, 18 pages. ) I>u 1 5 octobre 1821 au i5 octobre 1822, le nombre des ac- couchemens a été de cinquante ; trente ont été naturels et faci- les, seize naturels mais difficiles, et quatre ont nécessité l'applica- Chirurgie. i 1 5 tion de la main et des instniinens. Quarante-trois enfans ont présenté le ventre, trois sont venus par les pieds, deux ont pré- senté le bras, un autre la face, et le dernier présentait les fesses. L'auteur donne ensuite des détails sur la nature des dif- ficultés contre lesquelles on a eu à lutter , et sur les manœuvres auxquelles on a dû avoir recours pour terminer les accouclie- mens laborieux. Relativement à la durée de la gestation , qua- rante-un accouchemens ont eu lieu au terme fixé , un paraît avoir dépassé de quelques jours les limites ordinaires, et sept ont été prématurés. Le nombre des enfans mâles a été de trente et celui des femelles vingt seulement. Le poids le plus considé- rable des foetus à terme a été de douze livres trois onces ( Hvre médicale ) , et le moindre de huit livres six onces ; la plus grande longueur du corps vingt pouces deux lignes, et la plus petite seize pouces. Dans le cours de cette année , les femmes enceintes et les accouchées ont souvent été malades. Huit furent atteintes de fièvre puerpérale, deux seulement succombèrent, et les autres furent guéries par l'usage modéré des purgatifs salins, des pi- lules de calomélas, et d'extrait de jusquiame. Enfin l'auteur ter- mine sa notice par des considérations relatives à l'emploi deces deux derniers remèdes dans les cas de fièvres puerpérales. Thill. i83. IVev? principles or midwifery. Traité sur l'art de l'accou- chement, dans lequel sont développés de nouveaux préceptes pour diminuer les souffrances et la durée du travail , par John IlowER, M. D^ In-3u. Prix , 8 ^ sh. Londres; 1823- UndervFOod. i84- Du Scorbut qui se manifeste, d'une manière locale, pen- dant le traitement des fractures, et s'oppose à leur consolida- tion; par M. Jules Cloquet. [Archiv. gén. de méd., avril 1 8^3 • p. 470.) Quelquefois pendant le travail de la consolidation des frac- tures, tous les symptômes qui caractérisent la dernière période du scorbut, se développent dans le membre fracturé et y arrêtent pendant long-temps ou même empêchent entièrement la guéri- son de la fracture. Cette complication fâcheuse est tantôt une affection purement locale; d'autrefois elle se manifeste d'abord dans le membre fracturé et s'étend ensuite aux autres or"anes de l'économie. Le scorbut local que M. T. Cloquet sio^nale ici paraît être produit par des causes débilitantes agissant directe- TOME IIL 3 t i.'i Tlicrnpculique et Pl/aniian'c. ment sur le membre fracturé, ou mcme d'une manière généraJc sur l'économie. Pour prévenir celte alTcction , il faut dans les fractures coinpli<|uées d'inflammation, être très-réservé sur les saij^nées générales , ne continuer les applications émoUientes que le temps absolument nécessaiic pour apaisT l'inflammalion , et après cette époque, panser le malade avec des linges très secs et médiocrement serrés. Quand les symptômes du scorbut local se sont manifestés, il faut redoubler de soins, administrer au ma- lade des toni(|ues et des excitans , et employer enfin tous les au- tres moyens propres à combattre le scorbut. Il est aussi très- utile à cbaque pansement, de laisser pendant quelque temps h; membre exposé à l'air, et surtout aux rayons du soleil. II. E. i85. Sammlungen ei?îiger. Abhandlungen iiber die Pulsader- Gesclivriilste, etc., ou Recueil des traités deScARPA, Vacca Bf.r- i.iNGHiERi etUccELLi sur Ics auévrismcs ; traduit de l'italien par B. GuiLi. Seiler , ln-8. Prix : 7 flo. Zurich; 1822; Onelle. ï86.HANnp.icH. DER Chirurgie, etc., ouManucl de chirurgie; par Max. Jos. Chelius. 2 -vol. in-8. iG flor. Heidclbeig; iSrj. ; Groos. Le premier volume traite de l'inflammation , des érysij)èlcs , des brûlures, des abcès, des plaies qui suppurent et qui ne sup- purent pas, des anévrismes, des varices, etc. Le second traite des imperforations, des occlusions contre nature, de l'hydro- pisie, etc. L'introduction contient un précis historique de la chi- rurgie et de la littérature. ( Joiirn. gén. de la litt. étr. , janv. 1823, p. /,.) 187. Nosologie und Thérapie der chirurgischen Krankhei- ten , etc. Nosologie et Thérapeutique des maladies chirur- gicale.* ; par J.-BI. Latjgenheck. In-8. toni. i, .-wec pi., Prix, 3 rxd. Gottingue; 1822 ; Dietrich. Ce premier volume traite des inflammations en général et de la saignée. L'ouvrage sera composé de 8 volumes, dont le second traitera des suites des inflammations ; le troisième des j)laies, etc. THERAPEUTIQUE kt ri!.\r,M.\CJF. 88.?*OTEssirR l'emploi nouveau ou peu usité de quelques mé- dicamens dans plusieurs maladies; par Sommé, M.-l). ( Arch. gt'tï. (le incil. , avril 1823 , p. /i8i. } \ Thérapeutk{ue et Pharmacie. r 1 5 Il paraît, d'après les obsorvations de r.uiteur , qu'en recou- vrant d'alun calciné les taches grises que la pouriture d'hôpital détermine sur la surface des ulcères , on les fait disparaître promptement, et qu'on prévient ainsi les suites de la maladie. Il emploie aussil'alun calciné dans le traitement des ongles rentrant dans les chairs, avec le double avantage de procurer une prompte guérison , et de ne pas causer de douleurs vives au malade. Dans la teigne il a souvent obtenu les effets les plus heu- reux, en appliquant sur la tête de l'oxide de fer mêlé à de l'huile d'olive, après avoir préalablement fait tomberles croûtes à l'aide de cataplasmes. L'acétate de plomb en gargarisme, avait déjà été proposé dans des cas graves de salivation, mais ensuite abandonné comme peu utile. Depuis long-temps M. Sommé l'emploie avec beaucoup de succès, non-seulement dans des cas de salivation, mais .lussi dans le traitement des ulcères des amygdales et du palais, par suite de l'action du mercure. Il in- dique aussi sa manière de traiter la leucorrhée par les injec- tions avec l'oxide de zinc. H. E. 189. Mémoire SUR l'usage des bains dans le tétanos; par Mé- CLIN , M.-D. à Colmar. In-8. Paris; 1822. Ce mémoire avait déjà paru dans la Bibliothèque médicale, mai 1821 ; mais comme les questions que l'auteur y propose sont demeurées jusqu'à présent sans réponse, il publie de nouveau cet opuscule, dans la vue d'appeler l'attention des médecins sur l'emploi des bains dans le tétanos, et de déterminer ainsi si ce moyen est utile ou nuisible. Ce point est de la plus haute impor- tance ; car un grand nombre d'auteurs recommandent spéciale- ment les uns l'usage des bains chauds, les autres des bains froids. Cependant d'après un grand nombre d'observations i-ap- portées par différens praticiens, et que M. Méglin a recueillies avec soin, il paraîtrait que surtout les bains chauds sont plutôt nuisibles qu'utiles dans cette cruelle maladie. Dans les premières années de sa pratique, il a souvent employé les bains tièdes , et il assure n'avoir jamais vu mêmeunedijninution des symptômes de quelque durée qui ait pu leur être attribuée. En sortant du bain , les tétaniques éprouvaient au contraire une raideur plus grande dans les muscles convulsés. Aussi rexj)érience porte l'auteur à considérer les bains dans cette maladie comme un moyen pour le moins inutile, s'ils ne sont pas toujours nuisibles. iiG Thérapeutique et Pharmacu'. Cependant les divergenres des opinions n d'autant plus dur ou ])lus mou qu'il contiendra plus tLe stéarine ou d'oléine ; et l'on conçoit que, si l'on fait varier par des mélanges de corps gras de diverse nature la proportion de ces substances, il sera pos- sible d'imiter un savon de consistance donnée, ce qui est très- important pour la perfection de l'art du savonnier. L'auteur, dans la a", section, considère les savons sous le rap- port de l'odeur; les plus odorans sont ceux de beurre, d'hriie lie dauphin et de suif. L'odeur de ces savons est indépendante (les acides dont on a parlé ; elle est due à des principes particu- liers qu'il nomme butirine, phocénine et hircine, que l'on ren- contre dans le beurre, dans l'imile de dauphin, et dans la graisse di" mouton. Ces principes volatils, dont la composition a de l'a- iialogie avec les éthcrs , qu'on regarde connue des composés d'a- cides et d'alcoliol, deviennent acides, soit par l'action des alcalis , soil parcelle de la chaleur et de l'air. La butirine, par suite de ces actions , donne , outre l'acide bu- i54 Jrts ifuhistnels. tirique, des acides caprique et caproïquc; la phocéniiie fournit l'acide phocénique, et Ihircine l'acide hircique. Tous CCS acides sont incolores et odoratis. Les odeurs des acides butiriquc et phocénique, qui se ressemblent un peu, ont de l'ana- logie avec celle du beurre fort ; elles sont plus fortes que celles des acides caprique et caproKjue qui se rapprochent de l'odeur de la sueur. L'odeur de l'acide hircique rappelle jiarfaitement celle de bouc. Tous ces acides ont une saveur brûlante et un arrlère-goùt sucré, comme celui des éthers nitrique et liydro- chlorique. L'auteur fait connaître aussi dans ce mémoire la composition en volume des acides butirique , phocénique et caproïque, ainsi que celle des sels que ces acides peuvent former avec la baryte et la chaux. L. 228. Observations sun les établissemens dbcaz hydrogène , suivies de quelques expériences pour déterminer la force comparative d'explosion du gaz hydrogène carburé et de la poudre,extraltes d'un rapport publié par ordre du parlement; par sir "Wil. Congrève, le 26 mars 1823. {A/tri. of philos. ^ juiïi iSa^-, p. 411.) En i8i/j, il n'y avait encore à Londres qu'un seul établisse- ment de gaz pour l'éclairage, dont le gazomètre contenait i/|,ooo pieds cubes. Depuis, il s'est formé 4 grandes compagnies d'ac- tionnaires ayant ensemble 47 gazomètres, contenant au total 917,940 pieds cubes, et alimentés par i,3i5 cornues, qui consomment 33, 000 chaldrons de charbon dans l'année (en- viron 33 millions de kilog. ). La quantité de gaz produit par celte masse de charbon est d'environ 397,000,000 pieds cubes qui fournissent 6i,2o3 becs de lumière dans les maisons parti- culières, et 7,a68 pour l'éclairage des rues. Outre ces 4 grandes compagnies d'actionnaires pour l'éclairage au gaz, il y a plusieurs, tom])agnies particulières. D'après un état général fait par ces compagnies, la consomma- tion du gaz pour chaque lampe, pendant luie heure est de 4 pieds et demi cubes, et la quantité de celui que produit un chaidroii de charbon est de 12,000 p. cubes; le temps de l'éclairage pendant l'hiver et l'été est, terme moyen, de 4 heures pour les lampes des maisons particulières, et d'environ y heures pour celles des rues. On avait pensé d'abord que la consomma lion d'une si /étt.s industriels. i 35 grande quantité Je charbon absorbée par la fabrication du gaz augmenterait le prix de ce combustible : il n'en a pas été ainsi ; les prix ne se sont pas élevés, parce que la quantité de coke pro- duit forme compensation. En effet , loo clialdrons de charbon rendent 120 à i3o chaldrons de coke par l'augmentation de son volume. 20 pour 100 sont consumés sous les cornues pour la carbonisation (le coke est aujourd'hui le seul combustible em- ployé à chauffer les cornues sans aucune addition d'autre char- bon). Il reste donc en mesure à peu près la même quantité de coke, qui est vendu à raison de 20 à 3o sh. le chaldron , prix in- férieur à celui du charbon. Plusieurs améliorations ont été faites l'année précédente aux procédés de fabrication; une meilleure méthode de placer et charger les cornues ; l'établissement des gazomètres en plein air ; l'évaporation, par le même foyer qui chauffe les cornues, des eaux de chaux cpii ont servi à l'épu- ration du gaz; la purification du gaz par la chaux sèche en poudre; l'augmentation du gaz produit, en mêlant une certaine quantité du goudron de charbon à celui qu'on introduit dans lu cornue ; la fabrication de cornues en brique réfractaires au lieu decoinues de fer, qu'on prétend être plus durables, capable?, de supporter une plus forte chaleur, et de rendre la distilhttion du charbon plus parfaite ; enfin M. Clegg croit, au moyen de cer- tains perlectionnemens de son invention, pouvoir porter la quan- tité de gaz produit par un chaldron de charbon à 16 ou i}S,ooo pieds cubes, d'une qualité supérieure et donnant une lumière plus forte. L'auteur du mémoire voulant comparer les risques d'explo- sion qui pouvaient résulter du mélange du gr.z hydrogène avec l'air atmosphérique, a fait différentes expériences , desquelles il résulte que le pied cube de gaz mêlé à l'air dans la pioportion de 5 de gaz hydrogène et | d'air atmosphérique a une foi'ce d'ex- plosion égale à 5 onces de poudre: que par conséquent 288 p. oib. égalent i baril, et un gazomètre de i5,ooo p. cub. Sa ba- rils de poudre. Gaz à l'huile. — Il n'y a encore à Londres qu'une compagnie pour fabriquer le gaz d'huile, elle est située près Oldford; elle a un gazomètre de 3o p. de diamètre et 12 p. de haut, qu'alimen- tent 12 cornues, dont seulement 3 ou 4 travaillent maintenant. La quantité de g.iz qu'elle consomme par jour n'excède pas G,ooo pieds cubes. i36 Arts industriels. Ces cornues ne sont charçées qu'une fois par jour, au movou d'un filet (rbuilc qui tombe constainnicut goutte à goutte dans leur intérieur. Un gallon d'huile donne loo p. cub. de g:iz, dont le pouvoir lumineux est égal à plus de 3oo p. oub.de gaz de eliar- bon. Le gaz à l'huile n'a besoin pour se purifier que de passer à travers un bain d'huile. Les plus mauvaises huiles peuvent pro- duire de bon gaz , quoique les huiles végétales soient les meil- leures. Chaque maison fournie par rc gaz a nn petit gazomètre pour mesurer la quantité de gaz consommé, pour lequel le proprié- taire paie 5 shelHngs par loo p. cub. Le gaz à l'huile est beau- coup moins cher que l'huile brûlée directement, et les dé- penses d'établissement dans les maisons ne sont pas plus grandes que celles du gaz au cliarbon , si l'on admet que l'intensité de lumière est trois fois plus grande que celle de l'autre gaz, ou qu'un bec de lumière, alimenté par le gaz à l'huile, éclaire autant que trois becs fournis par le gaz du charbon. La valeur de looo p. cub. de gaz de charbon étant de i5 sh., celle de 3,ooo p. cub. sera de 45 sh. , lesquels équivalent à peine à i,ooo p. cub. du gaz à l'huile qui coûtent 5o sh. Ainsi le gaz à l'huile sera moiijs cher (pie l'autre, si on considère que les appareils pour le pro- duire doivent être de moindre dimension , et que la même éco- nomie aura lieu sur les tuyaux de conduite, 1rs becs à brû- ler, etc. M. 229. Sur la fabrication du gaz a l'huilf. , par M. J. Elliott. {^Philos, inag. and fourn. , juin i823, p. Aoi.) M. Elliott est parvenu à vaincre les principales difficultés qui se présentaient dans la fabrication du gaz à l'huile destiné à l'é- clairage et qui consistaient : 1°. A trouver la meilleure forme à donner aux cornues ; 2". le moyen de reconnaître en quelle quantité le gaz était produit; 3". celui de se débarrasser d'un fluide étlicré qui se trouve con- stamment mêlé avec ce gaz ; l^°. d'empccher la formation du ré- sidu noir ou matière charbonneuse qui reste dans la cornue après la distillation; 5°. enfin de faire un gaz constamment bon. La meilleure forme à donner aux cornues, suivant l'auteur, est celle d'une caisse carrée de 8 pouces de côté; le dessus «pii est . conique laisse passer par son centre le tube qui conduit l'huile dans l'intérieur, et qui descend à un pouce du fond. La plus Arts industriels. i^j grande difficulté est de régler rémission de l'huile; si on en ad- met une trop petite quantité , on obtient peu de gaz ; si elle est trop grande, une partie est réduite en vapeur sans être décom- posée, et il se forme une grande quantité de matière charbon- neuse qui bientôt obstrue les conduits. En renfermant des bri- ques dans la cornue, on offre à la décomposition de l'huile une plus grande surface de contact, et il ne reste qu'une très-petite quantité de matières charbonneuses. M. 23o. Expériences sur le gaz de l'huile et sur le gaz du char- bon , par Will. IIerapath. ( Phil. inag. and Journ. , juin 1823, p. /,24.) Ces expériences extrêmement intéressantes furent entreprises pour déterminer lequel de ces deux gaz était le plus propre à l'éclairage et à moindre prix. Les gaz provenant de la décom- position de l'huile et celui de la distillation du charbon , brûlés dans des becs de même forme et dimension et sous les mêmes circonstances, donnent le rapport de i à a , 24, ou un pied cube de gaz à l'huile produit autant de lumière que deux pieds un quart cubes de celui tiré du charbon. Le prix relatif de ces deux gaz fut établi sur leur valeur à Londres, savoir : i5 schel. pour mille pieds cubes de gaz du charbon, et 5o schel. pour la même quan- tité de celui provenant de l'huile; et l'on trouve qu'à ces prix ce dernier était d'un tiers jjIus cher que l'autre. M. 23i. Or.sERVATioNs sur le rapport de sir W. Congrève, sur les élablissemens de gaz, par M. Ricardo. ( Ann.of philoa. , juin. uSaS , p. I. ) L'auteur de ces observations prétend que, dans le rapport de sir W. Congrève, il y a eu quelques erreurs sur les quantités de gazproduites, sur celles consumées dans l'éclairage et sur le temps pendant lequel les becs restent allumés. Il entre dans des calculs très-intéressans pour établir son opinion, et finit par faire le pa- rallèle entre le gaz au ciiarbon et le gaz à l'huile, en donnant la préférence à ce dernier. M. •i\}.. Sur les effets terriules de l'emploi du ciment de fer. ( Ann. de l'iiid. nat. et étrang., n.'. 38, fév. 18^3 , p. 207, tra- duit du Technic. repoa'u. ) V}\\ accident .survenu à Maidstonc mérite d'être signalé. La chaudronnier descendu dans une grande chaudière qui avait bc- i38 ylvts industiicls. soin de qiinli]ue réparation, employa potir joindre des lames de fer ensemble un ciment composé de sel ammoniac, de soufre et de tournure de fer. La réaction fut si vive et le dégagement de gaz si abondant, que l'ouvrier n'eut pas le temps de se retirer et fut asj)liyxié. Un de ses camarades chercha à lui porter secours et fut victime de son dévouemenr. Ce ne fut qu'après des injections d'eau considérables qu'on put retirer les cadavres. Ce fait est bon à signaler aux ouvriers exposés par état à descendre dans les chaudières de brasserie. 233. MÉMOIRE sur les procédés les plus convenables pour rem- placer le cuivre par le bronze dans la fabrication des médailles. Par A. de Puymaurin , direct, adj. de la Monnaie des médail- les. Paris; 1823 ; A. Égron. L'alliage variable de l'étain et du cuivre , qui ])rcnd le nom de bronze, est le plus convenable pour l'exécution des médailles. Il jouit de la propriété d'être un des métaux les plus durs et les moins oxidables. Les anciens, frappés de ces avantages précieux, le préféi'aient au cuivre pour transmettre à la postérité les traits des grands hommes, les souvenirs des grands événcmens. On avait recherché les procédés des anciens, et déjà des chimistes célèbres s'étaient occupés d'offrir à la numismatique ce nouveau secours. M. de Puymaurin lils a constamment mis ses soins à re- trouver cet art perdu, a recueilli et suivi les essais tentés avant lui, et sa constance a été couronnée des plus heureux succès. L'o- puscule qu'il jiublie donne une connaissance exacte de ses efforts et des résultats obtenus. Il s'y occupe de la fabrication à chaud desmédailles de bronze, delà fabrication des coins préparatoires, des flans, du moulage des médailles, de la disposition du jet et des modèles. Il termine par des considérations générales sur la na- ture des alliages et l'effet du bronzage. Ce mémoire, plein de faits décrits avec autant de clarté que de précision , a valu à son auteur une médaille d'or décernée par l;i Société d'encouragement pour l'industrie nationale, le juge le plus éclairé sur ces matières. Berthkvin. 234. Son Ex. le maréchal marquis de Lauriston, ministre delà jnaison du roi , a présenté à S. M. le baron de Puymaurin , di- recteur de la monnaie des médailles; et M. Bréant, vérificateur tles essais à la monnaie. M. Bréant, auteur de la découverte à' \ii\ procède de purijl- Arts industriels. iSq cation du platine , de l'affinage de l'étain , du traitement des scories du métal de cloches , de la fabrication des damas , in- venteur d'une machine à diviser les substances de densités diffé- rentes, etc., a eu l'iionneur de présenter à S. M. une médaille de palladium. D'un côté est l'effigie de S. M. , et de l'autre l'inscrip- tion suivante : 1823. Sous le règne de Louis le Désiré, Protecteur des lettres , des sciences et des arts , Pour la première fois le palladium purifié Par M. Brcant A servi à la fabrication des médailles. Médaille en Palladium présentée au roi Par M. Bréant. Le palladium fut découvert en i8o3, par Wollaslon; peu de cabinets de minéralogie en possèdent de petits échantillons. Pn le trouve dans la mine de ])laline. C'est en traitant une quantité considérable de cette raine , par des procédés très-com- pliqués , que M. Bréant a pu en obtenir environ 7 à 800 gram- mes après des opérations aussi longues que dangereuses. Il est parvenu à fondre parfaitement ce métal que l'on avait cru infu- sible , et il s'est empressé de faire hommage à S. M. du premier fruit de son travail. Il était juste que le premier résultat de recherches qui exigent autant de connaissances que de zèle et d'application devînt un monument de l'état des sciences naturelles , et transmît à la I)osténté les traits du monarque éclairé qui protège les sciences et les arts. S. M. a reçu avec bonté l'hommage de cette médaille, a dai- gné en témoigner sa satisfaction à M. Bréant , et l'encouragera continuer des travaux couronnés par des découvertes qui onl. rendu de si grands services à l'industrie. ( Moniteur du 22 iuin 1823.) 235. Perfectionnement de l'imprimerie, par le D' W. Church de Boston. ( MonthL Mag. , juin 1823 , p. 453. ) Le Dr. Church , qui s'est déjà beaucoup occupé de l'améliora- tion de l'lmi)rimerie, a inventé une machine pour fondre et com- ]>o.ser : le caractère est distribué à mesure dans des compartimens séparés avec ordre et exactitude. La composition est alors cffec- 1/^0 ^rts industriels. tuce par un autre appareil, dirigé par des touclics comme celles du forte - piano , et les caractères peuvent être arranges en mots et en lignes aussi vite que pour exécuter des notes de mu- sique. La fonte du caractère se fait sans le contact de l'air pour éviter l'oxidation du métal. On a calculé que deux hommes peu- vent fondre 75,000 caractères par heure; et en recomposant, un seul homme peut aller aussi vite que trois ou quatre compositeurs. Le D"^. Church a aussi inventé une machine à imprimer , où il emploie des plaques au lieu de cylindres, et au moyen de laquelle on ])eut faire trente impressions par minute. G. de C. 23 G. Patente pour un perfectionnement dans les procédés de d\^\\\\n\ion.{London, Journal of arts, avril i8'23,p. 180.) La chaudière est munie d'un diaphragme horizontal , por- tant à son centre un tube qui conduit les vapeurs dans une portion du réfrigérant et les rapporte condensées dans la partie supérieure de l'alambic où elles éprouvent une nouvelle distll- l.ition. 237. Patente délivrée a M. Tv^ittos. {Rep. of arts, avril 1823 , p. 266. ) Cette patente a pour objet une machine à filtrer par le vide. La liqueur à filtrer est contenue dans une caisse dont le fond est garni de matières propres à pcnneltre lepassagedu liquide, com- me sable , charbon , éponges , etc. A la partie inférieure de cette caisse est un tube armé d'un robinet qui laisse écouler la liqueur dans un réservoir de métal exactement fermé sur lequel est adaptée une pompe à air. En faisant agir le piston de cette ])ompe, il se fait un vide dans l'intérieur du réservoir, et la co- lonne d'air atmosphérique pressant alors sur la liqueur contenue dans le filtre , dans la proportion de l'air enlevé au récipient , la force de passer à travers le filtre serré qu'on lui a préparé. M. 238. Nouvelle substance tannante. [Lond. Jorn. 0/ arts, etc. Mai 1823, p. 262. ) On vient d'importer delà Nouvelle-Galles en Angleterre une substance extraite d'un arbre qui a quelque analogie avec le frêne anglais. Elle est fortement astringente, de même consi- stance et de même couleur (|ue le goudron provenant des bois que l'on distille. Elle jouit de la propriété laimanleau même de- gré que l'écorcc de chêne , et exige à peu près le même temps yliis iiidiisiiicls. i4' pour produire son effet. Mais elle a l'avantage de pouvoir être présentée aux peaux à l'état liquide, et de ne pas encombrer les fosses d'un résidu embarrassant. Divers tanneurs en ont fait l'essai et la préfèrent au tan. Le gouvernement s'occupe de ré- gulariser cette branche de commerce, qui aura sans doute des conséquences avantageuses pour les forêts. 23o. Lettres de mademoiselle Wells à la Soc. des arts , et de M. Goodman à l'éditeur. ( Loiulon Journ. of arts , avril 1823, p. 193 et 204. ) On remplace en Angleterre la paille de Livourne par un assez grand nombre de plantes du pays. Ces plantes doivent être cueillies avant qu'elles soient parvenues aune complète maturité, autrement elles se briseraient troj) facilement; il faut autant que possible choisir celles qui sont de même couleur et de même finesse. On les prépare et on les blanchit de la manière suivante. On verse dessus de l'eau bouillante , on les fait sécher au soleil. On répète cette opération une ou deux fois, ou jusqu'à ce que la gaînc qui enveloppe la tige soit tombée. Alors on procède au blanchiment. Pour cela on dissout du savon dans l'eau aiguisée d'un peu de potasse. On y place les tiges verticalement , on les relire ensuite pour les soumettre à une fumigation de soufre qu'on prolonge jusqu'à ce que les plantes soient desséchées, ce qui a heu au bout de deux heures environ. Parmi la grande variété des plantes qui croissent spontanc- meut dans les prairies , les champs , les terres incultes ; celles qui paraissent les plus convenables sont le /;0(7y;/«/e«,f/f, ou poa des prés; il vient dans les prairies , les terres aride s et sur les mu- railles, le poa trivialis , l'arénajlavescens , qui croissent parti- culièrement dans les terrains calcaires et enfin^ l'œrostls vulgaris qui couvre les bords des champs, 240. Patente accoudée a M. Neil Arnott pour des moyensde produire et d'utiliser la chaleur dans les fourneaux , les ma- chines à vapeur et à air, les appareils distillatoires et évapo- ratoires , et la fabrication de la bière. ( London journ., mai 1823, p. 225.) Ces inventions sont de quatre sortes : la i'"''. est une méthode nouvelle de consumer la fumée , qui consiste à introduire avec le combustible, qui se répand lui-même sur la grille, un cou- rant d'air froid qui complète la combustion de la fumée. La 1". i42 Géographie est de f;i ire brûler le feu d'un fourneau dans un air condensé qu'on y introduit au moyen d'une pompe soufflante. Cet air di- laté par la dialeur, est employé après avoir servi à la combus- tion, à faire mouvoir une machine, comme moteur. La 3^. d'ob- tenir l'évaporation ou l'cbullition des licjuides à une l)asse tem- pérature , au moyen du \ide que l'on fait dans l'appareil eu remplissant d'eau un tube excédant ^2 pieds de hauteur , qui communique avec la partie supérieure de la chaudière. En ou- vrant un robinet placé à la partie inférieure de ce lube, la por- tion d'eau excédant 3^ pieds n'étant pas soutenue par le poids de la colonne d'air atmosphérique , s'écoule et laisse un vide dans la partie supérieure du tube qui communique à la chau- dière. La 4'^- est un procédé pour refroidir promptement la bière sortant de la chaudière : c'est en la faisant séjourner dans un condensateur formé de compartimens, environné d'eau froide qui se renouvelle, qu'il obtient cet effet. Des jjlaiiches font con- naître les détails de ces inventions, qu'on ne peut bien décrire sans leur secours. 241. Patente pour une préparation contre les accidens du FEU. (Lond.j'ourn. qf arts, etc., mai 1823, p. a35.) Cette préparation n'est autre chose qu'une dissolution de po- tasse dontlebreveté laisse précipiter les impuretés, et dans la quelle il immerge les mousselines et autres tissus de toiie , de lin, de co- ton, etc. Cette dissolutionn'cst pas moins efficace pour mettre les bois à l'abri de l'incendie. La manière de l'appUquer varie sui- vant que ceux-ci sont en planches ou en pièces. S'ils sont pla- cés comme dans une salle de spectacle , par exemple, il faut l'appliquer au moyen de la brosse. On donne 3 ou 4 couches successives, en ayant soin que la dessiccation ait lieu dans l'inter- valle. S'ils sont en planches, on les tient immergés dans la liqueur pendant i5 à 20 jours. S'ils sont en pièces, le patenté conseille d'en extraire la sève aussitôt que l'arbre est coupé, et de lui donner immédiatement l'alcali. Il y jiarvicnt au moyen d'une machine particulière et les préserve à la fois du feu et de la vermoulure. GÉOGhAPHlF. et STATISTIQUE. nlfT.. Geografia moderna universai.e, etc. Géographie mo- derne , universelle , ou Description physique, statistique, to- pographique de tous les pays connus de la terre; par G.-R. ci. Statisti(iiic. i/|3 Pacnozzi. In-8 ". Toin II, contenant l'Arabie, la Perse, l'Inde, etc. Florence ; 1 822 ; Batelli. Cet ouvrage est regardé coinme le meilleur traité qui ait paru en Italie. L'auteur a été à même de puiser à d'excellentes sources. Sa descri])tion de l'Arabie déserte et celle du Cnndahar présen- tent beaucoup d'intérêt. On regrette en Italie qu'il ne soit pas accompagné d'un atlas élémentaire, et l'on espère que M. Ba- telli entreprendra de procurer ce supplément utile. F. a43.LEHRBucH DER GEOGRAPHIE, clc. Traité de géographie, d'a- près les dernières conventions; par J.-C.-Fr. Cannabichs. 8'". édit. corr. et augm. In-8'. Prix , i rxd. 8 gr. Uhn ; Eber- neschen. 2/|/i. Kleine Schul-gEographie. Petite géographie à l'usage des écoles, par le même. 4'. édit., corr. et augm. In-8 '. Prix, 10 gr. Ulm; Ebcrneschen. Cet ouvrage et le précédent ont un grand succès en Allenvi- gne, où ils sont adoptés dans presque toutes les écoles. Ces nou- velles éditions sont encore perfectionnées. 245.ASRETCH OF MODERN ANDANCIENTGEOGRAPHY, etc.,ouEssai de géographie ancienne et moderne à l'usage des écoles, par le Dr. Sam. BusLER, archevêque de Derby. In-8 '. Londres ; i8'22 ; Longman. Paris, chez Dufour et d'Ocagne, et chez Bossange. La 5'^. édit. de cet ouvrage a paru. On le trouve dans la plu- part des écoles d'Angleterre. Il est de 260 pages, non compris un double index de l'ancienne et de la nouvelle division et dé- nomination des différentes régions du globe. Outre les détails purement géographiques et statistiques, tels que frontières, éten- due, population, etc., l'on y trouve un grand nombre de parti- cularités fort intéressantes, concernant les antiquités , les points devenus célèbres par quelque événement extraordinaire, ce qui en rend la lecture agréable, et l'ouvrage digne d'être ti'aduit pour l'utilité de plus d'une classe de lecteurs. 246. Le 4'- volume du Tripartitum scu de analogiâ li/iguarum ULcllus vient de paraître. II va jusqu'à la jiage 800. Cet ouvrage, qui est in-folio et alphal)étique, a pour but de démontrer, sans aucun raisonnement cl uniquement jiar le nombre et la force des exemi)lcs, la ressemblance fondanienlale, et par conséquent l'identité de toutes les langues de la terre. Les feuilles offrent i44 Géographie d'abord trois colonnes principales, embrassant les trois grand* dialectes d'Europe, ensuite une colonne pour les autres parties du globe, enfin une colonne de renvois et d'observations très- brèves. La géographie ancienne et moderne y trouve l'exjilica- . tion d'un grand nombre de dénominations de montagnes, ])ays, et villes, entre autres de celle de l'.lltna , p. 217; des Carpates, p. 3Go; des Pyrénées, p. 221 ; du Taurus, p. 169; de l'Attieiue, p .5<)8 ; de la Batavie, p. 336; de la Lusate, p. y.'i; de la Mora- vie, p. io5-, de Cadix, p. 49; de Milan, p. 9G ; d'Ontebaki, p. 9^4 > gia, n)ars et avril 1823.) et Statistique. t5t Ce mémoire contient une description curieuse et intércssanlc des pays que traverse ladite route , et fait connaître les princi- pales distances. On entre, dit l'auteur, dans la patrie des beaux- arls après avoir passé le Var. Du pont du Var jusqu'au torrent duPallion, la route traverse des campagnes cultivées en forme de jardins, et parsemées de maisons occupées au printemps par des voyageurs anglais. Près de Nice s'élève le long de la route le monument décrété par celte ville en mémoire du souverain pontife. A partir de Nice , la route s'éloigne de la mer pour pas- ser par Torbia , lieu formé peu à peu des ruines d'un trophée élevé à Auguste, après sa victoire sur les peuples des Alpes; sa plus grande distance de la mer, sans compter la pointe formée parle golfe de Villafranca , est de a,5oo mètres. La route se rap- proche ensuite de la mer, et passe à Mcntone sur un môle dans la mer qui est un ouvrage d'art remarquable , et qui fut construit par les Français eu i8ia. L'auteur compte 7,a5o mètres du pont du Var nu pont en construction sur le Pallione, 16, 8^3 met. de Nice à Torbia, i3./(7o de Torbia à Mentone , et 245^61 met. de Mentone à San-Remo, où finit Li partie de route qui est exécutée. Après San-Remo , la route est simplement tracée , il n'y a en- core que des déblais; l'auteur fait remarquer qu'il ne serait ce- pendant pas difficile , ni très-coûteux de la terminer ; puis 11 continue la description de tous les lieux par lesquels elle de- vrait passer. Il fait aussi mention dans son mémoire de la route de Gènes à Novi , qui autrefois passait par Campo-Maronc et la Rochetta , et qui aujourd'hui change de direction à Ponte-De- cimo , suit la rive del Ricco, en passant par le col de Giovi. Ce col est le point le plus élevé de la route, et le plus bas des Apen nins dans ces environs; il est élevé de 4^9 met. au-dessus de la mer, tandis que le col delà Bochetta est élevé de 777 met. La différence suffit pour montrer la différence de pente des deux routes; mais, suivant le Journal militaire de Vienne, année 1822, la nouvelle roule est plus longue que l'ancienne de six milles. A. 257. Guide du voyagettr en Espagne , par M. Bory de Saint- Vincent, corresp. de l'acad. des Sciences, i vol. in-S'. de xxxiij et 666 p., avec 2 rarf. col., dress. et dess. par l'auteur Prix : la fr. Paris ; iSaS; L. .lanet. iSa Géographie M. Bory <'e St.-Vincent , aide-de-camp de Son Exe. le duc de Dalmatie durant la dernière yuene d'Espagne de 1808 à i8i3 , a pu, pendant le long séjour qu'il a fait dans ce pays, l'étudier en homme habitue à observer un terrain en géomètre, en géo- graphe et c\\ naturaliste. On trouve dans la dédicace un aperçu rapide des événcnicns militaires et politiques qui se sont succé- dés en Espagne, et qui ont mis M. lîory de St.-Vincent à portée d'en parcourir et d'en ex;iniiner successivement la plus grande partie, tandis que placé, à son retour en France, au dépôt de la guerre, il a pu profiter des riches matériaux qui y sont ras- semblés, pour donner la dernière main à sou ouvrage, et l'aug- menter de détails précieux. Dans l'introduction, il parle sommairement des matériaux principaux existans sur la géograpliie de la péninsule ; puis il entre en matière. L'ouvrage est divisé en deux parties ou chapitres; le premier, consacré à la géographie pliysique de la péninsule ibérique; le second , à sa géographie politique. C'est surtout cette première partie qui se fait remarquer par les données les plus neuves et les rectifications les plus importantes, au point qu'après l'avoir lu, on reste convaincu qu'on avait les idées les plus fausses sur beaucoup de faits importans, et qu'on ne connaissait que très- imparfaitement la topographie physique de l'Espagne. Ce le'. chapitre est divisé par matières, de la manière suivante: I". système alpin ( ou montagnes); a», système hydrographique; V'. division de la péninsule ibérique en 4 versans. Les monta- gnes sont divisées en 7 systèmes : le Pyrénaïque, V Ibérique, le Car- pctano-Vcttoniquc , le Lusitaniquc, le Marianique ^ le Cunéique et le Béiiquc. Des Parameras, sorte de plateaux intérieurs, sou- vent considérables et toujours fort élevés, s'étendent entre plu- sieurs parties de ces systèmes de montagnes, ou vers leur faite. Les plus remarquables de ces parameras sont celles d'Avilaet de la province de Soria. On peut les comparer aux steppes et aux landes. Quatre grands versans généraux, dont les limites sont souvent presque inappréciables à l'œil, sont déterminés parées plate.iux ou par les systèmes de monts que nous venons de nommer. Ces quatre versans sont le Canlabriquc ou septentrional, Ylbériquc ou oriental, le Lnsitanique ou occidental, le Bétiquc ou méridional. L'auteur ])réscnte encore une division eu a et Statistique. i55 grandes régions, l'une tempérée, raiilre chaiulc, ou littorale et centrale. M. Bory décrit successivement chacun des systèmes de monta- gnes, et ses descriptions font connaître une foule de faits inté- ressans pour la géographie pliysique. Il passe ensuite aux six. "rands fleuves, dont il décrit le cours avec beaucoup de soin; puis aux fleuves plus petits, qu'il décrit avec la même attention. Il indique ensuite les limites et donne une idée générale de cha- cun des grands versans. Le dernier paragraphe de cette pre- mière partie est consacré à développer l'ancienne opinion que l'Espagne fut primitivement jointe à l'Afrique; M. Bory cherche à l'appuyer par les faits connus et par ses propres observations. Il émet à ce sujet une hypothèse peut-être nouvelle , mais qui a besoin d'être plus solidement établie; c'est que la vallée de la Garonne, alors que la Méditerranée ne communiquait pas avec l'Océan au déiroil de Gibraltar, était couverte par la mer, et qu'ainsi cette communication existait en deçà des Pyrénées. D'a- près ce système, ce savant fait descendre les Ibériens primitifs de l'Atlas, et les Espagnols occidentaux des Celles; leur mélange forma les Celtibériens. Le 2^. chapitre, ou la géographie politique, présente d'abord les géographies des temps incertains, antique, ancienne, puis la géographie moderne. Pour ces deux dernières, M. Bory de St. -Vincent suit chaque province et présente un tableau som- maire de tous les renseignemens utiles que présente cliacune d'elles et leurs villes principales. Il traite même du Portugal. Il donne l'Itinéraire descriptif de chaque route, indique les points militaires, les ])assages, les conuiiunications importantes. L'ou- vrage est terminé j)ar une table alphabétique des matières. Les deux cartes, l'une pour la géographie physique, l'autre ]>our la géographie politique, sont remarquables par leur belle exécution et leur clarté, ainsi qu'on devait l'espérer du talent bien connu de M. Bory de St.-VIncent ,' dont le nouvel ouvrage est une acquisition précieuse pour la science. V ■ i54 Lconomie publkiiie. ÉCONOMIE PLIiLIQUE. a58. Essai politique sur le revenu public des peuples de l'an- tiquité , du moyen âge , des siècles modernes , et spécialemenc de la France et de l'j^ngleterre, depuis le milieu du i5e. siècle jusqu'en 1823. Par M. Cli. Ganilh , député du Cantal. 1^. édit. , corrigée , augm. Paris; iSîS; Treuftel et Wurtz. On sait que M. Ganilli s'est proposé dans cet ouvrage d'exami - ner quel était lo revenu public chez les peuples anciens et mo- dernes. Il trouve que chez les ])remiers les dépouilles des vaincus et les tributs des peuples subjugués composaient alors hi presque totalité du revenu public , revenu donl l'existence diminuait ou cessait avec les sources qui ralimcntaienl. Chez les modernes , il est au contraire une portion des fortunes particulières , et ne peut s'épuiser que par la ruine entière de l'état. Le système moderne est donc aussi favorable à la conser- vation des empires que l'ancien lui était contraire , et cette dif- férence ne permet ni de les assimiler ni de les confondre. Après avoir développé ces idées générales dans son introduc- tion , RI. Ganilh divise son sujet en quatre parties prin( ipalcs • la législation et l'administration , les dépenses publiques , les con- tributions , la comptabilité. Ces quatre parties sont la matière d'autant de livres, partagés eux-mêmes en chapitres. Son ouvrage étant à la seconde édition , il serait superflu de les analyser au- jourd'hui; nous nous contenterons seulement de mettre sous les yeux des lecteurs le tableau des dépenses extraordinaires de la France et de l'Angleterre , depuis le milieu du quinzième siècle jusqu'au seizième. Ce tableau , qui a dû coûter beaucoup de peine à son auteur pour en Rassembler les matériaux , forme un des chapitres les plus intéressans de son livre. En France , F.n Angleterre , Le revenu public était l.c revenu public était fr. 1. M. A la mort de Charles VII (14C1) lie 3,8^ A celledeLoui»XII(i5l4"). . A celle de François I (i547)- A celle anenr. If (iSSfl). . . A «rtlclc Cl.arle. IX (1S74) . 7,(;,'io,ooo AcellcdeCliarlcH I". (i(i4o). . S,ooo.«oo 1 5,730,000 Sons r.romwell 4,qH5,o»o j4, 000,000 Sou» C.liarle» It (iGGo) i.Goo,ooo 58,833,000 SounJacp.c* II (ifiSS). .... 3, 40,,, 00» Lconoinie publique. i55 A celle «le Hriiri IH (iS9o). . . 3i,564,,.oo A celle de Henri IV (iGio) . . . jo, 163,000 AcelleJeI.oiilsXIH(i643). . 79,000,000 Sous Guillaume UL (iflgô*. . 3,700,000 SousLoiiisXIV en 1670. . . . . 96,138,000 Sous 1.1 reine Anne (1710). . 5,460,000 A sa nioit en 1716 l55,576,ooo Sous Geaj-j^es II {1759) 8,100,000 Sous Louis XV en 1768 317,000,000 Sous CeorBCS III (1775). . . . 9,000,000 Sous Louis XVI en 1776 375,000,000 En 1789 • 475,000,000 En 1790 6oo,ooo,oo:> De 1783 i 1800 x5, 879, 000 En 1797 860,000,000 En 1808 54,000,000 En 1830 894,000 000 En 1820 75,618,000 ( environ i milliard 900 millions. ) On ne peut se défendre d'un sentiment pénible en pensant que cet énoi'me accroissement du revenu public est chez tous les peuples l'effet des guerres qu'ils ont entreprises et soutenues; que celles de Louis XIV ont coûté quatre milliards à la France; que l'Angleterre augmenta sa dette de près de trois milliards pour soutenir la gueri'e d'Amérique , et qu'elle en emprunta autant de 179'î à 1800 , pour subvenir aux fi'ais de la guerre contre la France. B. de C. 25f). Voyage en Espagne dans les années 1816, 1817, 1818 et i8ig, ou Rechei'ches sur les arrosages, sur les lois et coutu- mes qui les régissent, sur les lois domaniales et municipales, considérées comme un puissant moyen de perfectionner l'a- griculture française; par M. Jaubert de Passa; précédé d'un rapport fait à la Société royale et centrale d'agriculture ; orné de 6 pi. 2 vol. in-8°. de 3 à 400 pag. Prix : 12 fi\ Paris; i823 ; Mad. Huzard. L'auteur de cet ouvrage s'est fait connaître, il y a quelques années, par un excellent mémoire sur les cours d'eau et les canaux d'arrosage des Pyrénées-Orientales, département qu'il habite et où sont placées ses propriétés : lequel est imprimé parmi ceux de la Société royale et centrale d'agriculture. Celui que j'annonce ici est précédé d'un rapport de M. Héri- carl de Thury , et d'une introduction de l'auteur où ce dernier se montre aussi instruit dans l'histoire ancienne et moderne, ainsi que dans les différentes branches de la physique, qu'en agri- culture. Il est divisé en trois jiarties. La première est intitulée : De V arrosage , des lois et coutumes qui le régissent dans la principauté de Catalogne. Les objets in- diqués par ce titre, ainsi que l'agriculture ancienne et moderne, y sont passés en revue el appréciés à leur valeur ; les cours d'eau, les oanaux d'arrosage qui en dérivent, y sont décrits avec détail. Sr» Kcmiotnio ptiJiHijuc. I'res(|iic tout ce qui s'y trouve était rntièreinciil inconnu on France. Ln seconde considère les mêmes objets dans le l'oyaume <\v. Valence. Ici la matière s'étend et prend un intérêt plus, vif par la mnlriplicité des irrigations, par la bonté des lois qui les rè- glent, par la [)erfcction ]>lns remarquable des travaux d'art dus presque tous aux Sarrasins, autrement appelés fllaurcs, qui ont occupé ce pays pendant 5-24 ans , et par les résultats. L'au- teur s'y surpasse lui-même dans le développement de ces résultats. Parmi les travaux d'art, on remarque un siphon faisant passer une grande masse d'eau sous un torrent; deux canaux souter- rains; cinq à six barrages en béton de 3o mètres d'épaisseur. La troisième partie traite, i". des juridictions spéciales rela- tives aux irrigations; 2". de l'agriculture des sccaiios ou terres sèches, et des hucrcas ou terres arrosées. Faire l'analyse de cet ouvrage en affaiblirait trop l'importance, parce que tout s'y lie, et que tout y est décrit avec une grande concision; en conséquence, je me borne à en conseiller la lec- ture. Bosc. atio. Rapport FAIT a la société d'encouragemknt pour l'in- dustrie nationale , sur l'état actuel des carrières de marbre do France, par M. Héricart de Thury, maître des requêtes au conseil d'étal, ingénieur en chef au corps royal des mines, directeur des travaux publics. Paris; i823; M"»". Huzard. Iu-8. de 109 pages. ( Extrait des Annales des mines. ) Sous le nom de marbre:; , l'auteur de ce rap[)ort paraît com- prendre, ainsi que le faisaient les anciens , et comme le font en- core les artistes italiens et même le vulgaire ( co tpii est une ac- ception de ce mot, juste à Ja fois et ulile), non-seulement les marbres proprement dits des naturalistes , qui sont toujours des roches calcaires , mab toutes les pierres quelconques en grandes masses susceptibles d'être travaillées délicatement, de recevoir ini beau poli, et d'être employées comme ornement en archi- tecture. Il fait du moins mention de tontes ces pierres, aussr bien que du marbre calcaire. Or, comme le nombre et la variéi. lies roches polissablcs sont assez grands ponv qu'on en trouve dans presque tous les déparlemens de la France, et qu'elles occupent parmi les terrains des positions très-diverses et de grandes étendues , on voit que ce sujet est de nature à intéresser autant Économie publique. iSy !cs minéralogistes et les géologistes que les artLsIes même cl les économistes. M. Héricart de Thury présente d'abord des Obsenations pre- liminaires , dans lesquelles il renouvelle avec beaucoup d'in- s'îince , d'intérêt , de détail , et appuie de faits concernant les anciennes exploitations , ce qui a été dit souvent par Rondelet ( Traité théorique et pratique de l'art de bâtir , tom. i , art. lo , des Marbres modernes ) ; par d'autres, et jiar lui-même dans un autre ouvrage ( Rappor-t du jury d'admission ii l\-3-posilioii de 1819 , cliap. XLVI , Marbres et granits de France ) , mais d'une manière non ainsi spéciale et expresse , sur le fiicheux préjugé où il semble qu'on soit retombé plus que jamais, d'après lequel on continue de préférer , d'exciter même l'introduction en I-rance des marbres étrangers, au détriment des indigènes; et sur les avantages , au moins locaux , qu'il y aurait à reprendre des ex- ploitations que François I''"'. , Henri IV et Louis XIV avaient rendues florissantes; sans compter que Cbarlemagne et les Ro- mains eux-niêmes faisaient cas de ces marbres français , et les avaient employés dans leurs plus beaux ouvrages des Gaules. M. de Thury propose en même temps les moyens de remettre ces exploitations en vigueur , et cela le conduit à un second titre, d'un Projet de tarif des droits d'entrée sur les marbrer étrangers , analogue à celui qu'ont établi les douanes anglaises , et divisé d'abord en deux séries , l'une pour les marbres bruts , l'autre pour les marbres ouvragés. — Ce projet de tarif est suivi à'obsen'ations , où l'auteur expose d'autres moyens propres à faire connaître promptement et exactement les ressources de la France en marbres; ce qui le conduit encore à un grand article, intitulé : Tableaux par départemens de toutes les carrières de marbres , albâtres , granits, et porphyres de France. Dans {-es tableaux , ou mieux ce tableau général , tous les départemens sont passés en revue , suivant l'ordre alphabétique, sans excep- tion , afin d'exciter les rechorciies dans ceux qui n'ont point en- core fourni de marbrei , aussi bien que l'intérêt pour ceux qui en sont les plus riches. Le CanLtd, la Charente, la Charente-In- férieure , la Creuse , l'Eure , Eure-et-Loir, la Gironde, Indre- et-Loire, les Landes, Loir-et-Cha; le Loiret , Lot-et-Garonne le Morbihan , la Somme, sont les seuls dans le jjremier cas, ou sur lesquels M. Héricart de Thury ne se soit ])oinl procuré de rcnseigneniens p'^'sitifs. — Il rapporte aj)rès cela des observa- i58 Évononùc publique. tions particulières et détaillées toucliaiu quinze espèces de mar- bres, dont sept blancs et même statuaires ; plusieurs granits et un albâtre du département des Pyrénées- Orientales , d'après M. Jaubert de Passa ; sur d'autres marbres statuaires des Pyré- nées , et particulièrement sur celui de Sost , dans la vallée de Barousse , département des Hautes-Pyrénées , exploité par les anciens, découvert de nouveau par M. Alexandre Dumège , Ins- pecteur des antiquités nationales , et jugé par nos plus célèbres ■ sculpteurs égal, au moins, même à celui de Carrare; sur d'autres 1 marbres propres à l'architecture et les décors, qui se trouvent dans les départemens du Nord et des .-Irdennes , tels que ceux extraits par M. le chevalier Quivy , près Maubeuge, et le baron Morel , près Bavay , lesquels peuvent nous affranchir du tribut auquel nous avait asservis envers la Belgique notre indifférence à profiter de nos richesses en ce genre ; enfin sur la carrière de serpentine du département de la Haute-Vienne , exploitée au- trefois , et reprise dernièrement par M. Sagstête. M. G. a6i. Considérations d'économie publique sur le commerce des grains , ou moyen de concilier les intérêts de l'état , des pro- priétaires , du peuple , avec ceux du commerce. Par M. D. Z. I vol. in-8. Paris; 1822; Delaunay. Cette production , soit qu'on l'envisage sous le rapport de la forme , soit qu'on la considère sous celui des moyens proposés, n'est que d'un bien faible intérêt. L'incertitude de la pensée première de l'auteur se prolonge pendant les huit premiers chapitres , et le mélange bizarre des raisonnemens pour et contre l'exportation et l'importation des grains , fatigue pendant tout ce temps l'esprit du lecteur sans résultat; enfin on voit que l'on propose, moyennant un fond de 5o millions seulement, de régulariser le commerce des grains. Le gouvernement serait propriétaire d'une portion des grains récoltés : en se présentant sans cesse soùs la double fonction d'a- cheteur ou de vendeur , il maintiendrait l'équilibre du prix ; seul il pourrait exporter, parce que seul il connaît si l'exporta- tion est favorable ou nuisible. Ce n'est pas que l'auteur ait eu le dessein qu'il fût l'exportateur direct; mais comme l'on ne pour- rait faire sortir que des grains qui auraient été pris dans ses ma gasins , il serait libre ou de les ouvrir ou de les fermer. Quand on pense que ce monopole ^exportation ainsi conçu est le seul Art nautique. i5i.) ressort du système de l'auteur, on est étonné des nonibreux succès qu'il espère d'un système aussi impraticable dans l'exé- cution qu'il a été facile de le concevoir. Berthevin. AKT NAUTIQUK. ■262. Méthode pour corriger la variation locale du compas de mer, par M. le professeur Bahlow. ( Transact. of the Soc. for the cncourag. af arts, etc. , et Rcposit. oj arts , mars 1823 , p. 206 , et avril , p. 274. ) Nous parlerons de cette méthode, qui a valu à M. Barlow la grande médaille d'or et la collection complète des transactions de la Société d'encouragement de Londres, en rendant compte de l'ouvrage publié par ce professeur, sous le titre An essay on magnetic attractions , etc. 263. Avis aux MAnl^s sur les chaugemens de feu du phare de Cordouan. (^Annales mar. et Col. 1823 , p. 375.) 264. Avis SUR le mouillage de Penang; publié par ordre du gouv. du fort Cornwallis. ( Asiat. Journ. , n". 85 , janv. 1823 , p. 64.) Les signaux placés sur le mont Paliner sont aperçus par un bâtiment qui se trouve à la hauteur de l'île de Sadole , et comme la côte occidentale de Penang esl à l'abri de tout danger, il suffit de sonder en cinglant au nord, jusqu'à ce qu'on aperçoive la petite île de Biddong à la hauteur de la pointe du mont P aimer ; alors un navire peut jeter l'ancre ayant le cap à l'est , l'ile au nord-est, et la colline de Lansdown , la plus haute de toute la chaîne , à l'est- nord-est. L'endroit où l'on peut faire de l'eau est situé dans une petite baie intérieure , près de Pulo-Buldong; et le Tannahdar du mont Prt//«er se charge à volonté de faire passer à Georges-Town les lettres et les nouvelles des navires qui abordent en ces lieux. Les mêmes observations sont applicables aux navires qui arrivent du Nord. 265. Le lieutenant Litre , de la marine impériale dcRussie, qui a été chargé pendant deux étés consécutifs de l'exécution d'un levé astronomique et nautique de l'île de la Nouvelle-Zemble, a ter- miné ses opérations sur la côte nord-ouest, après avoir souffert beaucoup de la rigueur du climat. [New Month. mag., maii823, b. r., p. 214.) iGo Art nautique. a66. Moyen de mettre a l'épreuve de la baixe et nir boulet LES VAISSEA1 X ET LES FORTIFICATIONS, et lie ITIlVOVCr CCS projectiles à l'ennemi, par M. Gompertz. (Lo/k/o/i /ouni. qfarts, n°. i6,fé\. i8jt3, p. 8i.) L'auteur de celte lettre dit avoir éprouvé avec succès sa iné- tliode en petit. Elle repose sur de certaines formes à donner aux flancs des vaisseaux, dont les surfaces sont disposées de manière à faire dévier les projectiles de la ligne suivant lacpielle ils en sont atteints. 267. Sur les propriétés uu sucre pour conserver les provisions de mer, par le docteur Cartwkight. (iJ/o«i///. mag. , n". 38o , avril i8'23, p. 199.) Le docteur CuUocli vient d'annoncer que le poisson se con- serve parfaitement au moyen d'une petite couche de sucre brut dont on le saupoudre. Cette propriété était déjà connue du temps d'Apicius. Ce fameux gastronome avait reconnu que toute es- pèce de viande immergée dans le miel conservait sa fraîcheur; et M, Cartv^right avait proposé depuis bien des années de rem- placer le sel ])ar du sucre dans l'approvisionnement des équipages de la marine anglaise. (Voyez le t. I«^ , n°. 190 du Bulletin.) 268. Bateaux a vapeur entre Londres et Calcutta. On s'occupe à Londres d'un projet gigantesque; c'est d'éta- blir une communication très-rapide entre Londres et Calcutta , au moyen de bateaux à vapeur qui partiraient d'Angleterre pour l'Egypte, et de l'Egypte pour l'Inde. La première partie du jirojet est déjà reconnue trè>-aisée à mettre à exécution. Le bateau, parti d'un port de la Manche irait droit à Gibraltar, et de là à Girgenti en Sicile; il trouve- rait dans l'une et l'autre relâche, du bois ou du charbon rassem- blé d'avance. Le terme de la course serait Alexandrie, ou peut- être même le Caire. La seconde moitié du voyage est d'une exécution diflicile. Il est vrai que les bateaux à vapeur navigueraient mieux qu'aucun autre bâtiment sur la mer Rouge semée de tant d'écueils , do- minée par tant de courans et par des vents périodiques : mais où trouver du bois? Au port de Mas.-.ouah, en Abyssinie il y a, dit-on, du bois, et on pourrait établir un magasin de charbon à Mascate; enfin Bombay serait le Iciine du voyage. La transmission rapide des nouvelles et des ordres serait le principal objet de cet établissement ; on y joindrait cuininc yirt militaire. i6i objet secondaire le transport de quelques marchandises légères de peu de volume et d'un prix considérable. ( Nou\>, Ann. des voyages, mars i823, p. l\iG. ) Le Gentl. mag., avril iSaS, p. 353, annonce que le gouver- nement anglais a pris part à des arrangemens très-étcndus con- tractés avec le paclia d'Egypte, qui s'engage à tenir toujours prêts deux ou trois cents chameaux pour faciliter les communi- cations du Caire à Suez. Les frais de ce transport n'excéderont pas 20 sch. par quintal. Des passagers seront admis au trajet. 26^. M. Adam , recteur de l'Académie d'Inverncss, vient d'in- venter une nouvelle méthode de prendre les hauteurs en mer lorsque l'horizon est invisible. Le bureau de l'amirauté ayant mis à sa disposition le brick le Cherohee pour faire l'épreuve de sa méthode, il a réussi à déterminer les hauteurs de la lune pendant la nuit, de manière à distinguer les variations d'une minute dans les angles. Les capitaines et les officiers du Cherohee, satisfaits du succès de cette méthode lorsque le mouvement du vaisseau est peu considérable, pensent qu'elle pourra remplacer à terre l'usage d'un horizon artificiel. (Gentl. mag. ,a.yv'\\., 1823, p. 35i.) ART MILITAIRE. 270. A FULL AND CORRECT ACCOUNT of the military occurrenccs, etc. Relation exacte et complète des événemens militaires de la dernière guerre entre l'Angleterre et les Étals-Unis d'Amé- rique , avec un appendice et des pi.; par W. James, auteur d'une Relation exacte et complète des principaux événe- mens navals, etc. 2 vol. in-8. Prix, i 1. 10 sh. Londres; Kingsbury. 271. Military sketches, etc. Esquisses militaires de la guerre du Népaul, dans l'Inde, en 1814, i8i5 et 1816, avec une carte des opérations des armées commandées par le major gé- néral sir D. Ochterlony ; par un témoin oculaire. In-8. Prix, 5 sh. cart. Londres ; R. Hun ter. 272. Memoirs of the opérations of the britisli army in India , etc. , ou Mémoires des opérations de l'armée anglaise dans l'Inde pendant la guerre des Marattes, en 1817, 1818 et i8iy, avec cartes et plans ; par le lieut.-colon. Valentine Blacker. I vol. in-4. Prix, i 1. 14 sh. G d. cart. Londres^ Rinsgbury. Tome III. lO lôa ^rt militaire. 273. A NARRATIVE OF THE OPERATIONS of tllC Icft wing , etC. Relation des opérations de l'aile gauche de l'armée alliée dans les Pyrénées occidentales et le midi de la France , en i8i3 et i8i/|, sous le feld-maréchal marquis de Wellington, avec un grand nombre de cartes représentant les mont.ignes , les rivières, et les vues de Fontarabie, Irun, Saint-Jean-de- Luz; par le capit. Butty , etc. In-4°. royal. Londres ; Murray. 274. Letters from Spain, etc. Lettres de l'Espagne et du Por- tugal, contenant différeus détails sur l'état civil et politique de la Péninsule; et ses moyens de défense contre une invasion étrangère, anecdotes sur ses grands personnages, etc. ; par le marquis Pecchio, émigré italien. In-8. Prix ,7 '- sh. Londres ; "Wittake. 275. Tite-Antonin le pieux, résumé historique; Marc-Au- rèle Antonin, sommaire historique; et fragmens relatifs à la vie et au règne , à la politique et à la morale de l'empereur Marc-Aurèle le philosophe, etc. Paris, chez l'éditeur, rue Saint-Severin , n°. 3o. Cet ouvrage remarquable , et nous le regrettons, appartient en grande partie à la morale et à la politique; cependant nous pouvons indiquer à nos lecteurs l'endroit où l'auteur déve- loppe les travaux d'art et les constructions dues au système d'é- conomie d' Antonin, celui encore où il expose les succès militaires des deux empereurs , enfin un grand nombre de passages dans lesquels il éclaircil divers points obscurs de la géographie de celte époque. Berthevin. 276. Trois ans de séjour en Espagne , dans l'intérieur du pays, sur les pontons, à Cadix et dans l'île de Cabrera, con- tenant, etc.; par Z. Quantin. 2 vol. ia-12 , avec 2 fig. et 2 cartes. Paris; 1823 ; J. Brianchon. On a dit que le soldat français était le plus intelligent de l'Eu- rope, et cet opuscule en est une nouvelle preuve. Parmi la foule d'aventures galantes dont le joyeux fourrier , auteur de ces mé- moires, entrelient ses lecteurs , on trouve des détails curieux sur plusieurs combats qui ont précédé la journée de Baylcn. Son grade et sa position ne lui ont pas permis d'euibrasser toutes les opérations du corps d'observation de la Gironde; mais il ra- conte avec précision et esprit ce qu'il a vu. Art militaire. ï63 ' 277. Nouveau guide des sous-officiers d'infanterie de la garde et de la ligne, ou Recueil complet des connaissances qui leur sont nécessaires dans les diverses parties du service. Extrait des lois , ordonnances et règlemens actuellement en vigueur, suivi de l'instruction sur le tir, le démontage et le remontage du fusil ; du blanchiment de la buffletterie ; de no- tions élémentaires sur la fortific.ition de cainpagne, etc. Par un officier supérieur. 2'?. édit. , in- 18. de 5 f. , une tab. imp. et une pi. grav. Prix, i fr. 25 c. Paris ; Anselin et Pochard. Parmi le grand nombre de livres élémentaires qui ont paru depuis six ou huit ans sur toutes les parties du service , on peut distinguer celui-ci. Il ne vaut certainement pas le manuel d'infan- terie du colonel Bardin; mais il est remarquable par sa méthode sa clarté et sa concision. Tous les devoirs des différens grades y sont détaillés suivant les diverses positions du service. Il est à la portée de l'intelligence de la classe de lecteurs auxquels il est destiné, et les officiers peu familiarisés avec les détails du métier y trouveront d'utiles renseignemcns. K. 278. Vorlescncen uber die Taktik., etc. Leçons publiques sur la tactique de la cavalerie, par le comte de Bismark- ac- compagnées des élémens de l'art des évolutions d'un régiment de cavalerie comme appendice aux dites leçons, avec 23 plans lithographies. 2". édition augra. Carlsruhe ; Millier; 1819. [Heidelsherg Jahrhuch. ticr litter. , 2*^. cah., fév. 1828, p. i35.) Cet ouvrage a été traduit en 1821, et se trouve chez Anselin et Pochard. On convient généralement que nous manquons d'élémens de cavalerie. Tout, jusqu'à l'ordonnance de cette arme , est encore à faire en France comme en Allemagne. Plusieurs généraux ont cherché à suppléer à ce défaut d'ouvrages élémentaires , et dans ce nombre on distingue le général Laroche-Aymon et le "-énéral Bismark ; mais le premier ne considère la cavalerie que sons l'as- pect de troupe légère; l'autre a été plus loin , et nous a donné un traité complet de tactique pour la cavalerie. Son ouvrage est divisé en deux parties très-distinctes : l'une, sous le titre de tactique, renferme 12 chapitres qui traitent du caractère et du mécanisme de la cavalerie et de ses opérations offensives et défensives ; la seconde, composée de trois articles seulement, donne les élémens des manœuvres pour un ré'àment. i64 ^''^ militaire. Cet essai renferme de bonnes choses, mais diffuses , mal ex- posées. Il n'est pas exempt non plus d'erreurs ; s'il donne une haute idée de la capacité de son auteur , il nous a paru peu pro- pre à initier les jeunes officiers dans la connaissance de la cava- lerie, parce qu'en théorie les erreurs et les omissions sont encore plus funestes que dans la pratique. Quoi qu'il en soit, cet ouvrage a été traduit par le chef d'es- cadron Schauenburg lequel y a joint quelques notes non pour re- dresser les fautes de son auteur , mais pour rétablir la vérité de plusieurs faits historiques cités comme exemples. K. 27g. Fexddienst-instruction. Instruction pour le service de campagne pour les chasseurs et pour la cavalerie ; par le gé- néral comte de Bismark. 3^. édit. , pet. fonn. de poche. Carlsruhej 1821 ; Millier. 280. Der FELDHERR.Le capitaine, d'après les modèles des anciens; par l'auteur des Leçons sur la tactiqtie de la cavalerie. Carls- ruhe; 1820; Millier. 281. System der reuterey. Système pour la cavalerie; par l'auteur des Leçons sur la tactique de cette arme. Berlin et Posen ; 1822 ; Millier. 282. Felddienst der reoterey , etc. Service de campagne pour la cavalerie ; par l'auteur des Leçons sur la tactique de la cavalerie. Carlsruhe ; 1820; Millier. 283. Neue volticir-schule. Nouvelle école de voltigeurs. Ma- nuel à l'usage des cavaliers et des amateurs de la gymnastique ; par Th. Tezner. In-8.avec fig. , 14 grav. Nordhaussen ; 1822; Landgraf. 284. Une fusée a parachute, nouvellement inventée , d'une construction particulière et curieuse, a été lancée dernièrement à Chatham en présence des officiers de la garnison. Après s'être élevée à une hauteur considérable dans l'air, elle fait explosion , et fait partir un parachute , auquel est attaché un globe de feu d'une grande dimension , qui donne une lumière suffisante pour éclairer le pays près d'un mille à la ronde ; et , comme le para- chute lorsqu'il est lancé se déploie aussitôt, il empêche le globe de tomber. Cette fusée a pour objet de faire voir la posi- tion et les mouvemens d'une armée ennemie , ou d'un corps de troupes pendant la nuit. ( Ijondon , Mn^.; avril 182^, p. 4^7) Jit militaire. ï65 Celte fusée pourrait être employée plus utilement dans les sièges pour voir les travaux de l'ennemi ; mais elle n'aurait point l'avantage de servir en même temps de projectile meurtrier , comme )a balle à feu actuellement en usage. B. P. 285. Patente pour une nouvelle méthode de fabriquer des bou- lets, dont la solidité et le poli qu'ils ont à la surface augmente la portée. ( London , Journ. qf arts, etc. Ami iSiS , p. . ) Ce procédé consiste à'remplacer les moules métalliques par des moules de sable qui donnent passage à l'air , et permettent au métal d'occuper toute leur capacité. On tourne avec beaucoup de soin une balle de bois dur ou de métal , du calibre de la pièce. Cette balle, divisée en deux parties, est placée dans la caisse employée par les fondeurs. On la remplit de sable à la manière ordinaire ; on retire les deux uerai-sphères , dont la balle se compose , et la concavité de celle-ci est noircie avec de la poussière de charbon très-fîne. On f;ilt sécher le moule dans une étuve , et quand il est sec on y coule la fonte. Ce procédé est connu depuis long- temps en France sous le nom de coulage en sable et à coquilles. — L'évent est également ménagé dans plusieurs forges. B. P. 286. Sur les ouvrages militaires périodiques qui paraissent en Allemagne. Il paraît en Allemagne deux sortes d'ouvrages militaires pé- riodiques ; les uns consacrés principalement à l'art et à l'his- toire militaires, les autres aux annonces des livres militaires. Mais ni les uns ni les autres ne sont consacrés respectivement à ces objets d'une manière exclusive ; tous offrent une instruction va- riée, répandent les connaissances militaires, et contribuent à entretenir l'esprit militaire et à hâter les progrès de l'art. Les premiers sont le Zeitschrift de Vienne , les Zeitschrift de Stutt- gard , de Munich, de Berlin , d'Erfurt ; le Magasin de Hoyer, celui de Copenhague ; le Taschen-Buch. Les seconds sont le fVochen-Blatt de Berlin , le Militair-lltteratur-zcitung de Ber- lin, le MUitairischc-Blntter de Duisbourg , etc. Voyez dans la liste générale des journaux l'article qui les concerne. A. [66 Fojrages. VOYAGF.S. 28-.J01UNAI. OF A VOYAGE to tlic nortlicrn whale fishcrics, etc. , ou Journal d'un voyage fait aux pèclicries septentrionales de la baleine, avec un précis des découvertes faites sur la côte orientale du Groenland occidental pendant l'été de 1822 ; par W. ScoRESBT junior, commandant ledit navire. In-8, avec des cart. et des pi. Prix : 16 sh. cart. London; Robinson , et conip. M. Scoresby , auteur de la Description des terres arctiques , ayant parcouru un espace d'environ 800 lieues de côtes , la plu- part de ses découvertes sont nouvelles. Il en a rédigé une carte basée sur environ 5oo angles pris à 5o points différens. Elle peut être regardée comme la seule carte exacte de ces régions loin- taines et inaccessibles, et fait partie de l'ouvrage qui est orné de plu-sieurs autres gravures intéressantes. Le navigateur rencontre les glaces flottantes le ï4 avril, à i5o milles à l'est de l'Islande , à 6/," 3o' de latitude nord ; il les traverse et se trouve, le lendemain, dans une mer libre à 6/4° 41', oii il observe une brillante aurore boréale. Dans une étendue de 5o lieues la mer a cette couleur verte olivâtre , qui est due à des myriades de petits animaux microscopiques ; ensuite elle re- prend sa couleur bleue transparente. A 65° 58' lat, nord, et 3° 53' long, ouest, il rencontre une quantité de pins flottans, dont un qui fut retiré de l'eau , avait 3o pieds de longueur. A 68° /[S' et 8' long, ouest, la déclinaison de la boussole était de 11° à l'ouet. A 80» 3o', il est de nouveau arrêté par les glaces. Le vent passe au nord et le thermomètre éprouve un mou- vement brusque de 32°; il descend à —2". Les rayons du soleil qui paraissent dans les éclaircies font passer le thermomètre presque subitement de 3 ou -4, à -^- i4 , et même jusqu'à 90° ou looo au côté sud vaisseau, tandis que le côté du nord resta sur fond. Au i'^'". mai, le capitaine Scoresby était à 8o« 34', à 566 milles du pôle. « Le Bojfui , dit-il , était certainement à cet instant à une plus haute latitude qu'aucun vaisseau du monde; et je ne doutais pas, quand je m'avançais à la pointe du bâtiment, que je ne fusse plus près du pôle qu'aucun homme vivant sur la surface du globe. » Le bâtiment fit sa course au milieu des glace:; à diverses lati- Foyages. 167 tudes, pour chercher des baleines; hi i"^*^. fut prise le fi mai, à 79° 3i'N. Le 9, le froid était -8" ( -22° 11' centig. ). C'est le plus grand degré de froid éprouvé par le capitaine Scoresby dans 20 voya- ges au Groenland. La navigation se faisait parmi des masses de glaces , lantes sarclées. — Sur le rapport de M. Pcrcy, au nom de la coraniibsiou du concours sur les causes de la cécité dans les I Séances. i85 chevaux, el sur les moyens de la prévenir, la Société décide qu'il sera décerné, savoir : i". une somme de 5oo fr. à M. Bouin , vétérinaire au dépôt royal d'étalons, à Saint-Maixeni ; a", une grande médaille d'argent à M. Robert, médecin-vétérinaire à Bar-le-Duc ; 3°. un exemplaire du Théâtre d' Agriculture d'Olivier de Serres à M. de Royère, chef du haras royal et de l'École d'Équilation de Strasbourg ; 40. un idem à M. Théry , officier comptable du même ^tabUssement. — Sur le rapport de M. Gi- rard , au nom de la commission du concours pour le meilleur mémoire sur /e crapaud, el sur les autres maladies qui affectent les pieds des bétes à cornes et des moutons, la Société décide qu'il sera décerné, savoir : 1°. une somme de 5oo fr. à M. Favre, vétérinaire à Genève; 2". une médaille d'or à M. Veilhan, vété- rinaiie à Tulle. Séance du 2 avril. — M. Huzard fils est nommé au scrutin membre de la Société, en remplacement de M. Despins, décédé. ' — Sur le rapport de M. Huzard père, au nom de la commission du concours des observations vétérinaires, la Société décide qu'il sera décerné, savoir : une médaille d'or à M. Leblanc, mé- decin-vétérinaire à Thouars; a", des médailles d'argent à M. Ba- reyre, médecin-vétérinaire à Agen; et à M. Ségala, vétérinaire au dépôt royal d'étalons, à Auxerre; 3o. un exemplaire du Théâtre d'Agriculture d'Olivier de Serres à M. Gaullet , vétéri- naire à Bar-sur-Aube; 4°. qu'il sera fait mention honorable de M. Tallard, vétérinaire au régiment des cuirassiei-s du dauphin. Séance publique du 6 avril. — Cette séance a été tenue dans une des salles de l'IIôtcl-de-Ville , sous la présidence de S. Ex. le ministre de l'intérieur, qui , dans un discours d'ouverture, a applaudi au zèle éclairé et persévérant avec lequel la Société royale s'occupe de remplir l'objet de son institution. M. Silvestre , secrétaire perpétuel , a lu ensuite un rapport sur les travaux de la Société depuis la dernière séance publique. Cette lecture a été suivie de la distribution des prix et des médailles d'encourage- ment, conformément aux décisions antérieurement prises par la Société. La séance a été terminée par une notice biographique qu'a lue le secrétaire perpétuel, sur feu monsieur Desplas , ujcm- bre de la Société. Séance du G avril. — M. Tcssier fait un rapport sur les obser- vations relatives à la culture du coton daIl,^ les landes de la Gi- ronde, adicssces par M. Dorlic. D'après les résultats pm Iuno- i.S'i Séances. rablcs (les tentatives faites sur plusieurs points de la France , pendant la dernière guerre, le rapporteur ne partage i)as les idées de l'auteur de ces observations sur la possibilité d'intro- duire avec avantage cette culture dans le royaume. Le rapport et les conclusions sont adoptés. — On donne lecture d'une noie de IVI. Lévrier, de Tonnerre, sur la manière de prolonger la du- rée des éclialas dans les pays vignobles; cette note sera impri- mée dans les Annales de l'agriculture française. Séance du 7 mai. — M. le président annonce qu'une dépula- tion de la Société a été admise à l'honneur de présenter ses hom- mages au roi, à l'occasion de l'anniversaire de la rentrée de S. ]\L dans Paris. — M. Huzard fils , annonce qu'il a réussi à fabriquer du fromage de Parmesan , suivant le procédé dont il a publié la description. • — • La Société accorde un exemplaire de l'édition du Théâtre d'agriculture d'Olivier de Serres, publiée par ses soins, à M. Benoit, maître de la poste aux chevaux , à Ville- juif, comme un témoignage de sa reconnaissance, pour l'obli- geance avec laquelle il a bien voulu se prêter à favoriser les ex- périences de ses commissaires sur diverses charrues, en mettant à leur disjjositiou le terrain nécessaire, et en leur procurant toutes les facilités désirables à cet effet. — M. Dandré présente l'analyse de deux mémoires de M. Serres, dont il avait été chargé de rendre compte, l'un sur le dépérissement des bois, l'autre sur leur destruction , considérée comme cause du déran- gement des saisons. Séance du 21 mai. — M. Guillaume, fabricant d'instrumcns aratoires , réclame l'intérêt de la Société aujirès du minisire de l'intérieur, pour lui faire obtenir, soit un local propre à la con- struction de ses instrumens , soit une somme annuelle pour l'indemniser de son loyer. Cette demande sera transmise à S. Ex. avec recommandation au nom de la Société. — Sur la proposi- tion de M. Huzard , M. Castes , d'Agen , élève à l'École vétéri- naire d'Alfort, sera entretenu aux frais de la Société, à dater du i^r. juin, à la charge par lui de garantir le remboursement des dépenses qu'elle aurait faites , dans le cas où il quitterait l'école avant d'avoir terminé ses études. — M. Montaigne de Poncins , correspondant de la Société, lit un mémoire sur la législation re- lîitive aux chemins vicinaux. ;i|qi. — Société asiatique, — La Société a tenu sa séance gé- Séances. 1 85 nérale le 21 avril dernier, sous la présidence de S. A. S. Mgr. le duc d'Orléans. Après le discours d'ouverture dans lequel |S. A. S. a fait remarquer comme un heureux présage pour les travaux de la Société la découverled'un alphabet des hiéroglyphes, par M. ChampoUion le jeune , l'un de ses membres, M. .Silvestrc ique et de l'acide sulfureux, renfermés avec de l'éther dans des tubes de verre au- dessns du mercure. — On a lu aussi un Mémoire de M. Sabine , sur la température des lacs d'eau douce sous les tropiques, à des profondeurs considérables. Il a trouvé à une profondeur de cent brasses (au moyen d'un cylindre de fer, muni d'un ther- momètre) une différence de température de 37 degrés du fond à la surface oîi elle est la plus élevée. — On a lu une partie de la suite du Mémoire du professeur Buckland, sur les os fossiles découverts dans des cavernes en Angleterre. 3o5. — Société géologique. — Séance du 4 avril 1823. — Deux notices furent lues sur une pétrification ligneuse d'origine récente, par le Rév. J.-J. Conybeare. — Une notice sur une masse de pierre arenacée quartzeuse ferrugineuse qui se trouve dans la pierre calcaire près de Bristol, par M. G. Cumberland. Séance du 18 avril i823. — Une lettre contenant une descrip- tion de deux nouvelles espèces d'Encrines trouvées dans la pierre calcaire dite alpéenne, près de Pristol, par M. G. CuiMBERLAND. — Une lettre sur la géologie de Pulo-Nias, ile située à l'ouest de Sumatra, par le docteur Jack. — Un Mémoire sur la géologie et la géographie de Sumatra, et de quelques îles voisines, par le même. 3oG, — Soriclc linnécnnc. Séances de fév. 1823. — Mémoire de i88 Sctinces. W. Jack sur le Li^nsium et .lutrcs plantes malaises. — Liste dos. coquilles terrestres et fluviatiles trouvées dans le comté de Suf- foll ; par M. R. Slieppard. — Mémoire du major Hardwicke , contenant une description du Sciurus sagitta , etc. — Sur une nouvelle espèce de Phasianus ; par le même. — Sur une petite antilope appelée Goral, native des montagnes du Népaul; par le même. — Sur un insecte qui paraît être une nouvelle espèce de Scutigera ; par le même, 307. — Société astronomique, — La 3^. séance anniversaire a eu lieu le ili/éi: On a lu un r;ipport du conseil dans lequel on a rendu thi juste tribut d'hommages à la mémoire du président de la Société , de sir H. Englefield , du D'. Hutton , de M. Dclam- Lre , de M. Trallcs, et plusieurs autres membres recommandables, dont la Société a eu à déplorer la perte l'année dernière. Ce rap- port a été terminé par une invitation à tous les membres et cor- respondant de contribuer de tout leur pouvoir à l'avancement de l'astronomie; on recommande une revue exacte des cieux, en le divisant par petites portions qui doivent être examinées cha- cune par un membre individuel. Le i4 mars, on a lu deux mé- moires; le premier est une démonstration par une équation de fonctions du principe du parallélogramme des forces; par le D"". IMicckleliam. Le second est intitulé Résultat des calculs relatifs il la parallaxe de l'étoile -[> de la Ijre, d'après des observatioas faites avec le cercle mural de Greentvic/i, comparées avec celles de Dublin ; par le D>. Brinklcy. C'est un mémoire très- inté- ressant. 3o8. — Société médicale. — La iS*". séance anniversaire de la Société médicale de Londres a eu lieu dans le mois de février. M. Granger a prononcé le discours annuel , dans lequel il a traité des plaies de la fête , principalement des commotions cérébrales. Dans la première partie de ses recherches, M. Gran- ger s'est appesanti principalement sur les accidcns qui pro- viennent d'une part de la pratiriue empirique de la déplétion dans tous les cas de dérangement cérébral, et de l'autre d'un em- ploi trop timide de la lancette dans les états et les circonstances qui (Icinandcnl réellement une saignée copieuse; quant à la epiestion du matérialisme, l'orateur a exprimé son opinion que l'hypothèse organique de la cause vitale est incertaine dans ses fondemens et très-déraisonnalJc dans ses suppositions ; il a for- Séances. ^ \8\) tcment soutenu la présence d'un principe immatériel, préten- dant que c'est une doctrine que la physiologie enseigne et que la pathologie approuve ; diverses observations de l'intégrité des facultés intellectuelles , quoiqu'il y eût altération de l'encéphale, étant tout-à-fait en contradiction avec le système qui considère le corps organisé comme le premier mobile et l'essence réelle de l'être intellectuel et moral. 309. — Calcutta. — Société asiatique.^ — Séance du 1 4 novembre. — Les cornes du daim du Thibet sans queue , ont été présentées pour le muséum , par M. le marquis de Hastings. — Des modèles , moulés en plâtre, des os de la jambe et de la grande pâte du Mci^allonyx , ont été envoyés par la Société philosophique de Philadelphie; on trouve une description de cet animal dans le l\i;. vol. de leurs Transactions. — A cette séance ont été présen- tées aussi les curiosités "suivantes : Deux cailloux de la Terre de /''(7/2-2)/t'//ité celle qui remportera le prix , seront rendues avec les paquets cachetés et non ouverts. La Société avait donné pour sujet du prix, pour l'année 1823, l'hydropisie ; une seule dissertation ayant été en- voyée, la Société ajourne ce prix à une autre année, et propose pour sujet de prix, pour l'année prochaine, /eA/nw/wr/Ze^ de l'épine. D. F. 3i4' Edimbourg. — Société royale. — Prix fondé par M. Keith, pour être décerne tous les deux ans aux découvertes les plus importantes pour les sciences , dans un pays quelconque du globe , et qui seront communiquées par les auteurs à la So- ciété , et publiées pour la première fois dans ses transactions. Ce prix consistera en une médaille d'or de la valeur de 1 5 gainées, jointe à une somme d'argent, ou pièce d'argenterie, portant les mêmes devises et inscriptions que la médaille. Si, pendant le cours des périodes de deux ans, commençant à la saint-Martin en 1820, aucune découverte assez importante n'est communi- quée à la Société, l'intérêt du fonds peut être ajouté au prin- cipal , qui est de 600 livres sterlings , déduction faite des frais accidentels. Ro. ^ cj»^- . — NOMINATIONS et |EL0GES. 3i5.M. WoLLASTON a été nommé associé étranger de l'Institut de France. 3i6. M. Oersted a été nommé, dans la séance du 9 juin, correspondant de la même société, section de physique générale, en remplacement de M. V.vn-Swinden , décédé. 317. M. C. G. C. Reinwardt , qui a succédé à feu M. Brug- mans dans la chaire d'histoire naturelle à l'université de Leyde , a pris possession le 3 mai dernier, par un discours de Auginentis qiiœ Historiœ naturali ex Indiœ invcstigaùone accesserunt. Il y rend hommage à la mémoire de son prédécesseur, en même temps qu'il offre aux naturalistes des considérations imj)ortaiitcs. Le prof. Siegenbeek a adressé , à cette occasion , à son nouveau collègue une pièce en vers latins qui est rapportée dans le Letter bode du g mai. Nomiuatioîis et Eloges. icjS M. Reinwardl , que le roi des Pays-Bas avait envoyé à Java en i8i5 , en est revenu l'année dernière , après avoir visité aussi Timor, Banda, Ainboine , Ternate , et l'extrémité nord-est de Gclèbes. Pendant un séjour de sept ans dans l'Inde , il avait fait plusieurs envois aux muséums de son pays; mais, par une fatalité inouïe , la plupart de ces envois ont été engloutis par la mer. Heureusement il n'en a pas été de même de ses manuscrits , de ses dessins , et des collections considérables avec lesquelles il s'est embarqué. A son retour en Europe , on nous marque de Leyde que ce savant naturaliste s'occupe à rédiger ses observations, pour en faire jouir incessamment le public. CM. 3i8. Le jubilé quinquagénaire de Jean-Philippe Bêcher, con- seiller supérieur des mines , et ober-bergmeister , a été célébré à Bonn le 25 juin 1823. La faculté philosophique de l'université lui présenta le diplôme de docteur, qu'il avait si bien mérité depuis long-temps par ses utiles travaux sur la géognosie des pays de Siegen et de Kirclien. Ce fonctionnaire estimable reçut en même temps des mains du chef du conseil supérieur des mines , l'ordre de l'aigle rouge , et de toute part ses grands mérites pour les mines du pays de Siegen furent l'econnus avec l'ardeur et l'empressement qui firent voir l'estime générale que ses talens et son caractère ont inspirée. 319. Jean-Baptiste Dksplas, médecin vétérinaire, membre de la société royale et centrale d'agriculture, de celle de médecine, et du jury d'examen de l'Ecole d'AIfort , est mort à Paris le <) mars 1823 , âgé de Cyl\ ans. Il a exercé son art avec une haute- distinction, et sa ])ratique habile et éclairée lui avait mérité une confiance très-étendue. Il est auteur d'une bonne dissertation statistique et vétérinaire du Qucrcy, insérée dans le tome 2 , 3e. partie de l'ouvrage intitulé : Instructions et observations sur les maladies des animaux domestiques. Il a rédigé un grand nombre d'articles de médecine vétérinaire dans le Dictionnaire de médecine de V Encyclopédie méthodique , et dans le Cours complet d'agriculture publié par Déterville. II a rempli avec succès diverses missions qui lui ont été données par le gouver- nement, pour comba lire des maladies épizooliqucs qui ravageaient diverses ])arties du royaume. M. Despias joignait un rare désinté- ressement et une active philanlropie à de grands lalcns.Il ne savait 1(^6 Entreprises scientifiqjies. pas réclamer lè prix de ses Iravatix ; il ne pouvait pas garder d*arf;ent , lorsque cet argent était réclamé par l'indigeuce ; une fortune considérable aurait pu être la juste récompense de ses travaux, il n'a emporté dans la tombe que sa probité, des titres multipliés à une aisance qu'il n'a pas connue , et des regrets universels bien mérités. Son éloge est inséré dans la collection des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture, in-8. , volume pour l'année iSi'S. TROISIEME SECTION. ANNONCES DIVERSES. ENTREPRISES SCIENTIFfOlIES. 32o.L'on sait que jM. de Férussac, voulant profiter de l'expé- dition envoyée, il y a deux ans, par le Gouvernement à Mada- gascar, pour faire explorer cette île , dont les productions sont si ■variées et si peu connues , avait fait partir à ses frais un voyageur naturaliste , M. Gaubert, qu'on a cru pendant très-long-tcnii>s victime des maladies qui ont affligé la colonie naissante. Derniè- rement, peu après la réception d'une lettre qui a calmé les inquiétudes qu'on avait sur le compte de ce voyageur, M. de Férussac en a reçu un premier envoi , consistant en une caisse renfermant une partie des coquilles de cette grande île , et des mers qui la baignent. 321. Nouvelles de L'EXPÉniTiON française pe nilcouvERTEs de la corvette !a Coquille. Nous avons fait connaître la marche de la corvette In Coquille jusqu'à son arrivée à l'île de Sainte-Catlierine, sur la côte du Brésil (tom. ii du Bull. n'\ 712 ). En quittant cette relâche, le c'ipilalne Duperrey se dirigea sur la baie française des îles Ma- louines, où il devait faire diverses observations. Son observa- toire fut établi dans les ruines du bourg Saint-Louis, restes de la colonie fondée jadis par Bougainvllle , et qui, remise ensuite entre les mains des Espagnols, a été entièrement abandonnée à l'époque de la révolution de l'Amérique du sud. L'état Ijabiluel de l'atmosphère de ces climats contraria beau- Entreprises scientifiques. 197 coup les expériences du pcmlulo que le capilirine Duperrey avait à faire sur ce point. Ou parvint cependant à les exécuter d'une manière satisfaisunte, dans l'intervalle d'un mois que dura cette relâche. La latitude obtenue par un grand nombre de hauteurs circa- méridiennes du soleil a été de 5i" 3i' 48" 8 ; les observations faites pendant le voyage de la corvette l'Urante avaient donné pour le même point 5i° 3i' 5o". La longitude déduite du transport du temps, à l'aide de cinq chronomètres, est de 60° 24' 9" 7 ; cette détermination suppose que le fort d'Anhatomirim de l'île Sainte-Catherine est par So" 49' 35" 4. Si l'on adoptait Si" i' li" pour la longitude de ce dernier point, telle que l'ont fixée MM. Roussiu et Givry , on aurait , pour celle du bourg Saint - liOuis des Malouines, 60° 35' 46" 3 (). P. ; à bord de l'Uronie , on avait eu 60° 3o' 28" 5. Au reste, vingt- sept séries de distances lunaires prises par les officiers de la Coquille serviront plus tard à donner Aicore plus de précision à cette longitude, dont l'incertitude, comme l'on voit, porte sur une quantité beaucoup trop faible pour être de quelque importance aux navigateurs. M. Duperrey a eu la curiosité de visiter le point où VlJranie avait fait naufrage ; il a trouvé que la moitié longitudinale de la corvette avait été enlevée de la mer et portée sur terre à cpiaranto pas du rivage. Il faut que les coups de vent d'est aient soufflé avec ime furie bien extraordinaire, pour cju'une masse aussi con- sidérable ait pu êti'e portée à une aussi grande distance. La durée du séjour de la Coquille aux Malouines a été on ne peut plus agréable à l'équijjage et à "état major ; le gibier et le poisson étaient en abondance; et, sous d'autres rapports, le commandant de l'expédition n'a eu qu'à se louer d'une relâche qui doit enrichir les sciences naturelles d'un grand nombre de faits imporlans et curieux. Quoique l'intention du capitaine Duperrey eût été de relâcher à la partie la plus australe de la Terre-de-Feu , la violence des coups de vents dans ces parages a été telle, qu'il a fallu aban- donner ce projet. Cet officier fut obligé de s'élever jusque par les 58" de latitiule j)our doubler le cap llorn , circonstance qui eut lieu le i»?'. janvier, sans que le bâlinient eut fait la moindre avarie. Le 20 janvier, la Coquille arriva heureusement en rade iç)8 Entreprises scientifiques. de la Conception, sur la côte du Cliili, avec son équip.igc jouis- sant d'une excellente santé. Valparaïso venait d'être renversée de fond en comble par un tremblement de terre , et nos voyageurs apprirent aussi que les. années du Chili étaient en mnrclie pour renverser le gouverneur supérieur résidant à Sainl-Yago. En quittant la Conception , le capitaine Duperrey devait se diriger sur les îles de la Société, et de la vers les ile&Mulgrave et les Carolines, théâtre principal de ses travaux. 322. M. Leschen'ault DE LA TouR , qui a rempli avec succès une mission agronomique et scientifique dans Tlnde , de 1816 à 1822, vient d'être chargé par le gouvernement d'une mission du même genre aux Antilles, et sur divers points de l'Amérique continentale. Ses travaux doivent avoir pour objet principal le perfection- nement de l'industrie agricole dans les colonies françaises. Ils s'é- tendront à tout ce qui peut contribuer aux progrès de l'histoire naturelle et des sciences en général. .Tôt. ■J23. Voyage anglais de découvertes. — M. le cap. King, de la marine royale anglaise, et fils de l'ancien gouverneur du Port- Jackson de ce nom, vient de revenir en Angleterre, après une absence d'environ six ans. Son voyage a eu pour but spécial l'ex- ploration détaillée des côtes septentrionales de la Nouvelle-Hol- lande, et les diverses recherches scientifiques qui peuvent se rattacher à un voyage de découvertes. Officier plein de zèle et de savoir, le capitaine King a dû ap- ])orter les plus grands soins aux travaux qui faisaient l'objet de sa mission ; nous sommes dortc en droit d'annoncer qu'une ample moisson de richesses sera le fruit de ce voyage, qui va èlre incessamment publié par les orJres de l'amirauté anglaise. Ainsi la délinéation du littoral de la Nouvelle-Hollande, dont les ])remiers essais remontent à l'année 1G16, et qu'ont successi- vement perfectionnée les travaux de Cook, Vancouver, d'En- Irecasteaux, Flinders et Baudin , sera entièrement terminée. II est à croire que l'activité des voyageurs se dirigera mainte- nant vers l'intérieur de ce vaste pays; déjà jious devons beau- coup à l'aclivilé et aux lumières de M. Oxley; son amour pour la géogra])hie liii fera sûrement tenter de nouvelles entreprises que ive sauraient mancpier d'<".ronrager ])!iissamment sir Th. Bris- Fente cl objets scientifiques. 199 Italie, amateur distingué des sciences, et aujourd'liui gouver- neur du Port-Jackson. 3 cl étant pris pour numérateur. » Voici un moyen plus simple : lorsque le nombre des chiffres » décimaux est pair, prenez la moitié du nombre des chiffres » périodiques à gauche, ajoutez i et vous aurez le numérateur » donnez-lui pour dénominateur la puissance de 10, marquée » par le nombre des chiffres de l'unité. » On pourrait croire qu'après le mot pair , il eût fallu ajouter : et que les chijjres de la seconde moitié de la période sont les com- pléinens à 9 de ceux de même rang dans la première moitié. Ce cas est l'unique en effet où la proposition puisse être admise ; mais on peut voir facilement que dans les fractions périodiques décima- les , lorsque le nombre des chiffres est pair et le dénominateur de la fraction un nombre premier, il Cht imjiossible d'aîlnicttre ?>o4 Mathématiques l'hypotlièse de la 2^ . moitié de la période formée autrement c\\ie par des coiuplémeus à 9. Ce principe, si la base ét;iit quelcon- que , reçoit une généralité bien plus grande , et je démontrerai dans la 2*. publication , faisant suite à mon Ar'uhinéliquc complé- mentaire que je vais donner, que cette 1^. moitié est formée des complémens à la base moins un. Au reste, quant à la propriété que la 2''. moitié doit être toujours conipléiuentée à y sur les cliilfres de la première , Bernouilli l'a donnée dans les Nouveaux Com- mentaires de Pitcrabourg. Bf.rthevin. 332. Anleitijn'G zu DEM Gebrauche der logarithmen, etc. Introduction à l'usage et au calcul des logarithmes, servant •de supplément à toutes les tables de logarithmes; par le doct. E. S. Ungek. Grand in-8., i4 f- Trlx , 18 gr. A Leipsick; En- gelmanii. L'auteur, connu avantageusement de tons les amis de la science par ses études profondes dans les mathématiques, remé- die par ce traité au besoin senti depuis long-temps d'une intro- duction complète à l'usage des logarithmes, utile non-seulement aux mathématiciens , mais à tous ceux qui ont besoin de faire beaucoup de calculs , par les explications qu'il contient sur des méthodes nouvelles et abrégées d'employer avantageusement les logarithmes. 333. Découverte EN MATHÉMATIQUES. ( //-Vj-î quart, reporter, sept. 1822 , p, 261.) M. J. Dorfeuille annonce qu'il va publier les manuscrits de son père, M. G. Uorfeuille, contenant une nouvelle applica- tion des principes des nombres , sous le nom de calcul octorith- mal i ce nouveau calcul consiste à trouver un nombre qui, jiris soit pour multiplicateur soit pour diviseur d'un nombre connu , fournisse pour produit ou pour quotient un nombre d'un certain, nombre de chiffres dont on connaît seulement une partie. Un habile mathématicien s'occupe à traduire et mettre en oidre les manuscrits qui contiennent une découverte si précieuse; on en cite le problème suivant : Un prince des Indes désire savoir quelles avaient été les recettes du trésor de son aïeul ; le sage Sessa, auquel il s'a- dresse, a trouvé, après beaucoup de recherches, que pendant un certain nombre d'années le montant de ces recettes était cxj)riiné par 12 cliiilrcs dont le premier était 8 et les deux derniers 72 , ce (jui faisait par an une somme de 11 chiffres, dont le 7' . était éléinenUiircs. 20 fï 7 et les trois derniers 544 j et par mois une somme de 8 chiffrpî inconnus. Le savant Sessa , nous dit-on, retrouva, par le calcul, les chinVes manquant qui se trouvaient effacés, et conscqnem- inent le revenu annuel et le nombre d'années (i) pendant lequel celte somme avait été accumulée. Ro. 334. DissERTATiQ MATHEMATicA. synibolas ad epicriiin llieoria- ruiii ad parallelas spectaniium continens. Parlicula !■>. Insunt quatuor theoriffipar;dleIarnm earumque censura, auct. L. Wahl. In- 4. cum lab. aen. Jenae; i8a3; Croker. H35. SrR l'inscription continue df. cercles dans les poly^ gon^s, et de sphères dans les solides; par A. Lotteri, prof, à l'univ. de Pavie. i'^". partie. ( Giorn. di fis, , déç. sec. , tora. VI, p. 1x5. 1823.) Dans ce mémoire, M. Lotteri considère d'abord une suite de cercles tangens l'un à l'autre et aux deux côtés d^un angle; il exprime leurs rayons au moyen de celui du premier, de l'angle donné et du rang qu'ils occupent ; ces rayons suivent vme pro- gression géométrique. II calcule la somme des aires de ces cer- cles, en supposant cette inscription continuée à l'infini, et com- pare à l'aire du premier la somme de tous ceux qui le suivent. Passant aux polygones réguliers , il considère de même des suites indéfinies de cercles tangens aux angles formés par les apo- tliènics, ou les rayons de ces polygones. Il s'occupe ensuite de l'inscription, dans un triangle équilaléral ou un carré, de cercles égaux et dont le nombre est un de ceux de la suite des nombres triangulaires ou carrés, et quelque soit le terme de cette dernière qu'oit emjjloie, la somme des aires des cercles inscrits est constante; d'où il résulte que si dansun rectangle dont les côtés sont commen- surables, on inscrit des cercles dans les carrés, qui ont la com- (1) Sans connaître le manuscrit , il est facile Je de'couviir le prin- cipe Je cttte découverte si vante'e ; d'abonl il est évident que le nom- bre (Fanne'es doit contenir font au plus deiis cliiHW-s, que Ton trouve aisément en disant par quel nombre faut-il multiplier 4 ]iour avoirun 2 aux unités ; il n'y a évidemment que 3 par leifuel , multipliant 544 pour retrouver la somme 8 72 , on a pour les deux derniers chif- fres 3a; mais avec 3 , pour faire •; , il faut avoir 4 pour le produit du cliiffro dos dizaines par \.Ce nombre est donc i ; donc le nombre d'au- nces ('l.iif i,3. En poursuivant celte métliode , on trouvera également que le 1". chiffre du revenu annuel ctnil (i. Ro. aof) Mathcinatiqnes élémentaires. > ninne mesure pour côté, la somme de leurs aires sera équ'fva- Iciite nu cercle qui aurait pour diamètre une moyenne propor- tionnelle géométrique entre la base et la hauteur du rectangle. Deflers. !i3G.DiE Lehrf. VON den Kecelschnitten. Théorie des sections coniques , avec un appendice sur les lignes courbes; par F. W. Streit. In-8. I rxd. Weymar; iSaS; comptoir d'industrie. 337. Eeementi dei conici , etc. Élémens des sections coniques; par G. Lampugnaki, prof, de math, au lycée de Bergame. Le prof. Lampugnani avait autrefois publié un traité de sec- tions coniques, avec l'application de l'analyse; mais dans cette nouvelle édition il a jugé plus convenable d'omettre la partie analytique, en étendant la partie synthétique beaucoup plus que dans la i". édition. Les élémens sont divisés en trois livres; dans le i"^"". on traite de la génération des sections coniques, dans le 2''., de la i)arabole; et dans le 3^, de l'ellipse et de l'hyperbole. On démontre les propriétés les plus essentielles de chacune de ces courbes rapportées à leurs axes et à leurs diamètres conjugués. On démontre les propositions relatives à leur quadrature, à la cubature du paraboloïde elliptique et de l'hypcrboloïde de révo- lution , ainsi qu'à la quadrature des surfaces de ces mêmes solides. Les jeunes cens qui auront étudié ces élémens entendront sans difficulté le traité des sections coniques d' Apollonius , dont l'auteur regrette qu'on ait abandonné la méthode. ( Giorn. di jîsica , juin iSa^ , p. 2^2. ) Tio. 338. MÉMOIRE SUR UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DES SECTIONS CO- NIQUES , avec quelques applicatious. l'ar P. M. N. Benoît, an- cien élevé de l'Ecole polytechnique. M. Benoît se propose de soumettre au jugement de l'Acadé- mie des sciences, un mémoire qu'il a rédigé au sujet d'une nou- velle génération des sections coniques, laquelle peut être ainsi exposée. Deux droites Directrices r?r.//i tracées sur un plan, pre- nez d'abord sur chacune d'elles un point quelconque pour servir de Départ h des couples de longueurs comptées dans un sens comrnu sur ces droites, et consen'ant un même rapport; choi- sissez ensuite un nouveau point sur chacune des deux directrices, pour être le Concours r/c droites aboutissant aux extrémités des Mathématiques transcendantes . 207 couples de lojigueurs proportionnelles correspondantes , et le lieu de la rencontre de ces droites sera une section conique. Cette génération conduit au tracé de la section conique pas- sant par cinq points donnés sur un plan ; on choisit pour cela deux de ces points pour servir de concours , et une des direc- trices étant prise arbiti'airement dans ce plan, on détermine fa- cilement la seconde. D'où il suit c[aily a une infinité de systèmes de génératrices , de départs et de concours, qui pem'ent fournir la même section conique. Réciproquement , deux génératrices étant données , on obtient une infinité de sections coniques de toute espèce, en changeant seulement soit les départs, soit les concours. Le travail que nous annonçons donne une nouvelle extension à la théorie des transversales et conduit à quelques théorèmes intéressans. B. MATHÉMATIQUES TRANSCENDANTES. 33g. Annales de mathématiques pures et appliquées; par M. Gerconne, Tom. XIV , n». i ; juillet 1823. On trouve dans le Journal de physique, de chimie et d'his^ toirc naturelle (novembre 1822) un mémoire de M. Jean Mile , professeur de physique à l'université de Varsovie, dans lequel l'auteur , après avoir examiné l'effet que produisent sur la vision les verres d'une épaisseur constante, soit plans soit spîicriques , troit pouvoir en inférer qu'il y a ([uelquc chose de jjIus qu'une vinqtlc illusion dans la grandeur aj)parenle des astres à l'horizon, et que, dans cette situation, ils doivent en effet être vus sous un plus grand angle que lorsqu'ils sont près du zénitli. Dans le premier article du n". des Annales que nous annon- çons, M. Gergonne s'attache à combattre la doctrine du physi- cien de Varsovie, ainsi que les conséquences qu'il a cru pouvoir en déduire. Il prouve d'abord que l'interposition d'un verre plan à faces parallèles entre l'œil et un objet, loin de le faire paraître j)lus gros , le fait au contraire paraître plus j^ctit ; mais qu'en même tomi)s elle le rapproche de l'œil, de sorte (pi'en définitif langlt; optique se trouve anij)lifié. Il examine également l'effet d'un vci re sphérique d'une épaisseur constante, lorsque l'œil e t ]ilacé ;iu centre, cl montre que, lorsque la distance de l'objet a i\vx\ c.,1 beaucouj) plus considérable que les dimensions de cet 2o8 Mathématiques objet el IV-paisseur du vcne, ni le verre plan ni le verre sph«- rique n'en altèrent sensiblement l'image. Quant à la grandeur apparente des astres près de l'horizon, M. Gergonne s'étonne que M. J. Bille ignore à quel point la théorie de réfractions astronomiques est aujourd'hui perfec- tionnée, et ne sache pas qu'il résulte clairement de celte théorie que les astres sont tus sous un plus petit angle près de l'horizon que près du zénith ; ce qu'il est d'ailleurs facile de vérifier par des mesures directes prises au micromètre. M. Gergonne termine en montrant comment on ])ourrait profiter des idées de M. Mlle, pour déterminer, par l'expérience, le pouvoir réfringent des divers liquides. Dans l'jrticle suivant M. Sturm donne une démonstration nouvelle d'un théorème déjà démontré dans les cahiers précédens, ou plutôt (j'un théorème dont celui-là n'est qu'un cas particulier. Le même géomètre démontre ensuite deux propriétés de la Lem- niscate, découvertes par M. W. H. Talbot, géomètre anglais. Le même cahier renferme encore la solution, par un anonyme, de deux problèmes sur la génération des courbes par des inter- sections de droites mobiles. Enfin on y propose de résoudre le problème et de démontrer le théorème dont voici les énoncés. 1°. déterminer la relation constante qui doit avoir lieu entre les six angles dièdres de tout tétraèdre ? i". L'aire du triangle dont les sommets sont les pieds des perpendiculaires abaissées sur les directions des côtés d'un triangle donné, d'un même point quel- conque de la circonférence d'un cercle concentrique au cercle circonscrit , est constante , quel que soit le point choisi sur cette circonférence. "• 340. A COMPLETE DicïioNARY, etc. Dictionnaire complet des sciences physiques et mathématiques, avec des grav. ; belle im- pression. Prix : 10 sh. 6 d. rel., et 12 sh. 6 d. en veau doré. Londres; Lewis. 341. Grundlehre der hoheren ASAiYSE, ctc. Principes de l'algèbre supérieure, a l'usage des hautes classes des écoles sa- vantes et des personnes qui veulent s'instruire ellcs-môjncs ; par C. V. BtcnovNSKY, prof, de mathématiques au gymnase royal de Posen ; avec une pi. Prix : i kl. 12 gr. Posen; I\Iu- net. Leipsick; V. "Wieubrack. 342. PotOLAn Ki,EMEiST3 of pure and mixe^ malhematics. transcendantes. 20g Élémens populaires de mathématiques pures et mêlées, com- prenant des cours complets d'algèbre, les élémens d'Euclide complets, la trigonométrie, les sections coniques, les fluxions, l'arpentage, l'astronomie, la mécanique, l'optique, etc.; des- tinés à succéder dans le cours de l'éducation à l'étude de l'a- riîhmétique ; par F. Nicholson. Prix : i 1. i sh. rel. Londres; Lewis. 3/(3. Note sur une nouvelle expression des nombres de Ber- nouUi , etc. Par M. Plana. (^Mem. Acad. sc.di Torino, tom. aS, 1820, p. 4o3. ) En partant d'une intégrale définie donnée par M. Poisson dans son second mémoire Sur la distribution de l'clectricité , p. 5S , et des formules de M. Laplnce sur les nombres de Ber- iioulll , qu'on trouve exposées dans le S"", vol. du calcul intégral de M. Lacroix , M. Plana exprime ces nombres par une inté- grale définie qu'il transforme de plusieurs manières, et qui lui permet de sommer l'exprt^ssion 2 F x ^X S x , dont le dévelop- pement contient, comme on sait, les nombres de Bernoulli. M. Plana pense que cette formule peut servir à étendre la doctrine des intégrales définies, et l'applique à des exemples qui lui donnent des résultats nouveaux ou obtenus précédennnent par d'autres moyens. Deflers. 'h\l\. Notes sur la théorie nss ondes ponnée par 31. Poisson dans les Mém. de l'Acad. des sciences de Paris, année 181G. Par M. ¥LAîiA.(^Merii,acad. sc.di Torino, tom. 23, i8'20,p.i i3.) Dans ces notes, M. Plana traite plusieurs points importans de calcul de la théorie citée , par des moyens dilférens et qui lui pa- raissent plus élémentaires. Il a souvent lieu d'employer des for- mules tirées des Exercices de cale. int. de M. Legendre , qu'il cite d'ailleurs avec soin. Ces notes ne peuvent manquer d'être lues avec intérêt par les personnes qui connaissent le mémoire auquel elles se rapportent. Elles sont terminées par des remar- ques sur un théorème donné par M. Poisson dans un mémoire sur l'intégration de quelques équations linéaires aux différences partielles, etc., lu le 19 juillet 1819, et où l'on trouve un em- ploi nouveau et très-remarquable de l'analogie des puissances et des différences. Deflers. 2IO Machines MACHINES ET CONSTRUCTIONS. 3/|5. Montres et carde-temps. Perf'cctionnemens et aildilions de F. L. Fatton, qui rendent les montres capables de marquer ou d'indiquer le moment précis d'une ou de plusieurs ob- servations successives, siins avoir besoin d'en arrêter la marche {patente). [London Joiir/i. , juin i8i'3, p. 281.) M. L'auteur s'est attaché particulièrement à indiquer sur ses mon- tres les plus petites divisions du temps dont on a besoin dans les observations des phénomènes célestes, et à les faire marquer sur le cadran par la pression d'un bouton qui fait agir une disposi- tion de leviers, sans interrompre la marche du mouvement. Cette disposition ingénieuse rendra les calculs météorologiques plus précis et plus faciles. M. 346. Imprimehie, perfectionneniens de T. Parkin [patente). (London Journ. of arts and se, n^. 27., mars iS^'i , p. l'zS.) Ces perfectionnemens résultent de l'emploi d'un système de cylindres élastiques ([ui reçoivent l'encre, se la répartissent et l'appliquent sur les caractères. 347. MÉMOIRE sur la nature et la préparation des meules de moulin, employées en Toscane pour la belle farine. {Trans. of thc Soc. for Encoiir., vol. XI, 1822, p. 47.) L'autenr pense qu'il serait bon de rechercher s'il ne se trouve pas en Angleterre des pierres de même nature que celles qui for- ment lesmeulcs employées pour la mouture en Toscane. Il offre des échantillons de celles-ci dont il garantit l'anlhonlicité , aliii qu'on ail dans ces recherches un point de comparaison. 348. Piston hydrostatique expansif pour résister à la pres- sion de certains fluides, et glisser aisément dans les cylindres imparfaits; par E. Bowles Symes. [Patente.) La partie expansive de ce piston est formée par une rainure autour de sa circonférence, qui est fermée par une substance élastique , comme le cuir, en laissant un espace vide autour du ])iston sous le cuir. Cet espace est rempli par une substance fluide. La j)ressioii que l'on donne à ce fluide par la comjiression force le cuir «le ))rcndre une forme convexe, et de s'appliquer exacte- ; leiit sur le corps de pompe, de manière à remplir toujours les et Constructions. 211 inégalités qui peuvent se trouver dans ce cylindre. [Loiulou Journal , fév, i8i3, p. 78.) ^I- 349, Piston métallique élastique qu'on peut appliquer à l'In- térieur ou à l'extérieur du cylindre ; par W. Jessop {patente). [London /o«rn., juin i823,p. 296.) Ce piston est fait avec une bande de métal , tourné en spiiale, et maintenu entre deux plaques assez librement pour exercer par son élasticité une pression constante sur les parois du cy- lindre des machines à vapeur. 350. Voitures a vapeur ; perfectionnemens de Julius Grif- FiTH [patente). [London fourn. of arts and se, n'. 28, p. i.) Ces perfectionnemens consistent dans une certaine combinai- son de forces et de moteurs adaptés à une voiture à roues, et mise en jeu par la lorce de la vapeur. Les appareils , au nombre de deux, doivent être plates sur le derrière, avec leurs four- neaux, chaudières , condensateurs, et autres accessoires. L'action alternative de leurs pistons dispense de la nécessité d'avoir une roue. Le corps delà voiture peut recevoir la forme et la grandeur qui conviennent pour contenir des voyageurs et des marchandises; on fait tourner la voiture dans les chemins tour- nans parle moyen des roues de devant, dont on change la posi- tion à l'aide de manivelles placées à un axe vertical et mises en mouvement par la personne qui conduit la voiture. Ro. 35 1. Machine a remonter les bateaux. — A.. .Touri»an de Ganges vient d'obtenir un brevet d'invention pour cette ma- chine dont le succès serait du plus haut intérêt pour la naviga- tion des fleuves rapides. 352. Métier a faire des rubans ; perfectionnemens de M. Thompson {patente). { Tram: of the Soc.Jor tlie Encour., 1822 , voL XL, pag. 195.) M. Thompson, peu satisfait de la rubanerie anglaise, a cher- ché à perfectionner les métiers employés au tissage. Celui qu'il propose est décrit fort au long, et parait devoir remplir l'objet pour lequel il a été imaginé. 353. Apographe de Smith , ou machine à copier, à l'usage de» peintres et dessinateurs. {Polyl. Jniini., avril 182J , p. 5i(i, ou Al l'Crinann's l\<'j;osiu>ry , ioril i8?,3 , ]». 122.) 212 Machines M. A. Smitb , de Mauchline, en Ecosse, a inventé, pour copier des tabicaiix, des dessins et des cartes, un insirument dont plusieurs artistes et savans attestent l'utilité ; une circon- stance qui distingue cet instrument de plusieurs autres sem- blables, c'est que les individus mêmes qui ne savent jias des- siner, après un exercice de quelques ]icures,sont en él:it de co- pier un dessin quelconque ;ivec une exactitude singuhère. Le prix de l'apograplie varie de C à 1 1 gulm'es , suivant la grandeur. On le trouve au bureau du licpository of arts d'Ackerniann , , dans le Strand , à Londres. 35/(. Rapport fait à la Société d'agrici:lture , arts et commerce de l'arrond. de Saint-Etienne , par la commission chargée de l'examen des recherches théoriques et expérimentales de M. BuRDiN , ingén. au corps royal des mines, membre d« cette soc, sur la construction d'un nouveau système de roues hydrauliques. In-8. d'une f.St-Étienne;imp.deDuraiid-Lauret. 355. Ueber den fruern und der gegenwartigen Zustaiid der \rasser-und strasscnbames , etc. Sur l'état ancien et présent des routes de terre et d'eau en Bavière; par V. Pechmann, conseiller de construction. 'In-8. de i36 p. Prix, 54 kr. Mu- nich; i82'2 ; Lindauer. Ce petit ouvrage contient des observations justes, mêlées à beaucoup de critiques. Celles-ci portent d'abord sur l'entreprise des travaux des routes , en Bavière, et sur la surveillance de ces travaux, qui, suivant l'auteur est abandonnée à des autorités locales qui n'ont pas les connaissances nécessaires. L'nuteur lait rnsuile la critique de tous les ponts qui ont été construits depuis un petit nombre d'années (dej)uis i8o7)surles plans de M. Wie- beking; il prétend que tous ces pouls, qui ont ïoo , aoo pieds et j)lus d'ouverture, sont actuellement dans le plus mauvais état, et qu'il n'en restera dans peu d'années que le souvenir des som- mes qu'ils ont coûte; parce que les jéparalions dont ils ont be- soin sont d'une exécution difficile. Il cite comme une améliora- tion de détail essentielle, l'usage qui s'est introduit de paver les ponts avec des pavés cubiques en bois. Il soumet également à un examen sévère les travaux hydrauliques qu'on a entrepris sur les bonis du Rhin , du Danube , de l'Iser , de l'Iiiu et aulres ri- vières, et jH-opose, tant sur les routes que sur les canaux, plusieurs projets utiles, (flcid. Jahrh.y mars i823, p. 23r).) A. et Constructions. 21 3 556.PRAnTiscHE Darstellunc Ber BRI ckenraukunde, etc. Ex- position pratique de l'art de construire les ponts; par Ro- der. I'-. partie, contenant la construction des ponts en bois, des ponts en fer, des ponts mobiles et des ponts de service provisoires. In-8., 356 pages, i5 pi. Prix, 2 rxd. Darmstadt; 1821 ; Heyer. iTe. Partie. Des ponts en bois ; nomenclature des différentes sortes de ponts en bois; chap. l'-r., des assemblages; cliap. 2^ et 3«., des ponts les plus simples en bois, et des dimensions des poutres ou longerons qui font toute la force de ces ponts. L'au- teur fait porter aux bois une charge i3 fois moindre que celle sous laquelle ils se rompraient. — Cliap. 4^. et 5e. Des ponts com- posés de fermes en bois droits, avec moises et contrefiches. Ce sujet est traité avec un soin particulier, et une parfaite intelli- gence des constructions en charpente. — Chapitre 6=., 7'^. et 8*. Des ponts composés de fermes en poutres cintrées. L'auteur expose les procédés pour courber les bois qui ont été mis en usage ou proposés par MM. Wiebeking et Funk,el la manière de composer les fermes, soit avec des madriers , soit avec des pou- tres, les uns et les autres cintrés; il rapporte plusieurs exem- ples de ponts construits, soit en France, soit en Alleman-ne. Chap. 9. De l'exécution des ponts en bois. L'auteur entre dans tous les détails de l'art que les jeunes ingénieurs doivent con- naître, depuis les premiers jusqu'aux derniers travaux. Ici le ré- dacteur fait l'aveu que, dans les grands ponts de M. Wiebeking, les poussées contre les culées et les piles, la plupart en bois, sont considérables, que les fardeaux qui passent sur les ponts font augmenter et varier ces poussées, que ces défauts, et l'affaiblisse- ment de la tension des bois qui ont été courbés, n'existent pas au même degré dans les ponts ordinaires en bois droits. Chap. 10. Des motifs qui déterminent l'ingénieur dans le choix du mode de construction d'un pont, et devis détaillés des dépenses. 2''. Partie. Des ponts en fer. Chap. rr. Considérations géné- rales sur ces ponts. L'auteur pose en principe que la force abso- lue de la fonte est le | de celle du fer forgé; il ne fait porter aux pièces que le tiers de la charge sous laquelle elles se rompraient. Le rédacteur observe que le rapport de la force de la fonte a celle du fer n'çst pas exact, qu'il est plus grand, et que la qua- lité du fer est si variable, si difficile à apprécier, que l'on ne doit lairc porter aux pièces que le ^ de la charge sous laquelle elles 2i4 Machines et Conslnœtiorts . se rompraient; qne tcllr Ci.t la règle suivif; par M. Reichcubacli. — Chap. 2. Exeinj)les «le ponts en fer, et maximes relatives à leur constniction. — 3'. partie. Des ponts mobiles. L'auteur traite , dans cinq chapitres , des ponts de bateaux , des ponts vo- lans d'après celui de Cobleniz, des ponts levis, des ponts tour- nans et des ])onts de service provisoires. Le mérite de cet ouvrage, suivant le rédacteur du Hcidclb. /flr/^^è.,mai i8a3,p. 5oi , consiste dans l'ensemble de toutes les parties, dans les détails lecliniques qu'il renferme, dans le choix des principes et des maximes, dans les descriptions des ponts existans,dans la justesse des observations de l'auteur, l'impartialité de ses critiques et la justice qu'il rend aux travaux de tous les ingénieuis. Il nous a paru évident, d'après l'article même du ré- dacteur, que l'ouvrage allemand avait été composé, en grande partie , sur le Traité de lu construction dis ponts , de M. Gau- they , ouvrage supérieur dans le même genre. A. 357. Payés des voies de voiture; ])rocédé de J. Williams, ayant pour objet d'en prévenir le dérangement fréquent, pla- cer et enlever des tuyaux souterrains et autres objets ( pa- tente). [Repert. of arts , n». 25o , mars iSaS , pag. 204.) M. Williams se propose d'ouvrir le sol jusqu'à 10 pieds de profondeur, d'y mettre un pavé en brique , en pierre ou en fer, de niveler, ou plutôt de courber le fond à cinq pieds de largeur par des canaux de communication avec les égouts ; d'élever de chaque côté un mur haut de cinq pieds et couvert d'un cintre , de manière à lui donner sept pieds et demi de jour au milieu ; on pratiquera des ouvertures de neuf pouces à chaque mur droit, et à des intervalles de 20 pieds; à trois pieds de la base de ces ouvertures il y aura des tuyaux carrés aux deux côtés des rues, et au bout de ces tuyaux six égouttoirs ou portes que l'on pourra ouvrir intérieurement ; de pareilles ouvertures seront ])ratiquées à la sommité du cintre, et de 100 pieds d'intervalle pour y laisser pénétrer l'air et la lumière , et des communica- tions hautes de 5 pieds et larges de 3 à chaque côté du mur ou sont ces ouvertures. On peut entrer dans ces souterrains de quel- que côté que ce soit , du côté des maisons situées dans les rues comme dans les caves pratiquées au-dessous des chemins. Les tuyaux principaux peuvent y être établis sur des archets de fer , ou autrement, et servir au public par les ouvertures pratiquées Topographie, Géodésie. 2i5 dans les murs latéraux. Ces souterrains peuvent être doubles et parallèles l'un à l'autre, jjour placer séparément les tuyaux qui conduisent l'eau, et ceux qui contiennent le gaz, avec différentes communications faites à volonté. On passe aisément de ces sou- terrains aux égouts, aux sources et aux puits, soit pour les con- struire, soit pour les réparer. M. 358. Colonne de l'église de Saint- Isaac , en Russie. {Europ, via gaz. , n". l\<^ki mai's iS^S, p. 176.) Les énormes colonnes de granit destinées pour les portiques de cette nouvelle église sont très -remarquables ; leur hauteur est de 56 pieds , ce qui les met de pair avec les colonnes les plus célèbres anciennes et modernes, savoir i". la colonne de Pom- pée, à Alexandrie, qui a 67 p. 5 p. 1 1 -^ lig. de hauteur; 2". les ruines d'une colonne trouvée près du mont Citorio, à Rome, qui a 52 p. 4 p. de hauteur; 3». les colonnes du portique du Pan- théon, qui ont 46 p. 9 p. ; 4"- les colonnes de la cathédrale de Cazan, .à Saint-Pétersbourg, qui ont 42 p- '■> 5°. les deux colonnes de l'église Saint-Paul, à Rome, qui ont 38 p. 4 P-j et qui sont de la même hauteur que celles des bains de Diocléiien, et celles de Caracava, à Florence, près du pont de la Trinité. TOPOGRAPHIE, GEODKSIE. 359. Croorer's SYSTEM OF LAND-suRVEYiNG , ctc. ;Système d'ar- pentage dans toutes ses parties; par Crook-er. Avec des grav. Prix : 7 sh. G d. Londres; Lewis. 36'o. De l'équerre a réflexion proposée par j\I. Allent , gé- néral du génie. Tout ce qui a été écrit au sujet de ce genre d'instrument se ré- duit à la brochure de M. Lipkens ( voy. le n'. 772 du tom. H du £ut/etin), cl à ce qu'en a dit bien antérieurement M. le général Allent dans son Essai sur les reconnaissances militaires , formant le 4'- n"' du Mémorial du dépôt de la guerre : c'est donc M. Al- lent qui, le premier, a eu l'idée de donner à l'arpentage une Equerre à réflexion , et qui a indiqué l'usage qu'on pourrait en faire, pour déterminer, en cheminant sur deux bases qui se croi- sent sons un angle qui ne soit pas trop aigu, les points inacces- sibles ^^itués entre cefOases, par l'application de la méthode "éo- 2i6 jdstroiiomie métrique des coordonnées à la topographiede détail. M. Allentn'a point figuré ni décrit la construction de son équerrc dans l'ou- vrage cité, mais son idée a été mise à exécution de diverses ma- nières dans plusieurs instrumcns que nous avons élé à même d'employer, avant d'essayer l'éqnerre à miroir de M. Lijjkens. Celle-ci se distingue par une combinaison particulière de miroirs, et la facilité qu'elle donne de servir à se placer , sans retourne- ment , entre deux points, dans le pian vertical qu'ils déter- minent. B. ^6i. Levé triconométriquk nu royaume de Suède. — L'as- tronome Croxstaîvd, chargé j)ar li gouvernement de l'exécu- tion de ce levé , s'est rendu dans les provinces du centre de la ?forwège pour y continuer ses opérations. ASTRONOMIE, COSMOGRAPHIE. 362. De la Tydoeocïe ou de la Science des marées ; par le chcv. DE Sade, offic. de la marine de S. M. T. C, et cap. d'artille- rie de S. j\L B. : IMémoire en forme d'instruction pour l'astro- nome de l'observatoire fondé à Milford-Havcn , par le T. H. Ch. Greville. 2 vol. in-8., avec fig. Londres ; 1810 et i8i3. Se trouve à Paris, chez Gide fils, Barrois l'aîné, et chez Guil- laume. L'auteur propose d'extraire des livres de physique, d'astro- nomie et de marine , la totalité des faits et des calculs relatifs aux marées , d'en former un ensemble, une nouvelle science , qu'il appelle Tydologie. Il n'y a point de science isolée; elles se tiennent toutes en- chaînées les unes aux autres, et les progrès de chacune d'entre elles favorisent et sont favorisés à leur tour par les services mu- tuels qu'elles se rendent. Si l'on veut présenter le tableau complet de nos connaissan- ces , il est donc indifférent de prendre telle science qu'on voudra ])Our servir de novau, de centre commun à la carie génénle des conquêtes que l'esprit humain a faites sur son ignorance pri- mitive. D'après cette liberté, qui est incontestable, l'auteur a donné Li préférence à la Tydologie. Il en a fait le rendez-vous , le point de réunion, où se rassemblent toutes les sciences dépen- et Cosinogniphie. 1 1 y dantes de la physique et de l'histoire naturelle. Il y examine quel est le but et l'esprit de chacune d'elles ; les méthodes qui ont avancé les unes et retardé les autres. En un mot, c'est sur le même plan , une imitation, ou si l'on veut une nouvelle édition du Novum oiganuin scientinruw du chancelier Bacon. Ohs. Cet article nous a été communiquô , il signale un ouvrage publié à Londres en français, mais peu connu en France, et qui nous a paru renfermer, avec des choses étrangères à son objet , des renseigncmens utiles. Ces motifs ont pu seuls nous détermi- ner à parler d'un ouvrage déjà ancien. F. 363. An introduction to astronomy, etc. Introduction à l'as- tronomie , consistant en une suite de lettres d'un précepteur à son élève, dans lesquelles sont expliquées, d'une manière simple et claire, les parties les plus utiles et les plus intéres- santes de cette science; enrichie de pi. grav.; 8<^.édit. In-8. Prix, 12 sh. cart. Londres ; Rivinglon. 364. Darplaneten SYSTEM DER SoNNE, OU Système planétaire du soleil; par G. Lehrmann. In-/)., avec 3 pi. Prix, 3 rxd. Dresde ; 1822 ; Rittner. 3G5. Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyp- tienne, appliquées aux monumens trouvés en Egypte. Par M. Biot. i vol. in-8. Paris; i823; Firmin Didot. Ce volume contient ce qui suit : Avant-propos de 40 p.; Mé- moire sur le zodiaque circulaire de Denderah; Discussion des zodiaques rectangulaires trouvés à Denderah et à Latopolis, avec des recherches sur l'antiquité du cycle caniculaire; Exa- men crilifiue du mémoire de MM. JoUols et Devilliers sur les bas-reliefs astronomiques des Égyptiens , avec des remarques sur le dessin du zodiaque circulaire publié par la commission d'E- gypte ; enfin , sept notes sur différens sujets traités dans le vo- lume. L'ouvrage en outre est accompagné de plusieurs planches. Donnons un aperçu de chacune de ces parties. !->. Avant-propos. Lorsque le zodiaque de Denderah, dit M. Biot, depuis long-temps l'objet de tant de discussions et de systèmes parmi les savans , fut tout à coup apporté en France par une entreprise aussi hardie qu'imi)révue , la curiosité publi- que fut au comble. La libéralité du roi le conserva à la France. Une commission choisie dans les académies en avait fixé le prix à cent cinquante mille francs. Le prince donna sur sa cassette la Tome IIL ,k 2 1 8 astronomie et CosmograpJiie. moitié de celle somme; le reste fut fourni par le ministre de l'in- térieur. Je puis, ajoute le savant auteur, rapporter ces détails avec certitude, ayant été chargé de signer l'acte d'acquisition au nom du gouvernement. M. Biot expose ensuite les motifs qui l'ont porté à proposer une interprétation nouvelle et ])ureinent astronomique du zodiaque de Dendorah. Il atirait vivement souhaite qu'il lui fût permis de se borner à communiquer ses idées sans être obligé de dire son sentiment sur celles des autres. Il regrette que cette liberté ne lui ait pas été accordée et qu'il lui ait fallu attaquer à sou tour aprèsavoir été attaqué le j)reiiiier. C'est cette nécessité qui lui a fait prendre pour épigraphe do son avant-proj)os ces deux vex's de Molière : Eh bien! je me suis tu malgré ce que je voi, Et jai laisse' parler tout le monde avant moi. 2". Mémoire sur le zodiaque de Denderah. L'auteur explique ainsi le but de ce mémoire lu à l'Académie des sciences le li juillet 1722. » Ce n'est point , dit-il , une conjecture arbitraire « sur le monument de Denderah , ni une nouvelle appréciation » de son antiquité, fondée sur l'interprétation j)lus ou moins li- n bre des emblèmes ou des signes astronomiques mobiles qu'il ). représente; c'est la tentative d'une restitution astronomique « rigoureuse , conclue de mesures géométriques prises sur le y monument même, en vertu de laquelle chaque étoile reparait à » sa place dans remblèmetjuila renferme... Cette restitution s'o- « père par un procédé géométrique rigoureux , uniforme , qui » se conclut aussi du moment même. » Ce procédé ou ce sys- tème, dit-il plus loin , consiste à projeter tous les ])olnts de la sphère par développement autour d'un d'entre eux choisi pour pôle, en plaçant chaque point sur le tableau dans son aligne- ment véritable , et à une distance du pôle égale au développe- ment de l'arc qui mesure sa distance polaire sur la sphère. M. Biot trouve que l'état du ciel , représenté par le monument, est celui qui avait lieu 716 ans avant l'ère chrétienne, la projec- tion étant faite comme on vient de le dire , ])ar développement autour du pôle de l'équateur de celte époque. !V'. Le zodiaque circulaire n'était pas le seul monument astro- nomique du temple de Denderah. MM. Jollois et Devilliers y ont trouvé encore les 12 signes du zodiacpie scidptés au plafond du portique, et distribués sur deux liguisparallèlcs. Ils ont en ou- Pl/jsique. 2uj ire découvert deux tableaux analogues au plafond de deux au- tres temples situés à Esné , l'ancienne Latopolis , à peu de dis- tance de Denderah. Le but de M. Biot est principalement d'exposer les rapports de ces trois zodiaques avec le zodiaque circulaire, et de montrer qu'ils représentent la même époque céleste , ou du moins des époques peu éloignées les unes des autres. 4^'. M. Devilliers ayant réclamé publiquement près de l'Acadé- mie des sciences et de plusieurs autres corps littéraires, l'idée de l'interprétation géométrique que M. Biot avait cru pouvoir donner du zodiaque de Denderah : ce dernier savant déclara que la seule nécessité de repousser une pareille réclamation a pu le contraindre d'entrer en discussion avec MM. Jollols et Devil- liers. Il termine cet examen critique par ces mots : « Je dis donc » adieu à un sujet désormais fini pour moi, et je retourne avec " joie à des études chéries que je lui avais sacrifiées depuis trop » long-temps. « On s'empressera sans doute de lire l'ouvrage de M. Biot, il y a dit tout ce qu'il a pu trouver de certain relati- vement à l'ancienne astronomie égyptienne , et il l'a dit avec ce style facile , clair, élégant qui caractérise tous ses écrits. B. y. 366. Concordance dk l'annuaire et du calendrier pour 5o années. In-8. d'une f. prix,4o c. Paris; Firniin Didot. PHYSIQUE. 367. Détermination de l'action électro-dynamique d'un fil d'acier aimanté curviligne faite par M. .Savary, et com- muniq. à l'Acad. des se, le 28 juillet iSaS. M. Savary a donné dans le mémoire dont nous avons rendu compte ( II". 45 de ce Bulletin), l'expression analytique de l'action exercée par une portion iiifiniiiient petite d'un aimant sur un élément d'un courant électrique, et il y a applicjué cette expression au calcul de l'action d'un aimanc rectiligne et d'un aimant plié de manière à former une circonférence entière. Il vient d'en faire une nouvelle application à la détermination de l'action exercée par un fil d'acier aimanté et plié en arc de cei'cle d'une longueur quelconque. Les formules dont il s'est servi dans ce travail peuvent également servira calculer l'action d'un fil d'acier aimanté, quelle que soit la courbeplane ou à double courbure qui est formée par ce lil , et ramènent ainsi aux opé- 2 20 PJiysiqite. rations ordinaires de l'analyse mathcmatique le probltinc dp l'action exercée par des aiinans curvilip;ncs , problùnic qui était resté jusqu'à présent au nombre de ceux pour lesrjuels on né connaît aucun moyen de solution. Ro et Am. '^fiS. Manuel d'électricité dynamique, ou Traité sur l'action mutuelle des conducteurs électriques et des aimans, et sur la nouvelle théorie du magnétisme, pour faire suite à tous les traités de physique élémentaire ; par .1. F. Demonfkrrand , an- cien élève de l'Ecole Polytechnique , prof, agrégé de physique et de mathématiques au collège royal de Versailles. Ifn vol. in-8. Prix , /« fr. , et 5 fr. franc de port. Paris; Bachelier. Cet ouvrage, destiné à introduire dans renseignement une branche nouvelle et importante de physique, est le seul qui con- tienne, dans un ordre méthodique, l'exposé dés découvertes faites jusqu'à ce jour , par un grand nombre de savans français et étrangers. M. Ampère, à qui l'on doit la découverte lie tous ceux de ces faits qui sont relatifs à l'action mutuelle de deux conduc- teurs vollaï(iues, et à celle que le globe terrestre exerce sur ces conducteurs, en a déduit la nouvelle théorie du magnétisme ex posée dans l'ouvrage dont nous r idons compte. Nous annonçons cet ouvrage, sans crainte d'être démentis par ceux qui se sont oc- cupés des phénomènes électro-dynamiques, comme un complément nécessaire de tous les traités de physique élémentaire, ces traités ne pouvant contenir, d'après l'époque de leur publication, que des aperçus fort incomplets sur une science connue seulement depuis trois ans, et qui, dans cet intervalle, a fait des progrès rapides , dus à l'application du calcul et des méthodes d'observation. 369. Sur l.A TEMPÉRATURE DES MINES du COmté de CORNOUAILLES, (extrait des Méin. de la Soc. géolog. de cette jirovlnce, t. II , p. 14, 19, i5<), /lo',.) Trois auteurs ont discuté dans ce recueil la question de l'aug- mentation de la température en raison des profondeurs. Les deux premiers, M. R. W. Fox et M. D. Forbes, admettent cette aug- mentation comme incontestable, et ils l'évaluent apj)roximative- ment à un degré du therm. de Fahrenheit pour chaque descente de 10 brasses anglaises, ce qui répond à peu près à un degré centésimal pour 3'5 mètres. Le 3^ auteur, M. M. P. Moyie, en admettant la même évaluation en général pour les mines actuel- leuicnt exploitées, quoiqu'avec de très-grandes irrégularités , nie Physique. 321 rpi'il y ait une augmentation dj chaloui-, au moins bien sensible, dans les mines depuis long-temps abandonnées. La plus grande <[u'il ail ti'ouvée dans ce cas a été de 5G" Fali. , ce cjui ne surpasse i2 ; le thermomètre à l'air était à -f- 9,6 centig. , chaleur remarquable pour la saison. La plus grande hauteur du baromètre qu'on eût observée de- puis long-temps avait eu lieu le 6 février de la même année. A 9 heures du malin le baromètre était monté à 28 p. io,i3; Je thermomètre à l'air était à — 1,2 centig. : la différence du maxi- mum au minimum est de 2 p. 6. A Boulogne-sur-Mer, le mercure du réservoir du baromètre était élevé de i3,2 mètres sur le niveau de l'Océan. Le minimuni eut lieu le 25, à 5 h. 9' du matin, le baromètre était alors à 26 p. 2,87 ; la hauteur moyenne du baromètre à cette station est = 28 p. 1,42 : ainsi le minimum observé était de i p. 10, 55 au- dessous de la moyenne. 2^4 Plijsiiiuo. 372. Infi.ammation ue i.\ PoinuK déterinint^e par la tlialcur qui se tlcgage pendant l'extùiction de la chaux. ( Extr. des nr- tliives du comité consultatif des poudres et salpêtres. Ann. de phjs. et chiiu., juin, 217.) La poudre et le pulverin jetés sur de la chaux au moment où elle s'éteint, s'enflamment rapidement. Pour s'assurer si la cha- leur dégagée dans l'opération ])ouvait seule déterminer l'inflam- mation de la poudre sans l'action de la chaux sur le soufre , on a placé dans de la chaux en extinction un tube contenant un peu de poudre; un peu de soufre s'est volatilisé , et la poudre a fait explosion. Cette expérience prouve le danger de conserver de la chaux vive dans les magasins à poudre pour les dessécher. G. de C. 373. Observations de M. Brewster sur les fluides contenus DANS l'intérieur DE CERTAINS CRISTAUX. (^EcUub. phU. Jouril., juillet i8'i3, avec i pi. ) On regardait jusqu'ici comme étant formées simplement d'eau les gouttes limpides qu'on aperçoit dans quelques pierres cristal- lisées, transparentes; telles que topazes, améthistes, cymopha- nes , ainsi que dans le cristal de roche. M. BrevFster s'est assuré par diverses expériences faites sur ce fluide, soit pendant qu'il était encore renfermé dans ces pierres, soit après l'en avoir letiré, qu'il avait des propriétés physiques fort différentes de celles de l'eau. Ceux qui ont vu les gouttes dont nous parlons sa- vent qu'on y remarque constamment une bulle flottante, quia été regardée long-tcmj)s comme une bulle d'air , et que M. Brewster appelle un vide. La contraction ou l'élargissement de ce vide , lequel dis[)araît entièrement à une température de 74 à 80" Fah- renheit (23 à 25 centig. ), donne un moyen facile de reconnaître l'action de la chaleur sur le fluide qui l'entoure. C'est ainsi que le physicien écossais s'est assuré que ce fluide se dilatait 3?. fois plus que l'eau, à une chaleur modérée : d'autres expériences lui ont fait voir que ceincme fluide avait un pouvoir réfringent moin- dre que l'eau. On dirait que c'est un gaz, comprimé plutôt qu'un liijuide proprement dit. Lorsqu'on le fait couler hors du cristal, il s'étend et se contracte alternativement jusqu'à ce qu'il soit des- séché: il laisse alors pour résidu des particules fines, (\\x\ recom- mencent à se mouvoir pour peu qu'elles soient à portée tie ressai- sir un peu d'iiuniidité , et (pii se volatilisent par la clialcur. Voilà donc une licjueur qtii dilïèic de toutes colles qu'on connaît. Chimie. 2^5 Cette découverte est déjà fort curieuse; mais M. Brewstcr en a fait une seconde qui ne l'est pas moins. Le fluide dont nous ve- nons de parler n'esl pas le seul que renferme la petite cavité des cristaux dont il s'agit; il y est entouré par un second fluide d'une nature différente, avec lequel même il ne saurait se mêler. Ce dernier s'écoule aussi, mais au bout d'un ou deux jours, par l'ouverture faite au cristal , et ne tarde pas à prendre la consis- tance d'une substance résiniforrae jaunâtre , parfaitement trans- parente, qui absorbe aussi l'humidité, quoique moins avide- ment que la précédente. Cette substance n'est ni volatile, ni disso- luble dans l'eau ou dans l'alcohol , mais elle se dissout avec ef- fervescence dans les acides sulfurique, nitrique ou muriatique. Ce résidu, ainsi que celui de l'autre fluide, acquiert au bout de quelque temps une sorte d'éclat métallique. Il convient de faire remarquer que ces deux liqueurs se sont trouvées les mêmes dans les différens cristaux, quoique prove- nant de pays aussi éloignés les uns des autres que l'Ecosse , la Sibérie , le Canada , le Brésil , la Nouvelle-Hollande. Ces importantes découvertes sont développées dans un mé- moire 'que M. Brewster a lu à la Société royale d'Edimbourg, et qui doit paraître dans le X*. vol. du recueil de cette compa- gnie. C. M. CHIMIE. .Î7/1. Nouvelles coNsinÉRATioNs sur la théorie des proportions déterminées dans les combinaisons, et sur la délermination des mesures des molécules des corps; par le cliev. Avogadro. {Mrin. (Iflln R. Accad. di Torino ,io. xxvi. i.) M. Avogadro, qui a déjà publié plusieurs mémoires sur la théorie des proportions définies, s'efforce dans celui-ci de con- cilier les diverses hypothèses proposées pour l'explication de cette loi. Il imagine pour y parvenir des combinaisons préexistantes qui se combinent entre elles en diverses proportions, et il arrive ainsi à des résultats qui se rapprochent beaucoup de ceux qui ont été obtenus par expérience. Il serait trop long de vouloir donner un extrait d'un mémoire de i(io pages in-/, ; nous nous contente- rons de citer les cunclusions de l'auteur. 1". Les condjiiiais'jMs j)ar demi-volumes ont lieu pour plu- 2 20 Chimie. sieurs corps gazeux; et, par analogie aussi, par moitié de molé- cules pour les autres. 2°. Quelques substances paraissent se combiner, soit par volu- mes ou molécules entières, soit par demi-volumes ou demi- molécules, comme l'oxigène avec l'azote ; tandis que d'autres pa- raissent affecter de se joindre par des volumes intermédiaires entre deux nombres entiers , comme l'oxigène avec le cMore. 3o, Les combinaisons correspondantes, c'est-à-dire qui se for- ment dans des circonstances semblables et par décomjiosilion mu- tuelle enire différentes substances , sont 99 fois formées du même nombre de molécules , comme celles de l'oxigène et du soufre avec les autres corps, et 99 fois aussi parun nombre de molécules double pour un corps que pour un autre. 4'. Tout confirme la loi générale que le volume du composé gazeux, dans les composés binaires à doses multiples, est dou- ble du volume du composant qui n'y entre que paur un volume. Il n'y a pas d'exemple bien constant de quadruplication , ni d'au- tre relation plus compliquée. 5°. Dans quelques exemples de quadruplication gazeuse à doses fractionnaires , et qu'on ramène à la tliéorie des propor- tions multiples par des combinaisons multiples préexistantes, le redoublement du volume n'a lieu probablement que, par rapport à l'un des composés immédiats, et non par rapport à l'autre. Dans quelques combinaisons ternaires ga/.euses , qu'on peut considérer comme la réunion d'un composé binaire avec une substance simple , on observe que le redoublement a lieu pour le composé ternaire, lorsqu'il n'a pas lieu pour le composé binaire, mais non dans le cas contraire; de sorte qu'il n'y a que redou- blement, et non quadruplication, dans le composé final. G. pe C. 375. Mémoire sur la manière de ramener les composés organiques aux lois ordinaires des proportions déterminées; par le cliev. K.\oCkDV^o.[Mem.deUa R. Accad. di Torino, to. xxvi, /i/Jo.) Dans les combinaisons du règne organique, les proportions des composans sont telles que l'un ne peut être pris comme unité, et les autres se trouver des multiples du premier. M. Avogadro cberclie à ramener ces combinaisons à la théorie des composés multiples dans la chimie non organique. Il suppose pour cela qu'il existe plusieurs combinaisons des différens principes en di- verses proportions, et que ces combinaisons se réunissent en tel Chimie. 227 nombre, qu'elles forment le composé qu'il considère. Ainsi, par exemple, en supposant que l'analyse de riiulle volatile de térében- thine soit exacte, elle donnerait le lapport de 9,i de carbone à 3/( d'oxigène; ce qui ne produit pas une combinaison multiple. M. Avogadro suppose alors, en représentant le composé par 21 rt -f- Zïb, l'existence de deux composés, l'un de + 2(rt + 2Z>j}] l'autre de li{{a-\-b)-\-{a-{-2b)}+2 {{a + b) -f-2(rt + 2^}] qui se réunissent dans le rapport de i du premier avec i du se- cond , ce qui produit 21 rt et 32 é. Cette supposition une fois faite , l'auteur peut prendre à vo- lonté l'un des corps composans pour unité , et ramener les autres à en être une proportion multiple. Je ne citerai qu'un seul exem- ple , celui du sucre. En prenant l'oxigène pour unité , on trouve : I [ I oxigène 2(1 carbone i liydrogène. ) ] 3 [ I oxigène ^ ( i carbone 2 hydrogène.) ] 4 [ I oxigène 1(1 carbone 1 hydrogène. ) ] 12 [ I oxigène 1(1 carbone 2 hydrogène. ) ] En prenant le carbone : 1 ( I carbone \ oxigène i hydrogène. ) 2 ( I carbone i oxigène i hydrogène. ) 3 ( I carbone -j- oxigène 2 hydrogène. ) 6 (1 carbone i oxigène 2 hydrogène. ) Enfin , en choisissant l'iiydrogène : I ( I hydrogène i carbone j oxigène. ) a ( I hydrogène i carbone i oxigène. ) 6 (1 hydrogène ^ carbone ^ oxigène. ) 12 ( I hydrogène ^ carbone { oxigène. ) Il n'y a pas de raison, en admettant ainsi des composés que l'on peut multiplier à l'infini par la pensée, pour ne pas arriver à des résultats atomiques qui coïncident avec les analyses; mais il nous semble que de pareils systèmes sont plutôt dans le cas, s'ils étaient udoptés , de faire rétrograder les sciences, que de les avancer. 228 Chimie. Une seule cliosc nous a paru mériter attention dans ee iiié- inoire , c'est une idée sur laquelle M. Berzélius avait déjà émis une opinion semblable à celle de M. Avogadro. D'après l'analyse de quelques composés organicjues, on peut représenter la composition par une certaine quantité d'hydro- gène pur carboné et de vapeur d'eau: ainsi l'on pourrait repré- enter l'alcohol par un volume égal du gaz oléfianl et de vajjcur d'eau; mais, comme l'observe très-judicieusement l'auteur, on pourrait arriver auméme résultat par la réunion fictive de quelques autres composés : ainsi M. Meinulhe regarde l'alcohol comme formé de 3 volumes d'hydrogène proto-carboné et i d'acide carbonique, et ainsi de suite. M. Avogadro regarde avec raison cette manière de représenter les combinaisons comme inutile et ne conduisant à aucun résultat avantageux ; mais ce qui peut paraître singulier, c'est qu'en même tejnps il suppose l'existence d'im grand nom- bre de composés que la théorie seule peut indiquer; ce qui pré- sente une singulière contradiction. G. de C. 376. OxiDE VERT DE ZINC [Journ. dc SilUmau. et PhU. jour., avr. 1823 , p. 4o3.) Un minerai découvert par M. Torrey de New-York , qui l'a nommé oxide vert de zinc a donné à l'analyse : Oxide de zinc, j)3,5o ; — de fer , 3, 80 ; — carbone, 1,00 ; — total, 98,00. L'oxide rouge de zinc, découvert par Bruce, présente une composition analogue. Il en diffère cependant en ce qu'il contient 12 pour cent de chaux, et qu'il ne présente pas un atome de fer. Ce nouveau minerai est le plus riche qu'on con- naisse. Celui de Jersey ne peut soutenir la comparaison; car , indépendamment du manganèse avec lequel il est toujours mêlé , il contient plus de la moitié de son poids de franklinite dont au- cun moyen mécanique ne peut le dépouiller. L'oxide vert de zinc , au contraire, est si pur, qu'il peut s'employer immédiate- ment, soit à l'extraction du métal , soit à tout autre objet. 377. Expérience sur la fusion de la PLOMRAGiNE,dc l'anthra- cite et du diaiuant; par le Prof.Sii.LiMAN. (£(-///. /-f/i/A/o"/'/., juillet 1823 , p. i7, i8a3,st. 12, p. 1^93.) L'auteur, qui prétend que la méthode , au moyen de laquelle on prépare l'acide pyroligneux est encore inconnue, a soumis à l'analyse une certaine quantité de ce liquide. 11 a trouve qu'il contenait de l'acide sulfurique libre, du sulfate et de l'acétate de soude. La présence du 3''. de ces corps Cat fort douteuse; celle des deux autres prouve qu'il a opéré sur de l'acide acétique qui n'avait pas été distillé. Géologie. GEOLOGIE. 387. ac ET 3'. STTITES PU BIÉMOIRE DE M. CoNYBEARE SUF Sa c;irte géologique de l'Europe. ( Jnn. 0/ philos. , avril et mai i8a3. ) I. Série composée de Lias et d'Oolithes, de Muschelhak et de Calcaire Jurassique. Considérée d'une manière générale, cettesérie offre des dépôts alternatifs d'argile et de calcaire , ce dernier d'une texture beaucoup plus terreuse et moins compacte que ceux des époques antérieures; mais ce qui la caractérise plus particu- lièrement, ce sont ses fossiles plus nombreux que dans le cal- caire alpin, et très-différens de ceux des roches plus anciennes. Parmi les restes d'animaux vertébrés, on doit remarquer surtout ceux de l'ordre des ovipares , soit amphibies ( p. ex. 4 espèces de crocodiles), soit entièrement aquatiques (p. ex. l'ichtyosau- rus) : les végétaux de cette série sont dic7o/) ,dcs nolesdc M. de Buch et de M. Uttinger,qui révoquent en doute l'exactitude de cette observation. C. M. 3qo. Géoi.OCif. nE l\ paroisse de Saint-Just, en Cornoumli.e, près de Landcsend; par M. Jos. Catine. {Jixtr. des Mvm. de la Soc. géol. de cette province, Il , p. 290. ) It n'y a pas dans la Grande-Bretagne , dit l'auteur de cet ar- ticle de contrée plus digne de Tiittention du minéralogiste et du géologue que le comté de Cornouaille,el aucun point de ce comté ne réunit autant de minéraux diftérrns et de particularités géo- logiques intéressantes que la paroisse dontil s'agit dans cet article. De i5 mines sous-marines qui existent ou ont existé dans la province, c'est-à-dîre dont les travaux ont été poussés plus ou moins loin sous la mer, savoir ; une de plomb, (i d'étain, 7 de cuivre, une d'étain et caivre; il y en a 9 situées dans la seule paroisse de Saint-.Tust; on en trouve ici la description. L'auteur, en parlant de celle de Huelcock , dit que l'exploitation avait été conduite sous la mer sur une longueur deGoo ])leds, et qu'à l'ex- trémité des travaux les ouvriers Ji'étaient peut-être séparés de la mer que par une épaisseur d'une trentaine de pieds. J^orsque la mer était agitée, elle produisait dans ces souterrains un tel bruit et un tel ébranlement que les ouvriers se tToyaient qucWpiefois menacés d'être submerges et cberchalent leur salut dans la fuite. Ces effets sont plus effrayans encore da:>s une autre mine nom- mée LUtlehnund à cause des gros galets dont la plage est cou- verte , et qui se lieurtent avec violence lors des tempêtes. De ces mines , les unes sont dans le schiste, d'autres dans le granit ou la diabasc. Ces dernières sont celles où le bruit de la mer se fait entendre iivec le plus de force. Lue chose remarcjuable, c'est que dans ces travaux sous-marins on est très-i)eu incommodé parleseaux.Lepcuqu'Ily en a est généralement salé ou au moins saumâtre. Coi)cndanl dans la mine i;i. SiK QUEi.éenne cellulaire qu'on peut comparer au trap bleu d'Ander- uacli sur le Rhin dont ou fait des meules. Celte roche contient de petits globules d'obsidienne noire. On n'a point découvei t ilc substances volcaniques qu'on puisse regarder comme récentes. I/argilite qui accompagne la liouille de la INouvelle-Galles of- Ire des impressions de feuilles lancéolées de 4 à 6 pouces de long et un pouce à 18 lignes de large, qui doivent appartenir a quel- ipic plante phanérogame. On reconnaît des impressions faibles de feuilles de la même grande division dans l'argilite de Ho- barls-Town. Ce fait mérite d'êlre recueilli. Enfin, il se trouve des coquilles fossiles à 3oo pieds au-dessus de la mer dans un grés fissile au voisinage de la même ville. CM. ■;>^. Description d'une roche qui renferme exclusivement des coquillages fluvialiles et terrestres; par M. Dax, membre non résidant de l'Académie dn Gard. [J/Ji-rrii des traw de V Acad. du Gard; 1812 à 1822, p. 371.) Cette roche est située dans le canton de Sommières; elle com- mence près des limites des déj.art. du Gard et de l'Hérault, et se prolonge du S.-S.-O. au N.-N.-E a une dislance de plusieurs kilomètres. Elle s'élève tantôt en coUiires à plus de 80 met. au- ch-ssus du sol, et tantôt s'enfonce sous le soi de la plaine. Selon l'auteur de cette notice, l'espèce la plus commune qu'on y reu- «■onlre est le Limneun palustris de Draparnaud, souvent conser- vée en nature; puis, mais rarement, ]e Plmiurhis allais deMuller. Les coquilles terrestres y sont, comme on le conçoit, beaucoup plus rares que les fluviatilcs. M. Dax croit v avoir'reconnu \ih- 258 Géologie. lix variahilis de Draparnaud ; une seconde espèce lui paraît ut» peu différer de V Hélix algira.T^ovis engageons vivement M. Dax à observer avec soin celte formation et à déterminer les limites du bassin dans lequel elle a dû se déposer, ainsi qu'à étudier ses rapports avec les autres formations sur lesquelles elle repose, ou avec lesquelles elle est en contact; enfin à recueillir avec soin des éelianlilions des divers fossiles qu'elle contient, et à nous les communiquer pour notre Histoire générale des mollusques. F. 393. Sur la géologie dks chutes pe l'Ohio; par P. Flint. ( Tiré d'un journ. de sciences publié à Cincinnati ; par le Doct. GoDMAN, sous le titre de iVestern quartcrlj Rcportcr,no. 11, 1822, art. VII.) Le barrage qui occasione ces chutes est formé par des couches horizontales de pierre calcaire coquillicre , où abondent par- ticulièrement les eucrines, plusieurs espèces de térébratulcs et des madrépores. On y rencontre aussi une trochitc, une grande trigonie et une trilobite. La rivière s'est fait jour à travers un banc d'argllite bitumineuse superposée au banc calcaire. L'auteur pense avec feu M. de Volney que les hauteurs nommées Siher- crceh Hills, élevées d'environ 3oo ])ieds , barraient autrefois le cours de lOhio au-dessus de sa jonction avec les rivières Alle- ghany et Mononghela, et en soutenaient les eaux de manière à former un lac qui s'est écoulé lorsque cette barrière a été ébré- chée. Il suppose même que ce lac couvrait dlfïérenlcs parties des territoires des états de Kentucky, d'Indiana, de l'Ohio, et pro- bablement aussi de la Virginie et delà Pensylvanie. vSuivant lui , VOhio a eu anciennement un plus grand volume d'eau qu'à pré- sent, parce qu'il recevait alors les eaux du lac Eric avant qu'elles vinssent à s'écouler par la rivière Niagara. Il conçoit que les hauts terrains d'alluvion qu'on remarque dans l'ancien bassin de l'Ohio «nt clé formés, non pas dans le lac, mais par cette rivière elle- même lorsque son volume était plus considérable et son niveau plus élevé; et que dans cet ancien Ht, après l'avoir abandonné en s'abaissant, elle a creusé son lit actuel, où elle a déposé des alluvlons plus modernes. Il détaille les faits qui appuient cette • c:. M. opmion. So/J. Mémoire SUR l'accroissement des polypes lithophytes, considéré géologiquement, lu à l'Institut le 7 juillet i8a3. L'auteur, IM. Quoy, ayant été à même, dans le voyage de VU- raitic , d'observer en j^iaml le li;iv;iil des litliopliylfs , ne pense jias que ces animaux élèvent des profondeurs de l'Océan, comme on le croit trop généralement , de nombreux archipels ou des écuells dangereux. Ils ne commciuciit leurs I rivaux qu'à de mé- diocres profondeurs et sur des bases géologiques très-connues , comme sur du granit , des schistes, du grés, du calcaire, ou bien, et c'est le plus souvent comme dans la mer du Sud, sur des sommités des produits volcaniques. Pour prouver l'assertion que l'auteur combat, on a dit, et c'est même une chose généralement admise parmi les marins, (ju'on trouve dans les mers équatoriales des écueils formés de lilhoidiytcs qui s'élèvent des plus grandes profondeurs, comme tles nuirs, au pied desquels on ne trouve pas de fond. Le fait existe pour ce qui est de la profondeur , circonstance qui fait courir les plus grands risques aux navires qui , pris en calme et entraînés parles courans, ne peuvent jeter l'ancre dans de tels parages. Mais il n'est pas vrai de dire que ces rescifs soient en- tièrement formés de madrépores: d'abord , parce que les espèces qui forment constamment les bancs les plus considérables, com- me quelques raéandrincs , certaines caryophyllies , mais surtout les asirées, ornées des couleurs les plus belles et les plus velou- tées, ont besoin de l'influence de la lumière pour les acquérir ; rju'on ne les voit point croître passé (jiielques brasses de prolbu- dcur; et que par conséquent elles ne peuvent se développer à mille ou 1200 pieds, ainsi iju'il faudiait que cela se fît pour éle- ver les escarpemens dont il s'agit. Ces animaux jouiraient donc presque seuls de la prérogative d'habiter par toutes les profon- deurs , sous toutes les pressions et pour ainsi dire par toutes les températures. Ainsi les escarpemens sous-marins sur lesquels ils construisent leurs demeures sont des aecidens des terrains dont nous venons de parler et qui se ti'ouveut aussi bien hors des tropi- ques oii n'habitent pas ces animaux, que sous l'équateur, sans que jamais on se soit avisé de le leur attribuer. Dans une foule de voyages nautiques, on fait mention de ces rescifs ou de ces côtes abruptes au pied des([ucls on ne trouve j)as de fond ; et cela en Eurt)pe , comme dans la Méditerranée ; ou bien en Tauride , ainsi que Pullas l'a vu. Lois(ju'un semblable elat de choses existe dans les contrées les plus chaudes , les polyj)es saxigèucs en pro- htcnt et encroûtent do leurs demeures les sommités des lochers qui se trouvent sous les eaux. 24^ Géologie. L'impossibilité d'aller dans la mer examiner à quelle pro- fondeur précise les zoophytcs solides s'établissent , fait que M. Qnoy a été obligé de s'étayer de ce qui a eu lieu jadis pour prouA cr ce qui se passe de nos jours , et d'étudier les masses ma - dréporiques que les révolutions anciennes du globe ont mises à découvert. Il a vu qu'à l'Ile de France cl aux Sandwich ces en- croiîtemens ne dépassaient pas i5 pieds en élévation , et qu'à Ti- mor,où ilsontacquis tin développement fiue l'auteur n'a vu nulle part plus considérable, ils pouvaient avoir de 20 à 3o pieds ; mais que lorsque sur les montagnes de cette dernière ile il se trouvait des polypiers , on était sûr avec un peu d'attention de découvrir la base primitive sur laquelle ils avaient construit lorsqu'ils étaient sous les eaux. En restreignant la puissance de ces animacules, en indiquant les bornes que la nature leur a prescrites , on n'a eu d'autre but que de fournir des données plus exactes aux savans qui s'élèvent à de grandes considérations hypothétiques sur la conformation du globe. En considérant de nouveau ces zoophytcs avec plus d'attention , on ne les verra plus, comblant les bassins des mers, élevant des îles , augmentant les contincns, menacer les géné- rations futures d'un cercle équatorial solide, formé de leurs dé- pouilles. Leur influence, relative aux rades dans lesquelles ils mulliplient et qu'ils encombrent, est déjà bien assez grande sans l'augmenter encore. Mais comparativement aux masses sur les- quelles ils s'appuient , que sont leurs couches, souvent interrom- pues et qu'il faut chercher avec soin pour les reconnaître , consi- dérées du haut des énormes pitons volcaniqu(>s des Sandwich , de Bourbon, de ceux desMoluques, des Mariannes, des mon- tagnes de Timor, de la Nouvcllc-Ciuinée , etc. ? rien sans doute : et les zooi)hytes sont bien loin de pouvoir être compari''s aux coquilles, dans les matériaux que les uns et les autres ont fournis et fournissent encore à l'enveloppe terrestre. Gaimard. jyS. Uebf.r den Bau und die vïibkijngsart der Vui.cvne, etc. .Sur la structure et l'action des volcansdans les différentes par- ties de la terre; par M.Alex, ut Humboldt. 3G p. Berlin, iSaS. Cette dissertation, qui a été lue à la séance publique de l'Aca- démie des sciences de Berlin du 2/1 janvier iSï'i , renferme tles observations importantes sui' ce rpie préscnlentde scndjlable et de différent entre elles la forme, la nature niinéralogif|uc cl les érup- Géologie. 2} i lions des volcans des diverses parties du globe ; ainsi qus sur 1rs motifs ([ui peuvent porter à penser que toutes les bouciies volcaniques d'une même contrée comniuniqui nt à un foyer com- mun situé à une grande profondeur au-dessous de la surface de la terre. Elle contient aussi des considérations remarquables sur la hauteur des volcans, desquelles il paraît résulter C[ue les bords des cratères volcaniques présentent un phénomène beaucoup plus constant qu'on ne l'a cru généralement jusqu'à nos jours. On y trouve encore des détails inléressans sur l'éruption du Vésuve du mois d'octobre 1822, qui a rejeté une ])las grande quantité di; cendres qu'aucune des éruptions modernes. Le discouis est terminé par des conjectures sur les causes des pliénomcnes volcani- ques actuels, et sur l'influence que les volcans des temps anciens j)(!uvent avoir exercée sui" la chaleur de certaines ])arties de la siu'face du globe, de manière à les rendre habitables alors aux inimaux et aux plaiites dont elles présentent les vestiges, mais dont lesanalogues n'existent plus que dans les zones Irojiicalcs. Bu. On trouve dans les nouvelles Annales des i-oynges , j>ar ^.1M. Eyriès et Malte-Brun, avril 1823, ]>. yS, une analyse du !:iémoire de M. le baron de Humboldt.M. Malte-Brun ajoutée cette analyse des réflexions étendues et desobservuions sur les volcans antipodes, et la direction des chaînes volcaniques comparées aux fdiaines de montagnes, aux méridiens ou aux parallèles, et sur la périodicité des éruptions, etc. F. wjG. Mfmoirk sur le tremblement de terre éprouvé dans l'Inde en 1819. ( Trans. de Bombay, iSaS, p. yo.) L'Italie, la Sicile et diverses autres parties de l'Europe ont (■prouvé des tremblemens de terre pendant le mois de juin i8iy; mais ces terribles pliénomènes n'y ont pas été -à beaucouj) près aussi violens ni aussi ju'olongés que dans l'Inde. Pendant j)rès de (i mois, tin espace de plus de 200 milles n'a cessé d'éprouver des secousses plus ou moins fortes. De (^atmandoo à Pondieliéri, de Calcutta aux montagnes de Billoochistan, elles se sont propagées avec une violence qui a ruiné des villes entières ele.'ifoui la po- jMihilion sous des amas de décombres. Souvent elles se soûl ré- ])étées deux et trois fois par jour. Leur durée moyenne variait suivant les mois : iiendant le i""^. elle allailjusqu'à deux minutes. L'auteur a ra^sembh" niiiiutieusemenl les eirconslanees qui ont précédé et aee(;jiui.iL;iié celle convulsion de la nature; mais d se 242 Géologie. borne à les mpportcr. Il avoue (pi'il est trop otrai»£;iT à la ^'t'i>l()- gie pour essayer une discussion approfondie. Il clierclic cepen- tlaiit à faire les conect'ons nécessaires pour déterminer le temps que l'ébranlement a mis à se transmettre. Il n'assij^ne pas au juste quelle en a été la direction. Les uns prétendent qu'elU; était du N.-E. au S.-0.;les îiutres du S.-O. au N.-O. Quant au S. et auS.-O. , il avoue qu'on ne sait jusqu'où elle s'est étendue: les rives de la mer Rouge, Mochj , Mascalc , etc. , ont éprouvé une secousse des plus violentes. 3y7. Notes sur la géologie du nord de l'Amérique septen- trionale, tirées de l'appendice du Voyage du capitaine J. Franklin. i8'23. La manière dont on voyage dans ces contrées où la civilisation n'a pas encore pénétré est peu favorable aux observations miué- ralogiques. Ce n'est pas en naviguant en canot sur des cours d'eau plus ou moins profondément encaissés, et sur de larges lacs, qu'on peut prendre une idée exacte de la géologie d'un pays : on doit donc savoir gré au naturaliste qui accompagnait le capitaine Franklin des informations tpi'il s'est procurées, et ne pas le blâmer de n'en avoir pas donné davantage. Ce n'est qu'à 99 milles d'Angleterre de la baie d'Hudsoti , j)ar les sinuosités de la rivière Hill, que l'on commence à voir des roches en place : elles sont de gneiss, et sortent de dessous les hautes berges d'argile qui régnent jus(iues-là. Cette formation pa- raît continuer jusqu'au lac Winipig , avec des bancs subordon- nés et des filons, soit de granit, soit déroche amphibolique ou de mica-schiste. La direction des bancs de roche est de l'esl- sud-cst à l'ouest-nord-ouest. Au lac Winij)ig le terrain primitif disparaît de même sous des berges d'argile, l'ius loin on rencontre le calcaire; il est en bancs iiorizontaux , et appartient aux séries inférieures à la craie: j)lu- sieurs portions en sont composées de coquilles bivalves quise dé- truisent promplement à l'air. On en fait de la chaux très-blau- che, mais difficile à cuire. Ce calcaire conlii:ue en remontant le Saskatchawan et l'espace de joo milles jus(ju'au Ncepewan, où il est recouvert et remplacé par des falaises calcareo-argileuses. Il est probable qu'il forme la base du terrain sous les plaines jus(|u'à la rivière 31ackeny>ie ; du moins on l'observe sur les bords duBeaver-Rivcr , du Clear- Histoire ndturcUe générale. ^45 Watcr, (le FElk-Rivcr, et dans les îles de la partie nuridionalc du (Îreat-Slavc-Lakc. Entre cette région ealraire et la grande cliaîne des Andes du nord (Roeky-Mountains), règne une bande liouillère ; on con- naît même des gîtes de houille enflainmée sur les rives supé- rieures du Saskatchawan et près delà rivière Mackenzie.Moose- deer-Island et les îles voisines paraissent être sur la limite du calcaire. Des roches primitives se trouvent un peu à l'est de la llivière-à-Jean, qui est un bras du Slave-River. Stony-Island est une niasse de granité, ainsi que les îles dite Reindeer-Islands. Dans la partie se])tentrionale du Slave-Lake on continue à trouver le granit jusque vers le fort Entreprise de Franklin ,puis le gneiss lui succède , et occupe , à l'est de la rivière Mine de Cuivre, tout l'espace que le voyageur a nommé terrains stériles (barrcagrounds),parce qu'en effet il n'y croît guère que des lichens. Le nom de rivière Mine de Cuivre pourrait faire penser que l'on y connaît un gîte de ce métal ; mais tout se borne jusqu'à présent à des morceaux de cuivre natif qu'on trouve épars dans la vallée; le gîte d'où l'on doit supposer qu'ils ont été détachés n'a pas même été cherché; au reste il ne serait guère possible de l'exploiter utilement, à cause du manque de bois, et parce qu'on ne peut remonter la rivière. Les Esquimaux seuls profilent de ces morceaux de cuivre. Les indigènes, nommés Copper-lndians , qui venaient anciennement s'en ])oiu-volr lorsque ce métal était leseul qu'ils employassent pour leurs armes et leurs ustensiles, ont cessé de venir en chercher depuis qu'ils peuvent se procurer du fer parleur commerce avec les Européens. C M. HISTOIRE NATURELLE GÉNÉRALE. 398. Dictionnaire des sciences naturelles, etc.; par plusieurs professeurs du Muséum d'histoire naturelle et des principales écoles de Paris. Tome iQ et le a^'- cahier de pi. Strasbourg et Paris, Levrault. Parmi les articles qui composent le afj". volume de cet impor- tant ouvrage, nous avons remarqué les suivans : Lièvre, par M. Frédéric Cuvicr. On y trouve la description de deux espèces nouvelles : l'une, appelée Moussel , Lepus aigri- collia , envoyée do la côte du Malabar n.ir M. Leschenault de La- 244 Hisluire naturelle lour, et de Java par M. Diaid; l'autre, iioininée Lièvrode rochers , Lepus .saxdlilis , découverte aux environs du v:\\> de Jîontie-Ks- pérance ])ar M. Dclalande. M. F. Cuvicr y fait connaître aussi avec précision les caractères de deux esj>èces que plnsieiirs natu- ralistes confondent : celles du Lièvre d'É-ypte et du Lièvre du caj), Cap'Harc, de Pennant. Linottes et Chardonnerets, par M. Dumonf. Lépidoptères cX. Libellules, par M. Duniéril. Liivre-iMarin (Ai)lyhie), Limace, Liwui'c , LJngide et Lenice, par M. de Blainvillc. (Voyez n°. 907 du toin. IL. du Bidletin.) L'article Lièvre-marin renferme une anatoniic complète des ani- maux du genre Aplysie, et une énumération de leurs espèces. Celles-ci sont partagées en deux divisions : les Aplysies ordinai- res, à corps allongé, surtout en arrière, à lobes du manteau très-grands , recouvrant complètement le bouclier dans le re- pos, etc.; et les Aplysies ehpilanles , à corps peu long, tronqué obliquement en arrière, à lobes du manteau courts et étroits, ne recouvrant pas en entier le bouclier , qui est ])oinlu en avant, etc. M. de Liainville décrit quatre espèces nouvelles , deux de la j)re- uiière division, sous les noms de yiplysia marginata et nuirnio- rata, et deux de la seconde, sous ceux de Aplysia iinicolor cl Umacina. — Les articles Limnée et Lingulc contiennent aussi des détails anatouiiques sur les animaux ainsi appelés; et sous ce rapport on trouve que le dernier diffère en qu( bpies points de la description que M. Cuvicr en a j)ubliée dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle. Lépicaune, Lëpidnple , Ltpiscline , Le/>teraiil/ie , Lérie, Lia- hon, Liatridées, Lidbechia , par M. Henri (Jassini. Ces articles sont la continuation de son travail sur les végétaux de la classe des synanthérées. Leucadcndroii , par M. l'oiret. Lichens ( famille des ), par M. Léman. Lin , par M. Loiseleur des Longchamps. Liège et Ligneux, jiar M. Chevreul. Lignite, par M. Brongniart. Dans cet important article 1 au- teur examine le combustible charbonneux d'origine végétale , iionimé Lignite, et dont la distinction réelle comme espèce géo- logique est duc à M. Voigt , 1°. sous les rai)porls de ses carac- tères minéralogicpies, des divisions qu'elle ])iésentc, et des usages auxquels on renij)loie; ■2". sous celui de la gécgnosic. H décrit lu géncialc. 2^5 {gisement gônôral du lif^nito,ct doiiiie l'iMiium'-ralion (l(>s vt'-p;»; l.iux el (les débris d'animaux qui se lroiiv(;iit dans celte forma lioîi , d'aliord en l''rance, et ensuite (lans les ]>avs élianj^ers, leK <|ue rAngIcicrrc, la Suisse, l'Allemagne, la Hongrie, le Daiie- marck, la Suède cl l'Italie. Le 24^ cahier de planches, exécuté avec un soin soutenu, ren- ferme lo figures de plantes, 2 de reptiles sauriens, et 16 d'oi- seaux échassiers, passereaux el palmipèdes. Dksm. 3()9. Arbildungen zi:r Naturgeschichte Brasimens, Tableaux de l'Histoire naturelle du Brésil; par Maximillen, prince de Wied-Neuwied. Par livraisons de G pi. et '^ feuil. de texte, gr. in-fol., papier vélin, fig. color. I"'. et IP. livraisons. AVeimar; 1823; Bureau d'industrie. L'on attendait avec impatience la publication de cet importani ouvrage, dont la relation du voyage du prince de Neuwied avait indiqué d'avance la richesse en productions nouvelles et curieu- ses, î.'on souscrit par livzaisons; le prix de la première et de la seconde, jusqu'à la fin de mai, était de 3 th. de Saxe, ou 5 flor. i!i kr. du Rhin. Depuiscette époque, ce prix est porté à 4 th., ou 7 flor. 12 kr. Toutes les figures sont peintes d'après nature, avec beaucoup de soin, et cet ouvrage offre, sous le rajjport du for- mat, du papier, de l'impression, de la gravure et de l'enlumi- nure, une espèce de phénomène pour l'Allemagne, qui sera, nous l'espérons, d'un utile exemple pour ce pays, où l'on sait ipi'en général l'élégaucc et la recherche en ce genre sont fort rares. f-e texte, en allemand et en français, se trouve en regard de chaque planche. 11 se compose d'une phrase linnéenne, de la sy- nonymie, et de courtes observations sur l'habitation, les mœurs, les rapports, etc. Les plancfies ne contiennent qu'une seule es- pèce. La première livraison renferme , i". YJteles hypoxanihus, Max., le plus grand quadrumane des contrées visitées par l'au- teur, appelé iiiirUd par les Brésiliens, et nommé au Muséum de Pans Lt/croi/iri.v Humbol/Ui ; -}.<>. FvlLi macroura , BLvx. , cliat tigre à longue (jucue ( /'W/x tFicilii Schintz); 3». Diclidurus l'rcyreissu, Max., la chauve-souris à queue bivalve; /,<>. Vespvr- tilio naso, la chauve-souris à long ucz; 5'. Cplul>er/ormosu.<; , Mvx., coulcuvrc-corale à télc orangéc;G'>. Colnher vcnustissimus, Max., la conleuvre-corale à doubles anneaux. Ces deuxcoulcnvrc^ sont niagniliqiH's. 246 '■ Zoologie. La seconde livriiison comprend , 1". Cfi//it/irix personatus , do M. Geoffroy, J/in. Mus., t. 19, p. ii'i, ou leSauassu; 2". Ha- palc Icucoccphaliis, de Rulh; Jacchu.i Icucocephalux, de M. Geof- froy, ou le Saluiï à face blanche ; 3". Hapale r/t/j.wrnelas , Rui.h , ou le Sahuï noir, singulier animal, édulc, qui n'avait point en- core été figuré ainsi que les précédens; 4". Bmdypus Iridncty- lus, I.inné ou l'Aï, le Paresseux: femelle portant un petit sur son dos; 5". Hystrixiiisidiosa, I.ichtenst, le Cuig d'Azara; 6'. Boa l aqudticn, Max., la Sucuriaba , le Sucuriu, Boa srytalc de Linné , - 1 énorme serpent qui a jusqu'à vingt pieds de longueur et au delà. Il est à désirer que les livraisons suivantes de ce bel ouvrage se succèdent sans interruption. F. 400. Naturalist's Rfpository , etc. , Répertoire du natura- J liste, etc.; par E. Donovan, n». i5. ( Voy. le n". 122 du t. 2 \ du BiilUtin.) Ce numéro renferme les figures et les descriptions des espèces suivantes : 1". Coniis Juliciix, avec les caractères du genre Cône, commençant par ces mots : animal Umax , etc. ( On ne peut as- sez s'élever contre de semblables hérésies scientitiqucs, que l'a- vancement des sciences naturelles ne rendent plus tolérables.) — j Hcsperia P/iocùles et Gahrielis Fabr. , charmantes espèces : la première de l'Afrique, la seconde de l'Amérique du Sud. — Falco t/inraciciis , très-bel oiseau que M. Donovan ne croit ni décrit ni figuré. *^* 401. OEUVRES COMPLÈTES DE EuFFON , nouv. édit. , publiée par H. E. DxjTHii.LF.uL. Tom. 6, 8, 9, 10, 11 et 12. 6 vol. in-8°., ensemble de iS.S fenil. et les pi. Prix des 12 vol. : 60 fr. Douai; j 1822; Tarlier. ZOOLOGli:. 402. ZooLOGU-.AL ILLUSTRATIONS, cfc. Illustrations zoologiques, etc. ; par W. Swainson. N°. 33. (V. les n' «. du Bulletin. ) Celte nouvelle livraison compreml , 1". V À nodon purpuras- ^ cens, espèce nouvelle et fort remarquable parmi les coqnilies i fluviatiles de ce genre. — 2". f'oluta punctata , espèce nouvelle. ?,„. Jchatinafasciala, var. M. Swainson fignre ici diverses variétés de celle jolie coquille , dont une espèce avait été érigée à ton , i^ar ce savant, en eipèce distincte sous le nom A" Acha- Zoologie. 247 ttna pallUln. — /i,. llcmipndinx nivoms. Ce genre a clé instiliié l)ar M. Swainson pour la Pcrdix nigrir.nllis de Latliain. Quaiil à l'espèce dont il s'agit, il l'avait déjà fait connaître dans le Pliil. magaz. de Tilloch., vol. 61 , p. 353. — Syhàa annulosa ; ce pe- tit oiseau avait été nommé S. madagascarlensis par Latham. Se trouvant iiussi au Cap , à Madras, etc., M. Swainson change son nom conim.e impropre. F. /io3. Faune française, ou Histoire naturelle générale et parti- culière des animaux qui se trouvent en France, constamment ou passagèrement, à la surface du sol , dans les eaux qui le baignent , et dans le littoral des mers qui le bornent. Par MM. Vieillot , Desmakest, de Blainville, C.Prévost, Aii- dihet-Serville, Lepelletier de Saint-F arceau et Wai.cke- NAER. 7c. et 8^. cahiers in-8. des pi., 4''. livr. du texte , ])ar M. Serville. Prix du cahier de 10 pi. tirées en couleur et soigneusement retouchées d'après les dessins de MM. Meunier et Prêtre , 10 fr. et 5 fr. en noir. Paris; Rapet. Cet ouvrage conçu sur un plan très-vaste, puisqu'il doit former environ 12 vol. et contenu- 800 pi., manquait totalc.nenl à notre pays , tandis que la plupart des étals qui nous entou- rent ont depuis long-temps leurs Faunes particulières. Nous croyons donc pouvoir , sans sortir de l'impartialité dont les ré- dacteurs de ce Bulletin font profession , féliciter les auteurs du livre que nous annonçons, comme ayant eu une idée vraiment nationale en entreprenant son exécution. Leur but principal paraît être de donner de bonnes figures faites d'après nature de tous les animaux qui vivent sur le sol français , plutôt que de les décrire longuement. En effet, leur texte, tout volumineux qu'il sera à cause du nombre prodigieux des objets qu'ils devront passer en revue , ne comprend pas moins de trois ou (juatre descriptions par page. Ils publient d'avance le détail des genres et des espèces , se réservant de donner plus tard les généralités des classes et des ordres; ce qu'ils ont rendu possible en employant deux pagina- tions différentes pour les détails et les généralités. Afin de réduire, dans cet ouvrage , la partie systématique, qui se trouve maintenant dilatée outre mesure , dans la plupart de ceux que l'on publie au détriment de la vraie science; afin de la renfermer dans des bornes tuiivenabks , sans cependant faire 2^8 Zoologie. de lort à l'ordre nécessaire, les :iutcTirs de la F;uine française sont loiivcinis de n^iidopler que le moins de genres jiosslble, en s'en tenant ])resqne à eenx de Linné en npparenre, mais de taiic connaître réellement la plupart des autres dans les subdivisions des espèces. Ils espèrent ainsi encourager à l'étude de !a zoolo- gie par la simplicité du système, au lieu d'en éloigner par une complication malentendue, en même temps qu'ils ne perdent pas l'avantage des observations délicates faites dans ces derniers temps. hcs cai-actères des genres sont exposés d'après un plan déter- miné et uniforme, le caractère étant en italique. La synonymie, réduite à ce qu'elle a d'important, est bornée, pour chaque espèce, à la citation, i". de l'auteur systématique le plus complet dans chaque partie ; 2". de celui qui a donné la description la plus parfaite sous le rapport de l'exactituJe ou du style; 3". de l'iconographe qui a publié la meilleure figure, quand ]'es])èce n'est pas représentée dans la Faune Française; 40. du nom italien, allemand et anglais. Quant à la synonymie française , les auteurs la rendent aussi complète qu'ils le peuvent , de sorte qu'au moyen d'une table générale de tous les noms vulgaires qui terminera l'ouvrage, chacun pourra dé^-ormais eoiinailre , s'il en a besoin, l'histoire d'un animal dont le nom sous lequel il est désigné dans son pays n'existe pas même dans nos volumineux dictionnaires. Quatre cahiers de texte ont déjà été publiés. Le i"., par M.Ser- ville, contient la monographie des coléoptères pentamerés ter- restres , et la plupart des aquatiques. Il admet les genres Cicin- dèle , renfermant 8 espèces; Brachine, 6; Lcbic , 14 ; Zuphie , 2 ; Drypte, 1 ; Od'acanlhc , i ; Scarite , 1 ; Clmne, 3 ; Arisle , 5 ; Harpale, 80 ( en comprenant comme subdivision le genre Fcro- nie de M. Latreille , et indiquant la synonymie de M. lîonclli); Licine,Z; Panagve, 1; Crchre , 2; Calosomc , 3 ; Carabe, 18 Ncbrie , 10 ; Oinophron , 1 ; Pogono/diore , 3 ; Loricère , i ; Fia-; phre , A; Bemhidiun, -x'}. ; Trccfius , /, ; Dytique , 22 ( majs non terminé. ) Le ï'-. cahier, par M. Lepclletier de Saint-Fargeau renfenne les Lépidoptères diurnes et une partie des crépusculaires. Sous Il dénomination généricjue de l'ajnlio, ce naturaliste décrit tous les papillons de jour, (moins cependant les espèces qui compo- sent le "cnre Hespérie au nombre de iG, dont 3 nouvelles). Par- Zoologie. 2/|9 mi les 129 papillons qu'il admet et qu'il subdivise en 11 grou- pes correspondant aux genres Chevalier, Parnassien, Thaïs, Cu- liade. Piéride, Satyre, Nyinphale , Vanesse , Lïbythée , Ar- gynne, et Polyomate des auteurs les plus recens , il fait connaî- tre une espèce nouvelle , voisine du Mars, sous le nom de Papi- lio {Nyrnphalis) Parisia. Le genre Sphinx , qu'il ne décrit pas en entier, contient 18 espèces dans la partie qu'il a publiée. Dans le 3«. cahier , M. Vieillot a fait aux oiseaux de la France l'application de sa méthode ornitliologlque , dont il a diminué un peu le nombre des genres pour se conformer au plan adopté. Il fait connaître 2 Vautours , i Ncophron, i Phène , 1 Aigles, i Py- gargue, i Balbusard, 1 Milans, 4 Buses, !^ Busards, 6 Faucons , "î. Eperviers,\o Chouettes,'] Pics, i Torcol,i Coucou, i Coulicou, T Dur-bec, i Bouvreuil, r Gros-bec, i5 Fringilles, 2 Passerines, 7 Bruants; mais ce genre n'est pas terminé. Enfin, dans le 4"' cahier, qui vient de paraître , M. Servil'e adonnéla monographie des Hyménoptères, de la famille des Ten- thrédines , qu'il a étudiée conjointement avec M. Lepelletier de Saint-Fargeau. Cette monographie, qui renferme beaucoup d'es- pèces nouvelles , se partage dans les genres suivans: Cinihex , 18 espèces; Hylotome , 10; Tenthrède , 97; Dolère , 3o; Hernate , 35 ; Pristiphore , 8 ; Cladie , 5 ; Athalie , 7 ; Lophyre, 4 ; Tarpa , 3; Lyde , 16; Xyela, i ; Céphus , 6; mais non terminé. Sur les 80 planches qui ont été publiées jusqu'à ce jour, 16 représentent des oiseaux, 8 des reptiles, 6 des poissons, 12 des coquilles ou des mollusques, 38 des insectes, dont 10 de l'or- dre des coléoptères, 2 de celui des orthoptères, 4 de celui des hé- miptères , 20 de celui des lépidoptères et 2 de celui desnévroptères. A. G. D. 404. Histoire naturelle des mammifères , etc. Par MM. Geof- froy Saint-Hilaire et Fréd. Cuvieu. 4o^ l'vr. in-fol. de 5 f. -i^ et () ])1. A Paris , chez M. de Lasteyrie. ( Voyez le n". du to. du Bulletin.) Cette livraison se compose de 7 description^ et do 6 fig. de mammifères, savoir : le Macaque he l'Inde, Macacus maurus , F. Cuv.; très-semblable au Magot par sa queue très-courte, el, en quelque sorte, réduite à un simple rudiment, mais qui en diffère par sa face noire , ainsi que la peau des membres et des oreilles, et i)ar son pelage uniformément brun foncé. II est de Tome III. 1- 2JO Zoologie. l'Inde, et poiirriiit bien, ainsi que M. Frédéric Cuvier le rcinarqnc, ne pas différer du fl'ood'Babuon de Pennaut , ou Babouin des bois. v. L'Hérii^e, Gerbillus indiens , animal déj<à décrit par M. llardwiche dans le tom. 8 des Transact. de la Société lin- néenne de Londres, sous le nom Gerboise de l'Inde ( Dipus indi- cu.f ). M. Frédéric Cuvier , en plaçant ce rongeur dans le genre Gerbille de M. Desmarest, annonce qu'il sépare de ce genre la Gerbille du Canada et quelques autres, pour en former un nou- veau groupe auquel il rapporte la dénomination de Mcrioncs , substituée par Illiger à celle de Gerbillus. 3". Le Lkrot de notre pays, Myoxus nitela,Gvac\. 4"- La Musette ou Musaraigne or- dinaire, Sorcx aranens, Linn. 5o. Le Monjourod ou Musaraigne de l'Inde de Buffon , Sorex indiens. 6". Le Dzictai , Equus he- mionuSy Linn. Espèce du genre Cheval , décrite par Pallas comme sauvage dans les déserts de la Mongolie; et qui , ainsi que le fait connaître M. Duvaucel, vit également à l'élat de liberté dans les parties de l'Indostan rapprochées de la chaîne de l'Himalaïa , et à l'état de domesticité à Laknau. 7". Le Cerf de Wallich , Ccr- \us fFallichii. Cuv. DuNapaul ; espèce dont la figure a été pu- bliée dans la '^o«c7 , et que nous appelons en français Pa- pous. I! paraît que ceux de A^^ig!ou prennent spécialement le nom à\l/ifourous , que quelques voyageurs écrivent aussi yl/- foreses et HaraJ'oras. Les Papous n'ont pas les traits et la che- velure des Malais; ils ne sont pas nègres non plus; ils paraissent tenir le milieu entre ces deux peuples, sous le rapport du ca- ractère , de la physionomie et de la nature des cheveux, tandis que le crâne j)roprcment dit a une forme qui se lapproche beaucoup de celui des Malais. Ils ont, en général, une taille moyenne, assez bien prise chez quelques-uns; cependant le plus grand nombre a une constitution un peu faible et des ex- trémités inféiieurcs grêles. Leur peau est brun-foncé ; leurs clu- 232 Zoologie. ■veux sont noir<;, tant soit peu lanugineux, trc£-touffu5; ils frisent nalurcllcnient , ce qui donne à la tète un volume énorme, surtour lorsque négligeant de les relever et de les fixer en arrière, ils l« s laissent tomber sur le devant. Ils n'ont que peu de barbe, même les vieillards; elle est de couleurnoire ainsi que les sourcils, la mouslaclie et les yeux. Quoiqu'ils aient le nez un peu épaté, les lèvres épaisses et les pommelles larges, leur physionomie n'est point désagréable, et leur rire n'est pas grossier. Quelques-uns ont le nez moins écrasé que d'autres. Nous en avons vu qui , avec des traits pou dif'tVrens, portaient des cheveux plats, lisses et tombant plus bas que les épaules. I,a seconde variété est celle qu'on peut appeler nègre, car elle en a la couleur, la forme du crâne, les cheveux courts, très- laineux, recoquillés, le nez écrasé, très-épalé, les lèvres grosses ^»:*urtout l'obliquité de l'angle facial ; tandis que les Papous ont, finies ce rapport, la tête conformée à peu de chose près comme les Européens. Les particularités les plus remarquables que présentent les tètes de Papous sont les suivantes : Aplatissement des parties antérieure et postérieure en même temps qu'élargissement de la face; élévation du sommet de la tète; saillie des bosses pariétales, du frontal au-dessous de la ligne demi-circulaire des tempes, et surlont grande convexité des temporaux; os du nez presque verticaux , aplatis d'avant en arrière; largeur des os maxillaires supérieurs, de leurs apo- physes montantes, et surtout développement de l'apophyse ma- lalre ; évasemcnt considérable de l'ouverture antérieure des fosses nasales, à sa partie inférieure; largeur et saillie des apophyses zygomaliqucs, et direction en avant des os malaires; largeur et profondeur des sinus maxillaires et frontaux; arcade alvéolaire d'une épaisseur très-remarquable dans la partie qui correspond aux dents molaires; largeur de la voûte palatine dans le diamètre transversal; grandeur du trou palatin antérieur. MM. Quoy et Galmard indiquent rapidement les qualités mo- rales et les facultés intellectuelles des Papous. Ils examinent en- suite le crâne de ces peuples sous le rapport du système du D> . Gall. Les réflexions qui découlent naturellement d'un pareil exa- men MMnbleraicnt venir a l'appui de ce système. Le mémoire , dont nous présentons une analyse très-succinctc, se termine par la réflexion suivante : _ Zoolo'^ie. 255 n Les observations que nous avons faites sur les Papous et ). dont la justesse nous aparu confirmée, jusqu'à un certain j)Oinl , » par l'élude des mœurs des individus qui en font le sujet , nous « semblent contredire les paradoxes de ces philosophes cha- .. grins qui, indignés des vices de l'homme en société, ont in- >> venté l'homme de la nature tel qu'il n'existe pas , et en ont fait ■n un idéal séduisant pour lui prêter des attributs de puissance et » des moyens de bonheur que la civilisation et les lunpiièrcs » pourraient seules donner. » Ce mémoire fera partie de la zoologie du voyage auîour du monde par MM. Quoy et Gaimard. Auo. 4o6. SERPiiNs ÉNORMES DU Brésil. [Nouv. Ann. (les voyages .y janv. 18'2'i; et Bull, des sciences , n». G, p. /jSa. ) Les animaux remarquables par une grandeur extraordinaire ou une organisation peu commune ont été dans tous les pays l'objet de l'exagération des hommes étrangers aux sciences natu- relles. Les voyageurs doivent recueillir leurs récits; il appartient aux naturalistes de les expliquer. Y^eSiiciinon Siiciirlu , dont nous avons nous-mêmes envoyé plusieurs peaux en Europe, n'est autre chose qu'un Boa ; il n'habite pas seulement les lacs appelés Lagoa-fela et Lagoa-vcrdc , voisins du Banibuy (et non Bam- bony ),mais beaucoup d'autres lacs de l'intérieur du Brésil. Dans les anciens historiens de cette contrée on trouve une foule de ta- bles sur la Sitcurlii ; mais ce serpent est aujourd'hui parfailemciit connu des Brésiliens; et, si peut-être ils racontent encore (|uol- ques faussetés sur sa manière de vivre,, il n'est aujourd'hui per- sonne parmi eux qui ne sache qu'il n'a ni pâtes ni griffes. On a tué un très-grand nombre de Suciirlus, et ils deviennent ch.Kiiie jour moins communs. Leshabitaus emploient leur peau tancée, mais encore couverte d'écaillés, pour faire des bottes, de» ciiii,- braques et des couvertures de malles. Auc. de St-Uu,. /(07. Tue KiRDS cf New-South-Wales. Les oiseaux de la IVou- velle-Gallcs du sud; recueillis, grav. et peints d'après natnie par J. W. Lkwin, de Far.nnatla. In-/|., /G jil. iig. en noir. Prix : 2. 1. a sh. ;col., 3 1. l-ondres; i8'.tl^ ; Bohte. 408. An ACcoiNT of tue fishes found in thi. river Cam;ps ANU iTS iiRvscuEs, etc. , Description des poissons qui vivent dans le Gange et dans les arflucns de ce flv.'uve, ])ai- Tr-HAMii - 25| Zoologie. TON ( prt'tcdcnimcnt Buchanan ), D. M., membre des Socié- tés royales de Londres et d'Edimbourg, des Sociétés des anti- quaires et linnéenne de Londres, etc. i vol. in-40., avec un atlas in-4". obi. de 3tj pi. grav. au lavis, el représentant 100 espèces de poissons. Prix : 3 1. 3 s. slerl. Edinburg, 1822. Cet ouvrage confient les descriptions assez détaillées de 266 espèces de poissons, la p!u[)art nouvelles, qui vivent dans les eaux du Gange ou de ses affluens. Ces poissons sont ainsi répartis dans les ordres du système de Linné et dans les divers genres admis par M. de Lacépède. Ordre I. Cartilagineux, i3 espèces; savoir: Raia, a^Squa- lus, 2 ; Tetraodon , 6 ; Syngnathus , 3. Ordre IL Apodes, i5 espèces; savoir : Unrbrnnchapcrtum, \ ; Murenophis , 2 ; Ophisiirus , 3; Muraena , 4 ; Macrognat/ius , 3 ; Cynoglossiis ( gen. nov. ) j i ; Trickiiirus , 1. Ordre IIL Jugulaires, une seule espèce nouvelle du genre Batrachotcles. Ordre IV. Thoraciques, 63 espèces; savoir: Gobioîcles, 1 ; Gobius, 12; Ckeilodipterits , 3; Ophicephalus , l'fLabrus, •?. ; Bola ( gen. nov. ), 6 ; Coins { gen. nov. ), 9; Chanda ( gen. nov.), g; Trichopodus ^ 6; Chaelodon , 2; Pleuroncctcs , 3; Âckirus , I ; Calliomorus , i. Ordre V. Abdominaux, 174 espèces; savoir: Platystncus, 1 ; Plotosus , I ; Macroptcronotus , 2; SUurus, 8 ; Malapterurus , i ; jégeneiomis , i ; Piinelodus , 33 ; Sisor ( gen. nov. ) ; Osnicrus, 1 ; Esox, 3; Mugil, 5; Alherina, i; Polj-ncmus , 5; Mjsliis, 3 ; Cliipea, 3; Clit/janodon,8 ; Coricn, i ; Cjpri/iodo/i, i ; C.ypiinus, 83. Sur ce nombre total de 266 espèces, décrites par M. Hamilton , il est remarquable que le genre Cyprin et la famille des silures de Linné en comprennent à eux seuls i3i , c'esl-à-dire près de la moitié. (>e rapport s'accroît et se porte ])resqu'aux doux tiers si l'on retire du nombre total les j)oissons qui vivent à l'embou- chure du Gange, et qui , montant et descendant avec les marées, doivent èlre considérés plutôt comme apj)artenant à la mer, que comme parliculiers aux eaux douces. Parmi les poissons qui sont réellement propres à ce fleuve et à ses affluens , la plupart appartiennent aux genres qui reclierclient les fonds vaseux, tels que les murènes, les gobles, les silures, les pimélodcs, les plotoses, les macroptcronolcs, etc., et à ceux Zoologie. 2^5 qui se plaisent dans les eaux tranquilles ou peu courantes, comme les cyj)rins et les loches. Des cinq genres nouveaux proposés par l'auteur, l'un, celui qu'il désigne sous le nom de Crnoglossus, n'est qu'un Achire à tlorsale et anale réunies avec la ventrak- , et par conséquent que le genre Plagusie de Browne; deux autres, ceux qu'il appelle £ola et Coius , trés-vaguement caractérisés par lui, paraissent composés des genres Luljan , Pristipome , Diacope , Bodian , etc.; un troisième, nommé Chanda, se rapporte au genreDorée ou Zens; enfin , celui qu'il nomme i'/io/' est très-voisin du Callichthys de Linné, ou Cataphractus de M. de Lacépède , mais en diffère par l'absence de plaques ou d'écaillés sur les côtés du corps. Les nombreux criirins décrits par M. Hamillon sont partagés en neuf sous-genres, fondés sur des caractères très-légers, tels que la ressemblance générale de forme avec des poissons d'autres genres, etla disposition des couleurs par taches, par bandes, etc. Il les nomme Chela , Barllius , Bangana , Cyprinus, Puntius, Da- nio , JUarulius , Cabdio, et Garra. Les 39 planches qui accompagnent cet ouvrage nous paraissent représenter exactement les 100 espèces de poissons qui y sont fi- gurées , toutes vues de profil avec des ombres , et en dessus mais au simple trait. Desm. /;<)(). Dkscription de vingt-une espèces de poissons , rappor- tées par MH. Qdoy et Gaimaru. ( Dix-sept sont nouvelles , et quatre non figurées ou mal figurées. ) ( Mctn. lu h la Soc. d'hist. nat. de Paris, le 4 juillet i823,par M. Gaimaru , membre corresp. de celte .Société, etc. ) 1". Piequin à nageoires noires. Carcharias melanoptenis. N. — Caract. essent. Carcharias mh/uh-us; pinnit omnibus opice ni- gris. — Dimensions. 20 jiouces. — Patrie. Vaiglou , îles des Pa- pous, et l'île de Guara, dans l'archipel des Mariannes. — Sans doute aussi l'Ile-de-France et la Méditerranée. — Ce poisson (st io sqiialus carcharias ininor de Forskabl. ( Flor. segypt. arab. am])li., p. ao. ) M. de Lacépède, d'après Commerson, l'a fait li- i,Hrer sous le nom de squale requin. (I,acép., j)i. 3, fig. i , t. 1 ) — Gependanl il diffère esscnticllemont du vrai squale par sa lon- .'^ucur, (pii ne dépasse jamais 3 à /J pieds, et par les taches cjuc l'on remarque a ses nageoires. — Dans ks Galeries du Mu- 256 Zoologie. séum, il est noininé squale tacheté -pav M. Cuvier, et squalun ustus par M. Duméril. 20. Raie à cinq aiguillons. Raia quinqueaculcota. N. — ¥a- nihintassi. En langue cbamorre ou des iles Mariannes,yJz/?//iJ signifie chauve-souris , et tassi mer. — Murcielago de la rnar , des Espagnols qui habitent cet archipel. — Caract. essent. Raia, rostro elongato apice rotundo ; corpore macules cœruleis notato ; caudà quinque aculeis longissimis crenatis armatn. — Patrie. Ile Guam, archipel des Mariannes. — ( Les insulaires des Caro- lines fixent sur un maucbe les aiguillons de cette raie, et s'e^i servent, dans leur navigation, pour conjurer la tempête. ) 3°. Diodoa bleu. Diodon cœruleus. N.— Caract. essent. Dio- don, dorso cœruleo ; ventre nigro punctato; aculeis densis, basi triquetris. — Dimensions. Diamèlre perpendiculaire, \i lignes; diamètre longitudinal, 14 lignes. — Patrie. La Nouvelle Guinée et les îles Mariannes; en généi'al, les régions équaloriales. 4°. Baiiste Lourignon. JJaliites Buuiignon. N. — Caract. essent. Batistes, tribus in dorso aculeis ,anteriori rugoso ; caudd hijidd, cinn tribus ordinibus aculeoruni, superiori diinidio mi- nus numeroso ; corpore plurimis coloribus variegato. — Dimen- sions. Diamètre vertical , 2 pouces; diamètre longitudinal ( non couipris la caudale ), 4 pouces g lignes; nageoire caudale, 10 li- gnes. — Patrie. Vaigiou , îles des Papous. — Dédié à la mémoire de M. Bourignon, chirurgien de la marine royale, mort de la fièvre jaune aux Antilles. 5'. Baliste Lamouroux. Batistes Laniouroux. N. — Caract. essent. Batistes , corpore nigricante ,• lineis rubris duabus ex ore procedentibus i plurimis similibus suprh recurvis ; caudd rotundd temniscatâ , cum duobus ordinibus aculeorum, — Dimensions. Diamètre vertical, i pouce 7 lignes; diamètre longitudinal, 5 pouces; nageoire caudale, y lignes. — Patrie. Les îles Carolines. — Dédié à l'auteur de l'histoire des polypiers. G'. Alutère Aynniû. jJtutems ^■^yraud.'^. — Caract. essent. Aluterus , corpore vircscenti etongato ; rostro saliente; aculra spinoso; tribus lineis tongiludinatibiis ; caudd rotundd. — Di- mensions. Diamètre verlic.il , i pouce 4 lignes; diamètre longi- tudinal, 5 pouces; nageoire caudale, 9 lignes. — Patrie. Raie des Chiens-Marins , Nouvelle-Hollande. — Dédié à la mé- moire de M. Ayraud , chirurgien de la marine royale, mcri delà ficvic jaune. Zoologie. 25 j 7». Baliste chevron brisé. Balistes triangitlaris. N. — Caract. casent. lialistex, primo aculeo dorsal i levé; macula nigrâ subtùs oculos et antepinnam ani; vittâ latd , triangulari, fla\'o-nigrâ , apice versa ad orem ; caudâ j-olimdâ. — Dimensions, Diamètre vertical, i pouce ii lignes; diamètre longitudinal, 5 pouces; na- geoire caudale, 7 lignes. — Patrie. Inconnue. 410. The Gênera of kecknt and fossil shells, etc. ,Les genres de coquilles vivantes et fossiles, etc.; par J. Sowerby, etc. Nos. Xn' et XV. ( Voy. tom. 2 , n». du Bulletin. ] Le n°. 14 de cet intéressant ouvrage contient ; Haliotis cxca- vata,\iKvi.\ asinina etparva^ de Linné. — Rotella monilifera et Vestiaria ^ Lam.; aucta , Sow. nov. sp. — As'icula heterop- tera , Lam. ? aculeata , Sow. ; très-jolie espèce. M. Sovt'crby réunit aux véritables Avicules de M. de Lamarck les coquilles qui composent son genre Pintadine Meleagrina , suivant en cela notre opinion. ( Voyez Dict. classique d'/iist. nat., au mot ^17- cule); et il figure très-bien V Avicula margaritifcra. — Ancylus fluviatilis et lacustris, Muller. — Achatina purpurea, virgi- nea, Lam.; leucozonias [albo-lineata , Lam. ) Le no. i5 renferme : Petricola pholadiformis , Lam.; Dacty- lus , Sow. nov. sp.; ochroleuca , liXM.; rupestris. Venus rupes- trisBrot'clii; subglohosa , Sow., nov. sp.; cette dernière, figurée les valves ouvertes, devrait être aussi figurée sur une des valves. — Tcrehratula sanguinea , Dillw. , Caput Ser/jcntis et dor- sata , Lam,; rosca , Mawe; psittacea , Lin. — Dentaliuin ele- phantinum viv. et foss.; Fissura , circinatum , ehumeum , Gadus , Lam. — Nerita peloronta , chlomstoma , hxu.; ornata ^ Sow.; granulata et trirarinata , Defr.; espèces fossiles. — Natica Ca/t- renUy Mammilla , Lin.; cepncea , Lam. ( Cette espèce ne peut être séparée du genre ilotelle de Lamarck , si toutefois ce genre est confirmé ); Canre/ia , Brocclii fossiles d'Italie. — Dolabella Rumphii, Cuv. F. /(II. IIisTORiA MoLLiiscoRUM SuEciE terrcstrium et fluviatiliuni brcviter dellneata. Histoire des mollusques terrestres et flu- viatiles de la Suède ; par M. Suenone Nilsson , Prof, à l'acad. de Lund. In-80. de xx et 124 pag. Lund ; 1822 ; Schubotts. ("est une bonne fortune pour les amaleuis de cette partie ih; l'histoire naturelle que la ])!iblirali()n de cet ouvrage sur les pro- ^58 Zoologiâ. ductions en ce genre des contrées observées par Linné. Outre des éclaircissemens désirés sur plusieurs des espèces douteuses qui furent indiquées en Suède par l'Aristote moderne, on y trouve un nouveau genre proposé et idusieurs espèces inédites. Dans l'introduction, M. Niisson indique, entre autres choses, que la mer Baltique, dont les eaux sont intermédiaires entre celles de la mer et celles des lacs, nourrit des espèces particu- lières, et qu'on n'a point trouve en Suède de coquilles terrestres ou fluviatiles pétrifiées; que celles qu'on y rencontre sont fos- siles dans les tufs calcaires ou les tourbes, et toutes semblables à celles qui y vivent encore aujourd'hui ; puis il donne l'exposition des genres, dans l'ordonnance de Draparnaud et de M. Cuvier. UHclix conspurrata est au nombre des coquilles portées dans cet ouvrage comme vivant en Suède. Cependant M. Niisson n'en a vu que de jeunes individus, ce qui peut faire soupçonner avec beaucoup d'apparence de vérité qu'ils n'appartenaient pas à cette coquille. 11 ne donne VHclix alhella que d'après Linné, e» soupçonnant que ce pourrait être un jeune individu de ÏHelix rotumlata. — Il mentionne VHelix pa/nllaris comme se trou- vant dans la province de Hallande , ce qui est Ircs-rcmarquable. Voici les espèces indiquées comme étant nouvelles : L'unax fasciatus , qui nous parait être notre Arion hortc/tsis , et VHelix hiclentata, qui ne nous semble pas différer de celle de C.melin et de nous. On remarquera aussi dans cet ouvrage une description détaillée et précise de l'animal de Vacirula , qui confirme notre observation sur l'absence des points oculaires chez cet animal ; aussi M. Niisson dit-i! qu'il vit sous terre, où il se nourrit sans doute des sucs des racines des graminées. Ce fait intéressant ex- plique sa rareté là où l'on trouve cependant fréquemment sa coquille. Le genre Pupa comprend les Verligos uis la Paludina octona, qui est la véritable Hélix octona de Linné, qui a tant intrigué les concliyliologistes; et enfin il signale la Nerita Jliwiatilis ,y\.yaint snv les côtes avec le Mytilus cdulis , le Cardium edule , le Mya arenaria , etc. Les genres Unio et Anodonta présentent aussi plusieurs espèces nouvellesou confondues avec d'autres. Quant au genre nouveau, il est formé sous le nom de Ampldpeplea, pour \e Li mnœiis glutinosiis , qui cependant ne présente de différence avec les Limnées que l'exten- sion du manteau qui enveloppe et cache la coquille. On voit par cet exposé que cet ouvrage n'est pas moins intéressant pour les géologues que pour les concliyliologistes, et qu'il peut jeter un grand jour sur la théorie des alternats. F. /lI2. DeSCUIPTION des coquilles UNIVALVES TERRESTUES ET FLUviATiLES DES Etats-Unis; par Th. Say. [Joiu-n. of the Acad. of nat. se. of Fhilad.^ vol. II, no. 12 , p. 370.) Dans ce nouveau mémoire, M. Say fait connaître quelques nouvelles espèces découvertes depuis la publication des travaux dont nous avons rendu compte dans les Bulletins précédens. Voici les noms de ces espèces : Hélix irrorata , coquille qui nous est inconnue, mais qui parait se rapprocher de V Hélix lactea deMuller. — Inornata^indentnta, petite coquille voisine de X Hélix nitida d'Europe. M. Say ajoute quelques caractères à la description de VHrlix lineata qu'il avait précédemment décrite. — Buliinus mutilatus ; cette coquille est très-remarquable, parce que c'est le véritable Buliinus decollatus de nos pays méridionaux, qui se trouve près de Charlestoii. — Pupa contracta, cxigua; deux coquilles très-petites: la i''*'. du genre Fertigo , la Sf. du genre Carichium. — Fertigo o\-ata et pentodon. — Melampus obliquus , voisin du monile deBrug. — Limnœus huinilis. — Paludina Grana, — Melania caicnaria et mullilineata ; la i""". nouvelle; la 2». très-rapprochée de la Mel. virginica, avec la(|uelle elle semble se confondre. — Cyclas rhomboïdea du lac Cliainplain , voisine du C similis; et C. partu- meia qui s'en rapproche aussi. Y. l\\'\. Ml MOT EE .SUR ir. BRANcMioiiDEiiE, nouveau genre d'An- nciidps delà famille des Hirudinées ; par M. Aug. Odier. 200 Zoologie. ( Mtm. de la Soc. d'hist. nat. do Paris , txjin. I"". ^ jr^^ part., p. 69.) Roesel avait signale , iikÙs sans aucun détail et très-inexacte- ment, un animal vcrmiforme qu'il avait rencontré sur les bran- chies de l'écrevisse ; M. Auguste Odier, en faisant l'anatomic d« ce crustacé, trouva ce même animal; mais il en fit l'objet d'un mémoire très^curieux dont nous allons donner un court extrait , en garantissant avec d'autant ]>lus d'assuranct- l'exactitude des laits, que nous avons été nous-mèmes^tt-ïnoins de l'observation. Cette Annelidc, car l'animal dont il s'agit appartient évidem- ment à cette classe , est d'un jaune doré ; la longueur de son corps varie, à cause de sa contractilité, enti'c 5 et 12 millimètres, et sa largeur eulre 1 millimètre et 1 -;. Elle est composée de 17 anneaux, non eomjiris la tête; celle-ci est oblonguc, terminée par deux lè- vres, dont la supérieure est un peu plus large. On n'a point vu tl'yeux. Lesanneaux du corps son t à j)eu près de même largeur dans toute son étendue, quand il est allongé; mais dans l'étal de con- traction ceux du milieu s'élargissent beaucoup , ce qui donne à l'animal la forme d'une j)oire. La longueur des anneaux varie : on en voit alternativement un g^raiid et un jrjtit. Le 1 1""., qui est un grand anneau, donne j)assagc a la verge inférienrement. A la par- tie postérieure, le corps est terminé par un discpic cliarnu , qui sert à l'animal pour se fixer. L'auteur, après avoir caractérisé ainsi et «l'une manière géné- rale cette annelide, passe à l'anatomiedu système digestif et des autres parties. Nous ne le suivrons pas dans tous ces détails ; mais nous fixerons l'atten lion des zoologistes sur quelques points impor- tuns. L'auteur a reconnu ([ue cet animal était liermaj)lirodite à co- ])ulalionmutuelle, comme les animaux de la classe à laquelle il appartient. Il a trouvé un seul lestlculcaboutissant àla verge; celle- ci est si tuée en arrière de Touverture «les organes sexuels, (pji a lieu au <)". anneau, position tout-à-fait inverse de celle des sangsues. Il n'y a qu'un seul vaisseau artériel parcourant tout le corps, et divisé en vaisseau dorsal et venti-a! : le sang est rouge. En j)re- nant en considération ses divers caractères, ccttcannelideesl dan.-. l'ordre des annelides apodes de Lamarck, et dans la famille des iiirudinées; mais elle s'éloigne de tous les genres connus, et M. Odier en fait un genre nouveau sous le nom de Branchioh- (fvUe ; c'est-à-dire qui vil, c|ui habile sur les branchies ; ses carn<' Icrcs soiil : un corps contracUlc un peu aplali , composé de dix- 1 Zoologie. 261 "Sept anneaux , terminé par un disque pri'hensihle ; une houvhc tirnice de tleitx mâchoires cornées , dont ta supéiieure plie; grande ; point d'yeux. Il prendra place entre les Hirudo et les Troc/tetia, et l'espèce dont il est question sera désignée sojis le nom de Branchiobdelle de l'écrcvissc , Brnnchiohdella astaci. M. Odiera vuet décrit avec beaucoup de soin l'accouplement. Pour exécuter cet acte, deux individus, après s'être rapprochés, prennent un point d'appui en se fixant avec leur disque posté- rieur ; puis ils s'entrelacent comme deux anneaux d'une chaîne en recourbant leur tête vers la partie postérieure de leur corps, et se tournent ensuite un peu de côté, de manière à ce que leurs deux surfaces inférieures soient opposées. Dans cette position l'organe mâle de l'un, devenu saillant , va trouver l'ouverture de la vulve de l'autre, et yice versa. L'accouplement dure plu- sieurs heures. Le Branchiobdelle est ovipare; ses œufs sont ellip- tiques, d'un jaune pâle, opaques, terminés supérieurement par une pointe cornée brune , dont la base est entourée d'un disque de même couleur. Us sont fixés aux branchies des écrevisses par un pédicule fin, brun, qui s'élargit par en bas pour s'appliquer isolément sur les rameaux de ces branchies. Il parait que les œufs éclosent en automne , et que l'animal vit plusieurs années. V. Aud. A 1 4- Instructions à l'usage des personnes qui voudraient s'oc- cuper à recueillir des insectes pour les cabinets d'histoire na- turelle. In-8 d'une f. et demie, et 2 pi. Bordeaux ; Simard. 4ir>. Considérations générales sur la classe des insectes; par A. C. DuMERiL. Avec 60 pi. en taille-douce, représentant ])lus de 35o genres d'insectes, i vol. in-8 de 272 \\. Prix Paris; iSaS; Levrault. M. Duméril , connu par un grand nombre de travaux impor- tans et utiles sur l'histoire naturelle, a acquis un nouveau droit à la reconnaissance des élèves, et même des savans, par la publi- cation de l'ouvrage dont nous allons rendre un compte succinct. Dans un avant-propos qui tient lieu de préface , l'aulcur donne l'histoire et le plan de son livre. Il venait d'écrire pour le Diction- naire des sciences naturelles que publie Levr.iuU, un article assez étendu sur les insectes en général, quand l'éditenr lui demanda l'autorisation d'imprimer séparément ce petit traité, en l'accom- jiagnant de la collection des figures représentant les insectes. M. Duméril y consentit, et profila de celle circonstance pour aôa" Zoologie. revoir son travail et y f;iire quelques additions. Cet ouvrage offre donc quelque chose de plus que les articles Insectes et Entomolo- gie : en cela il ])ourra encore être agréable aux amateurs qui possèdent le dictionnaire; mais nous le croyons surtout très- utile aux personnes qui , voulant entreprendre l'étude des insectes, désireraient avoir entre les mains un livre élémentaire. Celui-ci nous semble avoir essentiellement ce caractère; et pour que nos lecteurs puissent le jucher à leur tour, nous croyons bien faireen leur offrant ici le plan fidèle tracé par l'auteur lui-même. « J'ai divisé en huit chapitres, dit M. Duméril , les considéra- tions générales auxquelles je me suis livré. Je traite dans le pre- mier du rang que la classe des insectes parait devoir occuper parmi les autres êtres animés. Par une suite de réflexions sur les diverses facultés dont les animaux sont doués, je suis conduit à établir que les organes de la sensibilité, et surtout ceux du mou- vement, caractérisent les individus d'une manière matérielle, et qui influe sur toutes leurs fonctions; de sorte que l'étude de ces organes, chez les animaux , suffit pour les faire rapporter à neuf classes principales, dont je présente les caractères en insistant plus particulièrement sur ceux qui distinguent les Insectes. M Le second chapitre est spécialement consacré à l'étude de la conformation et de la structure des insectes ; ce qui m'a fourni l'occasion d'employer et d'expliquer les dénominations affectées par les naturalistes aux diverses parties dont ils doivent examiner ou reconnaître les modifications. » Le chapitre qui suit est un petit traité de physiologie spé- ciale, qui fait connaître l'état actuel de la science sur l'organis-i- tion des insectes dont l'étude offre le plus grand intérêt , à cause des particularités nombreuses que nous présentent leurs diverses fonctions. Comme ce sujet a été une des matières principales de mes méditations, j'ai cru devoir exposer avec quelques détails les idées qui me sont propres , et que j'ai fondées non pas unique- ment sur des analogies et des raisonnemens , mais sur des faits et des observations directes. C'est ainsi que j'aurais désiré les voir combattre dans quelques ouvrages récens oîi elles ne sont pas ad- mises, parce que, dit-on , elfes ne sont pas d'accord avec plu- sieurs considérations à priori, et surtout avec la sprcialitr du système nerveux. Étrange et fâcheuse manière de raisonner en physiologie ! V J'ai inséré dans ce travail deux mémoires que j'avais déj.i Zoologie. 26^ publics ailleurs. J'y rapporte les moyens principaux que les in- sectes emploient j)our conserver leur existence, et les particula- rités qu'ils offrent dans les circonstances variées où ils sont appe- lés par la nature à propager leur race. Ces considérations générales, que je regrette de n'avoir pas eu le loisir d'appliquer à plusieurs autres actes de la vie des insectes , forment ici deux chapitres. «Dans le sixième et le septième chapitre j'expose et je développe complètement ce que j'appelle la mèthodeanalytique de l'entomo- logie, ou de la branche de l'histoire naturelle qui fait connaître les insectes. C'est une sorte de système appliqué à un mode d'arran- gement tel que les espèces sont autant rapprochées qii'il est pos- sible par leur analogie, afin de pouvoir plus facilement générali- ser ce qui les concerne, et les comparer entre elles. Cette marche, ne laissant de choix qu'entre deux propositions , facilite et abrège considérablement les recherches. C'est ici un corps de doctrine sur lequel j'appelle l'attention et le jugement des naturalistes, parce qu'il est enfin présenté dans son ensemble pour l'histoire des insectes, comme je le fais depuis long-temps dans mes cours au jardin du Roi pour les reptiles et les poissons. Je ne me suis pas borné à une nomenclature sèche et aride ; j'ai toujours eu soin de faire connaître les mœurs, les habitudes et l'histoire générale des ordres , des familles et des genres. La classification que j'ai adoptée est régulière dans tous ses degrés, et j'espère avoir rendu par cela même son mécanisme plus facile à saisir et à emplover. D'ailleurs c'est, je le crois, le premier ouvrage qui présente à la fois toutes les figures et les caractères essentiels de plus de 3f)o genres qui y sont décrits. u Enfin, dans un huitième et dernier chapitre, je présente une histoire abrégée des principaux ouvrages qui ont été publiés sur les insectes : le nombre de ceux dont je donne une courte ana- lyse est de 56. Je trouve ainsi l'occasion de faire connaître les principaux systèmes, ou les méthodes qui ont été successivement proposées. » Nous ne saurions rien ajouter à cet exposé, sinon qu'il donne une idée fort exacte de l'ouvrage, et que celui-ci est écrit avec le style clair et concis qu'on remarque dans toutes les produc- tions de l'auteur. I.cs Go planches qui accompagnent le livre de M. Duméril ont été dessinées par M, Prèlre; M. Turpin en a di- rigé la gravure : elles sont en général très-bien exécutées. V. Aud. 204 Zoologie. /, i6. Histoire natcrfi.lf. dks i.kpidoptèRes, ou papillons Je Fiance; par M. J. R. Godard. Toni. i"'., ii''. liv. in 8. d'une f. et 2 pi. col. Paris ; Crevot; Imp. de Frmin Didot. /117. The watcrai, history of thelepidopterous insECTS, elc. Des insectes lépidoptères de la Nouvelle-Galles du sud , Re- cueil de pi. grav. et peintes d'après nature ; par S. W. Lewïs, de Paraniatta. In-.'i.javec 19 pi, Fig. en noir, i I. 11 sli. 6d.; col., 2 1. 8 sh. Londres; iSaS; Bolite. 4 18. Sur rNE espèce d'oestre de l'Amérique méridionale qui habite le corps humain; par T. Sat. (Ext. du Journ. de Phi- ladelphie , tom. 2, p. 353.) L'auteur pense avec Linné qu'il existe réellement une espèce d'œslre dont la larve habite le corps de l'homme, opinion qui avait été rojclée par Fabricius et lesentomologistesmodernes.il a reçu du doct. Brick une larve .-appartenant, sans aucun doute, au genre OEstre, et que ce médecin avait retirée lui-même de sa jambe dans un Toyage qu'il fit dans l'Amérique méridionale. Voici la description qu'il en donne : Elle est renflée; la moitié postérieure de sa longueur étant plus grosse et un peu compri- mée, les anneaux de celte partie postérieure sont armés de séries transversales de petits tubercules noirs cornés, élargis à leur base, et se terminant à leur sommet en un petit crochet filiforme, dirigé en avant. Ces séries sont au nombre de six sur le dos et sur les côtes, rapprochées par paires et au nombre de trois sous le ventre; près de l'extrémité j)ostérIeure du corps il y a des pe- tits tubercules nombreux semblables aux précédens, mais ne formant pas de séries régulières; la moitié antérieure du corp^ est entièrement glabre, cylindrique, ou plutôt en cône allongé, d'un diamètre beaucoup plus ])ctit que la partie postérieure, et tron([ué au sommet; les replis de la pii:rtie postérieure du corps sont courts , et la fissure qui les sépare est étroite. L'auteur compare celte larve à celle du bœuf, du cheval , du mouton , et à l'hémorroidal ; mais il trouve des différences i)arfaitcmenl tran- chées. Quant à l'insecte ])arfait, comme il n'est pas connu on ne peut déterminer s'il .'ippartienl au genre OEstre proprement dit, et M. Say suppose qu'il pourrait bien se rapj)rocher davantage du genre Cuterebra , de Clark. Quant aux accldens que cette larve a causés, M. Brick rap- porte qu'au sortir d'un bain qu'il prit dans le Chama, petit tor- Zoologie. 263 fcnl qui se jette clansle lac Maracaibo, il fut piqué par un insecte à la jambe. De vives démangeaisons se Tirent sentir, et quelques jours après, des douleurs insupportables à la suite desquelles il se manifesta une tumeur , au centre de laquelle était une petite tache noire. Celte tumeur finit par suppurer, et il en retira le ver qu'il a soumis à l'examen de M. Say. Celte larve est nommée Oitc/ie par quelques gens du pays. D'autres soutiennent qu'elle est produite par la piqûre d'un insecte diptère ailé, qu'ils uom- ment Zancudo et Husano. V. Aud. 419. Suite DU MÉMoiaE sur les Lernées [Lernœa Linn.); par M. H. D. de Blainville. {^Journ. de phys. , déc. 1822 , pag. /|37. V. le n°. 6 de notre Bulletin, p. 462.) Genre Lernée , Lemœa. M. de Blainville réserve ce nom aux espèces les plus informes ', et offrant pour caractères : Corps peu allongé, subcylindrique ou déprimé , sans traces de divisions ou de rudimens d'appendices sur les côtés ; un renflement cépha- iique plus ou moins distinct, la bouclie inférieure pourvue d'une paire de crochets ; l'abdomen terminé par deux sacs ovifères plus ou moins prolongés. Espèces. I". L. en massue, L, clavata , Mull., Zool Dan. 2". I,. de Baster. L. Basteri. ( Bast. Opusc. subs. II , p. i38, tora. 8 , fig. 2.) 3^. L. cyclophore, L. cjclophora, Blainv. M. Blainville l'établit sur une figure manuscrite du voyage des Anglais au Congo. Genre Lernéomise , Lerncomyzon , Blainv. Caract. ; Corps ovoïde ou déprimé, avec une sorte de céphalo-thorax en forme de cou étroit , cylindrique , terminé antérieurement par une bouche bilabiée, pourvue en effet de mandibules en crochets, et d'une lèvre inférieure ; un suçoir plus ou moins protractile à la racine inférieure de l'abdomen; deux sacs ovifères peu allongés. Les espèces particulières à ce genre n'ont aucun appendice au corps , mais seulement à la bouche ; elles adhèrent aux poissons au moyen d'une espèce de suçoir. Espèces. 1°. L. à crochet, L. uncinala , Mull. Sur les bran- chies et les nageoires de plusieurs espèces de Gadcs. i\ L. , des nageoires. L. pinnarutn , S. Cli. Fabr. [lier Norveg, , p, 282. ) 3». L. pyriforme, L. pyriforniis, Blainv. Celte espèce est nou- velle et existe dans la collection de M. Blainville qui n'en sait pas l'origine. Tome III. 18 aCô J^otauiqite. Les deux espèces qui suivont diffèrent drs précédentes en r(' que tout le corps est cylindrique et ])ourvu de quelques rudi- mens, d'appendices, et particulièrement departiesallongées, mol- les, flexibles, formant en arrière un IV.isceau avec les ovaires. /|.i. L. de Pernetty, L. Pernettiana. (Pernetly, ^ oy. aux îles Maloui- nes, tom. i , p. 93 , pi. i , fig. 5,6.) Trouvée sur les opercules d'un thon. 5». L. allongée, L. elongata , Biainv. M. Blainville a observé cette espèce attachée dans un Chéilodiptère-aigle au Ha- vre. Elle était fixée à des masses celluleuses contenant des vers intestinaux. 18. Genre Lernextome, Zr/'e/z/om^, Efitornoclc, 'L:\mk. Carac. Corps en général carré, suljdé])rinié, avec des espèces de bras ou d'appendices, de forme variable et inarticulés de chaciuc côté; sa tète plus ou moins distincte, pourvue de cornes et de cro- chets à la bouche; les sacs ovifères, le plus souvent claviformes. Les espèces contenues dans ce groupe sont très-remarquables l)ar les singuliers apj^endices qui hérissent leur corps, et au moyen desquels elles se trouvent fortement fixées. Espèces. 1". L. rayonnée, L. radlata , Mull. Trouvée dans la cavité buccale du Coryphœna rupestris. 2". L. gobien , L, go- hina, Mullcr; sur les branchies de cetteGobie. 3". L. noueuse,/. noilosa , Mull.; trouvée à l'entrée de la bouche de la Perche de Norvège. 4"- L. aselline , L. aseilina, Linn. ( //(v fFestrog., p. 171 , t. 3, fîg. 4 ] dans la mer du ]Vord sur les branchies de plu- sieurs espèces de Gades. 5". L. du Trigle , L. Triglœ , Biainv. ; voisine de la ])récédente et enfoncée dans les branchies du Trigle ordinaire. 6". L. cornue, L. cornuta , Mull. et Zoëga, lab. 33 , fig. 6 ; sur les branchies des Pleuronectes PlatessatX. linguatula. 7". L. de Dufresne, L. Diifresnii, Syn. Condracanihe, Cuv. V. AiD. BOTANIQUE. 49.0. Esquisse du règne végétal, ou Tableau caractéristique des familles des plantes; par A. L. Marquis, prof, de bota- nique a Rouen. 1820. Vol. in-S". 10 feuil. Rouen; Paris; Treuttel et Wuriz. Dans une introduction assez longue l'auteur expose avec élé- gance et clarté les principes fondamentaux de la physiologie vé- Botanique. ^iSj gétale. II développe ensuite les priiici|)es de la classification qTi'il a cru devoir adopter dans l'arrangement méthodique des diverses familles établies dans le règne végétal. Les caractères qui distin- guent chacune d'elles sont ensuite tracés d'une manière fort abrégée, avec l'indication succincte de leurs propriétés médi- cales et de leurs usages dans les arts et l'économie domestique. L'ouvrage est terminé par une classifioition des médicamens, qui diffère bien peu de celles qui ont été précédemment pu- bliées. Richard. /,2i. Fragmens de philosophie botanique; par A. L. Marquis, prof, de botanique à Rouen. Vol. in-8\, i3 feuil. Prix ; 3 ft*. Paris; Béchet jeune. Un des ouvrages qui fait le plus d'honneur au génie de Linné est sans contredit celui qu'il publia en 1751 sous le titre de Philosophia botanica. En effet, il y définit, avec une précision admirable, chacun des organes qui composent le végétal, énu- mère les modifications qu'ils offrent dans leur position , leur forme , leur structure, etc.; et faisant voir l'importance relative de chacun d'eux dans la formation des caractères , il en déduit les lois de la classification des végétaux en genres , en ordres et en classes. Cet ouvrage est rempli des préceptes les plus sages et des aperçus les plus ingénieux. Mais depuis cette époque la botanique a fait d'immenses pro- grès. Les nouvelles découvertes se sont multipliées, et nous ont révélé des modifications et des combinaisons d'organes inconnues des anciens. A mesure que la masse des faits s'est grossie, on a senti la nécessité de mettre plus de précision dans l'observation ; les modifications, même les plus minutieuses, ont dû être em- ployées pour arriver à la distinction du nombre prodigieux de végétaux qui composent aujourd'hui le domaine de la botanique. Aussi une philosophie botanique, écrite aujourd'hui, doit-elle être assise sur d'autres fondcmens que celle que Linné publiait il y a quatre-vingts ans. M. IMarquis, dans l'ouvrage que nous annonçons, n'a pas eu, ainsi qu'il en prévient lui même, la prétention d'écrire un livre qui fit oublier celui de l'immortel Suédois; il a voulu seulement communiquer à ceux qui cultivent la science des végétaux ses opinions sur la manière dont on étudie cette science aujourd'hui, et sur les réformes dont quelques-unes des parties de la science 268 P.oianiquc. lui ont paru susceptibles. L'auteur est non-seulement un excel- lent observalenr , il possède de plus un juj^emenl ])arfait et une érudition choisie. Son livre, écrit avec pureté et élégance, sera lu avec plaisir par tous ceux qui s'occupent de botanique. A. Richard. 422. Nouvelle méthode , calquée sur celle de Tournefort , d'après laquelle sont rangées les plantes de l'École de phar- macie de Paris; par M. Gliakt, prof, de botanique à l'Ecole de pharmacie de Paris, etc. Iu-8". de ^ feuil. Paris, i823 , chez le concierge de l'École de pharin.li ie. M. le professeur Guiart a déjà fait connaître dans un autre ouvrage ( Classification végclale, etc. ) les modifications qu'il avait cru devoir faire à la méthode de Tournefort, pour la met- tre plus en harmonie avec le grand nombre de découvertes mo- dernes. Depuis cette époque il s'est constamment occupé à per- fectionner son premier travail. C'est donc cette méthode amé- liorée que l'autiur publie aujourd'hui. Or voici en quoi consistent ces améliorations. M. Guiart a eu l'heureuse idée de cherc lier à combiner les deux méthodes de Tournefort et de Jussicu; c'est-à-dire que dans cha- cune des seize classes de la méthode du premier de ces botanistes, il a rangé les plantes qui s'y rapportent par groupes ou familles naturelles. Cette combinaison est souvent facile, et ses résultats offrent des rapproehemens heureux. Mais dans plusieurs circon- stances son exécution rigoureuse est impraticable. En effet, dans une même famille naturelle on trouve assez souvent des genres à corolle régulière et à corolle irrégulière , comme dans les sola- nées, les borraginées, etc., ou des corolles monopctales et poly- pétalcs, comme dans les rutacées , les caprifoliacées, etc., carac- tères qui nécessiteut la séparation en plusieurs classes d'après les principes de la méthode de Tournefort. Néanmoins les modifi- cations faites par M. Guiart nous paraissent très-propres à faci- liter l'étude et l'appUcation de cette classification des végétaux. Richard. A23. MÉTHODE ANALVTIQITK COMPARATIVE DE BOTANIQUE appli- quée aux genres de plantes Phanérogames qui composent h» Flore française. Par B. L. Peyre. i vol. in-/,". 62 p. Prix, 9 fr. Paris. Le but de l'ouvrage que nous annonçons a été de faciliter lu Botanique. .269 «Icleriiiinallon du genre des plantes indigènes de France. L'au- teur a adopté une méthode analytique analogue à celle employée par MM. Lamark et Decandolle dans la Flore française, mais déduite d'une autre série de caractères. La facilité de cette mé- thode, la précision des divisions, ne peuvent être bien établies que par l'usage; mais elle présente l'avantage d'un moins gi'and nombre de renvois, avantage dû à la manière dont cet ouvrage est présenté par tableaux; ainsi un premier tableau divise toutes les plantes j)hanérogames de France en 53 groupes, qui sont eux- mêmes subdivisés dans d'autres tabl aux spéciaux. Les premiè- les divisions sont déduites de la présence ou de l'absence, et de la nature des enveloppes florales , de leur insertion ainsi que de celle des étamines , enfin de l'adhérence de l'ovaire , du nombre de styles qui surmontent chaque ovaireet du nombre des cotylédons. Ces caractères fournissent les 5'î principales divisions qui sont elles-mêmes subdivisées d'après la forme des enveloppes florales, le nombre des étamines et des styles, la nature du fruit et la dis- position des feuilles; on arrive ainsi aux genres, ou même aux espèces , lorsque celles-ci offrent des caractères différens dcceux que présente le reste du genre. L'usage seul pourra., à ce que nous croyons, faire sentir les avantages et les inconvéniens d'une méthode entièrement desti- née à faciliter les déterminations. Ad. B. !\i\). La Botanique de J.-J. Rousseau, contenant tout ce qu'il a écrit sur cette science; augm. de l'exposition de la méthode de Tournefort, de celle du système de Linné, d'un nouveau dictionnaire de botanique et de notes historiques. Par M. A, Deville , M. 2'. édit., ornée de 8 pi. in-12. de i5 f. ^, plus les pi. Prix , ^ fr. Paris; Fr. Louis. M. A. Deville, ancien prof, d'histoire naturelle à l'Ecole cen- trale de l'Yonne, etc., a bien voulu s'occuper de ia révision d« cet ouvrage qui doit à ses soins, 1". 17 lettres non insérées dans la !'■''. édition; ^)^K des notes historiques sur les personnes aux- quelles sont adressées les lettres de J.-J. Roii.sseau, et sur celles dont il y est fait mention , etc. ; 3". les noms latins de Linné ajoutés aux noms vulgaires français; /(". l'ccposition de la mé- thode de Tournefort et celle du système de Linné , d'aj)rès les- quels J.-J. Rousseau a étudié la botanique et en a donné des no- tions éléinenlaircs ; 5°. un dictionnaire entièrement neuf des principaux termes de botanique. 270 ]iotani(iue. 425. CoLLECTA.NE.v BOTANicA, OT figuTcs, ctc. , Rccueil de plan- tes exotiques, rares et curieuses, cultivées clans les jardins de la Grande-Bretagne; par J. Lindlf.y. In-f"., liv. VII, 5 pi. color. Prix : 12 sh. Londres: 1823 ; Bohte. 426. Sur certaines plantes d'Italie ; par Moritti; sixième décade (en latin). (^Giorn. dijisic, avril 1823, p. l'ig.) Les plantes décrites dans ce mémoire sont, i». Gastridiurn scabrum, Presl. ; — 2°. Poa rigida, Linn.; — 3". Viola ptirnila , Viilars.; — 4°- Silène ciliata , Pourret; — 5°. Silène alpestris, Jacq. ; — 6". Silène quadrifida, .Tacq. ; — 7°. Sedttm titrgidum , Decand. ; — 8 '. Adonis apennina, Moreiti (auLinn.?) — 9°. Ophrys Spéculum, Link. nonBertoloni; — lo'^.Ophrjs Bertolonii, Moretti. La distinction des espèces d'Oplirys étant très-difficile et encore fort confuse , nous allons rapporter les caractères un peu courts que donne Moretti de ces deux espèces. Ophrys spéculum , Link ( non Bertoloni ). Folia caulina lanceolata. Petala tria cxteriora expansa, acutiuscula, viridia; interiora duo acuta, purpurea. Lahii laciniœ latérales erectœ; média rotnndata, emarginata,non apj;endiculata,medio glaber- rima, cœrulescens^limbo villosoj'usco. (Bot. regist., V. tab. 370.) Ophrys ciliata. (Bivon. cent., i p. Co. Bertoloni Lucubr. , p. 2, n". 49- Ophrys ScolopaxGns>son\ {non Cavanille), habit, in Sici- liâ et régna Neapolis. Ophryts Bertolonii, Moretti. Biilbis subrotiindis ; scapofo- lioso ; Inbio c.om'exo, elongato, siinplici, sursiem incurva ; antice macula solitarid. Ophrys spéculum, Bertol. PI. genuenses. Araœii. ital.,p. 201. Bivona Sicil. , cent. i,p. Gi , tab. 3. Habit, in Sicilid, in viciniis Genuce aliisque lacis Italiœ. Ad. B. 427. CuRTis's botanical magazine; par John Sims. N°. 4^7» juin 1823. Prix : 3 sli. 6 d. Londres. Ce n". renferme les espèces suivantes : 240G. Jianksia lati- folia, lirown. — 2407. Nerinc pulchella. — 2408. Scilla amœ nula, Hornem. hort. liafii.,p. 33 1. — .S'a7/a «/««:««, Redout. Liliacées, t. i3o,non t. 2y8. — i\oç^.Itea virginica ,\\\ — 2410. Jgcratum strictuin ; caule crecto, siinplice, scahro ifoliis cordatis, rugoso-venasis, inœqualiter scrratis , pcdunculis coloratis. -hah. Népal. — 24 1 1. Pitcainia staminea. Foliis lineari-lanceolatis, in tegerrimis ; Inciniis carolUc revolutis ; staminibus corolld longio- ribtis. Boùmique. 'j.-j\ /('/S. ExoTic FLORA , etc. Flore exotique, contenant les figures et les descriptions de plantes exotiques nouvelles, l'ares ou in- téressantes ; avec des remarques sur leurs caractères génériques et spécifiques, leur ciassilication naturelle, leur histoire, leur culture, etc. Par W. J. Hoorer. N"s. 1-4, in-8. Prix : en noir 8 sh. cliaque, col. i5 sh. Edinbourg; 1822-23. Cet ouvrage, destiné particulièrement à faire co!)naitre les plantes les plus remarquables qui fleurissent dans le jardin de l'université de Glascow, où M. Hooker est professeur de bota- nique , est exécuté avec beaucoup de soin; les descriptions et les ligures sont également bien fuites; des analyses détaillées et des- sinées avec talent représentent pres([uc toujours les parlies de la fructification. Chaque cahier comprend 20 planches. L'éten- due de ce journal ne nous permet ]ias de citer toutes celles que renferment ces 4 cahiers; nous indiquerons seulement les espèces nouvelles. — • Aspidium Ifallichii ( Népal ). — Dendrobium Pie- rardii ( Bengale ). — Pinguicula edentula ( Savannah ). — Capri- folium pubesccns. Gohiis (Canada ). — Bydrocotyle neptdcnsitt (Népal"). — Oshecliia ru-jjalcnsis ÇNepal^. — Lobelia inicranth'i, ( Népal ) — Cymbldiuni lancifoliiun ( Indes orientales ). — Ophio- iflossuin petiolaturn (Antilles). — Plcopellis ensifolia (Cap de Bonne-Espéi'ance). — Pleopeltls nuda (Népal). Outre ces espèces nouvelles on trouvera dans cet ouvrage des planches et des descriptions faites avec soin de plusieurs plantes, connues, mais remarquables ; telles (yaeles, StjUdiuin laricifolium, Sw. ; Caljj)so borealls , Salisb. ; Velleia Ijrata , Br. ; et un grand nombre de fougères, d'orchidées, d'aroïdes, de Peperomia, plu- sieurs Bégonia , etc. Ad. B. 429. ScoTTisH cuvPTOOAMic FiORA , OU figurcs coloriécs et des- criptions des plantes cryptogames, et particulièrement des champignons trouvés en Ecosse, pour faire suite à XEiif^lis/i botanj; par Rob. Kage Greville. In-8., n". XII, juin 182^ Prix: 4 sh. Edinbourg. Nous avons déjà eu occasion de citer les numéros précédens de cet ouvrage ; celui-ci renferme les espèces suivantes : Leotia lubrica , Pers. — Pucciina PotentUla , Pers. — Penicilliuni glaii- cum, Link. — Pénicillium ,<:])arsum , Grevillc. — Peziza répandu^ Fries. — Hysterium pAnastri, Pers. Ces plantes sont figurées avec beaucoup d'cxacliludc, et les 27 a Botanique. détails m'cessairos, les descriptions et la synonymie parnissent faites avec un soin particulier. A la suite de ce n". , M. Greville annonce qu'ayant su qu'il existait déjà un genre de phanéro- game sous le nom de ScJuveinitzia , il proposait de donner au genre ([u'il avait désigné sous ce nom dans le Joiirn. Flulos. d'E- ilinhourg (V . Bull., to. II, n". 910) le nom de Caulo^losmm. Ad. B. /,3o. Continuation ru voyage botanique aux Apennins, BoGLEi.io ET Lesime, fait par le d"". A. Bergamascui, prof, suppl, de botanique a l'université de Pavie. ( Giorn. di Jls. , avril 1823, p. 92.) Cette notice, dont nous avons déjà annoncé la première partie, ne faisant qu'indiquer des localités de plantes observées dans quelques points des Appennins , ne peut avoir d'intérêt que pour les personnes qui voudraient étudier spécialement la géo- graphie botanique de l'Italie. Ad. B. /|3i. Continuation de la desciuption des champignons de la province de Brcscia ; par M. Zantedescui, médecin à Bove- gno dans la vallée Trompia. [Giorn. difis., déc. ii , tome VII , avril 1823, p. 148. Contin. du t. V, p. Z,36.) Cette partie comprend la description des espèces des genres Hydnam/r/iclcphora et Clavaria. La plupart sont des espèces déjà décrites par Persoon; aucunes ne sont nouvelles. Ad. B. 432. Histoire des palmiers de la Guiane française; par APoi- TEAU. [Mcm. mus.., t. IX , p. 385.) M. Poiteau, que son long séjour à la Gniane a mis à portée d'étudier avec un soin particulier plusieurs familles dont nos herbiers n'offrent que des débris généralement insuffisans pour en donner des descriptions exactes et complètes, paraît avoir dirigé spécialement son attention sur la belle famille des palmiers qui , sous tant de rapports, mérite d'être étudiécavec soin, et qui, jus(pi'a présont, a été si incomplètement connue. Il annonce qu'il publie- ra le résultat de ses observations sur celte famille dans plusicin.^ mémoires insérés dans les Mémoires du Rluséuin. I.e ])rcmi«r , qui fait partie du 5-. cahier du lomc IX, renferme li description d'un genre nouveau nommé Gynkstum, ainsi caractérisé : Flore:; dinici, rarb monoïciin diverxo .tpadice, spadi.c-^pathaceus simplr., mit ramosi!.-!. Mas. Cnlj.vprofundr Irifidux; cnrolln trifidnudni- lom : Uamnin sc.v in tubum ronlitn hn.si monadvlplia. I ;rtn Botanique. 27 ci Giljxet corolla maris sed majores. Phycosteinum. tubulusum, rr- lindrnceum, corolld lon^ius. Omriiim obovatum., emittens è hasi stylum phjcostemo longiorem. Stigmata tria , acuta, dwaricala. Drupa parva, glohosa aut ovata, crustacca , lœvis, extàs parumper carnosa, unilocidaris : emhryo ad basim locatus. Ce genre renferme cinq espèces, dont la plus grande , Gynes- tiim maximum, atteint de lo à 12 pieds ; une autre , le Gynes- tum bacidiferum , ne se lève qu'à 5 à 6 pieds ; enfin les 3 autres espèces ne dépassent pas i à 3 pieds de haut. On voit que ce genre présente les plus petites espèces de la famille des palmiers: les feuilles de ces plantes sont ou pinnées ou simples et bifides au sommet presque comme dans les plantes des genres Ludovia et Cy- clnnthiis. Les cinq espèces décrites dans ce mémoire croissent dans les bois de la Guiane, elles sont figurées toutes les cinq. Ad. B. 433. Sur les Cyrtanuracées , nouvel ordre naturel de plantes , par W. Jack. ( Trans. linn. Soc, P. I, p. iS. ) M. W. Jack pense que les genres Cyrtandra, Forst.,Didymo- carjms,Vi[ii\Vich., Loxonia, W. Jack, /Eschynanthus ,Y(,. Jack, peuvent former une petite famille naturelle à laquelle l'auteur donne le nom de Cyrtandraccœ. Cette fomillc, extrêmement voi- sine des Bignoniacées , dont on ne devrait peut-être pas la distin- guer , est surtout caractérisée par sa capsule biloculaire , bivalve , à cloisons naissant sur le milieu des valves, et dont le bord m- terne se divise en deux placentas recourbés qui partagent presque la capsule en quatre loges ; cette structure, qui n'est qu'une modifi- cation de celle des Bignoniacées, s'observe aussi sur les fruits du Martynia , qui appartient à cette famille , et ne paraît pas assez importante pour autoriser la séparation de ce groupe, r^ous allons néanmoins rapporter le caractère donné par l'auteur à cette famille. Cyrtandrace/K. Calyx monophyllus, divisus. — Corolla mo- iiopctala , liypogyna , sa?piùs irregularis, 5-loba. — Stamtna : fi- lamenta 4> duo plerumquc, nunc quatuor anthcrifera; anther.Te biloculares, per ])aria connexas. — O^'arium disco glauduloso cinctum, biloculare vel pseudo-4-loculare, polysporum. — Stylus simplex , stigmabilamellosum vel bilobum. — Capsula velbacca bilocularis, bivalvis, polysperma ; dissepimenta contraria, biloba, lobis revolutls seininiferis , loculos bipartientibus (indèpseudo- /(-locularis. ) — Scm.'na nuda. — Hcrba- vel sitffruticcs ; folia 274 Botanique. siinplicia , pleruiuque opposita , altcro sœpè abortivo aut iiano , exstipulata; infloresccntia axillaris. Ad. B. 43/|. Description du Lansium et de quelques autres genres de plantes malaises; par W. Jack. ( Traits, linn. Soc, 1823 ^ ]). I, p. II A.) Ce mémoire renferme la description de plusieurs genres nou- veaux et très-remarquables des îles ÎMalaises; leurs descriptions, ainsi que celles des espèces qu'il renferme, sont fiiites avec beaucoup de détails, et paraissent Irès-exactos. Ces genres sont : 1". LANsiu-ti ( Ruinpli., Amb. i , p. i5i , G54 ). Ce genre, rap- proché par M. Corréa des Aurantiées ou des Gutlifères, appar- tient, suivant ]>I. Jack, à la famille des Meliacées. L'auteur décrit une autre espèce très-voisine du Lansiuin moîitcinum Piuniph. , et du Milnea de Roxb. , et qui doit même apj)artenir à ce der- nier genre, si on le regarde comme distinct ùu Lansiuin. — ■Jt". Hedycarpus, genre très-voisin du Pierardia de Ro\burgh , dont l'auteur décrit une seconde espèce sous le nom de Pierar- (lia dulcis. — 3". Li;ucoî<'OTis ( Aj/ociiicœ, Brovvn ), genre in- termédiaire entre le Carissa et le Ceibera. — 4". M\iiîiF.coniA ( Rubiaceœ ). La seule espèce de ce genre , le Mjrinecodia tube- rosa, avait été figurée par Rumpliius sous le nom de Nidits ger- iiiiiians forniicarum rubraruin. Amb, VI, t. 55, fig. 2. — Hy- i)NOPhytum( Rubiaceœ). V Hjdnophjtum foi inicaruin , la seule espèce de ce genre, est le Nidus germinans Jonnicaruin nigra- rum. Rumph., Amb. VI, t. 55, fig. i. — 7". Lasianthus ( Ru- biaceœ ). L'auteur en décrit deux espèces sous les noms de Lasianthus cjanocar/jus , et de Lasianthus altenuatus. — 8°. He- LOSPORA ( Rubiaceœ ). — 9 '. Glaphyuia ( jMyrtaceœ ). Ce genre renferme deux espèces, dont l'une croit sur les hautes montagnes de Sumatra. An. B. 435. Sur les espèces malaisks de IVIklasto.ma , par AV. Jack. ( Trans. linn. Soc., i823. p. I, p. 1.) L'auteur dece mémoire commence par discuter l'importance des caractères qu'on peut employer pour diviserle grand genre Mclas- toina, si ce n'est génériquement , du moins en sections naturelles. Il examine successivement ceux que fournissent l'inégalité des étaraines, le nombre absolu de ces organes , la forme des anthè- res, la persistance ou la caducité des divisions du calice, l'adhc- reucc partielle ou complète de ce tégument , etc. , et il donne la Botanique. 27 5 préférence ;iu premier de ces c.'tr;ictères, qui, dans les espèces de l'Inde et des îles de l'Archipel indien, donne des coupes plus tranchées et plus naturelles que les autres caractères. Il divise ainsi les Mélastomes en deux sections : la première ( IVIelastoma ) renferme les espèces à étamines alternativement plus courtes. Il en décrit sept espèces, dont six nouvelles ; la seule espèce con- nue est le Mclastoma vtalahalluica , Linn. La seconde section (Stomandha) comprend les Mélastomes à étamines toutes égales L'auteur en décrit onze espèces toutes nouvelles. Une seule planche accompagne ce mémoire, et représente l'a- nalyse des fleurs de trois espèces de Mélastomes. Ad. B. 436. Sur les caractères génériques et spécifiques du Chn'san~ themum indicuin de Linnée et des plantes appelées Chry- santhèmes de Chine; par .1. Sabine. ( Trans. linn. soc, 1823 , p. I, p. 142.) M. Sabine, qui dans un mémoire précédent avait fait connaître la structure du Chrysan themum indicum,sa synonymie extrême- ment compliquée et sa différence d'organisation suivant qu'd est simple ou double, établit dans ce nouveau mémoire que cette plante appartient réellement au genre Chrysanthemum et non au genre Anthcmis ou Matricaria comme la présence des pail- lettes sur le réceptacle des fleurs doubles l'avait fait présumer. Il trace aussi les caractères qui distinguent le Clitysanthcmutn indicum du Chrysanthemum sinense. Ad. B. .437. Sur LA Swartzia triphylla grandiflora; par M. Raddi. [Anthologie, mai iSaS, p. lyi.) Cette plante , dont M. Raddi donne une description détaillée comme une simple variété du Swartzia triphylla, a été trouvée aux environs de Rio Janeiro : elle paraît, d'après sa descri[)tion, différer assez du vrai Swartzia triphylla pour qu'on la regarde comme une csjièce distincte. Elle s'en distingue surtout par .. t pél.ile deux fois plus long que les étamines , à bord entier, par le nombre double des éta- mines, et par l'irrégularité du calice. Au. B. 276 Minéralogie. MINERALOGIK. 438. MiNERAi.ociscHES TASCHENBUCH , ctc. , OU Nraïuicl iiiinéi'a- Iog;iqne pour raniiée iSa'i, pur de Leonhard, professeur a Heiilelberg. Cet ouvrage périodique, dont le premier volume vient de pa- raître, est destiné à recueillir des observations géognostiques et ininéi'alogiques. Le premier volume que nous annonçons est accompagné d'une carte lilhngraphiée représentant les environs du Kaiserstuhl dans le Brisgau , et contient les arlicles suivans ; 1°. Preuves de la volcanéité des terrains basaltiques de la Suabe, par M. Selb; 2°. analyses de i3 échantillous d'opal des îles deFarôe, par M. Du Ménil; 3". sur la formation delà terre de porcelair.e, par M. Fuclis ; /(". observations recueillies dans un voyage entrepris aux glaciers de la ÎXorvvége, par M. Nau- mann; 5". sur une nouvelle cristallisation de la cliaux fluatée, par M. IMérian ; G'', quelques notices et correspondances concer- nant la minéralogie. 43g. Sun les filons du comté de Cornouaii.les et l'ordre dans lequel il est probable (ju'ilsont été formés; par M. Jos. Carne. (Exlr. des Méin. de la suc. gcol- de cette prov. , t. 1 1 , p. 49-) Une première division adoptée par l'auteur est ç-wjauxjilonx ([ui sont contemporains de la roche où ils se trouvent , vraix fi- lons dont la formation est évidemment postérieure à celle de la roche même, etfilons de nature douteuse. Parmi ceux de celle dernière sorte, les plus remarquables par les conséquences géo- logiques qu'on en peut déduire , sont ceux de granit dans le schiste, que l'on ])eut obsorver sur 14 points de la côte occiden- tale de Cornouaille , entre Porthleven et le cap Saint-Yves; on ne les trouve que près de la jonction du granit et du schiste; ils n'ont ni direction ni incli:.» son régulières; ils ne contiennent point de minerai. IVe ])ouvant indiquer ici toutes les différentes espèces do veines ou de filons que M. Carne passe en revue , nous nous boi - nerons à parler de ceux qu'il appelle vrais filons. In principe qui semble général, c'est que tout filon «jui tu (oupe un autre est moins ancien que celui-ci. D'après c:la ou Minéralogie. 277 peut ranger les fîloiis dans l'ordre de leur ancienneté «le la ma- nière suivante : 1°. Les fdons d'étain qui se dirigent de l'est à l'ouest, ou du moins ne s'éeartent pas de cette direction de plus de So". 2". lies filons de ce même métal qui s'écartent de cette même direction de 3o à 60"; on les nomme contre-filons d'ctain. 3". Les filons de cuivre ayant une direction semblable à celle du no. I. 40. Les filons de cuivre ayant une direction semblable à celle du no. 2 ; on les nomme contre-filons de cuivre. 5". Les filons dont la direction est du nord au sud. Ils portent le nom de cross-courses. Ils sont le plus souvent sans minerai ; quelques-uns contiennent cependant du plomb. (> '. Certains filons de- cuivre peu nombreux. 7". Les filons uniquement remplis d'argile i^fluknn), et qu'on nomme cross-fiukan, parce que leur direction est celle du n". 5. %^. Les slides , autres filons contenant «lussi une sorte parti- culière d'argile. Leur direction la plus ordinaire est de l'est à l'ouest. Ce mémoire comprend 3o pages. Il est rempli de détails cu- rieux et importans. C. M. 440- '''UR LES GITES d'étain en couches dites Tin-fioors , en Cornouaille; par M. J. Hawkins. (Extr. des Mcm. gcol. de Cornouaille , \). 29.) Outre les filons d'étain dont nous avons parlé dans l'arti- cle précédent et les gîtes de ce métal , qui donnent l'étain de lavage [steani works') , il y a encore quelques points où l'étain se présente en couches. M. Hawkins appelle l'attention des exj)loi- tans sur les gîtes de cette nature qu'il dit être fort productifs, et à ce sujet il s'étend sur ceux qu'on nomme en allemand stock- liowcrk et qu'il a eu occasion d'observer en Saxe. C. IVI. 44 1- Sur les formes cristallines des sels artificiels ; par H. J. Brooke. {^Ann. de p/idos.', juin et juillet i8?.3.) M. Brooke, convaincu de l'importance que peut avoir, relati- vement aux recherches des chimistes, l'observation exacte des caractères cristallins que présentent souvent les produits de leurs opérations, a entrepris sur les formes des sels artificiels un tra- vail analogue à celui dont M. Lcvy vient de publier les résultats dans le Journ. plùlos. d'Kdimbourg; mais il se borne à faire 278 Minéralogie. connaître le système de cristallisation de cliaque substance, et les prin(l[)aiix angles de ses cristaux, sans chercher à exprimer leurs rapports mathématiques à l'aide de la tliéoric des décrois- scmcns. Les sels qu'il a observés ne sont désignés que par de simples noms chimiques; il eût été à désirer que M. lirookc eût donné les formules représentatives de leur comj)osition. Voici l'énumeration de ces sels avec l'indication de leurs formes pri- mitives : Arséniate de potasse et cyanure de mercure : prisme droit à base carrée. Chlorate de potasse , acétate de soude, acétate de zinc, binacétate de cuivre , sulfate de potasse et de magnésie : prisme oblique rhomboidal. Tartrate dépotasse et de soude, sulfate de magnésie : prisme droit rhomboidal. Nitrate de soude; rhomboïde obtus. Ferroprussiatc de ])otasse : octaèdre à base carrée. Tartrate de potasse et d'antimoine : octaèdre à base ïbornbe. Bicarbonate de potasse : prisme droit obliquangle. (i. Del. 442. Rapport sur les grès mollasses, ou granits arénacés kao- liniques de Dignac (départ, de la Charente) , fait à la Société royale d'agriculture, des sciences et des aris du départ, de la Haute-Vienne, dans la séance de déc. 1822; par M. Alluaud aîné. ( Extr. du Bull, de la Soc. royale dagr. , des se. et arts de Limoges.) Ce rapport a pour but de répondre à divers mémoires sur le kaolin de Dignac qui ont été insérés dans les Annales delà soc. d'agi:, arts et comni. du dr//art. de la Cliarentc , et particulière- ment à la notice de BI. Bigot àc Morogues, imjjriiiiée aussi dans les Annales des mines cl analysée dans notre Bulletin, n°. 81. Le fait géologique avancé par M. Bigot de INIorogues n'est point révoqué en doute par M. Alluaud ; il s'attache seulement à com- battre les conséquences qu'on a voulu tirer de ce fait, en présen- tant l'argile kaolin ique de Dignac comme pouvant devenir propre à la fabrication d'une porcelaine moins chère que celle qui se fabrique avec le kaolin de Saint-Yrieix. M. Alluaud insiste particulièrement sur cette double considération , 1°. qu'un kao- lin d'alluvion , tel que celui de Dignac, ne peut avoir l'homo- généité ni la pureté qui sont indispensables pour ia confection de la porcelaine; 2'">. que le haut prix de la ])orcelaine, comparé à celui des autres poteries, ne provient pas de la plus-value de la Minéralogie. 27g matière première employée, mais bien de la difficulté de la fabri- cation, desclmnces nombreuses auxquelles la réussite est sujette, de la nécessité de cuire cliaque pièce à part, etc. , et de la grande quantité de combustible qu'il faut consommer pour obtenir la haute température que réclame la cuisson de la porcelaine. B. D. 4/13. A FAMILIAR INTRODUCTION TO CRISTALLOGRAPHY, CtC. , OU Introduction familière à la cristallographie, contenant une ex- plication des principes et de l'usage du goniomètre , et suivie d'un appendice qui renferme les relations mathématiques des cristaux , les règles relatives au tracé de leurs figures , et une liste alphabétique des minéraux avec leurs synonymies, et leurs formes primitives; par H. J. Brooke. In-8. de 5oo p. Londres; 182"^ ; Pliillips. A l'exemple de quelques minéralogistes , M. Brooke essaie de simplifier l'exposition des principes delà cristallographie, en la dégageant entièrement du calcul, et en la rendant indépen- dante de la théorie des décroissemens qui, par sa nature, est toute géométrique. Il pense qu'en désignant, comme l'a fiiit Haiiy, les différentes formes cristallines que peut donner l'observation ])ar des noms particuliers, on tombe dans le double inconvénient d'embarrasser la science d'une nomenclature sans fin, ce qui est un obstacle insurmontable pour ceux qui se livrent à son étude , et de présenter ces formes plutôt comme des individus séparés, que comme les parties intégrantes de certains groupes dont tous les membres ont entre eux des rapports nécessaires , et des caractères de famille toujours facdes à reconnaître. Pour mettre les étudians en état de rapporter aisément un cristal donné à celui des groupes généraux auquel il appartient, ou, ce qui est la même chose, à sa forme primitive, M. Brooke a dressé des Tuiles de modifications , offrant pour chaque espèce de forme primitive toutes les modifications simples, dont elle est: susceptible, réduites en classes et ordonnées en série. Chaque sorte de modification est représentée par une figure portant l'em- preinte de la forme primitive : une courte explication l'accom- pagne. Ces figures n'appartiennent point à des formes indivi- duelles existantes dans la nature ; ce sont des types généraux dont chacun rappelle une classe de modifications, à laquelle on devra rapporter toutes les formes du même génie que l'on ob- servera , et qui ne seront diversifiées que par la seule mesure des aSo Minéralogie. angles. Cette manière de décrire les cristaux , et d'iiidiqut''r le" ])assage de l'un à l'autre, est analogue à celle dont M. Beudant a fait usage dans ses leçons à la lacullé lusieurs espèces du genre Buccins; savoir : Buccinum tetragonum et incrassatum, Nov. Sp. de I\I. Sowerby ; descrtum Brvnder; canaliculatum [desertum var. Brand. ). — M-Urex tricarinatus [asper Bkwd.), bixpinosus IS. Sp.; Frondo- sus, Lam. — hucitia divaricata Lam.; — Mya deprcssa, ^ihbosa , plicata, intennedia, quatre espèces nouvelles, peut-être un peu incertaines sur leur genre , la charnière étant inconnue. F. />/(7. Restes hu:iiains voss\-LT.s,.{Edinh. phil. Journ., juill. iS-j'^, p. 202.) lie comte Raxowmoski a trouvé dernièrement avec plusieurs restes d'éléplians des crânes et autres ossemons d'une race d'hom- mes, qu'il conjecture avoir été fort différente de celles qui habi- tent maintenant le globe. Il paraît qu'ils avaient enseveli leurs morts sur des collines; et tons les crânes qu'il a examinés avaieni une forme singulièrement allongée. M. de Schlotheim va pu- blier une description de ces restes fo53ile.<:. ANATOMIE. /•,V3. Tabhl* NERvoncM UTERi, auctorc Frlderico T^Er>FMAN^ , anatomes et physiologiœ in acadimià Heidrlbrrgcnsi profos- sorc, in-fol. maxim., c. fig. Prix, 27 fr, Heidclberg ; i8o>, Oswald ; Parisiis; Treuttel et Wurlr.. j4nntomie. 285 Les nerfs (le l'utérus, dont Galien parle déjà, n'ont élé dé- crits qu'en partie dans les travaux de Yesale , Willis , Riva , Haller , "Walter, W. Hunter, etc. La description complète de l'origine et du cours des nerfs de ce viscère manquait donc en- core. Le professeur Ticdemann donne dans l'introduction de sop ouvrage un précis historique de l'anatomie de ces nerfs. Osiander , mort il n'y a pas long-temps , disait , dans la seconde édi- tion de son traité d'accouchement, que, bien qu'il existât très-vrai- semblablement des nerfs dans l'utérus, leur existence n'était pas encore anatomiquement démontrée. L'auteur allemand s'est pro- posé d'éclaircir ce point d'anatomie, à cet effet il a disséqué les nerfs de l'utérus chez un grand nombre de femmes mortes peu de temps après l'accouchement. Il a continué ses recherches sur l'utérus (le femmes qui n'étaient pas enceintes et sur d'autres sujets femelles d'âges divers. Il résulte de ces travaux , que les parties génitales internes , l'utérus , les ovaires et les trompes, reçoivent leurs nerfs de la portion abdominale des nerfs trisplan- chniques , dont les cordons , divei-sement unis entre eux , forment six plexus. Le premier est situé sur les artères inlerncs des ovaires, à l'endroit où elles se détachent de l'aorte. Il est formé par plu- sieurs rameaux qui viennent des ganglions rénaux. Ses filets descendent eu entourant les artères des ovaires, entre les mem- branes qui forment les ligamens larges de l'uLéruSjet arrivent jusqu'aux ovaires et aux trompes, dans lesquels ils se ramifient. <)uelques filets parviennent au fond de l'utérus. Un deuxième plexus très-grand se trouve entre lesartères iliaques sur le corps de la cinquième vertèbre lombaire et sur la partie supé- rieure du sacrum; il est formé par des rameaux qui viennent des' ganglions lombaires: il envoie des nerfs à la face postérieure et aux parois latérales de l'utérus; puis il se divise à son entrée dans le bassin, en deux plexus latéraux considérables qui sont situés au- devant des troncs des artères pelviennes ou Iliaques, et s'anasto- mosent avec plusieurs lameaux des ganglions sacrés. Un grand nombre de filets de ces plexus accompagnent les artères jusqu'à l'utérus. D'autres rameaux s'enfoncent dans la profon- deur du basMn et s'ui;issent avec d'autres cordons qui viennent des deuxième et troisième ganglions sacrés. Il existe un plexus inférieur du bassin auquel viennent se joindre encore des filets du troisième et quatrième nerf .sacré. 11 se forme de la sorte un 9.84 j4natoinic. crand plcMis l'iitiemtlé de ganglions nerveux, qui est situé sur les côtes du vagin, au point de sa réunion avec le col de l'utérus. Ce plexus ganglionaire donne naissance à un grand nombre do rameaux qui se rendent à la face antérieure de l'utérus, au vagin et à la vcsie. L'utérus est ainsi enveloppé de toutes parts par de grands plexus nerveux. Ces nerfs sont comme ceux du cœur , d'une structure délicate , d'une consistance molle , et présentent une teinte rougeâtre. Ils pénètrent dans les parois de l'utérus et disparaissent dans le tissu cellulaire ou muqueux. Il est remarquable que le volume de ces nerfs n'est pas le même à toutes les époques de la vie. Ils sont très-fins et délicats chez les jeunes filles avant l'âge de la puberté ainsi que chez les femmes qui ont perdu la faculté de concevoii'. Ils sont au con- traire plus grands et plus gros chez les femmes et les filles d'un â"e moyen. Ils augmentent considérablement en grandeur et en grosseur pendant le temps delà gestation, comme W. Huntcr l'avait déjà conjecturé. Il n'y a pas de doute que tous ces nerfs ne communiquent à l'utérus la sensibilité et la contractillté qu'on y remarque pen- dant l'acte de la parturition ; on ne peut pas même révoquer en doute qu'ils n'exercent une haute influence sur les phénomènes de la vie organique pendant la gestation. La connexion de ces nerfs avec ceux des systèmes ganglionaire et encéphalique peut servir à l'explication des sympathies et consensus divers qui ont lieu dans l'état de santé ou de maladie, entre les parties gé- nitales internes et les autres organes, et lait voir jusqu'à un cer- tain point comment des affections de l'âme et des irritations mor- bides de dlfférens organes peuvent produire des réactions fâ- cheuses sur l'utérus , particulièrement pendant la grossesse. Deux planches représentent l'origine et le cours des nerfs chez une femme morte quelques jours après l'accouchement. La i)reraière planche offre les nerfs de face supérieure , la seconde présente une vue latérale de l'utérus. Ces deux dessins ont été faits d'après nature par M. le professeur Roux. DF.riiRMON. /,/,(). Planches asatomiqii s du corps uumain, exécutées d'après les dimensions naturelles, accompagnées d'un texte explicatif; par F. ANTOMMAr.cin, iHibliées j'ar le comte de L\stiw, u , Anatomie. 285 vditeur. 3*. llv., in-fol. de 5 feuil. et 6 pi. Prix, 2Î) iV. Impri- merie de Dondey Dupré. Paris, iSai. I.astcyrie. La figure de la première livraison présente la première «oiiclie des muscles des parties antérieure et latérale droite de la tète, du cou, du thorax, de l'abdomen , colle des extrémités su- ])érieurcs et inférieures , les artères les veines et les nerfs sous- eutanés. La figure de la deuxième livraison représente la pre- mière couche musculaire des parties postérieure et latérale droite de la tête et du cou, et des j)artles ])ostérieure et latérale !j;auche du dos et des lombes , celle des membres supérieurs et inférieurs; les nerfs, les vaisseaux artériels et veineux sous- cutanés qui se répandent sur la surface de ces diverses parties du corps. Enfin la figure de cette troisième livraison, qui ne le cède en rien aux deux premières, représente la seconde couche des muscles ( la première étant enlevée) des parties antérieure et latérale gauche de la tète, du cou et du tronc, et celle des membres supérieurs et inférieurs avec les nerfs , les vaisseaux sanguins et lymphatiques qui s'y distribuent, ainsi qu'à la couche superllcielle. Les artistes qui ont exécuté les dessins sont MM. Fœllet , Ilaln- celin, Pedretti et Pistrucci. Le nom des parties a été écrit d'une manière très-distincte par M. Racinct. Le texte est digne des planches qu'il accompagne. Deff.rmon. /i5o. Note sur la structure intime du corps caverneux. Par M. Bauer. [Bull, de la Soc.jihil., mai i823.) Le i^r. jnim 1820 sir Everard Home a lu à la Société royale de Londres un mémoire sur la structure de l'urètre, d'après les observations microscopiques de M. Bauer. Il résulte des recherches de ce dernier que le corps caverneux est composé d'un nombre infini de lames très-minces, très-élas- tiques , formées d'une seule couche nienibraneuse , présentant un grand nombre d'intei'stices irréguliers , réunies entre elles de manière à former un réseau aréolaire et dont le bord est solidement fixé à la substance fibreuse fort élastique qui enveloppe ce corps et foraie la cloison qui le divise. On trouve, du reste, dans celte enveloppe quelcjucs fibres musculaires. Au centre de cha(]ue corps caverneux existe un espace ouvert, sans limites régulières, qui ne parait résulter que de l'absence des lames élastiques dont 11 vient d'être question. Ln grand nombre de branches artérielles se ramifient dans ^SC^ j4naiomie. celle espèce de réseau et sont soutenues par les laines fibreuse» qui le forment, ("est dans les interstices que ces lames laissent entre elles, que le sang fourni par les extrémités des artères s'é- panche, selon l'auteur, lors de réfection. H. C. 45 1. Note sur l'existence des fibres charxues dans l'intérieur de l'œil. Par sir Ev. IIojie. Le i5 novembre i8ai sir Everard Home a lu a la Société royale de Londres le résultat d'observations microscopiques sur la structure de l'oeil cliez l'homme, les quadrupèdes et les oiseaux , faites en commun avec M. Bauer. Entre autres faits , on trouve dans ce mémoire qu'il existe entre les procès ciliaires des faisceaux de fibres musculaires, qui naissent circulairement de la membrane liyaloïde, passent sur les bords du cristallin, et se terminent à la capsule à laquelle elles s'attachent sans avoir de connexion ni avec l'iris ni avec les pro- cès ciliaires. Dans l'homme et dans les quadrupèdes, ces fibres forment des faisceaux distincts qui laissent entre eux des espaces libres ; dans les oiseaux, au contraire, ces faisceaux sont réunis et forment un plan continu. [Bull, des sciences par /a Soc. ])hilom. de Pa- ris, mai i8'23.) H. C. /|52. Comparative vieav of TnESE>'soRiAL and nervous svstems in raen and animais. Aperçu comparatif du système nerveux chez l'homme et les animaux, l'ar J. C. Warren. In-8. de ï5a p. Boston; 183.2. Ficgraliam. L'auteur de cet ouvrage est professeur danatomie et de clii- rurgie à l'université de New-Cajnhridge dans la ]Vouvelle-AngIe- terre. On doit lui savoir d'autant plus de gré d'avoir fait un sem- blable travail , que i'anatomie comijarée n'a été cultivée jusqu'à ce jour en Amérique que par peu de personnes, à cause des Jurandes dépenses qu'il faut faire pour se procurer les animaux qu'on veut examiner. M. W. voudrait réfuter, par des faits tirés de I'anatomie comparée, les opinions des partisans du système du D"". Gall , dont la doctrine est très en vogue en Amérique. L\ous reviendrons sur cet ouvrage. Defermon. ')5'i..SuR LES organes nij mouvement dl' PHOQi e commun (P/lO- ca vitiilina, Linn. ) Par M. G. L. Duvernov , D.-M. [Mérn. d'Itlst. mil., i8>.>>, , !"■. cah., p. /,y.) yïnaloinic. 3S7 t)ans ce iiiéinoire , riclie en considérations nouvelles el rempli d'érudition, M. Duvernoy examine les extrémités des phoques comme organes du mouvement et particulièrement comme or- ganes de natation. Dans une seconde partie de ce travail l'auteur doit traiter des modifications propres au ramper , qui s'obser- vent dans les os et les muscles du tronc de ces mammifères. M. D. ne publie encore ici que ce qui concerne les extrémités antérieures; la suite sera donnée dans les prochains cahiers des mémoires du Muséum d'histoire naturelle et traitera des extrémi- tés posiérieures. On sent qu'on ne peut (aire l'analyse de reclierches de celte nature. Nous dirons seulement qu'après avoir indiqué les dis- positions parlicullères des os des extrémités antérieures cliez les phoques, M. D. examine la disposition et l'action des muscles qui recouvrent ces parties; il démontre que les muscles sont dis- posés d'après un plan commun à tous les mammifères , et que les modifications qu'on rencontre étaient nécessaires pour que les extrémités des phoques servissent efficacement à la natation. Defermoa. 454. Description d'une VALVULE spirale à l'ouverture cardia- que de l'estomac du clieval, découverte à l'École vétérinaiie de Berlin par le docteur Girlt, traduit de l'allemand, avec lig. ( Mérn. du Muséurn d'hist. net. , /. 8, /p. 1 1 1. ) Long-temps on a ignoré la véiit;ible raison de la difficulté que les chevaux ont à vomir, excepté dans quelques cas très-rares, tels que ceux de rupture de l'estomac. Des personnes ont cru trouver la cause de ce phénomène dans la conformation du vis- cère, surtout dans la manière oblique dont l'œsophage s'v in- sère; d'autres l'ont atlribu-à ce que les parois de rcesophatièine paire, ou respira- teur facial; les trois divisions delà liultièine, c'est-à-dire le glosso- pliaryngien, la paire vague, elle nerf spinal accessoire, la neu- vième paire , le diapliragmatiqueetle nerf qu'il appelle respirateur externe. L'auteur regarde les trente-une premières paires comme ayant pour usage de servir de conducteurs du sentiment et du mouvo- mcnl , tandis que les autres, qui ne sont pas nerfs des sens, ser- ^92 Physiologie. •vent à régler et unir les fonctions de certains organes, plus otr moins liés avec la respiralion. Ce mémoire présente quelques iails nouveaux sous le rapport de l'analomie comparée. L'auteur indique des différences entre quelques-uns des nerfs siir-ajoutés chez divers animaux, et exa- mine les changemensquiont lieu dans la distribution de ces nerfs. M. Sliaw répète beaucoup des faits déjà avancés par lui dans ses précédens travaux. Ueiermon. /j6o. ExPERIMF.NTS AND OBSERVATIONS IJl'ON THE FIFTII , seVCnlll and ciglitli pairs of nerves, Répétition de quelques expérien- ces et observations sur la cinquième, la septième et la huitième paire de nerfs; par L. D. Broughton , esq., membre du col- lège royal de chirurgie, etc. ( Lond. iiicd. and p/ijs. Jour., juin 1823 , p. 463. ) Ce physiologiste rapporte six expériences faites sur des che- vaux, et qui sont la répétition de quelques-unes de celles qui ont été faites dans ces derniers temps par MM. Hell , Shaw et Magendie, il en conclut que : — i*^. La cinquième paire est sensible et donne le sentiment aux tégumens de la face et des lèvres; que ce nerf a une grande influence sur les muscles des cartilages des narines et des lèvres , et que la section de ce nerf n'ôte pas le mouvement à ces parties. — 2". Qu'e la ])ortion dure de la septième paire est entièrement privée de sen- sibilité, quelle ne transmet point le sentiment aux parties indi- quées, mais seulement le mouvement, puisque sa section ne prive ces ])arties que du mouvement, la sensibilité restant intacte. — 3'J. Le pneumogastrique, selon cet auteur, est entièrement insen- sible, et sa section n'amène de trouble dans la respiration, dit-il, > différences que l'on observe dans la manière dont le sang se >' trouve réparti pendant la vie et après la mort dans le système >< vasculaire , tiennent principalement à l'élasticité des poumons, « et que l'état de vacuité des artères et des petits vaisseaux après » la mort, est une preuve satisfaisante de l'action de cette cause « unie à l'élasticité des artères elles-mêmes. « M. Fennel a ouvert des hommes et des animaux foudroyés ; et chez eux il a rencontré le système artériel rempli de saii"-, ce qu'il attribue à ce que la vie est si subitement détruite, que les artères n'ont pu alors se resserrer, et pousser le sang dans les veines. Defermon. .'»64. John Patten Emmet's inaocural nissF.BTATioN on ihp chemistry ofanlmated mattcr. New-York , iSia, in- S, laf» p. 296 Physiologie. Voici la dt-finition de la vie donnée par l'auteur : <• La vie, dit- » il, n'est autre cliosc que l'effet réuni {^aggregated effect") de » nombreux organes matériels, doués d'une irritabilité qui les » rend susceptibles d'être constamment excités (^stimulated) à » des actions propres et particulières à chacun d'eux. » ( Ma- gazin der auslandàchen litterntur , etc. Hambourg , vol. 5 , mai et juin 1823 , p. 5i3. /|65. Examen nu sang et de son action dans les divers phéno- mènes de la vie; par MM. J. L. Prévost et J. A. Dumas. ( ^/m. de phys. et de chim. , mai, p. ()o. ) En reprenant quelques expériences faites par divers plivsio- logistes sur l'ablation des reins dans les animaux, les auteurs ont observé des phénomènes très-singuliers : le sang d'un ani- mal néphrotomisé est plus séreux que dans l'état ordinaire ; le sé- rum et le caillot sécliés et traités par l'eau, ce liquide évaporé, et le résidu traité par l'alcohol , on obtient Jin résidu alcoholique deux fois plus considérable qu'avec le sang dans l'état sain; et dans le premier cas, il se prend en masse par l'acide nitrique; ce qui indique la présence de l'urée. Pour obtenir le nitrate de cette substance à l'état de pureté on le place sur du papier Joseph; le lactate de soude attire l'humidité et se sépare en redissolvant le nitrate d'urée; il laisse un petit résidu d'une matière animale précipitable par le plomb. L'urée du sang de chiens a donné, par l'analyse au moyen de l'oxide de cuivre : azote, [\1,-î.?>. — Carbone, i8,23. — Hydro- gène, 98,9. — Oxigène, 29,65. L'urée de l'urine humaine, analysée par Bérard, a produit : azote, /i3,/|. — Carbone, 19,/!. — Hydrogène, 10,8. — Oxigène, 26,5. Les auteurs ont opéré sur des chiens , des chats et des lajiins; avec ces derniers les expériences sont beaucoup plus difficiles : ils prétendent que, l'ablation d'un des reins n'affecte nullement l'animal , et que, dans le cas de l'ablation du second, l'affection morbifique ne se manifeste que le troisième jour. Si rablatioii des deux reins a été faite à une distance de qjiinze jours, l'animal survit de cinq à neuf jours; dans le cas de l'ablation des deux reins à la fois, l'animal périt du quatrième au cinquième jour. La découverte de l'urée dans le sang est fort remarqua- ble sans doute; mais il n'a encore été rencontré dans ce liquide qu'après l'ablation des reins, et il restera toujours à prouver Physiologie. 2C)j que, dans ce cas, comme dans une foule d'autres, des lésions extraordinaires ne produisent pas dans les animaux des change- mens considérables dans la nature des sécrétions , comme dans le jeu et les usages des organes. G. de C. 466. FrID. ReUSS, PROFESSORIS MOSCUETJSIS, COMMENTATIONKS dune , altéra pliysica , de electricitatis voltanœ effcctu novo quem hydragogum dixit; altéra anatomico-pliysiologica, de viribus sanguinem moventibus, quà demonstratur earum prae- cipuam electricitatis vim hydz'agogam esse. 8, Moscovi.T; 1822. La première de ces deux dissertations a été insérée dans le 2. vol. des mémoires de la Société impériale des naturalistes de Moscou. Par la seconde, l'auteur cherche à prouver que le cœur n'est pas le principe du mouvement du sang. [Journ, gcncr. de la liltér. étrang., avr. i82'3, p. yy.) 467. De respiratione' FOETUS coMMENTATio pliysiologica , in Academià Borussicâ Rhenanâ prsemlo ornata ; auct. J. Mul- LER. 8. cum fig. Prelium, 1 rxd. Lipsiae; 1823 ; Cnobloch. Celte dissertation est divisée en trois parties et en 1 4 chapi- tres, contenant, Partie I : De respiratione fœtus , quatenùs quantaque SU ipsi ad vitam necessaria. — De respirationis /ic- cessitate in dwersis aniinaliuin classibus. — De respirationis necessitate in vitd, occulta. — Dejœtûs vitâ in diverses gracidita- tis periodis, — Quanta sit fœtui respirationis nécessitas ? •— Quanta sit pro gradu vitalitatls fœtui respirandi nécessitas? — Partie II. Quibus formis respiratio omnis obveniat. — Quibus fonnis ,quibusque organis Oi'a ajiiutaliuin respirent? — Partie III. Prolegomena. — An placenta sit pulrno fœtalis ? — An fœtus ex liquore ainnii respiret ? an aèr liquori insit? Angasliquoriad- missum respirabilc sit ? — Hepar fœtus anneorgano respirationis vicariet ? — Glandula , thymus atque ab ipsis accita secretio num ad respirationem fœtus conférant ? — Qua sit, dutn fœtus in utero dvat , propria puhnonuinfunctio ? — La planche repré- sente : testa ovibombycispini externa. — Fœtus bombycis pini in tunicis inclusus. — Pars amnii per microscopium nspccta. {Jour- nal cité ^ -maix 1823, pag. i4i.) 468. Sur I.A TRANSSUDATION DU SERUM APUÈS LA MORT; par .T. Davy. {Philos, trans., etc., Quart. jour, offoreign med. and sur/., avril 1823 , p. 297.) Tome III. 20 aqS Medeci/ie. M. JoiLs Dmt voulant s'assurer si le Iranssudô du sérum que l'on rencontre souvent sur les cadavres, pendant la vie ou après la mort , a fait quelques expériences sur ce sujet. Il tuait des chiens en leur donnant un coup sur la tête , ouvrait de suite le pi'ricardc, enlevait la sérosité quand il en rencontrait, re- fermait le péricarde, et examinait l'animal vingt-quatre licures après; mais il n'a pas rencontré une seule !,,outte de sérum dans la cavité de la membrane quoique le cœur fût rempli de sang. 460. Sur les aduéuences et la coagulation du sérum par J. Davv. [Idem.) En injectant de l'eau-de-vie entre les poumons et la plèvre d'un chien, il se forme en vingt-quatre heures des adhérences très-fortes et très-étendues; ce qui est contraire à l'idée admise que les adhérences sont d'autant plus faibles qu'elles sont plus récentes. M. Davy explique la formation des adhérences en disant qu'au moment où le sang est tiré, l'albumine est liquide, mais que bientôt après elle devient visqueuse et enfin solide; que dans son état de viscosité on peut la séparer en fibres transparentes et en bandelettes qui deviennent opaques et solides, et atteignent en peu d'heures une grande force. Ces détails ont pour but de relever l'erreur qu'il attribue à Baillie dans le i«'^ cha])itre do son anatomie pathologique. D. 470. Le docteur Ch. Scuuamore a lu, le 27 février i8?3 , à la Société royale de Londres, une note snr le développement de la chaleur pendant la coagulation du sang. Defermon. !\!ÉDECINE. /j'-I. ACTA REGIME SOCIETATIS MEniC* HaFNIENSIS , Vol. VI. ( Jeta noi'a, vol. II. ) In-S"., avec des pi. Hafniae; 1821. Ce volume des mémoires de la Société médicale de Copenha- ane n'a paru qu'en 1822. Il contient d'abord une notice des ou- vrages lus au sein de la Société, depuis le 22 octobre 1818 jus- qu'au 2G avril 1821 ; ensuite les mémoires qui ont obtenu l'hon- neur de l'impression, et que nous allons rapidement passer en revue. lo. M. Gartner. Mémoire snr un anévrisme ) de la France : il est très-disposé d'ailleurs à prendre en consi- * dération toutes les modifications que l'expérience et la bonne » foi indiqueront. » Les phlegmasies dites cutanées, celles des membranes muqueu- ses, des membranes séreuses eldes organes parenchyninteux, sont les quatre titres sous lesquels M. Tâcheron a rangé plus de huit cents observations. Les genres qui composent le premier ordre sont : 1°. la Variole, i^. la Rougeole , 3"^. la Scarlatine , V». l'E- /ysipèle, 5". les Dartres. Dans le second sont placés i". l'Oph- tlialmie, a°. le Coryza, 3". l'Otite, l^'^. V Angine gutturale et trachéale, 5o. la Coqueluche, G". l'Asthme convulsif, 7". le Ca- tarrhe pulmonaire , 8". la Gastrite, 9". la Phlegmasie gastro- intestinale, lO'*". l'Entérite , 11°. le Catarrhe vésical, 12". le Catarrhe utero - vaginal. Les phlegmasies des membranes séreuses comprennent quatre genres : 1". V Arachnoïdite , 1". la Pleurésie , 3". la Péricardite, 4°. la Péritonite. Enfin le qua- trième ordre , les Phlegmasies des organes parenchymateux , comprend deux genres, i". Affection organique du cerveau, ■?,". Compression du cerveau , et c'est à ce dernier genre que M. Tâcheron rapporte l'apoplexie, la paralysie, les convulsions, le tétanos, l'hystérie, l'épilepsie et l'hydrophobic ; de même qu'il ])lace l'hydrolhorax à côté de la pleurésie, et l'ascite à côté de la péritonite. Ces rapprochemens ne laissent aucun doute sur la doctrine que l'auteur embrasse. Mais , que) que soit à cet égard le jugement définitif des médecins, on sent qu'un ouvrage de la 3p6 Médecine. nature tic celui que nous annonçons esl important plutôt par la nature et l'exactitude des faits qu'il contient, que par la ma- nière dont ils sont coordonnés. Ainsi nous ne balançons pas a dire que l'on doit placer le livre de M. Tâcheron i)arnii ceux dont la lecture sera intcrcssante et prolltable à toutes les époques. TniLL. 475. llECHERCnES SUR LA CONTAGION DE LA FIÈVRE JAUNE, OU Rapprochement des faits et des raisonnemens les plus propres à éclaircir cette question; par J. D. Bouneau et Eue. Sulpicy, D.-M. P. In-8. Paris; i823; Compère. Le manuscrit de cet ouvrage a été présenté à l'Académie des sciences, qui nomma MM. Portai et Duméril pour en faire l'exa- men. Dans la séance du 21 octobre 1822, M. le professeur Duméril fit un rapport que nous citerons presque en entier, parce qu'il contient une analyse de l'ouvrage qui , mieux que tout ce que nous pourrions dire , est propre à faire justement apprécier le travail de MM. lîouneau et Sulpicy. « Après avoir fait connaître dans une sorte d'abrégé histori- que et chronologique les principales épidémies de fièvre jaune, nos auteurs semblent exposer bien nettement les causes aux- quelles on peut attribuer la discussion qui règne entre les méde- cins au sujet de la contagion. Ils montrent par des passages très-curieux extraits des ouvrages qui ont la plus grande autorité en médecine, quelles idées on doit attacher à ces déno- minations diverses et souvent mal appliquées, par le sens des mots contagion f épidémie et injection. >: C'est après avoir mis les lecteurs à portée de juger cette question qu'ils offrent des extraits précis des diverses descrip- tions de fièvre jaune sous quelque nom que cette maladie ait été désignée. C'est après les avoir examinées comparativement dans leur mode d'invasion, dans leur marche, leurs symptômes, leur terminaison qu'ils en connaissent, et en prouvent l'identité. «Ils consacrent un chapitre à l'exposition des faits; les uns en faveur de l'origine de la maladie par importation dans les lieux oii elle a été observée, les autres propres à faire penser que la maladie y est née, pour ainsi dire, oun'ya pas été importée. Deux autres chapitres, mis en opposition, contiennent d'une part tous les faits relatés pour prouver que la fièvre jaune est éminemment contagieuse, et tous les raisonnemens apportés en liiTCur de Médecine. Soy celle opinion. D'autre part rouvnii;e expose tous les faits qui peuvent. élabli:- ropinion contraire, et nous ne devons pas dissi- muler à l'Académie qu'il semble résulter de celte analyse que les anti-contagionistes (comme on les appelle) paraissent réfuter les faits les plus saillans de ceux qui reconnaissent la contagion sans que ces derniers aient jamais répondu aux objections des premiers. » D'après ce rapport l'Académie exprima le vœu de voir publier le manuscrit soumis à son examen. Defermon. /176. LtÇONS SUR LES EPIDEMIES ET l'hYGIKNE PUBLIQUE, faites à la faculté de médecine de Strasbourg; par Fr. Eîim. Fo- DERÉ, professeur à celte faculté; lom. ler., ln-8". de 34 feuil. Paris et Strasbourg; 18^2; Levrault. Le succès de cet ouvrage semble être également garanti par la nature même du sujet et par le nom de l'auteur. Dans ses prolégomènes, M. F. expose les principaux obi,lacles qui ont entravé les progrès de la médecine d'observation. Il com- bat plusieurs préjugés qui ont empêché d'étudier convenable- ment les épidémies. 11 n'admet pas les constitutions épidémiques dans le sens étendu qu'on a voulu donner à ce mot; il ne pense pas, ainsi que le voulait Stoll, qu'une constitution épldcmique imprime son caractère à toutes les maladies qui régnent en même temps qu'elle. Les observations météorologiques lui semblent peu utiles. D'après lui , il faut chercher la cause de la ])lupart des épidémies bien moins dans certaines qualités occultes de l'air que dans l'absence des différens soins hygiéniques. L'auteur termine ces prolégomènes par l'exposition des règles que doit suivre le médecin, soit qu'il observe, soit qu'il décrive une épidé- mie. La ire.section del'ouvrage estconsacrée à l'étude des causes générales d'épidémies. Ces causes doivent être cherchées dans les localités, dans les alimens, dans la succession des saisons et les variations de l'atmosphère. Après avoir passé en icvue les différentes causes de maladies épidémiques, l'auteur consacre un long chapitre aux affections contagieuses; 11 examine, sous tous ses points de vue, la question de la contagion des différentes pestes ou typhus, et en particulier de la fièvre jaune. Ces consi- dérations sont suivies d'une classification des maladies épidémi- ques ou qui peuvent l'être. M. F. range ces maladies en six ordres. !«'■. Ortirc. Maladies par le fait des aliinens et des boisson. <; , SIX esjièccs : fièvre gastrique simple ; {\c\vc gastrique ceruti- 3o8 Médecine. ncuse ; fièvre avec comulsiuns ou raphonic , mec gangrène ou f'rgotisirie , diarrhée rpidémique , djssenterie ; scorbut. a"". Ordre. Épidémies par miasmes , trois rspcces : fièvres *«6- intnmtes et insidieuses ; fièvres d'accès simples ; fièvres rémit- tentes, et spécialement celles des pays climids. 3«. Ordre. Maladies par le fait seul de l'atmosphère et de ses variations , Luit espèces : fièvres inflammatoires et inflamma- tions ; fièvres bilieuses et ardentes bilieuses; choiera morbus et coliques ; fièvres catarrhales simples ; fièvres muqueuse , pitui- teuse , mésentérique ; rhumes et phtisie catarrhale ; toux con- vulsivc ou coqueluche ; croup. A^. Ordre. Maladies par le fait de l'air transportant des sub- stances hétérogènes ; six espèces : ophtalmie épidémique; angine gangreneuse épidémique ; fausses pleurésies et péripneumonies épidémiqucs ; guette et miliaires ; fièvre épidémique des femmes en couclie ; fièvre érYsipclateuse. 5<". Ordre. Epidémies par infection , quntre espèces : fièvre putride ; ûèyie jaune dans les régions équinoxiales ou en Amé- rique ; fièvre péléchiale épidémique ; pustule maligne et pou- riture d'hôpital. G^. Ordre. Epidémies par contagion , sept espèces : typhus d'Europe ; typhus oriental , ou peste ; typhus d' Amérique im- porté , ou iiii\re Jaune ; petite vérole ; rougeole ; scarlatine; s)philis épidémique. Avant de décrire en parliculier chacune des maladies rangées dans ces différentes sections, l'auteur, dans une seconde section , se livre à des considérations générales sur les modifications de Ja vie dans l'état de sauté et de maladie; l'existence des crises est admise par l'auteur , dans toute l'étendue qu'Hippocrate donnait à ce mot. Il rappelle et discute les idées les plus sail- lantes qui ont été émises sur ce sujet par de nombreux auteurs depuis Van-IIchnont jusqu'à M. Broussais. La considération des causes et des symptômes de plusieurs maladies , les expériences faites sur les animaux vivans, portent l'auteur à admettre que dans un grand nombre de cas l'altéra- tion des liquides est aussi réelle que celle des solides , et que c'est dans cette altération que réside le siège primitif de la ma- ladie. Il pense aussi que dans beaucoup de cas l'on ne peut se refuser à reconnaître dans l'économie un trouble général acrnui- pagné de fièvre, qui ne semble dépendre d'aucune lésion locak-. Médecine. Sog Cet état est pour lui une fièvre essentielle. Guidé par les prin- cipes d'un sage ecclcctismc, M. F. n'exclut du traitement des épidémies aucune méthode thérapeutique. — Dans la 3*. sec- tion , M. F. commence à traiter en particulier des maladies épi- démiques, d'après l'ordre qui a été indiqué plus haut. Il parle d'abord de \ai fièvre gastrique simple; il en expose les causes et les symptômes. Ceux-ci constituent une des nuances de la gastro - entérite de M. Broussais. Cependant M. F. invo- quant sa longue expérience, proscrit les émissions sanguines, et regarde les vomitifs comme le plus sûr moyen de hâter la gué- rison et de prévenir le développement d'accidens plus graves. D'accord avec les médecins des siècles passés , il recommande de faire précéder le vomitif par une saignée, lorsqu'il existe quel- que complication inflammatoire. Sous l'influence d'une consti- tution humide de l'air, d'alimens mucilagineux, peu riches en matériaux nutritifs , les vers naissent dans les voies digestives et compliquent la fièvxe gastrique, La description des symptômes produits par les vers , l'exposition du traitement convenable dans ce cas , terminent le ler. vol. de l'ouvrage du savant pro- fesseur de Strasbourg. A. 477- Journal des bains de mer de Dieppe, par le D. Ch. I/. MouRGuÉ, D. M., inspecteur des bains de mer de Dieppe, etc. In-S". I™. livraison , 127 p. Paris; i823 ; Béchetjeune. Dieppe; Mme. Corsange. L'auteur se propose de publier périodiquement une série de recherches et d'observations sur l'usage hygiénique et thérapeu- tique de l'eau de mer. Celte première livraison, servant en quelque sorte d'introduc- tion aux suivantes, contient une description des bains de mer de Dieppe, des considérations sur l'atmosphère de la mer et >«!es cô- tes; sur les propriétés physiques et chimiques de l'eau de mer ; enfin, l'exposition des différentes manières dont l'eau de la mer peut être employée à l'extérieur, telles que bains à la lame, im- mersion, affusion, douche, etc. A. 478. DOTTRINA TEORICO-PRATICA DEL MORBO PEÏECCHIALE, CtC. , Doctrine de la maladie pétéchiale, avec de nouvelles recher- ches sur l'origine , la nature , les causes , le traitement de cette maladie en particulier , et des autres contagions en général ; par le D. F. H. Aceriji. Iu-8 '., /i83 p. Milan; 1823 ; Pirotta, 3io Médecine. Après avoir tracé avec détail les symptômes de la fièvre pé- técliiale, et exposé les résultats des ouvertures de cadavres, l'au- teur clicrclie à établir que cette maladie doit être considérée comme un effort de la nature pour pousser vers la peau une matière morbide introduite dans le corps, avec lésion plus spé- ciale des systèmes sanguin et nerveux. // la rei;ardc comme une sorte de dvgvnération de la peste. Il ne met pas en doute sa na- ture contagieuse. Les longues considérations de l'auteur sur les contagions en général, et sur leur traitement, ne présentent d'ailleurs rien de neuf. f^ '\~<). Note Sun i,a py.ste {Spectateur oricnial du i»-'-. février au 21 mars iSa"*). ) La note que nous publions est extraite de j)lusieurs articles insérés dans le Spectateur orie/ital, jonnml politique qui se pu- blier Sniyrne. Après avoir énuméré les diverses épidémies pes- tilentielles connues, l'auteur présente les considéiations sui- vantes, qui nous ont semblé offrir quelque intérêt. Constitution atmosphérique. L'infection pestilentielle une fois introduite dans un pays quelconque, se propage rapidement, soit par la constitution atmosphérique, soit par la disposition individuelle des hommes soumis à son action. C'est pendant le règne des vents pernicieux du sud, ot dans les jours nébuleux , sombres et couverts, que le nombre des personnes atteintes du mal devient effrayant. En mai i8i/|, on observa à .Smyrne les suites funestes de cette influence australe ; car pendant le mois d'avril, les vents étant variables entre le nord et l'occident, les accidens ne furent que de vingt par jour, tandis qu'en mai on les compta par centaines lorsque les vents vinrent du sud. Constitution individuelle. L'état moral n'influe en rien sur la contagion; l'âge et le sexe n'ont pas plus d'influence. L'auteur a observé que les gens c(ui abusent des liqueurs alcoholiques sont plutôt préservés de la contagion, et il cite l'exemple des mortis ou infirmiers de peste, qui abusent des liqueurs spiritueuses, et surtout ces êtres dégradés et mendians qui ne sortent pas des tavernes dans les temps de contagion, et échappent toujours aux atteintes rie la peste. Néanmoins il est loin de conseiller l'intempérance , il rapporte seulement cette observ.Ttion comme fait utile à noter. Contagion. L'auteur ajoute quelques détails pour comballrc Médecine. on j'opinioii de quelques médecins qui ont pensé que la peste n'était pas contagieuse; les médecins qui, en 1720, traitèrent l'épidé- mie qui régna à Marseille, et , en dernier lieu, le docteur Assa- lini, employé dans l'armée d'Orient, sont tombés dans cette erreur. Pour que la contagion ait lieu, dit l'auteur, il est néces- saire qu'un corps contaminé exerce son influence contagieuse sur celui qui ne l'est pas jiar l'intermédiaire d'une substance quel- conque, à laquelle on a donné le nom de w^Vwwe. Notre igno- rance est complète sur l'essence de ces effluves : leur existence n'est démontrée que par leurs effets. L'auteur , sans admettre l'existence des animalcules miasmati- ques, pense que cette supposition présente des Inductions spé- cieuses, et il trouve que celte opinion aurait un certain rapport avec l'étymologie du mot miasme, qu'il fait dériver de mia , mouche, et de miasme, miasmatc, qui indique toute espèce d'é- manation : il ne donne aucune importance à cette opinion. Les Grecs, les Turcs, les Juifs et les Arméniens croient à l'action mal- faisante de très-petits insectes dans la formation de divers maux, et surtout de la peste. Chaque fois qu'un Oriental , après avoir mangé de la viande ou du poisson, a une digestion péni- ble, est affecté de nausées, de vomissemens, de diarrhée ou de coliques, il fait observer gravement que la viande ou le pois- son dont il s'est nourri avait été touché par la mouche. Les miasmes pestilentielles, quelle que soit d'ailleurs leur essence , paraissent avoir une grande fixité, car l'expérience a trop sou- vent prouvé que, placés dans un milieu qui leur convient, ils peuvent conserver pendant un grand nombre d'années leurs pro- priétés contagieuses. Le coton, la laine, le chanvre, le lin, la soie, les cuirs, les fourrures, toutes les plantes cotonneuses ou à duvet et leurs composés doivent être regardés comme les sub- stances les plus propres à conserver et à communiquer la conta- gion. L'auteur pense que le froid engourdit les miasmes et pa- ralyse le mouvement de projection dont il les suppose jouir , et que la grande chaleur arrête leur action. L'homme ne gagne la peste que lorsque les miasmes conta- gieux introduits dans l'économie sont appliqués sur la surface des organes intérieurs. Cette intromission se fait par les pores de la peau ou par les voies aériennes et digestives. Rien ne nous a prouvé, dit l'auteur, que la peste peut être gortée dans le corps par les porcs ; non-seulement des faits prouvent que l'é- 3i2 Médecine. pideiuie , dans son inltgrité, refuse de se laisser pénétrer par les miasmes pestilentiels, mais il pense même que l'inoculation ne communique pas la peste. Le docteur Joui del Borgo , Juif de Rome, qui a exercé sa profession à Smyrnc pendant cinquante ans, et est mort, en i8i/| , de la contagion, a inoculé sans suc- cès la peste à ses propres enfans et à beaucoup d'autres jeunes Juifs; et Chazar Cahasakal , qui ne \oit et ne traite que la peste, a obtenu les mêmes résultats. L'auteur rapporte encore à l'appui de celte opinion la courageuse expérience du baron Desgencttes, et annonce que d'autres essais ont été tentés à Constantinople avec les mêmes résultats. Le docteur F , qui probablement est l'auteur des articles dont nous extrayons cette note, doit publier un ouvrage sur la peste, fruit de trente années d'expériences dans le Levant. On trouvera dans ce travail des idées nouvelles sur le traitement do cette maladie , et sur les moyens de s'en préserver. Nous finirons en rajjpelant à nos lecteurs le dévouement d'un médecin russe , envoyé par la cour de Russie à Smyrne , i! y a environ quarante ans, qui ne se contenta pas de recueillir sur le pays toutes les lumières qui pouvaient l'éclairer, et qui , dans un temps de contagion, s'enferma dans l'hôpital des pestiférés , pour obseiver par lui même dans ce champ hideux de la douleur et de la mort : au bout de quelques jours il fut atteint de la con- tagion Il expira, et n'eut pas même une tombe : il fut con- fondu dans la foule des morts. Defermon. /»8o. Essai surla pneumonie des enfans; par V. Léger, D-M.-P. In-/,. Thèse soutenue le 8 juillet i823, à la faculté de méde- cine de Paris. L'auteur de cette dissertation, ancien élève interne de l'hôpi- tal des enfans, a eu fréquemment l'occasion d'observer la mala- die qu'il décrit. Les signesde la pneumonie sont souvent tellement obscurs chez les enfans, que cette maladie n'est reconnue qu'à l'ouverture du corps. M. L. rapporte trente-huit observations, desquelles il conclut que la percussion, moyen si utile pour le diagnostic de la pneumonie chez les adultes, n'est pour celles des enfans qu'un guide infidèle, et il pense que l'auscultation médiate est le seul moyen à notre disposition pour étudier la pneumonie des enfans. On doit savoir gré à ce jeune médecin d'a- voir signalé à l'attention de ses confrpres une maladie peu étu- diée, quoique très-commune. Defermon. Chirurgie. 5,5 481. Monographie sur la rage; par A.-F.-C. de Saint-Mar- TI^', D.-M.-P. In-8., Sgo p. Prix, 5 fr. Paris; iSaS; Béchet jeune. Après avoir tracé l'iiislorique de la rage dans le pre- mier chapitre, réuni dans le second la synonymie, les défi- nitions, les classifications et les divisions de cette maladie, l'auteur examine les causes, trace la description , les variétés la marche, la durée et la terminaison d'une affection qui" a déjà exercé le talent de beaucoup d'observateurs, sans qu'on con- naisse encore rien de bien précis sur son siège. Il pense que la bave écumeuse loin d'être un produit des glandes salivaires, pro- vient de la sécrétion de la membrane muqueuse de l'arrière- bouche, du pharynx, du larynx, delà trachée-artère, et des bronches, qui sont violemment enflammées. Il ne considère la rage, ni comme une inflammation ni comme une névrose; pour iui c'est une altération particulière de* fluides, produite par un virus d'une nature spéciale agissant sur le cerveau, sur la moelle épinière, sur les nerfs, sur les poumons, enfin sur tous les or- ganes. Puis il ajoute que si on lui demande en quoi consiste.cette altération des fluides, il répondra qu'il n'en sait rien; mais il ap- puie son opinion de l'analogie que présentent les autres virus, les miasmes, les poisons, etc. Ce qu'il dit du traitement de la rage n'offre rien de particulier. Pinel fils. CHIRURGIE. 482. Sur les ulcérations syphilitiques du larynx; par C. H. Hawkins, membre du collège royal des chirurgiens. {London, med. and phys. journ., avril i823, p. 273.) Quoique cette maladie puisse succéder à une inflammation pure et simple du larynx, elle est presque toujours précédée ou accompagnée de quelques symptômes d'une maladie vénérienne constitutionnelle. Duis la plup.irl des cas les ulcérations existent d'abord dans la partie supérieure du larynx, et de là elles s'étendent jusque dans le larynx, et constituent alors l'affection dont il s'agit ici. L'auteur admet trois espèces d'ulcérations du larynx. La première, qu'il nomme aiguë , présente une marche très-rapide; dans la seconde, qui est la plus commune, l'ulcération marche plus lentement; il la nomme chronique; les douleurs Tome III. 31 3i4 Thérapeutique et Pharmacie. qui accompagnent la troisième la lui ont fait nommer ulcération douloureuse. Cette maladie ne se manifeste ordinairement que clie* des personnes faibles, d'une santé languissante ou qui ont été affaiblies par l'emploi du mercure. Dans la première espèce , l'ulcération commence par les tonsilles, et s'étend de là avec rapidité : les escarres sont épaisses et d'une couleur noire. Les symptômes généraux sont une débilité générale, la face livide, etc. Dans la seconde, les escarres sont d'un jaune brun, et se montrent d'abord dans la partie supé- rieure du pharynx lui-même ; les symptômes généraux sont peu marqués; la doideur est presque nulle, etc. Des douleurs très-vives, qui durent pendant quinze ou vingt jours, précèdent toujours l'ulcération de la troisième espèce ; elle a son siège à la paroi postérieure du pharynx, ordinairement dans le centre. Les symptômes inflammatoires sont très-faibles, quoique la déglu- tition soit très-douloureuse. L'ulcère est en général arrondi et profond, et paraît fournir très-peu de suppuration. Ces différentes sortes d'ulcérations s'étendent, détruisent l'épiglottc et les car- tilages arithénoïdes ; la voix se perd, les efforts pour parler déterminent des quintes de toux ; la difficulté de respirer devient très -grande, etc.; enfin les poumons et la tracJiée artère sont assez souvent affectés, et le malade succombe à une phthisie pulmonaire qui vient s'ajouter à la maladie primitive, déjà très-grave par elle-même. ( La suite à un des prochains numéros.) P. V. THÉRAPEUTIQUE et PHARMACIE. 483. NoTF. SUR l'empi-oi de la PILE daus le traitement des calculs de la vessie ; par MM. Prévost et Dumas. [Joitrn. de physiol. expér. , juin. 1823 , p. 247. jénn. de phys. cl clilm. , juin 182' , p. 202. ) Les auteurs de ce mémoire, en cherchant à faire usage du gal- vanisme pour détruire l'agrégation des calculs urinaircs , ont soumis ce calcul à l'action d'une pile de 120 couples pendant 12 heures, en plongeant ce calcul et les fils conducteurs dans un vase plein d'eau : l'acide et les bases se sont dissociés, et le calcul a fini par devenir si friable' au bout de i6 heures nouvelles, qu'il se brisait en le touchant. Dans la ire. expérience, ce calcul a perdu 12 g. sur 92. /lit vétérinaire. 5i5 En introduisant un calcul dans la vessie d'un chien et soumet- tant ce calcul à l'action d'un courant galvanique pondant six jours,' une heure chaque fois, le calcul a diminué de poids dans le racine rajjport que le premier, et est devenu si friable, qu'on n'a pu continuer l'expérience. Il faut, pour que l'expérience réussisse , que la vessie soit remplie d'eau par injection, et la dissolution du nitrate de potasse a paru faciliter la décomposition du calcul. Malgré que les auteurs prétendent que l'action du fluide gal- vanique soit nulle sur la vessie , il est difficile de croire à une semblable assertion. G. de C. ART VÉTÉRINAIRE. 434. Mémoire sur l'éducation des mérinos , comparée à telle des autres races de bêtes à laine , dans les diverses situations pastorales et agricoles ; par M. de Gasparin , correspondant de la Société royale et centrale d'agriculture. [Ann. de l'agri. franc., avril iSaS.) L'objet de l'auteur, dans cet important écrit , est de prouver que plus les bêtes à laine sont grosses , plus elles cxjnsomment de fourrage, et plus il est difficile de rendre leur éducation pro- litable soit dans les pays fertiles , soit dans les pays stériles. Ce résultat est appuyé sur des expériences rigoureuses et des cal- culs incontestables. Il explique pourquoi les mérinos ont tou- jours-, malgré les grands avantages qu'ils présentaient, été re- poussés par les cultivateurs peu fortunés, et pourquoi tant de cultivateui's riches qui les avaient d'abord admis dans leur exploitation s'en sont dégoûtés plus ou moins promptement. Ainsi donc , loin de continuer à élever la taille de cette race comme on l'a fait jusqu'ici (un bélier a donné jusqu'à 10 à lakilog. de laine), il faut revenir à celle qu'elle avait en arri- vant d'Espagne (un bélier ne donnait alors que 3 à 4 kilog. ). Le changement opéré dans la fabrication des draps fins oblige de plus à cette réduction, les laines longues n'étant p!us recher- chées comme autrefois. Le mémoire de M. Gasparin mérite donc toute l'attinlion des cultivateurs qui doivent toujours avoir un bénéfice en vue. Bosc. 485. Opération DE la taille sur un cheval; par M. Src\L\. ( Ann. cl'ag. , tome 22. ) 5i6 j^gri culture, L'opération de la taille sur les chev.iux, pour les guérir de la pierre, est rarement pratiquée; aussi quelques personnes sont- elles persuadées qu'elle ne peut s'exécuter avec succès. En dé- crire les détails , en prouver la possibilité par un succès, c'est donc avoir rendu un service à l'art vétérinaire. Le mémoire de M. Ségala se fera certainement lire avec intérêt de tous ceux qui aiment les chevaux, de tous ceux qui en font un grand emploi, de tous ceux qui font leur état de les guérir, etc. Trois figures de la pierre extirpée du cheval ajoutent au mé- rite du mémoire. Bosc. 486. De la maladie qi;i a régné êpizootiquemext sur les PORCS, en 1820 et i8ai dans le département de l'Est ; par M. DiDRY, maréchal vétérinaire, membre de la Société d'agriculture de la Meuse. Cette maladie est inflammatoire et parait épizootiqiic parce qu'elle affecte en même temps un grand nombre d'animaux. M. Didry en décrit les symptômes, en indique le traitement, soit sous le rapport préservatif, soit aux diverses époques qui suivent son invasion. [Ann. de Vagric. franc. ^ avril i823.) Bosc. AGRICULTURE, ÉCONOMIF. RURALE ET DO.ME.^TiQUE. 487. Mémoire sur l'agriculture de la Flandre française, et sur l'économie rurale , par J. Cordier , ingénieur en chef des ponls-et-chaussées, chev. de la Légion-d'Honneur, ancien élèvede l'École Pi)lytechnique.Li-8 de 35 f., avec allas gr.ln-4. Prix, 20 fr. Paris; Didot père et fils, et Carllian Gœury. Personne ne doute que la perfection de l'agriculture ne con- Iribue à la richesse d'un état; mais faut-il attribuer la prospérité de cet art utile uniquement à la fertilité du sol, ou l>ien à la fa- cilité des communications et à la sagesse de l'administration in- térieure ? Tel était le problème qui restait à résoudre, et pour la solution duquel il fallait le triple talent de l'agronome, de l'ad- lulnislrateur et de l'ingénieur. M. Cordier, que desavans voyages en Suisse, en Italie et en Angleterre, ont mis à même de faire d'utiles observations sur l'agriculture deces contrées, vient d'entre- prendre cette tâche en faisant connaître les méthodes du départ. j considérations ffcnérales sur l'agriculture de la Flandre. I/au- teur a senti qu'il ne pourrait traiter de l'agriculture de cette con- trée sans examiner les causes qui excicent une influence directe ou éloignée sur l'industrie agricole, sous peine de présenter un travpil aussi inutile aux fermiers qu'aux agronomes. Le sol de la Flandre est uni, lertde, profond, et coupé de ri- vières , presque toutes navigables, mais sujet aux inondations. La majeure partie de sa population se compose d'anciens soldats essentiellement laborieux. La division des propriétés, l'isolement des fermes, leur peu d'étendue, le frand nombre de canaux et de roules pavées, le voisinage des villes manufacturières, le mélange de la culture à bras d'iiommes et du labourage sont regardés avec juste rai- son, par ]\I. Cordler, comme autant de causes qui couti'ibuent à la prospérité de l'agriculture de la Flandre. A l'appui de ces observations, on trouve dans le chapitre n a4 tableaux qui prouvent au doigt et à l'œil que les pro- grès de l'industrie agricole sont liés à ceux de l'industrie ma- nufacturière , et que les causes qui assurent à l'arrondissement de Lille une si grande supériorité sur les autres arrondisscmens donnent au département du Nord la même supériorité sur tous les départemens de la France. Le chapitre m est consacré à la description des instrumens aratoires et des constructions. C'est ici que l'esprit de l'ingénieur brille dans l'examen des avantages et des inconvéniens de chacun d'eux. L'auteur commence par la description des charrues; mais ce n'est qu'après avoir posé les conditions auxquelles cet instru- ment doit satisfaire, qu'il déduit les avantages de ceux dont on se sert en Flandre. On compte jusqu'à six charrues de forme différente; mais la plus commune est celle connue sous le nom de brahant , au moyen de laquelle un cheval et un homme labou- rent 8.'i7>.,'i5">. en une journée de dix heures de travail. Les chariots flamands réunissent dans leur disposition l'élé- gance à la solidité et à la commodité. On y charge à volonté des matériaux lourds et compacts, ou des matières légères et fria- bles; ils peuvent servir de modèle à tous ceux des pays de plaines. Avant de décrire dans le chapitre iv les engrais employés, l'auteur rappelle quelques faits physiologiques qui aideront tous les agronomes à ju^r les méthodes suivies en Flandre pour fumer les terres. Il considère ensuite l'emploi et l'effet des en- 5 1 8 , j4griculture , grais liquides, solides , végétaux et minéraux; et il attribue a l'engrais flamand , qui n'est autre chose que des vidanges de la- trines rassemblées dans des cuves, et mélangées avec les urines des bestiaux, des résultats presque miraculeux. Cet engrais, dont on ne liait usage ailleurs qu'en Toscane,s'em- ploie immédiatement avant ouaprèsles semailles ou après le repi- quage des jeunes plantes. Son action est telle, que lorsque la terre et les graines ont été bien préparées, elles germent en moins de trente-six lieures. Sans donnerdanslecbapltre V une théorie complète des assolc- mens, M. Cordier expose une série de principes suffisons, pour mettre le lecteur à même d'apprécier le mérite de ceux des en- virons de Lille. En Toscane la terre est ensemencée cinq fois en trois ans, ou sept fois en quatre ans; en Flandre la variété des assolemens est infinie : la terre produit chaque année une récolte et quelquefois deux. Les jachères y sont proscrites; cependant l'assolement le plus commun est de trois ans. On cultive dans la première année les plantes oléagineuses et les pommes-de-terre, les céréales dans la deuxième, et les plantes légumineuses dans la troisième; de sorte qu'en admettant dans le choix des assolemens les espèces principales et les combinaisons les plus favora- bles, on ne cultiverait les mêmes espèces sur le même terrain qu'après une période de deux cent cinquante-six ans. Les détails de la culture contenus dans le chapitre suivant font ressortir la sagacité et l'intelligence du Flamand , car il regarde comme plantes essentiellement améliorantes, le lin, le tabac et le colza, dont la culture est partout ailleurs considérée comme épuisante. Dans le chapitre VII qui traite des plantations, l'auteur trouve occasion d'agiter une question qui intéresse également l'état et les particuliers. Quel est le moyen de prévenir le déboisement dont la Fi'ance est menacée; est-ce en laissant envahir les jilaiues par d'inutiles forêts qu'on arrêtera ce mai? Quel est en un mot le mode d'aménagement le plus convenable à adopter dans l'in- térêt de l'état et des citoyens? Il est constant que la nature se refuseà produire constannnent les mêmes plantes aux mêmes lieux. On a remarqué que dans les coupes de futaies pleines , les vieilles souches ne donnent que des jets faibles, et que ce n'est que dans les Intervalles que croissent de jeunes arbres d'essence différente. Ainsi dans les cconomie rurale et domestique. 5ig Alpes, les forêts de pins ou de sapins abattues par des avalan- clies sont remplacées par des bouleaux ; ainsi en Amérique aux futaies de hêtre succèdent naturellement des futaies de noyers. D'un autre côté une forêt ne rend pas moitié de ce que rapporterait un terrain de même étendue cultivé et planté ; l'état perd moitié des revenus du sel et ôte de la circnlation un capi- tal que l'induxrie agricole ferait valoir au profit de Ja commu- nauté. Ce n'est donc point en s'obstinant à faire exécuter les règlemens des eajx et forêts , entachés de féodalité, qu'on pré- viendra le déboisemeut. On sait trop que les balireara ruinent les taillis et que ceux-ci étouffent les baliveaun. Une idminltra- tion généreuse , loin d'enchaîner l'essor des divers genres de culture, accorderait des primes pour engager >es cultivateurs à entourer leurs prairies .et leurs champs de plantations comme cela se pratique en Flandre avec tant de succès, et à reinplacer un arbre d'une essence par un arbre d'une autre. L'éducation, la nourriture etrengraissemenf des bestiaux, sont la matière du chapitre VIII. Aux environs de Lille comme dans le valdinievole , le bétail est constamment renfermé ii l'étable; mais on ne l'y engraisse pas pour le couteau. On nourrit des vaches pour recueillir leur lait ; mais on ne voit de moutons que dans les grandes fermes, et de cochons que le double du nombre nécessaire à la consommation. En résumé, l'agriculture flamande parait peu susceptible d'amélioration. L'auteur en remontant, dans le chapitre X, à la source de sa prospérité, n'hésite pas à l'attribuer à la sagesse de l'administration et à la liberté dont a joui le pays autrefois. Dans son discours préliminaire , M. Cordier trace un tableau rapide mais plein d'aperçus judicieux, de l'agriculture flamande comparée à celle tant vantée de l'Angleterre; il fait habilement ressortir les causes ])rincipales de la supériorité de la prem.ière sur la seconde. Cet ouvrage nous a paru fortement conçu , riche de détails instructifs et respirant partout une douce philanthropie. Pour tout dire en un mot , il ne fait pas moins d'honneur à son au- teur que V Histoire de la ncwigation intérlcui-c de /« Fronça ci de l'Angleterre dont le pul)li(; lui est i-otievablc. K. SîO Jrts industriels. AhTS INDUSThir.LS. 488. Rapport fait par M. de Laste>rie , sur une école des arfs établie à Edimbourg , en Ecosse. ( Bull, de la Soc. d'encour. , n". 223. janv. iSiB, p. 22.) Une société de particuliers a fondé celte école digne d'être imitée dans les principales villes de FriiUi e. L'opinion ilc la classe ouvrière fut sondée, en faisant circuler un prospectus, qui pro- duisit 452 souscriptions annuelles à i5 scliellings, de sorte que l'ouverlure de l'école eut lieu au mois d'octobre dernier. On y enseigna d'abord la mécanique, la chimie appli(iuée aux ans, l'architecture et la médecine vétérinaire ; on doit y établir un cours de dessinXes élèves ayant sollicité la formation d'une classe de géo- métrie, l'enseignement mutuel y fut employé avec succès. L'école possède déjà une bibliothèque de 5oo vol, relatifs aux arts mé- caniques. M. de Lasteyrie rapporte qu'en 1800 Hambourg pos- sédait une école semblable à celle d'Edimbourg, et fondée de même par des souscriptions particulières. Des leçons de physi- que, de mécanique, de géométrie et de chimie , avaient lieu dans la soirée deux jours de la .emaine pendant six mois de l'année, et étaient fréquentées par 200 ouvriers. B. 489.Perfectionwet\ienv de l'imprimerie. — Nous avons an- noncé, n'^. 235 du Bulletin, les machines à fondre et à composer du docteur Church. Elles sont de nature à simplilicr l'art typo- graphique, mais elles n'ont pas le mérite de la nouveauté. Le procédé de fonderie polyamalype de M. Henri Didot est en pleine activité depuis pbisieurs années, et ses heureux résultats sont incontestables. De plus nous avons sous les yeux un pro- spectus publié en août 1822, sous ce titre : Nouveau procéda typographique qui réunit les avantages de l'imprimerie mo- bile et du stéréotypage. L'auteur, M. Arnaud Leroux, an- nonce avoir trouvé un appareil au moyen diKjucl on peut com- poser abément avec des types de trois à quatre lignes de hau- teur; et, partant de là, il développe un plan qui donnerait .i l'art typographique une face toute nouvelle. Au lieu de fondre les lettres une à une, on en fondrait des rayons entiers; au lieu de onze lignes environ de tige , ces lettres n'en auraient que troli; au lieu de composer avec la main on coni])oseraif avec une yîrts industriels . Sai machine, au lieu de faire des avances de ijapicr et de tirage, on pourrait conserver ces pages comme les clichés stéréotypes. L'auteur prouve ensuite par le calcul que le résultat de ce pro- cédé comparé au procédé ordinaire serait de pouvoir mettre en vente plusieurs volumes au lieu d'un avec la même avance de fonds. En un mot ce serait l'imprimerie mobile et le stéréoty- page à la fois, au prix que coûte actuellement l'imprimerie mo- bile toute seule. En France et en Angleterre on n'a encore vu que des annonces d'un changement si considérable dans un art aussi important; mais ces annonces ont une conformité remarquable. 490. Appareil destiné a évaporer les liquides ; par \V. Cle- LAND (^ patente). [ London journ., ]mn iSi'i, p. 291.) Cet appareil , destiné particulièrement à la concentration des sirops, est foimé par un vase de 3 pieds carrés et 11 pieds de profondeur, à travers lequel passe une série de tuyaux mé- talliques , chauffés par la vapeur de l'eau. La liqueur est déposée à la partie supérieure du vase dans un bassin percé à son fond d'une multitude de trous qui permettent au liquide de s'é- couler sous forme de pluie sur les tuyaux , chauffés par la va- j)eur, et disposés de manière à ce que la totalité du liquide qui s'écoule, en touche une portion sur laquelle il s'.'vapore. La liqueur arrive concentrée au bas de l'appareil, et se rend par un tuyau armé d'un robinet dans un réservoir, d'où on l'élève avec une pompe dans le bassin supérieur pour lui faire éprouver une nouvelle évaporation, dans le cas où elle n'aurait pas été trouvée convenablement concentrée. Une ouverture , placée au bas de l'appareil, un peu au dessus du niveau de la liqueur qui s'est écou- lée, est destinée à donner issue à l'air saturé d'humidité. M. 491. Tableau comparatif des dépenses d'éclairage par le gaz extrait de l'huile ou de la houille; par Pecrston. [Month. Ma~ gaz. , mai i823, p. 294-) L'auteur suppose un établissement destiné à alimenter 5oo becs ordinaires et 160 réverbères. Il calcule les mises de fonds, porte celles du fabricant qui emploie la houille à la production du gaz à I i,5oo liv. sterl. , et celles du manufacturier qui opère avec de l'huile à 8,000. Le i-^''. aura besoin de 7,o"j,2,ooo pieds cubes de gaz, et consommera 790 ton. de houille, en supposant que les cornues soient toujours bien manœuvrées. Le 7,<: emploîra 522 Ails industriels. a, 106,600 pieds de gaz, et 84 ^ ton. delonne liuile de baleine^ Il prend celle-cià 22 liv. le ton. , et la houille à i 1. 6 sli. D'après ce rapport et celui de la puissance d'illumination des deux gaz, qu'il prétend avoir été trouvé ])ar des praticiens, être celui de 1 à 2 ^, il donne hautement la préférence à l'emploi de la houille. 492. Pr.OMr,ACiNE DÉPOSÉE DAXs LES CORNUES employées à la dis- tilla tiondu cIiarbon-de-terrc.(y4rt«. of philos. ,]Ai\y. i823,p. 100.) Les cornues employées à cet usage ont une épaisseur qui va- rie de I à I ^ pouce. La paille la plus échauffée est hors de service au bout d'environ 18 mois. La fonte qui n'a ])as été oxldée dans les parties les plus exposées à la chaleur présente une tex- ture plus cristalline que celle qui n'a pas été portée à une aussi haute température. Quand les retortes sont mises au rebut elles sont chargées d'une couche de plombagine dont l'épaisseur va quelquefois jusqu'à /j pouces , et qui est toujours plus forte dans le fond qu'ailleurs. Cette plombagine est beaucoup plus dure que la plombagine na- turelle. Mise en poudre elle en offre tous les caractères exté- rieurs, et pourrait la remplacer dans beaucoup d'usages. /iy5. Alliage métallique destiné au doublage des vaisseaux , la couverture des maisons, etc.; par Ch. Pope [patente ). [Lon- (lon Journ.,]n\ii iSaS, p. 289.) Cet alliage est composé d'étain et de zinc, ou d'étain , de plomb et de zinc. On fond dans un creuset de fer une quantité donnée de zinc; quand ce mélnl est fluide on y ajoute une sem- blable quantité d'étain et on agile le mélange jusqu'à ce que l'al- liage soit parfait. On le coule dans des moules de 8 pouces de large, 10 de long et de 4 d'épaisseur. Ces plaques sont ensuites pas- sées au laminoir ou étendues sous le marteau, pour les réduire en feuilles, propres au doublage. /]".!. Notice sur la belle jianuiac.tuke de rAÏENCE blanche de MM. FouQUE et Anuoux de Toulouse. ( Jnn. de l'iridust. nation, et étrang., \\°. 35, janv. i823, p. 86.) La faïence ordinaire présente divers inconvéniens : elle ne va j)as au feu; elle se fendille lorsqu'elle est exposée à une transi- lion de température un jicii brusque; enfin le contacl des sub- stances qui dégagent de l'hydrogène sulfuré la Icrnit , la fait passer à un brun sale. Deux manufacluriers de Toulouse sont Arts industriels. SaS parvenus à faire en France ce que Wedgewood a exécuté en Angleterfe ; ils ont réussi en prenant des proportions détermi- nées d'argile brune, d'argile magnésienne blanche et de silex , et en conduisant le l'eu avec une attention particulière. Les pièces cuites en biscuit et chargées d'une couche de vernis composé d'oxide, de silice, de soude ou de potasse, sont soumises une seconde fois à l'action du feu dans de longues colonnes de gazettes où elles sont soutenues par de petits prismes triangulaires d'ar- gile. La faïence ainsi préparée, soumise à des essais comparatifs, a obtenu l'avantage sur celle du commerce et même sur celle de Wedgewood. Elle a parfaitement résisté aux alternatives de tem- pérature, aux émanations sulfureuses et aux compositions dont on les avait couvertes pour s'assurer que le vernis se mainte- nait intact et ne donnait passage à aucune substance colorante. 495. Sun LA FABRIQUE DE CREUSETS ct dc briqucs réfractaires d'Orléans , dirigée par M. Laurent Gilbert. Les reclierches de M. Gilbert affranchiront nos fabriques du tribut qu'elles payaient à la Hcsse pour en obtenir des creusets réfractaires. Ceux qu'il leur fournit, supérieurs en qualité , sont d'un ])r!x un peu moindre depuis que M. Rapin a consacré une portion de ses capitaux à l'établissement de cette fabrication en grand. 100 piles de 5 creusets triangles grand cinq, par exemple, se vendent 87 fr. ; le prix de 100 piles de 3 creusets ronds de 8 po. est de 228 fr. ; les briques réfractaires doubles de 8 po. sur 4 se vendent i5o fr. le mille. Les premiers essais de M. Gilbert datent de 181 1 ; le prix de ses produits fut le seul obstacle qui l'empêcha d'obtenir des encouragemens lors de l'ex- position de i8iy. Il n'en est plus ainsi maintenant; et l'on doit croire que les travaux utiles de M. Gilbert seront appréciés à leur juste valeur, et que sa découverte ne sera pas perdue pour la P'rance. B. 496. Sur l'usage des bains métalliques pour la trempe de l'acier ; extrait des essais chimiques sur les arts ; par S. Parkes et Martin. ( Ànn. des mines , !\<^. li\'r. 1822 , p. 601. ) Ce procédé est ])articulièremcnt applicable avec avantage aux instrumens tranchans. On pla(je ceux qu'on veut tremper sur la surface d'un alliage métallitjue solide, pour lequel on con- naît exactement le degré de chaleur nécessaire à sa fusion ; 324 ^rts industriels. on chauffe pour liquéfier cet alliaj^e , et aussitôt que la liqué- faction commence , on enlève les instrumcns pour les plonger dans l'eau froide. On a ainsi la certitude d'avoir donne à son acier une température bien déterminée, et d'avoir ré])arli éga- lement celte temj)érature dans toutes les parties de l'instrument, deux avantages qui manquent par les procédés ordinaires. La notice renferme deux tal)lcaux des diverses températures aux- quelles sont respectivement fusibles les alliages en diverses pro- portions , 1°. de plomb et d'élain ; i». de plomb, d'élain et de bismuth; et un tableau indiquant la composition des bains mé- talliques reconnus les meilleurs pour la trempe des divers ob- jets de coutellerie. Bd. 497. Sur les limes de la fabrique de M. Montmousseabx , d'Orléans. La France était tributaire de l'étranger pour les limes. Déjà la fabrique d'Amboise en avait fourni au commerce d'assez per- fectionnées pour adirer l'attention des amis des arts. M. Mont- mousseaux est parvenu à en donner de parfaites d'un grain égal c*. d'une très-grande dureté à un juix modéré de plus de 10 pour cent au-dessous de celles fournies par l'Ailemagne eu iSif). Les limes de Montinousseaux lui ont mérité de la part du jury une médaille d'or : il a depuis amélioré son système de fa- brication ; il a ajouté à ses ateliers une usine pour la fabrication des aciers qu'il emploie. On ne saurait trop encourager des ef- forts aussi conslans que ceux de ce fabricant, et nous ne dou- tons pas qu'on ne remarque à l'exposition les nouveaux produits qu'il y a présentés. 498. IMaciiine a préserver les ÉMOuLEur.s A SEC des effets fu- nestes de leur travail; par J. Ei-tiOT (^7 ec/i ri. Jlepo s., juin i823 , p. 397. ) Feu John Prior, mécanicien à Nessfield dans le Yoi'kshire, avait imaginé, j)our préserver les rmouleurs à sec de la poussière de la meule et de l'acier, de placer la meule dans une caisse renfermant la partie extérieure delà meule, et conununltpiaiit avec l'air extérieur ou avec une cheminée; la caisse elle-même communi(piait avec des soufflets, dont le vent chassait la pous- sière au dehors. Cet appareil devenait très -coûteux par l'em- l)loi des soufflets. M. Ellio' a trouve que la révolution rapide de Ja meule produit un fort courant d'air très-propre à entraîner Géographie et Statistique. 3 2 5 la poussière sans le secours des soufflets; et c'est ce qui consti- tue tout le mérite de sa découverte. G. de C. /igi). Moyen de préserver les cuirs de 1« moisissure. ( Ann. de Cind. nat. et étrang. ^ mai iSa'i, p. ir)3. ) Les cuirs qui n'ont pas été bien conduits pendant les opéra- tions du gonflement et du tannage sont sujets dans les grandes chaleurs à la moisissure. On avait inutilement cherché à remédier à cet inconvénient, d'autant plus dangereux qu'il se communique ai- sément. Un corroyeur hongrois a réussi à y mettre un terme. II a imaginédepasserdel'acidepyroligneux sur les pièces affectées, et les a parfaitement rétablies. Ses ex])éricnccs répétées devant les autorités du lieu ont constamment obtenu le plus heureux succès. 5oo.Drap a l'épreuve de l'eau. (Zo«f/o« /o«7-/?.,juil. iSïS, p. /(2.) Un chimiste de Glasgow a découvert une méthode simple et efficace de rendre les draps de laine, de soie, ou autres étoffes, à l'épreuve de l'eau, en dissolvant du caoutchouc dans le gou- dron minéral , qu'on peut se procurer en abondance dans les manufactures de gaz tiré du charbon. En mettant avec une brosse cinq ou six couches de cette dissolution sur un côté du drap, le recouvrant d'un autre drap, et les passant tous deux entre des cylindres, l'adhésion est si complète, qu'il est plus aisé de déchirer le drap que de le séparer. Il est alors complète- ment imperméable à l'eau. GÉOGRAPHIE et STATISTIQUE. 5oi. Sur la ville de Bijapour (Viziapour), telle qu'elle était en 1811; par le capitaine O. Sydenham. ( Asiat. researches ; Calcutta; tom. xiii.) 11 n'y a peul-êlre pas dans l'Inde do ville moins connue des Européens, et qui mérite plus de l'être. Ce que Tavernier en a dit est extrêmement inexact, et a cependant été ré|)élé par Thé- venot. Malheureusement dernier, qui a si bien décrit Agra et Delhi, n'avait point été à Bijapour. Les ruines de celle an- cienne capitale de la dynastie des Aadil-.Shabi, (latit. nord 170 9'; longit. est de Greenwich 75° 4a') couvrent un vaste es- pace. Elle avait quatre poiiras ou quartiers, dont un seul avait six milles anglais de tour, et renfermait, dit-on, cent mille mai- 520 Géographie sons. Comme ce quartier, nommé Shah-Paiia, avait été le der- nier bâti, c'est celui dont les ruines ont lemieux résisté aux efforts du temps. La multitude des restes de mosquées , de caravansé- rais, etc., et surtout celle des tombeaux , attestent que la ville de Bijapour fut une des plus grandes de l'Inde. Au nord-est du quartier dont nous venons de parler, est tm fort terminé en i566, flanqué de dix grandes tours, et renfermant une cita- delle. Le fossé de celle-ci existe encore, et est très-poissonneux; mais il ne s'y trouve pas de crocodiles, quoique ce soit la seule chose que Tavernier prétend avoir vue de remarquable à Bija- pour. Ce que l'intérieur du fort offre de plus digne de fixer l'at- tention, c'est le magnifique mahhaca (tombeau) du sultan Mu- hamed, dernier souverain indépendant de la dynastie des Aadil-Shalii , qui, vers l'an i65o, devint tributaire du grand- mogol Shah-Jehan. Ce fut Aurcngzeb qui incorpora définiti- vement ce royaume à son empire vers l'an iG85, et en fit périr le dernier monarque. Les édifices encore existans sont bàlis en granité, et dans un style qui tient du Persan et souvent du Turc , ce qui vient de ce que les souverains dont on a parlé étaient de race turque eux- . èmes , ainsi que les principaux personnages de leur cour. Il y aurait dans ce qui reste de cette ville de quoi exercer les antiquaires et les artistes. C. M. 5o2. Account of the présent state of the township of LoNY, Etat présent du territoire de Lony; par Thomas Coats, chirurgien. {Trans. ofthe liter. soc. of Bombay, i823,p. 172 — 264.) Une statistique bien faite et intéressante d'un simple village de 557 habitans serait une chose assez neuve dans bien des jiays de l'Europe ; mais d'en recevoir une d'une partie de l'Inde qui appartenait il y a peu d'années aux Marattes, voilà ce qui a vrai- ment lieu d'étonner. L'auteur de celle-ci se montre pourvu de toutes les connaissances préliminaires qu'exige ce genre de tra- vail : il n'a rien négligé de ce qui méritait d'être observé, et il a eu l'art de bien présenter ses observations. Lony est situé à 12 milles d'Angletene au N.-E. de Poon-, [18". 37'lat. N., et 74". 8' longit. E. de Greenwich.) L'élévation de ce lieu au-dessus de la mer est d'environ 1470 pieds anglais. Parmi les h.abitans, 379 appartiennent à la classe des kounnbis et Statistique. 5:?7 ou cultivateurs, 21 à la casie des bramines , 17 professent i.» religion malioniéfaiie; 11 y a 18 esclaves, 11 domestiques à gages; le nombre des enfans est do 2o3 dont io5 garçons et 98 filles; iiinsi là comme en Europe il naît plus de garçons que de filles, quoiqu'en aient pu dire des écrivains célèbres qui ont prétendu justifier de cette manière la polygamie des pays ciiauds. A Lony, sur i3o hommes mariés, 1 1 à 12 seulement ont deux femmes. Il y a dans ce lieu cinq boutiques ; parmi les fonctionnaires héré- ditaires on compte, suivant l'usage du pays, un ouvrier en bols, un ouvrier en fer, un potier, un cordonnier, un barbier, un porteur d'eau , etc. Ils ont chacun un lot de terre qui leur est assignée par la commune, moyennant quoi leurs services sont gratuits pour les habitans. L'auteur décrit avec un grand soin les différcns objets et les procédés de l'agriculture, l'assiette et le mode de perception des impôts, la manière de vivre des habitans, les maladies aux- quelles ils sont sujets , etc. Il donne pour les céréales et les plantes légumineuses les noms de Linné et ceux des langues sanscrite, Indostani et maratte. Les Impôts fonciers et autres se montent à 1201 roupies. Le territoire est de 366*) acres d'Angleterre , dont iq")^ acres en labour , le surplus en pâturages communs. C. M. 5o3. A STATISTICAIi ACCOUNT OF THE PeRGUNNA OF JuMBOOSUR; Mémoire statistique sur la Pergunna de Jumboosur; par Thomas Marshall, chirurgien. ( Trans. of thc lit. soc. of Eomhay ; tom. m, p. 33 1. ) Le district dont 11 s'agit fait partie du Guzarate. Il a une éten- due d'environ aSo milles anglais carrés. Il renferme la ville de Jumboosur, peuplée de 10,400 habitans, et environ 80 villages grands et petits, parmi lesquels on dislingue deux ports de mer, nommé Tunharee et Dcgam. La population totale du district peut être évaluée à 5o,ooo âmes, dont un sixième environ de Mahométans et cinq sixièmes d'Indous. L'auteur donne de bons détails sur les mœurs des tribus qui l'habitent, et sur le modo d'administration intérieure. Il fait connaître les différentes qua- lités du sol , et la culture propre à chacune d'elles. Ce mémoire confirme sur beaucoup de points ce qu'on trouve dans la des- cription du village de Lony, par M. Coat, (uii nous semble avoir tiré un plus grand parti de son sujet, quoique le cadre eu fût plus resserre. C. !\I. 5:28 Géographie 5o4. Sur les ftablissemens anglais à la ?souvelIe-HolIandc. ( Asint. Journ. , caliiers de juin et de juillet 1823. ) Ces établisscmcns sont les uns sur le continent de la Nouvelle- Hollande , les autres sur l'île de \ andicmen. Les premiers for- ment ce que les Anglais ont nommé la Nouiclle-Gallcs du sud ( New-South AVales). Cette partie est divisée aujourd'hui en quatre comtés; savoir : Ciinibeiland, Camden, Argyle et West- raorcland. C'est dans le premier de ces comtés , compris entre les rivières Hawkesbury et Mépean , qu'est le clicf-licu de la co- lonie, nommé Sidncy. Lecomté d'Argyle se compose en grande partie des contrées du sud-ouest découvertes depuis 1819, et celui de Westmorcland de celles qui sont situées à l'ouest des montagnes lileues. On estimait en 1820 l'étendue totale de cette colonie à 389,238 acres d'Angleterre, dont 54,898 défrichés. De ceux-ci 16,706 acres étaient en froment: 1 1,270 en maïs, i,23o en orge, 879 en seigle ou en avoine, 2i3 en pois ou fèves, 5o4 en porames-de- terre , 1,09/1 en vergers et jardins. 11 y avait à la même époque 54,io3 bêtes à cornes, 1^9,487 bêtes à laine , 3,639 chevaux. L'ile A'andienien est divisée en deux comtés; Buckingbam- Shire et Cornwall, sépares par le 42". parallèle. IIobart-Town est le chef-lieu de l'île. On comptait dans celle-ci, en 1820, 7,2; 5 acres de froment ; le nombre des bêtes à cornes y était de 28,838 , celui des moutons de 182,468, celui des chevaux de liii. La population des deux colonies se compose, 1°. des individus condamnés à la transportation , dont le nombre avait été depuis 1787 jusqu'à la fin de 1820 de 2 5, 87 8, parmi lesquels 3,66 1 femmes. Il y en avait encore dans la colonie de la Nouvelle-Gallesen 1820, i5,249, et dans celle de Vandlemen 3,549- ^°* ^^^* individus nés dans la colonie, et des enfans ; savoir: dans la Nouvelle-Galles 1,495 des premiers, et 5,668 des seconds; et dans l'île Vandie- mon i85 des uns, et 1,020 des autres. 3°. Des personnes venues librement dans ce pays. Le nombre de ceux-ci était de i,3o7 dans la Nouvelle-Galles , et de 714 dans le Vandiemen ; outre 220 marins à bord des 29 bâtimensde mer de la colonie. Ces trois classes d'habitans formaient un total dans la première de ces colonies de 23,939, et de 5,468 dans la seconde. Quant aux indi- gènes, il n'y a pas eu d'exemple depuis 1816, qu'ils aient trou- blé les colons. Mais il y en a très-peu qui veuillent se fixer. On en cite cependant un au district de Windsor qui exerce l'emploi et Statistique. 5:).q de constable avec fidélité et iiitclligence. Cous de l'ile Yandienicu sont plus robustes, et plus mal disposés que ceux du continent, lis diffèrent aussi par leurs cheveux crèj)us, qui leur donnent une grande ressemblance avec les nègres d'Afrique. L'auteur de l'article remarque deux sjmptômes fâcheux dans ce qu'on rapporte de ces colonies; savoir: la diminulion du nombre des mariages, et la consommation croissante des liqueurs fortes. C. M. 5o5. Ambassade anglaise a Siam. (^Asùit.jijur., juin iS'23,p. 5G7.) La mission dont il s'agit dans cet article fut confiée })ar le marquis de Hastings, gouverneur général de l'Inde, au docteur Crawford connu par un ouvrage sur X Archipel indien. Piirti d;î Calcutta par mer, il relâcha à Malaca, puis à Singapore, et moudla le 23 mars à l'embouchure du Menain qui est la rivière de Siam. Son bâtiment remonta d'abord jusqu'à Pak-nam, en- suite jusqu'à Ban-kok, capitale actuelle decepays.La circonstanco était peu iavorable pour le succès de M. Crawford ; car , dans l'intervalle qui s'était écoulé depuis son départ , les Siamois ayant commis des hostilités conti'e le petit souverain de Quedah, celui ci s'était réfugié à Pinaiig et avait été soutenu par le gou- vernement anglais. Pendant trois mois que l'ambassade fut obligée de rester à Ban-kok , foute d'eau pour repasser la barre, elle éprouva les effets de la mauvaise humeur et de la défiance des Siamois, ce qui a bien pu influer s;;r le jugement qu'elle a porté de cette nation. Si les Européens ont peu de chances dans l'état actuel des choses de faire un bon commerce avec Siam, les Clnnois au contraire y en ont un des plus considérables, puisqu'on évalue le port des bâtimens de mer qui y sont employés par eux à trente ou quarante mille tonneaux. Ce sont les Chinois qui enlèvent la majeure partie des marchandises que le l)ays fournit, savoir le poivre, le cardamome, le sucre, le gambogc, et le bois de sapati (decedernierarticlcseul près de 18006 lonneauxpar an), outre des bois , des os et des cornes de divers animaux sauvages , et plusieurs petits articles qui ne conviennent que pour ce marché t(!ls que nageoires de requins^ nids d'oiseaux, hicho do mar, etc.; le riz et le sel sont abondaus et d'excellente qualité; on peut se procureraussi du bois traii^le, de benjoin , del'ivoire, delà larjue en bùton, du cuivre excclleiu , de la batterie de cuisine en fer. Tome IIL .,., 55o Géographie Les Américains envoient acheter argent comptant trois ou quatre cargaisons de sucre. Les objets qui conviennent le mieux pour Siam sont la verre- rie de toute espèce, les armes à feu, les tissus de coton, les lainages grossiers, la quincaillerie, la coutellerie. Des naturalistes étaient attachés à l'ambassade ; mais les cir- constances ne leur ont pas permis de donner à leurs recherches toute l'étendue qu'on pouvait s'en promettre. C. M. 5o6. Coup d'oeii. sur l'ktat actuel de i.a géographie mathé- matique DE l'Espagne et du Portugal, par M. Sueur- Mer- lin, sous-chef de division, chargé de la topographie et de l.i statistique del'adm. des douanes, membre fondateur de la So- ciété de géog. , elc. Ccltebrochure de 24 pages, insérée dans le 5/,'-. cahier du Journal des vojages , publié par M. Yerneur, a été imprimée séparément, et présente une notice fort intéressante sur l'état actuel de la géographie mathématique des deux royaumes, les progrès quelle a faits, les ressources qu'elle peut offrir, le degré de confiance que méritent les ouvrages qui en traitent, et ce qui reste à entreprendre pour mettre cette branche des sciences au niveau de ce qu'elle est chez les auties nations de l'Europe. L'auteur passe en revue et analyse avec soin un grand nombre de cartes et d'ouvrages sur ces contrées ; il y aurait trop à citer si l'on voulait donner une idée de tout ce que renferme cette brochure qui se termine par un exposé des cartes de ces mûmes pays, récemment dressées à Paris, parle dépôt de la guerre. L'Intérêt que les géographes portent à la science doit leur faire reclierchcr cet écrit. Ceux qui s'occupent de statistique V trouveront quelques détails dans les notes, qui ne sont pas la partie la moins instructive de l'ouvrage, et où l'on rencontre quelcpiefois une critique un peu sévère. On pourrait encore parier ici de l'existence de journaux se- crels, long-temps renfermés dans les archives du Portugal, et (pii donnaient^la connaissance d'une route , a travers l'Afrique, de l'ouest à l'est. La Société de géographie s'occupe de faire des recherches à cet égard, espérons qu'elles ne seront point infniclueuses. DO-. An Essav on the geography of north-western Africa. ou Essai sur la géographie du nord-ouest de l'Afrique; par et Statistique. 55 r T. E. BovvmcH. In-8o-, àf. 90 p., avec 2 cartes. Pnris; 1821 , Ccllot. L'une (les deux, cartes représente le nord-ouest de l'Afrique ■îel que le voyageur l'a trouvé, l'autre tel que Danvilleet Ptolo- mée l'ont indiqué. Après avoir cité presque tous les auteurs ré- cens qui ont traité cette partie , MM. "Wakkenaer , Renncll , Horneinann , Browne , Park , Burckhardt , Mollien , Robert- sou, etc., etc., etc., M. Bov?dlch tâche moins de concilier leurs opinions, ce qui serait peut-être impossible, que d'établir ses propres observations d'une manière solide et surtout louable, en ce que M. Bowdich <» présents no Lypothesis of liis own , but sim- » ply what is actually known », p. 4. Un des jjoints principaux étant de déterminer le cours des rivières, et par suite la véritable position de Timbuchtoit , l'auteur fait, p. 8 et suiv. , de grandes recherches sur la QuoUa, Kulla, etc. , et se trouve en quelque sorte embarrassé par les distances où il rencontre toujours le même nom. S'il s'était souvenu que Quolta , Kulla (^ allemand Quelle ), n'est autre chose (jue source, eau coulante, il aurait senti que vingt rivières, chacune à cent lieues des autres, peu- vent sans inconvénient porter le même nom , puisque ce n'est pas un nom propre. L'Asie a une quantité de ruisseaux appelés Kol , quelquefois avec , quelquefois sans épithète. Le cours du Niger, sur lequel il n'existe plus de doute aujour- d'hui quant à sa direction, direction que Sherif-Eddin lui .ivait déjà assignée vers l'occident, estsoigneusement traité p. 35 et suiv. Cet ouvrage est suivi de remarques fort intéressantes sur la meilleure méthode de civiliser successivement et lentement quel- ques parties de l'Afrique, do manière à ce que les changeiuens qu'on y aurait opérés devinssent stables et d'une utilité réelle. M. 5o8. Description of the Islanu of St.-Migcfx, etc.. Descrip- tion de nie Saint-Micbel , avec des remarques sur les autres îles Açores ; par J. W. ^VEEsTiiR. In-80., avec fîg. Boston; 1 822. Cet ouvrage est divisé en ly chapitres. L'introduction con- tient un aperçu sur la découverte et l'histoire des ilcs Acores. Les premiers chapitres , jusqu'au 8^ , donnent une description complète et détaillée de la statistique de l'île Saint-Michel et en particulier de sa capitale Punta Delgada. La population de cette île était, eu 1818, de 80,000 individus, dont i?,,ooo dans la ca- , pitale. Les chapitres 8 et 9 traitent du climat , do l'agriculture 552 Géographie (les nroJiittloDS. D;ins ce dernier, on voit que les orangers de taille ordinaire portent annuellement G à 8jOoo oranges, et l'on ' y asMire qu'on en a recueilli sur nn seul arbre aG,ooo , et sur un antre 9. Sémites. — 3". Géorgiens. — f^". Caucasiens. — 5'\ Sa- moyèdes. — 6". Jeniséens. — 7". Finnois. — 8". Turcs. ■ — 9°. Mongoles. — io".Toungousos. — iio- Couriles. — i2«. You^ kaguirs. — i3. Corlalques. — l'i". Camtcliadales. — i5o. Peu- plades polaires. — 16". Japonais. — 17". Coréens. — 18". Ti- bétains, — 19". Cliinois. — 20". Annamois. — ai». Siamois. — - 0.7.". Avanois. — a3'. Péguans. — Enfin 240. les Malais. — Sur toutes ces familles et les peuples qui les composent, M. Klaprotli donne des renseignemensgéograpliiqueset historiques la plupart neufs, et tous positifs et clairs. La préfiice établit la tlièse de la synglose, et distingue la parenté des langues en parente unk'er~ selle et en parenté Je famille. L'ouvrage renferme en outre une critique des historiens asiatiques, la chronique du déluge et des autres grandes inondations , la vie de Boudda, et un alphabet universel. M. 5ii. ArîNAr.s ha Capitawia de SAW-PFnRo, ou Annales de la capitainerie de Saint-Pedro , par .Tosf. F. Ff^r. Pekheiro. Tom. I , Rio de Janeiro 1819; loni. 11, Lisboa, 1822. Cet ouvrage semble, par son titre, étranger aux sciences qui nous occupent; mais l'auteur a su l'y rattacher , en y interca- lant des morceaux très-curieux de topographie et de statistique. Jurisconsulte éclairé , historien fidèle , M. José Feliciano Fer- nandes Penheiro est encore un excellent géographe ; et les places éminenles dont il est revêtu l'ont mis à même de con- sulter les documcns les plus rares et de parcourir les contrées qu'il décrit. Dans son premier chapitre, il jette un coup d'œil rapide sur la capitainerie de Rio-Grande de San -Pedro; il fait coMiraître son étendue et ses limites; il indique ses divisions na- turelles formées par l'extrémité de la grande Cordilîière, et enfin il nomme les rivières qxii arrosent ce beau pays. L'auteur, d.ins le chapitre treizième, donne une description topographique des misiluns de l'Uragay , il montre l'importance de celte province ol ne dissimule point dans quel état de décadence l'ont fait tom- br-r i'impéritic et la rapacité des hommes qui l'ont gouvernée depuis la conquête. Sous le rapport de la statistique, le chapitre J6■^ est !c plus intéressant de tous; il fait connaître les divisions politiques et crrlés'nstiqucs de la capi'ylnriie de Rlo-Crando, sa 534 Géographie et Statistique. population, l'ctat de l'agriculture dans cette riche province , ef surtout la manière d'y élever les troupeaux , les forces militaires du pays, ses mines, et enfin ses revenus. Partout l'auteur indique- les améliorations qu'il juge nécessaires, et il se montre aussi éclairé qu'ami de son pays. Auc. de S.-Hil. 5i2. Slr. le fleuve PARAitA ET SES AFfLUExs ; par D. Anget.. DE MoNASTERio , colonel d'artillerie espagnole. Traduit par M. D'E.i.k'R.OQ\]-i.TT'E..{^Nou\\Ann.desvoyages,'y\n\. i823,p. 120.) Ou donne dans celte notice intéressante une idée rapide du cours de ce beau fleuve, ensuite nommé de Rio de la Plata, des pays qu'il arrose, de la vitesse de ses eaux , de ses cata- ractes , de ses inondations périodiques , etc. On cnumère ses principaux affluens , dont les uns descendent des montagnes du Brésil , et les autres des Andes du Pérou. Parmi ces derniers deux rivières des plus considérables étalent piesque inconnues des géographes, le Pilcomayo et le Bermcjo. V . 5i3. Histoire physique des Antilles framçaises, savoir , la Martinique el les îles de la Guadeloupe , contenant la géo- logie de l'archipel des Antilles , le tableau du climat de ces îles, la minéralogie des Antilles françaises, leur flore, leur zoolo- gie, la tableau physiologique de leurs différentes races d'hom- mes et la topographie de la Martinique et de la Guadeloupe; par Alexandre Moreau de Jonnès. 4 vol. ln-8. de Ooo p. Paris; impr. de Migneret. Le premier volume seulement a paru. Il traite de la structure géologique des Antilles, de leur formation, de leur climat et des minéraux que renferment les îles françaises de la Martinique et de la Guadeloupe. Les chapitres qui sont consacrés à l'exposition du climat contiennent des notions intéressantes sur les variations locales de la température , sur l'état hygrométrique de l'atmo- sphère, sur les phénomènes chimiques et i)hyslologlques qui résultent de la chaleur et de l'humidité, et sur les ouragans qui se font sentir si fréqu.'niment et avec tant de violence dans l'ai- chlpel. •'"'■ Économie publuiue. 555 ÉCONOMIE PUBLIQUE. 5i4. Ubeu VoLKSNAnRUNo, ctc. , sur la nourriture du peuple et les moyens de faire servir les terrains non cvdtivés à l'ac- croissemenl de la population; par J.-C. Bayerhammer. L'auteur de cet ouvrage s'est proposé d'indiquer les moyens de tirer des terrains incultes, et surtout des forêts , tous les avan- tages qu'ils peuvent offrir à une population agricole. Dans celt»; vue il pense qu'il n'est j)as moins nuisible de couvrir un pays d'immenses forêts qui refroidissent la température et entretien- nent l'iiumidité , que de le laisser presque entièrement dégarni d'arbres ; et qu'il faudrait au contraire unir l'exploitation du bois à la culture de la terre', de telle sorte, qu'au lieu de s'exclure mutuellement l'une servît à favoriser l'autre. Son système serait de diviser les bois en bouquets isolés et épars sur toute la surface du pays. Par-là on abrlteraitles champs cultivés contre la vio- lence des vents et des orages; on trouverait dans les feuilles utt engrais utile pour les terres, et dans les herbes qui croissent à leurs pieds une nourriture abondante pour les bestiaux , ce qui permettrait de rendre à la culture du blé une partie des prairies artificielles. L'auteur cite à l'appui de ce système, dont les avantages nous paraissent fort exagérés, l'exemple du Holstein où les bois sont divisés et épars, et celui de la Bavière qui est couverte de vastes forêts. Mais il indique lui-même le motif qui rend sa théorie inexécutable ; c'est l'intérêt des propriétaires de forêts qui cher- cheront toujours à tirer tout le Jiois possible de leur sol i)Iutôl qu'à favoriser les intérêts de la population et de l'agricul- ture. M. Bayerhammer saisit cette occasion pour s'élever avec force contre ce qu'il appelle la culture rulionncUe; c'est-à-dire, celle qui ne s'occupe que do tirer de la terre le plus grand ])ro- dnit possible en numéraire, et sacrKie la subsistance du })auvre paur augmenter les revenus du riche. Nous ne le suivrons pas dans le -développement de ses idées (pi'il pousse peut-être un peu loin , mais auxquelles l'humanité ne ])eut qu'applaudir. Il les appuie de l'exemple de l'Angleterre, où l'on a vu en effet de grands propriétaires chasser de leurs habita lions de pauvres cul- tivateurs, pour les remplacer par des moutons dont ils cs|>é - raient tirer un nias grand produit en argent. M. BayerhamnitT 536 économie publique. avait i'iiitentioîi île publier plusieurs autres traités dans ce genre; mais la mort ne lui a pas même permis de mellre la dernière main à celui-ci. J. P. 5i5. Projet d'ln télégraphe de nuit, par M. Gaudestard. Il consiste en un belvéder, dont les deux faces en regard avec les télégraphes correspondans, offrent de larges ouvertures fer- mées par des cliàssis garnis de vitres dépolies sur lesquels s'ap- pliquent, se meuvent et se détachent en silliouetle les pièces mobiles d'un télégraplie ordinaire (i), au moyen de plusieurs quinquets placés sur une étendue convenable entre les deux faces transparentes du belYcder, qui peut d'ailleurs facilement servir de base au télégraphe de jour. Ce télégraphe de nuit doit être construit à peu de frais. Ce projet a été adressé à son Exe. le ministre de l'intérieur, qui en a fait le renvoi à l'administration des ponts-ct-chaussées. 5i6. Observations sur des passages tirés de P.IM. Malthls et MiLL sur le montant de la raain-dœuvre. {Month. rnag., avril 1823 , p. 218.) M. Jlallhus avait avancé que lorsqu'une société agrandit ses moyens de prospérité, une conséquence inévitable de ses progrès était la diminution de la main-d'œuvre. L'auteur de l'observa- tion oppose à cette assertion l'autorité de M. Mlll qui croit que les progrès de la société amènent une population croissante et un capital croissant, mais plus lentement , qu'ainsi les bras étant plus nombreux que les capitaux ceux-là sont pour ainsi d^re obligés de se louer pour un iMoindrc prix : la conclusion est que l'augmentation du capital de la société amène excès de po- pulation et augmentation du nombre des pauvres. 617. Réduction des ixtérîts de la dette nationale, [larm, niag., février 1823, p. i.) L'autenr de l'article cherch?! à prouver le rapport entre la circulation et les moyens d'action des revenus de l'élat sur la prospérité agricole , commerciale et manufacturière. (i) Ces pièces mobiles sont simplement trois planches e|uissps de 4 lignes en bois Lien sec, jointes aux ar'.ictilatiors par des ecrous fiis- ccp;i!)les fV("lr 2«. série , p. 228.) Les Anglais et les Américains tirent de grands avantages de la pêclie de la baleine à la baie de Lagoa et dans le canal de Mo- zambique. Une lettre écrite le 16 décembre iSaa fait connaître qu'un navire anglais baleinier,' rencontré par 8° 8 de latitude N. et 21° 45' de long. O. se rendait à Londres ayant à son bord l'huile de vingt-neuf baleines prises pendant un séjour de dix mois à la mer, dans les parages du Cap de Bonne-Espérance. 5i(). Sur les tissus des anciens Perses; par Mongkz, lu à l'Académie des Sciences, 4 août 182!). « Quel vêtement! il ressemble à la couverture garnie de poils dans laquelle s'enveloppe Morychus. — C'est une ^lersiquc, — une slsyra , — non , elle vient d'Ecbatane; c'est un de ces tis- sus que les Barbares fabritjuent à grands frais. Ce manteau coûte pltjs d'un talent. » Ce passage des Guêpes d'Aristophane rappelle à M. 3Iongez les cachemires qu'on a payés de nos jours à peu près le même prix, c'est-à-dire 7 à 8000 fr. Mais ces tissus si fins, si recherches, que l'Asie fournissait à la Grèce il y a bien- tôt 3ooo ans, étaient-ils les produits de son industrie, ou les tirait- elle de l'Inde pour les verser en Europe? Cette dernière opinion parait d'autant plus probable à l'auteur, qu'on trouve sur les ('■{offes qui enveloppaient les momies le ivpe des palmes des shalls de cachemire et autres tissus de l'Orient. Leur finesse explique la beauté des draperies des statues grecques dont les I^liilologucs n'avaient j)u rendre compte qu'en supposant l'usage du coloi). 520. Sur les shalls d:-. CACiiîiniiRE. La fabrication de shalls occupe à Cachemire à peu près cin- quante mille personnes : on ne sait pas au juste combien il se vers? luinuellonient de ces tissus dans le couin!''rce; niuis en siip- 558 Art nautique. posant que cette place compte, comme on l'assure, seize mille métiers, et que chaque métier en fasse cinq dans l'année, on aur- rait un total annuel de quatre-vingt mille shails. Les parties d'un même sliall se confectionnent assez souvent dans des ateliers séparés; lorsqu'ils sont achevés on les réunit et on les ajuste. Aussi arrive t- il fréquemment que les pièces ne se rapportent pas avec beaucoup d'exactitude. Quant les shails sont unis, il n'y a que deux ouvriers par métier qui font usage d'une navette longue, étroite et pesante; mais quand le dessin est compliqué, il y en a jusqu'à quatre qui travaillent avec des aiguilles de bois; ils en ont pour les Uls de toutes couleurs et ne se servent pas de navette. Le maître ouvrier se paie de 6 à 8 plce par jour , ou de g pence à i sliell.; les autres de i à 4 pice, c'est à-dlrc 3 pence et demi à six pence. Sîi. Examen analytique des causes du dépérissement des bois ; par M. Pmnguet fils, ancien ingénieur de S. A. S. Ms"'. le duc d'Orléans , etc., 3e. édit., in-S. de i f. Orléans, imp. de Dar- nault-BIaurant. L'auteur cherche à établir par des faits, i^. que les forêts du royaume éprouvent annuellement une perte effective et foncière de i3,223 hectares; a", qu'il en résulte pour le trésor un déficit annuel de 6,!)/|5,385 fr. ; 3". qu'un corps spécial d'ingénieurs est seul capable de bien administrer les forêts , comme Trudaine et Buffon l'avaient pensé. ART NAUTIQUE. 522 Nouveau phare établi sur la jjointe de la Mobile, à la Nouvelle-Orléans. {Ann. niarit. et colon., n"". 3 et 4 , -i". partie , p. i5o.) Un nouveau phare, construit sur la pointe ('i !a Mobile dans l'état d'Alabama , a été allinné, pour la première fois , le 29 sep- tembre 182-2. Le fanal est élevé de 55 pieds, ou 16 mètres 7 dé- cimètres, au-dessus du niveau de la mer; le feu est visible par un beau temps, à 12 ou 14 milles. Le phare lestant au nord 5° ouest , à la distance de 5 milles, on trouve 3 brasses d'eau sur la barre. Dans cette position , l,i An nautique. 55ç) pointe orientale de l'ile I),iu|>hine parailr.i dans le nord-nord- ouest 80 ^ ouest, et l'ile de Sable, qui est à fleur d'eau, paraîtra au centre de l'ile Dauphine. Les navigateurs qui vont dans la baie de la Mobile , en approchant la pointe , doivent avoir soni de se maintenir par 10 brasses d'eau, jusqu'à ce qu'ils relèvent le phare au nord, afin d'éviter les bancs de sable dangereux, si- tués dans l'est, et les bas-fonds qui se trouvent en avant de l'île de Sable , ainsi que celle du Pélican dans l'ouest de la barre. Lorsqu'on gouverne pour entrer en relevant le phare au nord- ouest, lebrassinge tombe tout à coup de 7 à S brasses à 3 ; alors, en observant les relèvemens ci-dessus, on peut, si l'on y est con- traint par le vent, gouverner au nord-nord-ouest, jusqu'à ce que l'ile de Sable reste à bâbord , par le travers, à environ deux encablures. En courant sur la dernière aire de vent , ou trouve après avoir traversé la barre, 6 , 7 et 8 brasses ; l'endroit le plus profond étant près des récifs de l'est. Dans cette dernière po- sition, la pointe paraîtra presque au pkin nord du monde. On peut alors gouverner pour entrer, en ouvrant tant soit peu la pointe par le bossoir de tribord, et en passant à une encablure et demi. Il y a des pilotes qui veillent les bâtimens qui veulent en- trer , pour les conduire sur la barre; il faut les attendre, au risque d'éprouver quelque retard. 523. Les machines a vapeur employées à la navigation ont été perfectionnées par M. BRUNEL(Français) , ingénieur à Lon- dres, breveté. Il supprime le balancier, donne au cylindre une disposition plus propre à la transmission du mouvement , et ob- tient le mouvement de rotation plus directement, et avec une moindre perte de force motrice. Sa macliine conserve la régu- larité d'action, malgré les variations de la résistance qu'elle éprouve. Les chaudières deviennent plus légères de près des trois quarts de leur poids actuel. Le foyer s'alimente de lui-même Enfin l'appareil encombre beaucoup moins les embarcations : cette construction contribuera à multiplier les paquebots à vapeur M. Brunel a pris une patente pour ses nouvelles machines. Cet artiste est Français; il est à regretter que sa patrie ne l'ait pas conservé. (^Rev. encjc, avril iSa?, p. 207.) F. 52/). Nouvelle application des fusées. ( Newcaslle tnag., juin 1823, p. 33i. ) Sir W. Congrèvc a en l'Iicureusc idée de les faire servir à pro- r> îo ^ri militaire. jeter les ancres. Un bâtiment qui se trouve dans une situation difficile peut ainsi se créer un point d'appui sur le riva}:;e , et peut-èti'C échapper aux flots. Des expériences faites d<'>ant lord Melviile ont obtenu le succès qu'on s'en était promis. 525. Naufrages ?)omcreux en 1822 et iS'^"?. On a lu dans un journal anglais ( The Courrier) du 6 mai 1822 , cet article remarquable : « .Tamais, de mémoire d'homme, » les tempêtes n'ont causé autant de dommages que celles qui se » sont fait sentir l'hiver de 1821 à 1822, sur les différentes côtes « de l'Europe. On calcule qu'il a péri environ 2,000 navires et » 20,000 houimcs. 25o bâtimens et 2,5oo hommes ont été en- » gloutis sur les côtes du Danemarck seulement. » Ces temps affreux se sont renouvelés avec plus de violence pendent l'hiver de 1822 à i823.(.^i> jdrt militaire. 54 1 «arçons. Le duc d'York est fondateur de cet établissoinent. Les dépenses de créatlou de l'asile de Chelsea se sont moulées à a,06r,ooo. La solde des officiers, riiabillemcnt , l'entretien et les gages des maîtres et des serviteurs, l'habillement et l'entretien de laôo élèves à Chelsea, de loo àl'île de Wiglit , y compris le chauffage et les dépenses accessoires , coûtent 28,i()i liv. sterl. environ r 00,000 fr. , ce qui fait 5oo fr. par élève. La dépense est la même à Sonthampton. La toialité de la dépense à Chelsea, à l'ile de Wight et à Southampton, est de 3G,482 liv. 17 s. 7 d. , ou 912,000 fr. La 1''^ ordonnance contenue dans la brochure que nous avons indiquée , a pour but d'établir les règlemens généraux de l'asile militaire ; on y nonïme les commissaires qui doivent faire partie du conseil d'administration; ce sont les membres de la fiunille royale, les principales autorliés militaires, le chapelain général, les évèques de Londres et de Winchester, etc. Ce con- seil a pour président le duc d'York , commandant en chef des forces britanniques , et pour vice-président le secrétaire du dép. de la guerre. Un comité de 5 de ces membres rorolt les enfans qui sont présentés; mais d'après celte ordonnance , ce ne sont que les enfans des sous-officiers et soldats qui peuvent être admis, etles commissaires doivent choisir de préférence, 1°. ceux qui sont orphelins ; 20. ceux dont le père a été tué ou est mort dans un service extérieur ; 3". ceux qui ont peixlu leurs uières et dont le père est absent pour un service extérieur ; Z,". ceux dont 1rs pères sont employés dans usj service extérieur , ou dont les parens ont d'autres enfans à élever. La coaduile des j)ères dans leurs régimens doit être toujours pour les enfans la meilleure recommandation. M.us, pour être admis, ces enfans doivent être reconnus sans aucune infirmité. D. F. 527.STORIA BELLE CAMPAGNE En ASSEnii dçgli Italiaui in Espa- gna dal 1808 al i8i3; histoire des campagnes et des sièges des Italiens en Espagne de i8o8 à i8i3 , enrichie de plans et cartes topographiques , et dédiée à S. A,. L et R. l'archiduc Jean d'Autriche, par le chev. Vacani, major au corps du génie. Cet ouvrage s'imprime à Milan; il n'est encore connu que par le prospectus de souscription qui en a paru. 11 aura 3 vol. in-i'i"- de plus de 120 feuilles d'impression, et un atlas séparé grand- 5^2 -^/^ militaire. in-fol. de ifi plans, dont deux cnrtes de 90 cent, de long sur 6/, cent, de larj:;e, et les autres de (j/( cent, de long sur /|5 cent, de lar"e. Il doit par;iître dans le courant de cette année. Le prix do ■ souscription , qui était de 80 fr. , sera porté à 100 f'r. après la mise en vente. Voici la table des matières et l'indication des plans. Introduction historique sur l'Espagne dans les temps anciens et modernes. I. Campagne de 1808. Marche des troupes en Catalogne ; évé- iiemcns de Cayonne ; affaire près de Barcelone; secours de Fi- guères; tentative sur Gironne ; opérations du 7«. corps; siège de Roses ; défense de Barcelone. II. Campagne de 1809. Alfaire de Villa-Franca; bataille de Valls ; blocus de Gironne ; prise de la ville d'Hostalrich ; siège et prise de Gironne. III. Campagne de 1 810. Blocus d'Hostalrich; bataille de Vich ; mouveraens sur Barcelone ; prise d'Hostalrich ; marche de Gi- ronne à Lérida ; position sur la Sègre ; reconnaissance de Car- dona ; .siège de Tortose. IV. Campagne de 181 1. Attaques sur Tarrega , Bla et Man- reza ; surprise de Figuères ])ar les Espagnols; blocus subit de Tarraf^one; siège et prise de cette place ; reprise de Figuères; affaires dans la Navarre; entrée dans le royaume de Valence; prise d'Oropesn ; bataille et ])rlse de Sagonte ; blocus de Valence. V. Campagne de 1812. Siège de Valence ; prise de Peniscoia ; affaires le long de l'Ebre; marche d'une division italienne sur Madrid ; retour à Valence; affaires de troupes italiennes en Cas- tille et dans l'Aragon. VI. Campagne de i8i'3. Mouvemens sur Eurgos ; affaire de Boza ; défense de Bllbao ; prise de Castro sur l'Océan ; expédi- tion sur Sarragosse et Valence ; défense de Tarragone; retraite sur l'Ebre et les Pyrénées ; dernières affaires en Catalogne et sur la Bidassoa; retour des Italiens dans leur p.Urie. Atlas. Carte générale de l'Espagne; carie milllaire de la Ca- talogne pour l'intelligence des opérations et des positions; 4 caries militaires des environs de Barcelone, Tarragone , Sagonte et Valence; 10 plans relatifs aux sièges de Roses, Sarragosse, Gironne, Hostahich , Tortose et Tarragone, aux attaques sur Palamos, San Felice, Tosa et Bagut, au blocus de Figuères en 1811 , à la défense de Bilbao en i8i3, à la défense et à l'attaque de Lérida, Burgos, Peniscoia et Castro en 1812 et i8i3. A. Art militaire. 34'^ f>28. VeRSUCH Eir^ER VOLI.STANDIGEN B\N-PnAKTIK, etc. , odei" Anvelsuiig zum praktischen Ban, etc. Instruction pratique sur ia construction de tous les ouvi'ages de fortification de cam- pagne, fondée principalement sur l'expérience de l'auteur; par L. C. Von Reiche, colonel dans l'état-major, commandeur de la Légion-d'Honneur, et chevalier de plusieurs ordres mi- litaires. 2'-. édit., augm.In-8., XVI et 308 p., et i5 pi. Prix, i3 rxd. Leipsig; 1820; Liebeskind. L'auteur a publié successivement un Traité de fortification de campagne , et l'Instruction pratique que nous annonçons. Le premier ouvrage est consacré aux principes de l'art , le second aux détails de construction. Cette Instruction est très-élémen- taire; elle est destinée aux ingénieurs de campagne et aux offi- ciers d'infanterie. Le i''''. chapitre contient une courte description des outils et des ustensiles nécessaires; le 2''. enseigne les opéra- tions géométriques du tracé sur le terrain ; dans le 3^. , de la construction d'un retranchement, l'auteur expose avec clarté les règles du relief et du défilement, la répartition des travailleurs, la fouille des terres, auxquelles il assigne des talus trop raides dans les excavations, etc.; les chapitres suivans 4"., S*'., 6'., 7f. tt 8*^^., nesont'que la continuation du précédent; l'auteur y traite du revêtement du talus , des matériaux qu'on y emploie , du temps que ce travail exige, de l'établissement des défenses ac- cessoires, tels que palissades, fraises, piquets, fougasses, abat- tis et inondations, etc.; l'auteur adopte la manière de faire les inondations qui a été enseignée par le major IMuller dans son Essai sur l'art de se retrancher dans les quartiers d'hiver; le 9". chap. a pour objet la construction des retranchemens dans quel- ques cas particuliers, tels que la présence de l'ennemi, un ter- rain marécageux ; le 10". a pour objet les blockhaus suivant le mode de construction du major Muller, par cadres horizontaux, qui a le défaut de n'être pas praticable avec toute espèce de bois ; le 1 1''. chap. traite des caponnières; le 12''. des baraques ; le i3''. et dernier des places dites du moment. Les ouvrages français de Saint-Paul et Foissac ont beaucoup servi à l'auteur allemand. A. 544 Voyages. vor,A(>ES. 5 9. Voyages d'un Tartare, nntif de Rislar, depuis Tripoli de Karbarie jusqu'à l'établissement anglais de Cape-Coa:>t sur la côte de l'Or. (.iAvVzf.yourrt., juillet i8a'j, p. 16.) Cet homme, nommé Ouardji, (ut amené à cet établisse ment par les gens du rold'A.-clianti vers le milieu de 1822. Malheureusement on n'a pu converser avec lui que par l'in- termédiaire d'un jeune garçon sachant la langue de Houssa que ce Tartare avait apprise un peu eu voyage et comprenant fort imparfaitement l'iutcrprète qui parlaityrt«- tion de l'Egypte. PLANS, CARTES TOPOGRAPHIQUES ET GÉOGRAPHIQUES. 534. DAsOESTREicHiscHEKAisERTunM, etc., Carte de l'empire d'Autriche et de portions considérables des états voisins, exé- cutée au bureau topof;raphique du quartier-maître général de l'état-major, sous la direction du colonel Fallon, par ordre .2 sur les documens les j)lus authentiques, publiée par le colonel Boyer Peyrf.ieaw. I f. de 2 pieds i p. ^, sur i p. 8 p. JNous ne possédions sur cette colonie que la seule et unique (?/ géographiques. 35 1 carte du dépôt de la marine dressée par Bellin en 1759, carte fort iniparlaite. Celle qiie nous annonçons, construite à l'échelle d'environ 4 pouces et demi pour 3 lieues de France de aS au degré, est remarquable par lïi géographie physique qui y est bien exprimée. Le centre de la Guadeloupe proprement dite ou partie de Xouest, présente à l'œil « une chaîne de montagnes » boisées et volcaniques , dont la hauteur moyenne est de » 5oo toises ; leurs sommets sont taillés en cône, et de leurs bases » s'échappent 70 rivières ou ruisseaux qui font mouvoir les » moulins à sucre, et portent la fertilité sur le sol qu'elles arro- » sent, tandis que dans la saison des pluies elles deviennent des » torrens destructeurs. » Ces reliefs font une opposition frap- pante avec la grande terre ou partie de l'est , pays plat, d'al- luvion et sans rivière (i), qui est séparé de celle-ci par la Rivière salée. Les communications de toute espèce sont tracées sur cette carte, et nous avotisremarquéqu'ellesétaient d'autant plus multi- pliées dans la grande terre, qu'elles conduisaient aux nombreux ct:iblissemcns manufacturiers et habitations de sucreries, ca- i'éeries , de cacao, de vivres ou manioc, de coton et aux moulins à vent et à bètes, que possède cette partie de la colonie, riche de la fertilité de son sol, de sa population et de la beauté de son port central de la Pointe à Pitre. Des détails topographiques de bois et de sa vannes , etc., complètent la facture de celte carte dont nous nous plaisons à faire l'éloge parce qu'elle tend à nous faire eoiinaitre par la représentation les caractères distinctifs de ces deux parties de l'ilc ; c'est déjà un grand pas de l'ait vers la connaissance géographique de cettecolonie. Deslignes de direction indiquent les distances des îles Saint-Martin , des Saintes , ]Marie- Galante et de la Petite-Terre. Cette carte lithographiée, qui est jointe à l'ouvrage sur la Guadeloupe du même auteur, se vend détachée; c'est un moyen de plus de propager une chose aussi utile. Sueur Merlin. 536. Carte topographique des environs dr Paris, dressée d'après la carte des chasses du roi, etun grand nombre de car- tes particulières, etc.; par BuuÉ, géographe de S. A. R. Mon- sieur. Prix , 5.5 fr. Paris ; iSaS; Goujon. (t : M n'y existe point do moulin à eau ; c'oit encore un conlra-ite qu'elle olïre de plus av('c la Guadeloupe proprement dite, où tous les moulins font muspar ce liquide. 552 Plans , cart. topog. et géogr. Celte carte, d'une feuille grand-jnonde , d'environ 3 pieds G pouces sur i pieds 6 pouces, est le résultat des soins et des re- cherches de M. Brup, dont la réputation comme géographe s'ac- croît tous les jours, et à qui nous devons l'exact et élégant atlas de la Géographie universelle, et les ])rogrès de la gravure de ce genre de cartes , ainsi que l'heureux emploi du procédé des car- tes cncyprotypes, imaginé par le capitaine Freycinet, rédacteur du Voyage aux terres australes. L'auteur n'a rien négligé pour que cette carte soit le tableau topographique des environs de la capitale, à l'époque actuelle ; il ne s'est pas contenté de se procurer les plans et les documens les plus authentiques, ainsi que des cartes particulières récentes, mais encore il a fait par lui-même de fréquentes reconnaissances sur les lieux , qui ne peuvent que faire augurer favorablement de la partie mathématique de son travail, qui s'étend du nord au sud depuis l'Ile-Adam jusqu'à Arpajon , et de l'est à l'ouest de- puis Meaux et Crécy jusqu'au delà de Meulan , de IMontfort- l'Amaury et de Rarab.ouillet. Quoiqu'elle comprenne ainsi vers l'est une plus grande éten- due que celle des chasses, elle peut d'autant mieux lui servir de carte générale que le tableau d'assemblage de celle-ci n'est seu- lement qu'au trait, et qu'elle n'a pas lieu d'appréhender une comparaison d'infériorité quant à la beauté de la gravure , dont la topographie est due au burin distingué de M. Michel , graveur du dépôt général de la guerre. Cette belle carte, dressée à l'échelle de o,i i<". jjour i myriamè- tre, ou de I à 100,000, répondant à 'i pouces 7 lignes pour a lieues de 2,280 toises, sera bien certainement placée au premier rang parmi les réductions, et vivement recherchée par les ama- teurs de cartes précieuses. Sueur-Merlin. 537. Carte DES postes du royaume d'Hanovre; par W. Mui.i.eu. 12 f. \n-.\. gr. format, paj). vélin. Prix: !i rxd. ("es 12 f. forment la 1' '. partie d'un atlas en 81 f. , intitulé ; Carie militaire de l' .■illcinagne septentrionale et du royaume fies Pays-Bas. Les autres parties qui suivront pourront de même être détachées; savoir : les royaume des Pays-Bas jusqti'à Paris, en 26 f.; celles vers l'est, depuis Hambourg jusqu'à l'Oder et la Neisse, «n 21 f. ; et celles entre l'Oder, la Neisse et la Vislulc , en jj 1. i Joiirn. {^rn. de la Utt. ttr. , mai 182'i, j). i/ji.) Séances. 553 — ' — ^ — DEUXIÈME SECTION. TRAVAUX DES SOCIÉTÉS SAVANTES. SÉANCES. 538. Paris. — Jcadémie des sciences de l'Institut royal de France. — Séance du 16 Juin iSaS. — M. Texier de Mon- tainville adresse à l'Académie un mémoire intitulé : Essai sur l'inscription du cube dans l'octaèdre régulier. MM. Ampère et Cauchy, commissaires. — Un antre méjnoire sur les Polyèdres symétriques est renvoyé à l'examen de MM. Poinsot et Mathieu. — M. Becquerel lit un mémoire intitulé : du Développement de l'électricité, par le contact de deux portions d'un même métal dans un état suffisamment inégal de température , des piles construites avec un seul métal, et de quelques effets électriques qui naissent dans les combinaisons chimiques. MM. Ampère et Arago sont nommés commissaires pour rendre compte de ce mémoire, écouté avec beaucoup d'intérêt. — M. Cuvier lit un mémoire intitulé : Observations sur une altération singulière de quelques têtes humaines. — M. Pelletan annonce qu'il existe aujourd'hui à l'hospice de l'École-de-Médecine , un jeune homme affecté d'une maladie semblable à celle des têtes présentées par M. Cuvier. — M. Ampère présente à l'Académie un instru- ment destiné à mesurer l'intensité de la force électro-dynami- que, en déterminant par l'expérience la durée des oscillations que l'action de deux demi-circonférences faisant partie d'un cir- cuit voltaïque imprime, à diverses dislances, à un conducteur mobile circulaire : on aura ainsi un nouveau moyen de vérifier l'exactitude de la formule que M. Ampère a donnée pour repré- senter l'action mutuelle de deux élémens de conducteurs voltaï- ques , formule qui a été établie d'après un autre moyen de mesurer les forces, l'observation des situations où un conducteur mobile reste en équilibre entre les forces égales. — MM. Poisson et Cauchy font le rapport suivant sur la nouvelle note de M. Walsli. Dans cette note l'auteur se borne à rappeler les divers mé- moires qu'il a précédoiument envoyés, et il propose de nommer calcul d'Irlande celui qu'il avait appelé calcul Binomial; mais 354 Séances. comme dans les divers rapports déjà faits à ce sujet, les commis- saires ont été d'avis (jue les mémoires de M. Walsh n'apprennent lien de nouveau, ils croient ne devoir attacher aucune impor- tance au nom que l'auteur voudra donner à son calcul , et ils se dispenseront de fixer plus long-temps sur cet objet l'attention de l'Académie. L'Académie approuve le rapport et en adopte les conclusions. — M. Lassaigne lit des observations sur l'exis- tence de l'oxide cystique dans un calcul vésical du cliien, et un essai analytique sur la composition élémentaire de cette substance. MM. Vauquelin et Dulong , commissaires. Séance du a3 juin i8'i3. — ]\I. de Humboidt présente l'ou- vrage que I\I. le cliev. Monticclli, secret, perp. de l'Acad. roy. des se. de Waples, vient de publier conjointement avec M. Co- ■velli , sur la dernière grande éruption du Vésuve. Il expose avec les développcmens convenables les principales observations que ces savans ont faites et ajoute le résume des mesures qu'il a prises lui-même immédiatement après l'éruption. — M. le baron Blein adresse un mémoire sur la Détermination précise des résonnances graves produites par les vibrations simultanées de deux cordes sonores. Cet écrit est renvoyé à l'examen de la commission nommée, le 28 avril, pour un i^"". mémoire d'acous- tique du même auteur. — M'"°. Du Ereuil adresse à l'Académie «ne lettre relative à son nouveau système de multiplication des fractions et d'extraction des racines carrées et cubiques. Celte pièce sera remise à M. Ampère qui a été chargé de faire un rap- port verbal sur l'ouvrage de M""= . Du Brcuil. — M. Freycinet communique une nouvelle lettre de M. Dupcrrey, commandant l'expédition française de découvertes. (Voy. le n". "hii du présent Bulletin.) — M. Gay-Lussac fait, au nom de la section de phy- sique, un rapport sur la construction des paratonnerres que l'on se propose d'établir sur les églises. Il lit en même temps l'in- struction qui en fait i)artie et (pii a été rédigée d'après la demande de S. Exe. le ministre de l'intérieur. Séance du "60 juin. — M. Faure ]»rie l'Académie de faire exa- miner un fusil qu'il a perfectionné. MM. ÎMoHanl et de Prony, commissaires. — M. Galllon, de Dieppe, adresse d» s expériences microscopiqucj et physiologiques sur une espèce de conferve marine. Elles sont réservées pour être lues. — MM. Cauchy et Ampère font leur rapport sur le mémoire de M. Texicr de Mortainville relatif à l'inscriptinn lu cube dans l'octaèdiv. (Nous Séances. 555 donnerons l'extrait de ce rapport dims le j)rochain n». du Bulletin , à la section de mathématique. ) — Un mémoire de M. Arnoul sur les équations du 2*". degré à trois termes est ren- voyé à l'examen de MM. Ampère et Fourier. — M. Geoffroy de St-Hilaire lit une note sur la respiration du fœtus et sur l'exis- tence d'un gaz respirable et respiré dans les eaux de l'amnios. — MM. Girard, Molard et Dupin sont nommés pour examiner les perfectionnemens de l'éclielle à secourir les incendiés, inven- tée par M. Turban. — M. Mongcz lit une note sur un phéno- mène de pénombre. — ÎM. Boiigon lit un mémoire sur un Individu affecté d'un hydrocéphale chronique qu'il présente à l'Acadé- mie, et M. Pafris présente un crâne dont les parois sont fort épaissies. MM. Pel!etan,D!unéril et Magendie, commissaires. — M. Arago communique des détails sur des expériences très-cu- rieus!>s faites en Angleterre sur le son , par M. Mewedstone. — M. Girard continue la lecture de son 3"^. mémoire sur les canaux de navigation considérés sous le rapport de la chute et la dis- tribution de leurs écluses. — M. Longchamps lit un mémoire sur l'analyse de l'acide suluhurique et des phosphates. MM. Vau- quelin, Gay Lussac et Dulong , commissaii-es. 5^9. — Société royale et centrale d' agriculture. — Séance du \ juin i8qi3. — On lit une lettre de M. Greslé, ancien ingénieur de la marine, à Marseille, contenant des observations siu' les avan- tages du lupin , enfoui pour servir d'engrais. — M. Dupin com- munique un projet d'association pour le défrichement des Landes de Bordeaux. — M. Rodet , vétérinaire des hussards de la garde royale, adresse un mémoire indicatif des moyens généraux qui pourraient contribuer le plus efficacement à la conservation des chevaux de nos armées pendant leur séjour en Espagne ; une commission en rendra compte. — M. Delengaigne - Piquet en- voie de nouvelles observations pour faire suite au mémoire qu'il avait précédemment adressé, sur le panaris contagieux des pieds dos bêtes à laine. — M. Girou de Buzareiiigues est nommé correspondant de la Société. — On donne lecture d'un mémoire de M. Aubin sur la vaine ])âture. Séance du 18 juin. — M. Lévrier adresse une notice, avec figure, sur un nouvel échenilloir, de l'invention du sieur Mo- rlzot , serrurier à Tonnerre ; une commission en rendra compte. — Le secrétaire de la Société d'agriculture do Strasbourg trans- 556 Séances. met un rapport fait à cette Société, en réponse aux questions qui lui avaient été adressées , au nom de la Société royale, sur les causes de la supériorité du chanvre du Grand-Duché de Bade , pour la fabrication des cordages employés à la navigation du Rhin ; ce rapport est renvoyé à l'examen d'une commission. — On communique un extrait des registres de la chambre con- sultative des arts et manufactures de la ville de Sedan, indiquant le résultat des opérations qu'elle a fait exécuter pour ai)précier la qualité et le produit en drap des laines du troupeau de Naz , comparativement avec les plus fines laines de Saxe. — M. Sil- vestre rend compte de divers essais qu'il a fait faire, dans une de ses fermes, avec quelques instrumens aratoires de la fabri- cation de M. Guillaume ; ces essais, qui ont eu lieu en présence d'un grand nombre de cultivateurs du voisinage, ont obtenu un plein succès. — M. Vincens-Saint-Laurent fait un rapport ver- bal sur les 6e. et 7*. cahiers des mémoires de la Société patrio- tique du Holstein , envoyés par M. de Voght. ^\o. — Société de Géograjiliie. — Séance du 6 juin. — On donne lecture d'une lettre de M. de Krusenstern , dans laquelle il annonce que son atlas de la mer du Sud doit être publié en français , aux frais du gouvernement russe , et que S. M. l'em- pereur vient de confier au capitaine Kotzebue le commande- ment d'une expédition destinée à faire des découvertes dans la mer du Sud. — M. le comte de Sorge envoie une note sur quel- ques facilités de communiquer avec l'intérieur de l'Afrique. — M. Eyriès donne communication d'une lettre de M. Mollien , de Carthagènc des Indes , par laquelle ce voyageur annonce qu'il se rend à Santa-Fé de Bogota. — M. Jaubert fait part à la Société du projet de M. Dubois de Beauchesne , de voyager dans les contrées intérieures du Tliibet, et le désir qu'exprime ce voya- geur de recevoir les instructions de la Société île géographie. M. le président invite les membres à se réunir dans une séance particulière pour dresser ces instructions. Séance du lo juin. — M. le président donne connaissance d'un discours prononcé à la Société d'agriculture de Villeueuve-sur- Lot , dont l'objet est de signaler la Société de géographie et d'ex- citer le zèle d'hommes éclairés pour seconder ses travaux. — M. Everctt , de Cambridge, près Boston , offre à la Société de lui envoyer ce qui parait de plus intéressant sur la géographie, aux Séances. SSy Etats-Unis. — Le sénat do l'université de Kœnisberg écrit à la commission centrale pour lui offrir les services et les renseigne- mens qui seraient à sa disposition. — M. Barbie du Bocage fait connaître l'extrait d'une lettre de M. Rousseau, consul général à Bagdad , avec une carte manuscrite des paclialis de Bagdad , d'Orfa et d'Alep. — La commission décide de publier la carte manuscrite de M. Rousseau. — M. Barbie du Bocage fils donne lecture d'une lettre de M. Cottard, inspecteur de l'université, accompagnée d'un cahier d'observations sur le climat delà Corse. 541. Annales de la Société royale des sciences, belles- lettres ET arts d'Orléans, t. V, n°s. i , 2 , 3. ( Voy. la liste des Journaux et Recueils périodiques de France. ) Ces annales se font remarquer parmi les divers recueils pu- bliés par les académies des départemens, d'abord par la conti- nuité de la publication , ensuite par plusieurs articles originaux, et qui seront toujours consultés, surtout pour l'agriculture et la géologie. Des savans bien connus, tels que MM. Bigot de Moro- gues, Tristan, Ferra nd , Lokhart, etc., enrichissent ces annales des résultats de leurs observations. Le i"^^'. n<*. du 5"^^. vol. renferme une notice biographique sur le docteur Payen , chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu d'Orléans, par M. Jallon, médecin; puis le mémoire de M. le baron Bigot de Morogues, dont nous avons rendu compte dans le n". 874 du t. a du Bulletin. Le n". 2 est étranger au Bulletin ; il renferme un rapport fait au nom de la section de littérature sur les ouvrages présentés au concours pour le prix à décerner au meilleur éloge du célèbre jurisconsulte Pothier, et l'éloge quia remporté ce prix. Le n". 3 offre l'examen des avantages que la ville d'Orléans pourrait retirer des eaux de Fleury, et particulièrement de celles de la Fontaine l'iLtuvéc, sous le rapport de la salubrité, et de son embellissement, parM. Bcnoist-Latour; et le rapport fait au nom de la section des arts sur le mémoire précédent, par M. Pa- got. Ces travaux, inlércssans jjour la localité qu'ils concernent, sont accompagnés d'un tableau pour l'analyse des eaux de la Loire, de la fontaine dont il s'agit, et de celle de plusieurs puits d'Orléans; descri])tion du Pelletcria , nouveau genre déplantes de la famille des Prirnulaires. ( Voyez , dans ce Bulletin, la par- tic botanique.) — Rapport fait au nom de la section d'agricul- 55S Séances. lure sur la niouograpliic des grelies de M. Tliouin, par M. Mal- let. — Rapport .Mir le voyage de M. de Sainl-llilaire. ( Voyez n'. 5;>a du t. I.'". du Bulletin. ) F. 542. Bf.rlin. — Académie royale des sciences. — Séance du ■}.[\ janvier i 823. — Mémoire de M. Liclitenstein sur les Ashoniys , espèces d'animaux rongeurs. — Mémoire de M. Alex, de Hum- boldt sur la structure des volcans. — Prix proposés pour l'année 182 '|. — Classe de mnlhéinatiqucs. — Donner une lliéorie ma- thématique complète des cercles lumineux ou colorés qui se for- ment autour du soleil et de la lune, telle qu'elle satisfasse égale- ment aux données de l'observation et aux propriétés de la lumière et de l'atmosplière. — Prix à' agriculture pour 1826. — Détermi- ner, par des observations précises et par des expériences com- paratives dans la culture, soit des cliamps, soit des jardins, les effets favorables ou défavorables qui résultent de l'ordre dans le- quel on fait succéder les uns aux autres les divers végétaux, et déduire de ces observations des règles agronomiques plus pré- cises et plus sûres que celles qui ont cours jusqu'à présent, ba- sées sur des opinions vagues et des aperçus défectueux. — Existe- t-il une production de métis dans le règne végélal? 5/(3. Londres. — Société royale. — Séance du i'\ avril. — On a présenté un tableau des expériences faites pour déloiniiner I.1 longueur du pendule invariable en divers endroits de l'Amérique du Sud , par le capitaine Basile Hall. Séance du n'". mai. — On a lu un mémoire sur l'expansion des gaz par la chaleur dans divers étals de condensation et de raréfaction, par sir H. David, servant d'appendice à son premier mémoire , lu le 17 avril. Il a fait voir que la loi établie par MM. Gay-Lussac et Dalton, pour l'augmentation de volume pro- portionnelle aux degrés du thermomètre, avait également lieu pour l'air rarélîé ou condensé. — On a terminé la lecture du mé- moire de M. Buckland sur les os fossiles; il distingue les os de cinq classes d'cnimaux. — 1°. Ceux des animaux carnivores qui se sont retiré- spontanément dans les cavernes, où ils ont péri, pendant plusieurs générations avant l'époque du déluge, comme les os d'o" rs eu Allemagne. — x". Les restes d'animaux qu'y ont apportés, à la même époque, les bctes féroces, comme on le volt dans la c; vorne de Kirk-Dal. — 3". Les restes d'animanx qui sont l* mbés dans les crevasses et c ivc^nes ai '.menantes av^ut le dé- Séances. 559 luge, comme sont les os trouvés près de Plymouth et de Gibral- tar. — 4°- Les resljs des animaux entraînés avec le limon et les cailloux à l'époque du déluge, comme le squelette de rhinocéros près de AVirksworlh. — 5». Les restes d'aniniitux qui ont péné- tré dans les cavernes, ou sont tombés dans des crevasses depuis le déluge, tels que les os humains de la caverne de Paviland, et les os de chiens et de daims dans la crevasse de Duncombc-Parli. Séance du 8 mai. — Le prof. OErsted a assisté à cette séance et a été élu membre étranger de la Société. Il a reçu les justes complimens du président sur la brillante découverte des phéno- mènes électro -magnétiques, pour laquelle la Société lui avait déjà décerné la médaille de Copley. — On a commencé la lec- ture d'un mémoire du prof. Buckland , sur les os fossiles trouvés sur le continent. Séance du i5 mai. — On a terminé la lecture du mémoire précédent, dans lequel M. Buckland passe en revue les os delà caverne de Schcirtzjcid , dans le Hanovre; ceux de la caverne de Bauman, près d'Elbingrode, et ceux de diverses cavernes de Franconie. L'auteur en conclut que l'inondation qui a fait périr les animaux d'où proviennent ces os , a été universelle et a cou- vert les plus hautes morv'agnes. — Séance du 29 mai. — On a continué et achevé la lecture d'un mémoire intitulé : Description d'une balance magnétique et de quelques expériences récentes sur les attractions magnétiques faites avec cet instrument ; par M. J. Harris. — On a com- mencé la lecture d'un mémoire Intitulé: Cas de pueumatotho- rax , avec des expériences sur l'absorption de diverses espèces d'air introduites dans le coté , par J. Davy. 544- — Société astronomique. — Séance du 11 avril. — On lit une lettre de M. Paslorff sur un photosphère , observé à Buch-Hotlz, en Allemagne, autour des planètes de venus , Jupi- ter et salurne; puis l'extrait d'une lettre de M. de Litrow, di- recteur de l'observatoire de Vienne , relative à la cause de cer- taines discordances dans les observations astronomiques, et sur la construction des instrumens et la correction des effets de la réfraction. Séance du 9 mai. — On a lu un mémoire sur la théorie et l'application des pendules à compensation ( surtout des pendules 56o Séances. à mercure) pour les horloges astronomiques, par F. Bailey. Séance du l'i jui/i. — On a continué et terminé la lecture du mémoire de M. Bailey. Il contenait la description d'ini grand nombre d'expériences sur la force d'expansion des diverses sub- stances employées dans la construction des pendules à compen- sation , dont les résultats sont donnés sous la forme de tables; les expansions du mercure, telles qu'elles ont été données par divers auteurs, ont été recueillies, et l'on a fait voir qu'aucune d'elles ne peut être appliquée avec sûreté à l'objet du pendule sans de certaines modifications indiquées dans le mémoire. Les principes du pendule à compensation ont été alois examinés , et l'on a Indiqué quelques perfectionnemens dans la manière ordi- naire de construire et de régler les pendules en général. Le mé- moire est terminé par la description d'un pendule à compensa- lion d'une grande utilité , formé de bois et de plomb seulement , et conséquemment à très-bon marché. La Société s'est ensuite ajournée au i4 novembre prochain. Le conseil d'administration de la Société astronomique a dé- cerné diverses médailles d'or et d'argent à quelques-uns des as- tromes du continent pour leurs découvertes; 11 a aussi décerné nne médaille d'or à M. Babbage comme un gage de son admira- tion et de sa haute estime ])our son application d'un procédé mécanique au calcul des tables astronomiques et mathématiques. (Nous avons annoncé celte machine dans le Bulletin, to.II,n". 23.) 545. — Société géologique. — Séance du 1 mai 1823. — Un mémoire sur la Géologie du Haut Canada. — Un mémoire sur la découverte d'une grande dent d'éléphant, près de Charraouth dans le Uorsetshire ; par M. H. J. de la Bêche. — Un mémoire intitulé : Observations sur le genre Actinocamax; parL S. Mil- ler. — Un mémoire sur les Bélcmnltes trouvés dans les strates calcaires et d'alluvions aux environs de Norfolk et de Suffolk , avec des notices sur leurs localités , et les fossiles qui s'y trou- vent; par M. Richard Taylor. Séance du iG mai. — Mémoire sur la Géologie du sud du Pem- Lrokshire, d'après les observations de H. J. de la Bêche, et de M. V. D. Conybeare, communiqué à la société par M. de la Bêche. Ce mémoire est accompagné d'une carte et de sections très- étendues de la côte. Les formations de ce district sont dans l'ordre suivant en commençant parles plus basses. 1°. Trapp; Séances. 56 1 i«. grauvacke; 3°. ancien grès rouge; 4°- pierre calcaire carbonifère et 5° . charbon ( Coal measures ). Une lettre de M. Henri Heiiland , adressée au président , sur la matrice du diamant. Dans cette lettre M. H. décrit deux échantil- lons qu'il a déposés sur le bureau de la société. Le premier est d'Abaétc , au Brésil , et forme un conglomérat d'oxide de fer , avec quartz carrié , accompagné d'un beau cristal de diamant. C'est ce qu'on appelle Cascalhao, et M. H le dit d'origine d'al- luvion. L'autre est d'Antonio Pereira au Brésil ; M. H. l'a eu de M. le baron d'Eschevege ; c'est un petit diamant dodécaèdre très- brillant,logésurdescrist«uxdeScoroditeouferarseniaté cuprifère cristallisé , dont la gangue estdu fer oxidé brun informe. ( Brau- ner Eisenslein de Vernér. ) Cet oxide de fer , selon le baron Es- cheVege et M. Caîdcleugh forme des lits de 25 pieds de profondeur d'une immense étendue, reposant sur du quartz du genre du grès pliant, et qui repose sur du schiste chlorité. Il parait que c'est la vraie matrice du diamant du Brésil. 546. Calcutta. — Société Asiatique. — Séance du 26 dé- cembre 1822. — On a lu une lettre de M. de Hammer , de Vienne, qui envoie un exemplaire de sa Description de Constan- tinople et du Bosphore écrits en allemand, et les i3'^. et 14e. no'. du Jahrbûclier , journal qui parait tous les trois mois. — On lit une lettre de M. Remusat , secrétaire de la Société Asiatique de Paris , proposant d'établir une correspondance entre les deux sociétés. — Le musée de la société a reçu , depuis la dernière séance, des modèles d'une mosquée, et d'un temple du Népaul , un moule pour faire des chandelles, et une roue pour broyer ou couper la pierre. 547. CEYLA.N. — Société littéraire et agriculturale. — La séance annuelle de cette société a eu lieu le 16 janvier sous la présidence de sir Ilarding Giffard, qui a prononcé un discours dans lequel il a exprimé sa satisfaction sur les travaux de la so- ciété, qui entre dans la troisième année de son institution; il rap- j)elle dans ce discours les services rendus par divers correspon- dans , surtout M. Collier, Russel et Iloatson qui ont des droits particuliers à la reconnaissance de la société ; on doit, dit-il, au premier un système de Conchologie, fondé non-seulement sur les caractères extérieurs, mais sur l'anatomiect la physiologie des ani- maux à coquilles, et qui paraît devoir rem placer tous ceux qui, fon- ToME in. rkî^ 502 Prix proposés. dés sur (les caractères vagues , ont laissé dans un état de confu- sion et d'incertitude cette belle partie de l'histoire naturelle; on doit à M.Faissel un rapport très-utile sur la réduction du fer de Covlan et sur la qualité jjrécieuso que possède ce métal d'être malléable immédiatement en sortant des fourneaux. — On doit à M. Hoatson une description et une histoire complète de la pratique de la médecine chez les Singhalais, et de leur ma- tière médicale. Le président cite ensuite avantageusement le colonel ^Yright , auquel on doit des observations ingénieuses sur l'action du mercure dans le baromètre entre les tropiques, et sur le phénomène de son élévation et de son abaissement ré- guliers dans -xk heures, ce qui peut rendre cet instrument pro- pre à la mesure du temps ; le professeur Rask, gentleman qui -voyage pour l'avancement de la science, et auquel on doit un alphabet général adapté à tous les dialectes de l'Inde. — M. Lu- signan , auquel on doit une observation exacte du dernier pas- sade de'nercure sur le disque du soleil ; et M. Moon, qui, dans un mémoire sur laMarauta arimcUnacea ou orroiv root de l'Inde, a indiqué la manière de cultiver avec avantage ce végétal intro- duit depuis peu à Ccylan. PRIX PROPOSÉS. 5/,8. Harlem. — Sociélc hollandaise des sciences. Prix propo- ses pour 1825. I. Plusieurs architectes hydrauliques expérimentés convien- nent de l'impossibilité, qui existe souvent dans ce pays , de con- tenir ou de faire dériver les sources ( nellen), qui se montrent souvent, lorsqu'on pose les fondemens de profondes écluses; et comme dans d'autres pays, en construisant des ouvrcges de ce genre , on est parvenu à se rendre maître de sources très-consi- dérables , au moyen de machines à vapeur , la Société met au concours la question suivante : « Outre les moyens usités et insuffisans, quels pourraient être » ceux qu'on pût mettre en œuvre pour que, en fondant des , écluses profondes , ces sources fussent contenues , de manière « qu'on se trouvât toujours «n état de donner à ces écluses la « profondeur déterminée préalablement. Pourrait-on à cet effet, ,. comme ceci a lieu ailleurs, employer avec fruit les machmcs a Prix proposés. 363 » vapeur, et qu'est-ce que l'expérience a démontré sur la meil- » leure manière de se servir le plus avantageusement de ces ma- V cliines pour contenir les sources? » II. « Qu'est ce que l'expérience a prouvé incontestablement » sur la formation de la glace au fond des rivières des Pays-Bas » et ailleurs? Quelles sont les causes auxquelles on pourrait » attribuer ce phénomène, que plusieurs physiciens pouvaient » autrefois et peuvent encore maintenant révoquer en doute? et » quelles sont les lumières qu'on peut eu tirer, soit pour la théo- » rie de la congélation, soit à d'autres égards , ou pour quelque » but utile? M ni. « Quelles sont les maladies du corps humain dont on peut » dire, que, d'après les principes physiques et chimiques, on » les connaît et qu'on est en état d'en conclure quels sont les » remèdes les plus efficaces contre ces maladies, et de quelle ma- » nière ils opèrent dans le corps humain, pour les guérir? » IV. « Quelle est la meilleure manière de préparer les Sulfates .. de quinine, tant à l'égard de leurs vertus, qu'à l'égard de la » quantité produite et du ménagement des frais. En quoi diffè- » rent-ils, tant sous des rapports physiques que sous des rap- » ports purement chimiques? Quels sont les caractères auxquels » on peut les reconnaître avec sûreté pour découvrir toute fal- » sification ? » Il n'est pas nécessaire qu'on indique toutes les manières de procéder qui sont dt^jà décrites. 11 suffit qu'on prouve unique- ment , par des raisons bien fondées sur l'expérience, que le pro- cédé proposé est le meilleur. V. « De quelle valeur sont, en général, dans la médecine , les « Sulfates de quinine, particulièrement pour les fièvres ?Opè- » rent-ils de la même manière que les autres préparations de » quinquina , ou en quoi diffèrent-ils , et quels sont les cas où » l'une est préférable à l'autre? Peut-on dans toutes sortes de fiè- » vres, et à tous les périodes en faire usage , ou faut-il que le » médecin s'en tienne aux mêmes règles que dans les autres pré- » paratlons de quinquina , ou à quelques autres règles ? » VI. Comme dans l'art vétérinaire on trouve beaucoup d'indi- ces que les principes de la médecine du corps humain y ont été appliqués mal à jjropos , et que ceci met peut-être des entraves aux progrès de l'art susdit , la Société demande : « Quelle est •■ l'analogie entre les maladies ayant le plus lieu chez nos bêtes 364 P' '-^ proposés . » domestiques et les maladies des hommes, tant à l'égard de la X naissance, de la marche et de l'issue , que principalement à la » manière dont ces maladies doivent être traitées? En quoi dil- » fèrent-ellcs les unes des autres sous leurs différens rapports ? a Comment cette différence peut-elle être expliquée par la dif- » fcrente constitution de l'homme et des animaux , et quels prin- » cipes faut-il suivre dans l'art vétérinaire, pour parvenir à bien » connaître , et à traiter de la manière la plus fondée, les mala- » dies des bêtes domestiques? « VII. « La Société demande un tableau historique desdécou- » vertes utiles, déduites de principes physiques ou chimiques, » lesquelles ont été faites autrefois, soit ici, soit ailleurs, mais » qu'on a remplacées par d'autres découvertes ou améliorations, » ou qui se sont perdues de quelque autre manière. On demande » surtout qu'on développe, si les découvertes ou des améliorations » postérieures étaient en effet des améliorations, ou plutôt de » simples changemens , qui n'aboutissaient pas à quelque but » utile? » VIII. « Qu'est-ce que les observations faites en beaucoup » d'endroils, l'hiver dernier , sur le froid rigoureux, ont démon- » tré à plusieurs égards , pour l'augmentation de nos connais- » sances physiques, spécialement quant à la théorie de la con- » gélation? Parmi les observations des effets extraordinaires ou » moins connus et pernicieux du dernier froid si violent, y en a- » t-il dont on puisse déduire des préceptes utiles, pour pouvoir, » pendant les hivers rigoureux, se garantir le mieux contre ces » effets? » On ne demande pas que, en répondant à cette question, on donne des séries d'observations thermoméiriques, à moins qu'elles puissent servir à confirmer ce que l'on veut soutenir. IX. « Quels ont été les effets pernicieux et extraordinaires du » froid vif de l'hiver dernier sur les arbres, arbrisseaux et plan- » les , surtout à l'égard de ceux qui , pour leur utilité, sont cul- » tivés dans les provinces septentrionales de ce royaume , comme » aussi dans d'autres pays , dont la température ne diffère guère » de celle de ces provinces. Et quels préceptes pourrait-on dé- » duire de ce qu'on a observé des effets pernicieux des gelée- » sur les arbres et les plantes , pour trouver des moyens d » prévenir, en quelque manière, ces effets dans les liiveis rigou- » reux ? » Prix proposés. 365 X. Comme on ne faisait usage, il n'y a que peu d'années, fie la pompe pneumatique , que pour des expériences physiques , et qu'on se sert maintenant très-utilement de celle machine dans plusieurs fabriques de l'Angleterre et de l'Allemagne, soit pour faire bouillir l'eau au moyeu d'une chaleur beaucoup moins forte : procédé qu'on a commencé à introduire dans les raffine- ries de sucre en Angleterre, suivant l'invention de Howard et IJogson , soit pour faire pénétrer mieux la matière colorante des teintures dans les étoffes qu'on veut teindre, dans des chau- dières fermées, moyennant la pression de l'air atmosphérique, qu'on y introduit, après avoir fait raréfier l'air qui était dans la chaudière , la Société demande : « Dans quelles autres fabriques >) ou manufactures on pourrait , d'après des principes physiques » introduire avec avantage l'usage de la pompe pneumatique » |>our l'un ou l'autre but ? » XI. Attendu que, actuellement, on n'emploie pas unique- ment la vapeur comme force motrice dans les machines à vapeur, mais qu'on s'en sert même avec beaucoup d'avantage à plusieurs effets , comme les blanrhisseries de fd , dans les serres chaudes pour la culture des plantes , et aussi dans la préparation des ali- Hiens , la Société demande : « Peut-on juger , sur des principes » bien fondés , pour quelles fabriques , ou pour quels usages do- » mestiques on pourrait employer la vapeur?» (Les conditions du concours seront données dans le prochain no. avec la fin du pro- gramme des prix de cette société, qui nous a été adressé imprimé en français , et tel que nous le donnons. ) 549- Utrecht. — Académie. — Prix à décerner en iSaS. Mécanique. — « Exposer avec clarté et exactitude la théorie de la composition des forces agissant dans l'espace dans une di- rection quelconque ; on demande que les démonstrations soient immédiates et les plus simples, et que l'on indique brièvement , en les comparant entre elles , les diverses méthodes par lesquelles on peut parvenir à établir les mêmes règles générales. » Chimie. — « On demande l'analyse chimique exacte des eaux de pluie, de fontaine et de rivière de la ville d'Uirecht et des environs, afin de déterminer celles qui donnent la boisson jour- nalière la plus saine, celles qu'on peut employer dans certains arts, et celles qu'il faut éviter. » Médecine. — « Vu que de nos joiirs l'iisngc des sangsurs dans ^Ô'") NoniiiKtliuns c t I\ln-^rs. lu iHcdpfinc est devenu ttlli'iiu'iit p;i'iié;.il que plusieui's praticiens les ont prclérécs à la saignée ordinaire, tandis que d'autres veu- lent soutenir l'ancienne méthode d'évacu^lj* on , on demande la- (jTielle de ces deux opinions est appuyée sur les fondemens les }>Ius solides, surtout dans quels cas on doit préférer l'évacuation locale du sang à l'évacuation générale, ou réciproquement. » Les réponses doivent être écrites en latin, d'une autre main /. philos. Journ. , avril 1823 , p. 209. ) Sir "\V. Herschel naquit à Hanovre le j5 novembre 1788; son ])cre, qui était musicien, l'éleva , ainsi que ses frères, dans celte |)rofession. Placé dès l'âge de quatorze ans dans les gardes lia- novriennes, il fut remarqué par le duc de Darlinglon, qui le ' liargea pendant quelque temps de l'inslruclion d'un bataillon qui se formait dans le comié de Durham ; il s'établil ensuite, romme niaiire de musique, dans le voisinage de I.rcds, de l'ont- NoniincUions et Éloges. 56? refact el de Duncastci\, où il obiliil beaucoup ilt succès, et fut chargé de diriger les concerts publics et oratorios de ces villes. En 1 7^6, il fut nommé organiste à Halifax ; mais il reçut bien- tôt Tin emploi plus lucratif du mt-me genre à la chapelle octogone de Bath. \à son talent musical fut pleinement apprécié; et comme maître de musique et directeur des concerts publics, il se fit un revenu supéiiexir à ses besoins. Malgré l'entliousiasmc qu'il avait pour sa profession, il s'était appliqué depuis long-temps à des éludes plus relevées, surtout en matliémaliques; mais l'astronomie avait principalement fixé son attention; et la lecture des ouvrages populaires de Ferguson, où il étudia 1rs merveilles du système planétaire, lui inspira un ardent désir d'observer par lui-même des phénomènes si remar- (]uables. Le prix d'un bîjn télescope se trouvant, heureuse- ment pour la science , au-dessus de ses moyens, il résolut d'en construire un de ses propres mains. Après beaucoup de difficul- tés, il réussit à composer, en 1774. un télescope réflecteur , de cinq pieds, avec lequel il ol)serva l'anneau de Saturne et les sa- tellites de Jupiter. Appliquant alors avec zèle à la pratique les connaissances théo- riques qu'il avait acquises dans l'optique et la mécanique, il fit un grand nombre de télescopes divers : environ 200 télescopes ncAvtoniens de sept pieds ; i5o de dix pieds; 80 de vingt pieds, sans compter plusieurs télescopes grégoriens, et d'autres miroirs de la construction du microscope réflecteur du docteur Smith. Muni de ces instruinens, Herschel! examina les cieux avec beaucoup d'attention et de succès; ses premières observations, faites en 1776 et années suivantes, furent publiées dans les Tran- sactions philoso])hi(pies de 1780 : elles étaient rel tives à X Etoile l'ériodiquc du cou de la Baleine , et à la hauteur des moritapnes de la lune. Le mémoire suivant, qu'il communiqua à la Société royale, en 1781 , avait pour titre : Ohsen'ations' sur les runuve- mens de rotation des planètes autour de leurs a.res , tendantes à déterminer si le mouvement diurne de la terre est parfaitement uniforme. Il présenta bientôt à ce corps savant son Mémoire sur une eotnèlc ohsen'ée le 1 3 mais i 781 , qui se trouva ensuite êlre une nouvelle planète, qu'il distingua sous le nom de Genr^ium sidus ( astre de George ) , en l'honneur de sa majesté. Celte importante découverte rendit son nom célèbre d.^'is fonte rr.inoj>e, rt allira sur lui la munificrnro du roi George iJl , 5G8 Nominations et Éloges. qui, par une pension considérable, le mit à même d'abandonner le travail de sa profession . et de consacrer le reste de ses jours ii l'examen des cieux. En 1781 , il publia une Description d'un microntclrc pour prendre l'angle de position ou l'angle formé par une ligne qu i joint deux étoiles, avec la direction de leurs mouvemens; et en 1788, dans un mémoire 9.uv laparalhixedes étoilcsfixcs, il reprit et expliqua la méthode proposée par Galilée ])OiU' mesurer la distance angulaire de deux étoiles fixes. Il publia, la même année, dans les Transactions philosophi- ques, son Catalogue des étoiles doubles , triples, quadruples et multiples ; ouvrage qui aurait suffi pour immortaliser un astro- nome : afin de mesurer la distance angulaire de deux étoiles très- proches l'une de l'autre, il inventa son niicromclrc !i lampe , qui fut décrit dans les Transactions de la même année. Il s'occupa en- suite de la recherche du mouvement propre des étoiles, objet si important pour l'astronomie, et dont le célèbre Tobie Mayer avait le premier donné une explication; mais c'était à lui qu'é- tait réservé l'honneur de déterminer la direction ainsi que la grandeur de ce mouvement. Il découvrit que notre système so- laire s'avançait vers la constellation d'Hercules; il reconnut que ce mouvement n'est point rectiligne, mais s'opère autour d'un cen- tre éloigné; il essaya même de déterminer la vitesse de ce mou- vement, dont la détermination exacte demande encore plusieurs siècles d'observations. Le mémoire contenant ces recherches est publié dans les Transactions de 1783 , et a pour titre: Sur le mouvement propre du soleil , et du système solaire , avec la description de divers rhan^emens qui ont eu lieu par mi les étoiles fixes dej)uis le temps de M. Flamslead. De 1777 à 1783 , le D"". lierschcl fit quelques découvertes in- téressantes relatives à la planète de Mars. Il reconnut que la zone lumineuse que l'on avait souvent observée au pôle sud de cette pla- nète provenait de la réflexion de la lumière du soleil sur ses ré- gions glacées; il trouva aussi que le diamètre équatorial de cette planète était à son diamètre polaire à peu près dans le rapport de i6 à if», et que la durée de sa révolution diurne était d'environ 2/1 h. 39'. (les résultats curieux furent communiqués à la So- ciété en 1787, sous ce titre, Sur V apparence des régions po laires de la planète de Mars , etc. Avec le lélesrope de ?.o pieds qu'il avait conslruil , il observa Nominations et Éloges. 569 la structure et l'arrangement des cieux, principalement les né- buleuses et la voie lactée , et la situation relative du système solaire. Ses vues intéressantes à ce sujet furent consignées d3. Annai.es de mathématiques pdres et appliquées ; par M. Gergonne. Tom. XIV, 11". 2 ; août i823. M. J.-R. Durande, professeur de physique au collège royal de Cahors , fait à lui seul les frais de la livraison que nous an- nonçons, ])ar un mémoire de géométrie pure. Dans une disser- tation préliminaire, il rappelle qu'il a déjà essayé, dans un autrevolume du même recueil, de justifier sa prédilection pour la «géométrie, et de montrer qu'elle pouvait facilement résoudre des problèmes que l'on a jugés jusqu'ici assez difficiles pour ne les attaquer que par l'analyse. Il se plaint du vide des traites de géomètre élémentaire, tels qu'on a coutume de les composer, et il pense que, tôt ou tard, on sera contraint d'y introduire diverses théories importantes (\m n'y ont pas encore figuré telles, par exemple, que la théorie des transversales, celle des centres de similitude, des pôles et polaires , dos axes et cen- tres radicaux, etc. Il annonce en même temps qu'il s'occupe actuellement d'une théorie élémentaire et purement i;éométriquc des surfaces du second ordre, qu'il se propose de faire paraître dans le même recueil. Dans le mémoire rappelé, M. Durande s'était attaché à justi- fier par la géométrie pure, les élégantes constructions auxquelles l'analyse avait conduit M. Gergonne , pour la description d'un cercle qui en touche trois autres, sur un plan ou sur une sphère, nu d'une sphère qui en touche trois autres dans l'espace : dans celui-ci il s'occupe de la démonstration des belles propriétés deshexa"Ones inscrits et circonscrits au cercle, cX de toutes les conséquences auxquelles elles conduisent; il justifie ensuite, par des considérations purement géométriques, la belle construction à laquelle l'analyse avait également conduit M. Gergonne pour le problème où il s'agit d'inscrire h un cercle un triangle dont les côtes passent par trois points donnés , ou de lui circonscri/v élémen taircs. 5 7 5 un triangle dont les sommets soient sur tr-ois droites données. Il trnaiiic enfin par démontrer que la distance entre les centres soit de deux cercles , l'un inscrit et l'autre circonscrit à un même triangle, soit de deux sphères , l'une inscrite et l'autre circon- scrite ti un même tétraèdre , ne dépend jamais que des rayons des deux cercles ou des deux sphères , et il en donne l'expression dans les deux cas. Tout en rendant liomraage au zèle et aux louables efforts de M. Durande, tout en convenant que son mémoire est fait pour plaire à une classe nombreuse de lecteurs , nous nous permet- trons d'observer, i°. qu'autre chose est de découvrir la con- struction d'un problème et de démontrer une construction déjà connue , et qu'ici c'est bien incontestablement à l'analyse qu'ap- partient la gloire de l'invention; 2°. qu'en traitant une question par la géométrie improprement appelée synthétique , on se trouve obligé de supposer la figure constituée d'une manière particulière , et qu'à moins de faire une revue exacte de tous les cas, ce qui serait souvent très-long, on n'a jamais la certitude que les résultats auxquels on est parvenu puissent être considérés comme absolument généraux, ce qui a toujours lieu, au con- traire, pour les résultats déduits de l'analyse, qui ne suppose jamais la figure plutôt constituée d'une manière que de toute autre; de sorte que fon pourrait peut-être renverser l'assertion de Newton et dire qu'une théorie géométrique ne mérite vérita- blement de paraître au grand jour qu'autant qu'elle est revêtue des /ormes de l'analyse, B, 56/1. Mkmoihe sltr l'inscription Dtr cube dans l'octaèdre; par M. Texier de MoNTAiNviLLE, lu à l'Institut. Voici l'extrait du rapport fait sur ce Mémoire à l'Acatlémie des sciences par MM. Cauchy et Ampère : l'auleur, après avoir rappelé deux solutions distinctes de ce problème, dont l'une a été donnée par Euclide et l'autre par le père IJernard I.amy, observe qu'à ces deux solutions on peut enjoindre une infinité d'autres, en sorte que le problème est réellement indé- terminé. Effectivement si l'on prend pour axes des .r, y, z, les ♦ rois diagonales d'une octaèdre, toute section faite dans cet oc- taèdre par un plan parallèle au plan de .r, y, sera un carré et si le double de la distance des deux jjlans est comprise entre le cûté du carré et sa diagonale , il est clair que dans le carré 376 Mathématiques dont il s'agit on pourra en inscrire nn second qui deviendra la base d'un cube inscrit à l'ocracdre. Ce qu'il y a de reniarquablt\ et ce que l'auteur a eu soin de démontrer, c'est que les sommets de tous les cubes inscrits de celte manière tracent sur chaque face de l'octaèdre une hyperbole cquilatère. Pour s'en convain- cre, il suffit d'observer que la distance du sommet de chaque cube à l'axe de z est à l'ordonnée de ce uu-jne sommet dans le rapport de V^ 2 à i ; d'où il suit que les sommets de divers cubes sont tous situés sur une surface conique qui a pour axe l'axe dos z et dont la génératrice forme avec ce même axe un angle qui a pour tangente V^aT Comme un plan parallèle à l'une des faces de l'oc- taèdre, et mené par l'origine, couperait cette surface conique suivant deux droites perpendiculaires entre elles, on peut affir- mer que celle-ci sera coupée par chaque face de l'octaèdre suivant une hyperbole équilatère , ainsi que l'auteur l'a prouvé par une mélliode qui exige plus de calcul que celle que nous venons d'indiquer. 5G5.LEHRBUt:H der GEOMETRiEundcbcnen Trigonométrie. Cours de géométrie et de trigonométrie plane, avec un recueil de problèmes géométriques; par S. P. BatwER. In-8., avec 11 pi. Dusseldorf ; i%'i.'S; Schaub. MATilÉMATIQURS TRANSCENDANTES. 566. Résdmé des leçons données à l'école royale polytechnique STir le calcul infinitésimal ; par M. Cauchy, membre de l'Aca- démie des sciences, professeur d'analyse à l'école royale po- lytechnique. Tom. i". , in-4 de 160 p. Paris ; iSaS ; Debure. Cet ouvrage est formé de l-i réunion des fcudlcs données suc- cessivement aux élèves jiendant le cours. Quoiqu'on y ail reserré tout le calcul différentiel et tout le calcul intégral jusqu'il l'inté- gration des équations, ce résumé est assez détaillé pour être considéré comme un cours de calcul infinitésimal à l'usage de toutes les personnes qui ont quelques notions d'algèbre. Il est à remarquer que l'auteur a suivi une marche qui permet d'établir toutes les théories du calcul inlinitésimal à l'aille seulement du développement du binôme pour le cas de l'exposant entier et de la théorie des logarithmes ainsi (ju'on la donne ordinairement dans l'algèbre ; de sorte fjue les personnes qui voudront seule- iniîiscerulcititcs. 577 mcnl embrasser l'enchaînement des vérilc^s aniilytiques pourront se mettre en peu de temps en état de comprendre ce cours. Ce qui distingue la méthode de M. Cauchy de celles qu'on a suivies généralement dans les ouvrages qui ont paru dans ces derniers temps , c'est que le développement des fouettons en série ne sert point de base à sa théorie ; il ne considère ces développemens que d'une manière accessoire, et seulement lorsqu'ils sont conver- gens. L'existence des intégrales considérées comme somme d'é- lémens, et leur valeur pour les fonctions usuelles, sont établies d'une manière qui peut être indépendante du calcul différentiel , ce qu'on n'avait pas encore fuit jusqu'à présent. L'auteur fait voir ensuite la liaison entre le calcul différentiel et le calcul intégral ; le développement de Taylor se présente comme un des résultats des considérations empruntées à la fois à ces deux calculs. Quel- ques leçons sont consacrées aax cas singuliers que présentent les intégrales; elles serviront d introduction aux savans mémoires que l'auteur a publiés sur les intégrales définies. On reconnaîtra dans ce cours la rigueur que M. Cauchy enseigne à mettre dans l'em- ploi des signes et des formules analytiques auxquels on a souvent donné trop d'extension. G. C. 50-. MÉMOIRE SUR LES INTÉGRALES DÉFINIES ;. par M. le cliev. CisA DE Gresy. ( Méin, Acad. Se. Turin, Tom. 26 , p. 2oy. ) Ce mémoire important a principalement pour objet les inté- grales que M. Legendre a nommées Eidcrlenncs et dont on dis- tingue deux espèces : celles de la première se dévelo})pent en produits d'un nombre infini de facteurs, et l'auteur s'est d'abord proposé de parvenir directement à ce résultat, qui n'avait été obtenu que par la comparaison de ces intégrales avec d'autres déjà connues. Pour celles de la seconde espèce qui contiennent un logarithme, 11 les transforme au moyen des formules données par Lagrange dans sa 4^. leçon sur le calcul des fonctions où les logarithmes sont ramenés à des racines de l'ordre infinitième, et il obtient ainsi tous les résultats fondamentaux de la théorie de ces intégrales. L'auteur applique encore les formules de Lagrange à d'autres fonctions logarithmiques, exponentielles et circulaires, qui lui donnent l'occasion de faire plusieurs remarques sur le sujet im- portant et diflicile du passage du réel à l'imaginaire dans l'inté- gration. DtlLfcRS. Sy8 lilnc.'iines 568. Note sur l'intégrale de l'cquatioii - "T S"-^ '" J' =^ o, cl addition à cette note; par M. Plana. (Mém.Jcad.Sc. Turin. Tom. 26, p. 5if) et 557-) Euler avait donné en série l'intégrale complète de cette équation et diverses intégrales définies qui y satisfont, mais qui ne contiennent qu'une constante arbitraire , ainsi que le rappelle M. Plana, en renvoyant au calcul intégral de M. Lacroix. Dans cette note, l'auteur parvient à sommer les deux séries d'Euler par des intégrales définies assez sinq)les, qui contiennent des co- sinus quand ^ est positif, et des exponentielles quand il est négatif, ce qui donne ainsi l'intégrale coniplète de cette équation en in- tégrales définies. On trouve ensuite quelqiies recherches sur l'intégration do d ° r / / \ l'équation -f- ( g -\ — jj- = o, dans lesquelles M. Plana démontre un résultat qiii n'était qu'énoncé par M.Lcgendrc dans un de ses mémoires ( j^/tv/?. .^c^r/. Se. de Pures, 1789, p. 409 ). Cette équation, considérée par ce dernier à l'occasion de la figure du sphéroïde terrestre , a acquis un nouvel intérêt par une application que M. Laplace en a faite à la théorie de la chaleur de la terre. [Co/i/i. des temj)S pour \^7.'^,\^. •25o.)DEFLtRS. WACHIKES ET CONSTRUCTIONS. 569. Abrégé des élémkns de philosophie NATrr.ELLE et expé- rimentale ; i"""^. partie, comprenant les propriétés générales de la matière; etc. , avec un exposé de l'invention , des progrès et de l'état actuel des machines à feu. Par John Millincton, ingénieur civil , professeur de mécanique à l'Institution royale de la Grande-Bretagne , etc. Vn vol. in-8., 3/^7 p. Prix, i4 sh. Cet ouvrage est le résumé du cours de mécanique fait à l'In- stitution royale. Moins destiné à avancer la science qu'à la ré- pandre ou à la populariser, il est écrit avec une rare clarté et contient une foule d'obseivations pratiques qu'on ne rencontre pas dans des traités beaucoTip plus étendus. La i^". partie est consacrée à l'exposition des propriétés de la matière , des lois du mouvement, de la puissance mécanique , etc. La 2"., qui e(jl la plus hnportanlc, est presque esclusivcuient consacrée aux i\.<\ et Connu ucûons. SyQ cliines à feu. Les nioditicatlons qu'elles ont reçues à diverses épo- ques, la vapeur qui les met en mouvement, les pièces dont elles se composent, les soupapes qui les garantissent des explosions, en un mot, toutes les améliorations, tous les changemens cpii ont été proposés depuis Newcomen jusqu'à Perkins, y sont décrits et discutés. C'est véritablement l'Jiistorique complet de ces machines. 570. Rapport fait a l'Institut de France ( Académie des sciences) sur les avantages, sur les inconvéniens et sur les dangers comparés des machines à vapeur, dans les systèmes de simple, de moyenne et de haute pression; par une com- mission composée de MM. de Laflace, présld., de Prony , GiRARo, Ampère, et Ca. Dupin , rapporteur. In-8. de 46 p. Paris: iSaS; Bachelier. Dans ce rapport, provoqué par le gouvernement, sous le point de vue de la sécurité publique , la commission s'est propo- sée ces deux questions, i". Quels avantages relatifs présente l'emploi des machines à moyenne et à haute pression? 2". Quel est le danger de leur emploi ? C'est sur la i^e. que roule la i''f. partie du rapport : la com- mission y examine les propriétés des machines à pression élevée, dont les principales sont d'occuper peu de place, et de présenter une économie considérable de combustible , tout en développant une force prodigieuse. Il résulte des observations faites par ordre des propriétaires des mines de Cornouailles, sur un grand nombre de machines à vapeur à simple pression, dedlfférens sys- tèmes, que ces machines qui n'élevaient en 1811 que 15,760,000 liv, , avoir-du-pois (4^3 S''^'". ) , à i jiied ( o "■'^■'. 35) de hauteur par boisseau (35 !i'. 24^ de charbon consommé , élevèrent enmai i8i5, 20,766,000 liv. Cette augmentation fut la suite de divers perfectioiinemcns dans leservice des machines, ou dans quelques unes de leui-s parties , et do la construclion de nouvelles machines plus parlaitcs. On estime aujourd'hui que celles de AN att perfec- tionnées élèvent plus de 3o, 000, 000 liv. à i pied de hauteur pour chaque boisseau de charbon consommé. La machine à moyenne pression et à condensation,;! deux cylindres, construite d'après le système de Woolf, pour la mine de Whcalvor, élève A!))98o,882 liv. à un pied de hauteur par boisseau de charbon. Deux autres machines de Woolf donnaient pour produit moyen , en i8i5, 4^>255,25o liv. La macliinc à haute pression .) Ces chaînes, nommées chaînes malhénialique s , destinées à la construction des ponts , sont composées de fortes barres de fonte, jointes avec des boulons, et formant une combinaison d'angles se supportant l'un l'autre. Elles n'exercent d'autre pres- sion sur les piles et sur les culées que celle de leur propre poids. 11 y a seulement trois sortes de barres de fer et un boulon, qu'il est très-facile de réunir, étant tous faits sur le môme modèle. M. 58o. Une construction étonnante se prépare dans le voisinage de Plymoulh ; c'est un pont de chaînes ou d« suspension qui doit être jeté sur la Tamar, à Saltash. lin gentleman de celle dernière ville a pris la chose sérieusement à cœur, et les riches proprié- taires du Devonshire et de Cornouailles ont offert avec empres- sement de concourir aux frais de celte entreprise, [dentl. Mog. , juiu 1823, p. 5Go.) Topographie , Géodésie. 38f TOPOGRAPHIE, GÉODÉSIE. j(Si. Df.r Selbstlehrf.udn ^conomische Feldmksser, ou l'Ar- penteur économe qui s'instruit lui-nicme; instruction complète pour les économes propriétaires , surtout pour ceux qui veu- lent appreiidre aisément et sans maître ce qu'il y a de plus né- cessaire à savoir dans l'arpentage; suivie de remarques sur le cadastre, avec 8 pi. et 17 tables, t.*^. édit. ang. et tout-à-fait refondue; in-4. Prix : 1 k. 16 gr. Ulm; Esner. Cet ouvrage est une nouvelle édition de celui intitulé Flachcn oder Feld- Einthcilung. Le nombre de feuilles du texte a été doublé; l'auteur y a ajouté l'exposition détaillée des premiers élémens de la géométrie qui manquait à la première; de sorte ([u'on peut apprendre facilement la géométrie et ses ojiéralions les plus difficiles sans le secours d'un maître. 582. Instrument pour aider à mesurer dés triangles très-étcn- dus. [Leipz. lit. Zeit., févr. 1823, p. t\i(). ) Cet instrument a été inventé par M. le conseiller Gauss , qui lui a donné le nom à' héliotrope. Étant occupé eu 1820 de me- sures géodésiques à Lunebourg, pour réunir la triangulation ha- novrienne avec celle du Daneraarck, il s'aperçut que lorsque sa lunette était dirigée sur le clocher de Saint-Michel, à Hambourg, à une distance de 7 milles, les petites fenêtres rondes qui se trou- vent sur la flèche , en réfléchissant vers lui l'image du soleil , l'empêchaient de continuer ses opérations : cela lui donna l'idée de se servir de l'image solaire pour signal, en la recevant sur uu miroir et la renvoyant aux divers points de station. M. Gauss calcula d'après la force de la lumière du soleil et l'affaiblissement qu'elle éprouve dans l'atmosphère, qu'il n'avait besoin que d'un petit miroir de 2 à 3 pouces de grandeur pour renvoyer l'image solaire à une distance de plus de 10 milles. C'est ce miroir qu'il nomme héliotrope. B. 583. VoRi.EsuNOEN iiîER M I LiT\i R Gr APHiK , ctc. , OU Lcçons de topographie militaire ; par M. Horrer , lient, au corps des ingénieurs saxons. Leipsick; Ilinrichs. Astronomie ASTRONOMIE, COSMOG T. AP IIIK. 584. AsTRONOMiscHE NAcnRicHTF.îf. IVouvellcs astronomiqucs j nos. 35^ 36 et 37. par M. Schumacher, Altona; 1823. On trouve dans le n". 35 : i". Une détermination des lon- gitudes par le chronomètre de M. Kessel. M. Schumacher trouve le résultat d'une exactitude étonnante ; 1". occultation d'une étoile du Scorpion le 20 juillet à Altona ; 3°. catalogue des étoi- les à comparer en ascension droite avec la lune en 18*24 ; 4". let tre de M. Matthiessen au rédacteur, en lui adressant ses tables stéréotypes de logarithmes, sans faute; 5". Enfln, Observations barométriques faites à Cuxhaven et à Berlin, sous les auspices de l'académie des sciences de cette dernière ville. N''. 36. i". Fin de la lettre de M. IMattliiessen, sur ses tables de logarithmes; leur couimodité, dit 31. Schumacher, les recom- mandera aux calculateurs; 2". Longitude de la porte Saiut-Mi- chel à Hambourg, par deux occultations des Pleyades. 3°. Ex- trait d'une lettre de M. Degen. On y rapporte plusieurs fautes .î corriger dans diverses tables; par exemple, tables de logarith. ])ar Callet, ëdit. stéréot. Voyez la table i"""^. des logar. à2o déciin. au lieu de 5, il faut 3 à la 10""^'. décimale du logar. de iifiS; 40. Position géograp. de Suez, de Médine, de Damielte, d'après M. Ed. Riippel. N». 37. 1°. Sur les pendules de MM. Breguet , père et fils; L'article est en français. M. Schumacher, fait à cette occasion un éloge mérité de ces célèbres artistes, la. Sur la marche du clironomètre portatif, no. i , de M. Kessel. 3". Extrait d'une let- tre du docteur Ursin de Copenhague , sur les logar. à 6 décima- les. 40. Extrait d'une lettre de M. Riimker, astronome à Para- matta; on y trouve les élémens de la dernière comète de 18?./, le passage de Mercure sur le Soleil , le solstice d'hiver de 1829.. 5». Extrait d'une letttre de M. IVicolai, professeur à Manheim , sur les passages de la lune au méridien. 6". Occultations d'étoiles parla lune , observées à Prague, par I\L Ilallatschku. B. y. 58.5. Nouvel essai sur l'organisation des mondes et le mt'ca- nisme de l'univers; par M.D 0.'. édition aug. i vol.in-8. de 100 p.; Paris; 1822; Plée. et Cosmographie. S'è^ L'auteur de cet ouvrage n'est pas étranger aux lois de la physique, quoiqu'il y avance des faits entièrement faux. Il dit, p. 5 , que les étoiles s'éclipsent l'une par l'autre , et que ce sont «les corps opaques ; p. 8, que la rotation de chaque globe sur son axe produit une force centripète qui détermine son atmosphère; que l'eau de la pluie résulte de la recomposition del'oxigène et de l'hydrogène contenus dans l'air atmosphérique; p. 12, qu'il n'y a point de calorique sans oxigène, quoiqu'on sache bien que le charbon rougît dans le vide, sans combustion, sous l'influence de la pile électrique , etc. Mais quel que soit le vice de ces assertions erronées , il est moins grave encore que la manière de raisonner de l'auteur , qui, lors même qu'il avance des faits vrais , en tire des conséquences fausses , qu'il élabîit d'autorité et sans se donner la peine d'é- claircir celles de ses théories qui contredisent l'opinion reçue. C'est ainsi qu'il attribue à l'électricité cet effet d'optique par lequel un carton peint des sept couleurs et mis en mouvement de rotation, paraît blanc. Ailleurs il dit que le soleil est composé d'aimant , et que son enveloppe lumineuse n'est tpi'ma tourbil- lon mis en action par celte substance. Il attribue la lumière de l'anneau de Saturne à la même cause, oubliant que cet anneau ne nous envoie que la lumière du soleil , prend des phases diver- ses et disparait à de certaines époques soumises au calcul. Nous ne croyons pas devoir pousser plus loin l'analyse d'un ouvrage qui n'apprend rien , contredit ce qui est reconnu pour vrai, et conduit aux plus étranges conséquences que l'auteur avance d'autorité, sans aucune discussion. Francoeur. 586. Sur i-es distances des principales étoiles fixes au pôle bo- réal. [Philox. Mag. , n°. 248, mars 182^, p. 126.) L'auteur de cet article fait une comparaison des dislances des étoiles au pôle nord, déterminées par le D"". Brinklcv, et ])ubliées dans le Journ. of se. de srpt. 1822, avec celles calculées par M. Bessel, insérées dans le Philos. Mag. de janv. 1823 : il pense que ni l'un ni l'autre n'a donné les distances exactes , et que les déclinaisons réelles des étoiles ont une valeur moyenne entre celles données par ces deux auteurs. Il atlribue l'inexacti- tude de leurs résultats aux erreurs provenant de la détermina- tion des constantes dans les formules de la réfraction , au moven «la baromètre et du lliermoniètre ; cejiendant la détermination 588 Phjsu{ue. exacte de l'obliqnitô de l'ôrlip tique, d'a[nès les calculs de M. Rf> sel, lui fait présumer qu'il aie plus approché de la vérité. Ro. 587. Sur la boussolk dks Finois. Tandis que les peuples germauifiucs , helléniques et sluvons divisent leur boussole par nord, sud, est et ouest, d'après les quatre points principaux de la course apparente du soleil, la nuit, le midi, le lever et le coucher équinoxial, les Finois de Finlande (et probablement toutes les autres nations fmoises ) divisaient anciennement le ciel d'après le système suivant : Pohia , nord, minuit. — liai, Co degrés à l'est du nord, lever du soleil au solstice d'été. — Kaa/.Âo, 60 degrés à l'est du sud, lever du so- leil au solstice d'hiver. — E/elai [nnlvement mcri et louna ), sud, midi. — Lm'n.u, 60 degrés à l'ouest du sud , coucher du soleil d'hi- ver. — Luodet, 60 degrés à l'ouest du nord, coucher du soleil d'été. Il est évident que les inventeurs de celte méthode de division vivaient à une latitude où le lever et le coucher des deux solstices différaient entre eux de 60 degrés ou d'un sixième de l'horizon. Cette condition convient aux pays entre la mer Caspienne et la mer Noire , et à d'autres régions habitées par les anciens Scythes qu'on a tant d'autres raisons pour regarder comme identiques avec les Finois. Nous tirons ce fait curieux du recueil mensuel la Mnéinosine, publiée en Finlande. Nous examinerons ultérieu- rement les conséquences de ce fait. (iVo^c. Ann. des toj-., mars iSi*^, p. 41 4-) PHYSIQUE. 588.ARNALEN DER Physik. und dcr physlkalischen Chemie. An- nales de physique et de chimie; par M. Gilbert. i<-.,Z<^. et 4e. cahiers de iSaS. Leipsick; Joh. Barth. Nous avons déjà annoncé le l'r. cahier de 1823. (Voyez notre Bulletin, to. vi, p. 38o.) Nous allons indiquer sommairement les articles dont se composent les trois cahiers suivans. i'^. Cahier de i823 : lo. Sur le dégagcmentde l'électricité par la pression, d'ajtrès les expériences de M. Becquerel. C'est le rapport fait par M. Biot à l'Académie des sciences, le 11 déc. 1820, sur le mémoire de M. Becquerel, relatif à ces expériences. ^''.Action de l'amadou sur l'élcclricllé; expériences de MM. Lefèvre-Gineau 1". partie). /lo.Nouvelles expériences sur les niTiriales métalliques, par W. A. Lampadiiis. 5". Lac et ruisseau d'acide sulfnriquedans l'ile do Java , d'après le journal du Prof. Silllman. 6-. Nouvelle manière de former l'acide cyanique, et recherches sur cet acide et sur les sels qui en sont formés, par F. Wohlcr. 70. Sur le feldspath, par Gustave Rose. L'auteur en distingue /, espèces, qu'il nomme Feldspath proprement dit, Albit, Labrador et Anorthit. 8". Extrait d'une lettre de Léopold Gmelin sur la dé- composition du chlore, par le Dr. Serturner. 9^ Iléponse du Dr. Serturner aux objections de M. Dobereiner contre les vues du premier sur la nature des rauriates et la manière de les décom- poser par l'acide sulfurique sec. lo». Découverte d'une nouvelle espèce de rhinocéros vivant, semblable au rhinocéros fossile de Sibérie, par sir Everard Home. 110. Extrait d'une lettre du D^. Dobreimo; kupfernickel artificiel cristallisé; métal substitué à la pierre pour imprimer; défense du chlore contre l'expérience de M. Lampadius. 120. Notice littéraire relative aux articles m et VII. Enfin, Journal météorologique pour le mois de janvier 1 8a3 , à l'observatoire de Halle , par le Dr. Winckler. 3e. Cahier de iSa? : i". Sur l'action magnétique anomale du fer chauffé entre la chaleur blanche et la chaleur rouge, par Pe- ter Barlow. (Voyez ausssi les Transactions phllosopliqws , ire. partie, 1822.) 2". Expériences sur la communication du magné- tisme au fer, par M. Baden Powell. ( Voyez Jnnals of phUoso- phj, fév. 1822. ) 3". Sur l'électro-magnétisme, par M. Pohl. 4". Sur la manière d'ajuster et de centrer un objectif triple, par M. Wollaston. 5". Répétition des curieuses expériences dû Dr. Fraunhofer sur l'optique, à Munich, et remarques électro ma- gnétiques, par J. W. Pfiiff. 60. Expérience électro-magnétique par le Prof. OErsted. {Yoyez Jnnals of philos., févr. 1822. ) 7". Observations météorologiqTies de 1821 , p;,r Gilbert ; abaisse- ment extraordinaire du mercure dans le baromètre, en décem- bre; pluie en Angleterre et dans les Pays-Bas. 8^. Remarque sur une localité de Skorodite inconnue jusqu'à présent, pnr M Au guste Breithaupt. 90. j^Je dans la source d'eau salée, à Sales en Piémont. 10". Pétrifications de varec, trouvées en Suède, par le Prof. N.lsson. ,i". Sur les expériences électro-magnétiques le, plus récentes du Dr. Seebeck , par le Dr. Raschig ( appareil formé seulement dedcuxmétaux ). lao. Nouveaux phénomènes électro- magnétiques par l'action chimique, par M. de Yéliu. ij.. i^g, ToMK m. ^ * ' 26 5()0 Pli)si(/ne. marques sur les consécjucnces que .M. Barlow a tirées de ses expérieuces magnétiques avec des globes de fer. i4". Heures aux- quelles les observations d'étoiles filantes seront faites à Quedlih- bourg , Halle , Llegnilz et Breslau , en iSaS ; avis du Prof. Bran- des ; Journal météorologique, à l'observatoire de Halle, pour fév. 182'i, parle D^. ^Vinckler. 4<^, Cahier de i823 : Sur l'exhalatiou et l'absorption de l'azote dans la respiration, par M. Edwards. (Voyez Jrin. de chim. et t/cphjs., ]an\. i823.) ■!". Expériences de M. Pouiilct sur la cha- leur. (^ Voyez £ull. des sciences , 1822.) 3". Sur une vive lueur de la chaux, de la magnésie et de la baryte, à la flamme d'une lu- mière. 40. Nouvelles expériences sur la propriété magnélico- motrice des métaux regardés jusqu'ici comme non magnétiques, par de Yélin. 5 '. Action magnético-motrice des acides liquides, des bases et des sels, au moyen de conducteurs simplement métalli- ((ues, par M. de Yélin. Ce mémoire renferme des expériences cu- rieuses. 6''. Description et analyse de la prétendue masse raétéo- 1 ique trouvée auprès d'Ovelgonne, en Oldenbourg, dans un amas de foin qui avait brûlé ; par MM. Muncke et Gmelin. 7". Obser- vations météorologiques de l'année 1821, eu Angleterre, aux Pays-Bas et à Clèves, par MM. Moll, Edwin etEversman. On y remarque l'abaissement extraordinaire du mercure dans le baro- mètre, Ie25 décembre 1821. 8". Découverte du thermo-magné- tisme des métaux, par M. de Yélin. « J'ai découvert, dit l'auteur, " 1". que tous les métaux sans exception , dès qu'ils sont exposés » en deux points à des degrés inégaux de température, devien- ■< nent magnético-moteurs, et cela avec d'autant plus d'énergie .. que la différence de chaleur est plus grande dans les deux u points; 2". que ce magnétisme dû à la chaleur montre des pro- « priétés par lesquels il se distingue essentiellement de l'électro- o magnétisme de M. OErstedt. » lo". Expériences électro-ma- gnétiques de M. Seebeck. 1 1°. Annonce de l'explication du ther- mo-magnétisme, par M. de Yélin. I2«. Nouvelles actions thermo- électro-magnétiques, par M. Van Beek. 13°. Invitation à concourir à mesurer les hauteurs par le baromètre, par MM. OErstedt et Pog- gendorf ; Journal météorologique de Winckler , à Halle. B. y. JS(J. GRiLE REMARQUABLE. ( P/es enveloppèrent les hauteurs et versèrent la grêle avec une abondance inouïe. Aucun éclat de tonnerre ne l'ac- compagna; mais les glaçons étaient si volumineux , si rapides^ tpi'un grand nombre de soldats en l'ut blessé. L'auteur n'a pas s'i'cueilli de détails sur l'étendue que le météore a dévastée; il l'é- value approximativement à 3 milles. ôgo. DiUECTioK GÉNÉRALE DE l'éclair. (^PhUos. joum,, juil; 1823, p. ao3.) Il résulte d'une série d'observations faites en Allemagne et communiquées par Referstein, que la direction générale de l'é- clair est de l'est à l'ouest, et très-rarement du nord au sud. Il jiaraît d'après une autre suite d'observations que l'éclair s'élève le plus souvent à l'ouest et s'étend vers l'est. On a fait de nom- breuses observations sur les' effets de la foudre sur les arbres; des gardes-forestiers expérimentés lapportent que lie chêne est très-souvent frappé par la foudre, mais le hêtre très-rarement, même lorsque ces arbres sont mêlés. Ro. 591. Mémoire sur l'influence de la pression atmosphéri- que sur les boules des thermomètres, suivi de quelques expé- riences relatives au froid produit par rex])ansion des gaz; par MM. Aug. de la Rive et F. Marcet. (^/é. Univ. , avril 1823; p. 265.) On a observé que le ])oint de fusion de la glace,snr im thermo- nièlre à mercure vide d'air et fait depuis long-tem])s, se trouve unpeupbis haut qu'au moment delà confection decet instrument. M. Flaugergues a expliqué ce fait , en remarquant que dans un thermomètre vide d'air, la boule doit finir par se contracter - attendu qu'elle est constamment soumise à la pression de l'at- mosphère , et que l'élasticité du verre , comme celle de tout au- tre corps à ressort, diminue par le temps. MM. de la Rive et Marcet, dans le mémoire fort intéressant dont nous rendons compte, admettent l'explication de M. Flau- gergues, et ])rouvent en général l'influence de la pression de l'air sur les indications du thermomètre, en observant : i". (m'un thermomètre à mercTirc vide d'air, placé dans le vide, indiqué un nombre de degrés inférieur à celui iju'il marque dans l'air et un nondjrc supérieur lorsqu'il est dans l'air condensé , quoi- 5()2 Physique. que dans ces différens cas, la température soit la même ; o.'^. que plus l'épaisseur de la boule est grande , moins les effets dé- signés ci-dessus sont considérables ; 3». qu'un thermomètre dont la partie supérieure est remplie d'air, indique dans le \idc une température })lus basse que dans l'air; 4°- qu'un lliermomètre dont la partie supérieure est ouverte indiqua le même degré dans l'air, le vide ou l'air condensé. L. H. 59'2. SnR QUELQUES PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES OBSERVÉS FN MER; avec une description du feu Saint-Elme. ( Phit. Joiirn. , juil- let 1823, p. 35.) L'auteur doute de l'efficacité des paratonnerres, contre les- quels il reproduit les anciennes objections d'attirer la foudre et d'être lusuffisans pour l'écouler, etc. Il s'étend beaucoup sur le feu Saint-Elme , la frayeur , la dévotion dei marins, etc. 593. Description d'une batterie volt.iïquc particulière; parle D^ Vit. MiCHELOTTi. {Mcm.diTorino, xxxi, 433.) Cette batterie consiste en deux spirales de cuivre et de zinc contigues , qui plongent à volonté dans des verres remplis d'un liquide convenable : l'auteur emploie du zinc et du cuivre la- minés du commerce et des verres à boire. Dans un verre de 3 po. à 3 - de diamètre au fond et de 5 po. deliauteur, on peut avoir en entier une surface de 116 po. carrés des deux métaux. Un seul élément suffit pour chauffer fortement un fil de platine de \ de millim. de diamètre et attire fortement la limaille de fer; quatre élémens fondent et brûlent le fil de platine ; avec dix ou douze on fond deux pouces et plus de fd et une lame de fer d'une ligne d'épaisseur; en armant les fils extrêmes de deux fragmens de charbons , on obtient une brillante lumière. G. de C. 59/j. Observation sur la nature des Fluidfs ; par C. J. Lkhot, ingénieur au corps royal des ponts-el-chaussécs ; in-8. Im- primerie de Hoquet. M. Leliot considérant sous un nouveau point de vue les for- ces qui animent les molécules des liquides, en déduit les élé- mens d'une nouvelle théorie de l'action capillaire. Il remartiue que les explications f|ue l'on donne maintenant de l'élévation des liquides dans les tubes d'un petit diamètre sont imparfaites, attendu qu'elles ne font point entrer en considération l'Influence du milieu ambiant, ni cellcdu calorique, Influences qui cependant Plijsiqiie. 5c)5 modifient beaucoup les pliénomènes c,ii)illaires , comme le prou- vent les faits suivaiis découverts par l'auteur : lO. Deux des fluides, eau, huile de térébenthine, huile d'olives, air, mercure, étaient superposés et séparés par une surface horizontale. Si l'on plonge, en partie dans l'un et en partie dans l'autre , deux lames de verre formant entre elles un petit angle, celui de ces" fluides qui sera le premier dans l'ordre énoucé ci- dessus , prendra la forme d'une courbe concave , et l'autre celle d'une courbe convexe. a». Sous une même hauteur de fluide , un jet qui s'échappe par un tube capillaire vertical, s'élève plus haut à mesure que la température angmente. 595. Sur i.'a3Ustement- des verres d'un objectif achromatique triple; par le Dr. Wollaston. ( Ann. de Chim. et de Phys. ; juin 1823. ) Lorsqu'on regarde , dit JVI. Wollaston , un corps brillant au travers d'un objectif qui offre six surfaces , on aperçoit, outre l'image réfractée, une série d'imagesplus faibles, formées par de doubles réflexions entre les différentes surfaces; et comme la position de chacune de ces images dépend de la courbure des surfaces qui lui donne naissance ; elles semblent cire à diverses distances de l'objectif. Ces images , dont le nombre est égal à quinze ou à celui des combinaisons deux à deux du nombre de surfaces que présen- tent les lentilles , doivent être en ligne droite, pour que l'objec- tif ait la perfection convenable. Cette condition n'est remplie que lorsque les axt's des différentes lentilles coïncident parfaitement ; résultat que M. "Wollaston obtient en plaçant ces dernières dans une boite portant deux systèmes de vis , situées dans des direc- tions rectangulaires , et s'appuyant sur les bords de chaque lentille. Alois ayant transporté les images dans un même plan vertical , à l'aide d'un système de vis opposées l'une à l'autre dans le sens horizontal, 11 complète l'ajustement en amenant toutes les images sur la même ligne horizontale , au moyen des vis placées au-dessus et au-dessous , à angle droit avec le pre- mier système. L. H. 5g6. Sun la polarisation circulaire dans l'améthyste; par le D. lÎREWSTER. ( Trans. roy. Soc. Ediinh. , vol. i , p. ily. ) Cet article contient une série de faits observes avec des pia- 5o4 Chimie. qucs d'anu'lliyste à faces perpendiculaires à l'axe. Ces faits sont relatifs au dé[)lacement du j)lan de polarisation de la lumière (pii traverse suivant l'axe, les cri.Uaux de la substance en qucsilon , comiue on l'avait déjà observé pour le quartz. M. Brewster trou\e dans les actions de ces deux espèces de cristaux sur la lumière des caractères qui peuvent servir à les difféz'cncier. Nous ferons remarquer en terminant que l'on observe dans certaines plaques de cristal de roclie,dcs couleurs et des stries ou veines parfaite- ment semblables à celles de plusieurs des figures qui accompa- gnent le mémoire du célèbre pliysicien d'Edimbourg. Ba. C 11 1 M I K. 597.NEt!Es JouRWAL FUR Chemie UNO Physir, etc. ; OU Nouvcaii Journal de chimie et de physique ; public par le D' . Schwkiggkr et le D"". Meinecke. Nouvelle série, 7''. vol. in-8. Nuremberg; 1823 ; Sclirag. Ce recueil, très-estimé, paraît par cahiers de 7 ou H fouilles. On publie 12 cahiers par an. Voici l'aperçu des 4 premiers de 182^; ils composent le volume que nous annonçons : !"■. Cahier : 1°. Rapport sur les travaux de la Société d'his- toire naturelle de Halle , depuis le 3 juillet 1821 justju'au 3 juil- let 1822 ; communiqué dans la séance publique du 3 juillet 1822; par Keferstein. 2". Sur le magnétisme de l'appareil galvanique, par le D"". Seebeck. 3°. Apjilicatlou de la chimie à l'agriculture , p.ir le Prof. Scliiibler de Tiibingue. 4"- Recherches chimiques, par le D''. Friedmann Gobcl de léna. 5". Description complète d'un minéral nommé erlan , connu depuis long-temps, et récem- ment déterminé par MM. Auguste Breiihaupt et C. G. Gmelin. 60. Sur la piésence du mercure dans le sel commun, par M. Wur- zer, avec cette épigraphe : IntcrJum minus nova no\'itas ,quhm. Veritas. L'auteur, parmi ses nombreuses citations, indiqtie M. Proust et les Mémoires du Muséum, to. vu , p. 479. 7". Ex- périences sur l'ascension de la scve dans les ceps de vigne, par ]\I. Munckc. Ce mémoire a été lu le 18 janvier i823 à la .Société d'histoire naturelle et de médecine de Ilcidclberg. 8'. Analyse d'un fiel jjarticulier et d'une nouvelle substance qu'on y a trou- vée, par Bart. Piizio. Ce travail, lu le 8 août 1822 à l'Athénée de Venise, a été imprimé dans le Journal de (liHifigliachi et de Chimie. dqS Bnignntelli, 1822, bim. vi, p. /,/,6. 9". Table Turtroroloiijiqiie pour janvier 1823 , à Ralisbonne, par M. Ilcinrich. 2'-. Cahier: 1°. Mémoire sur l'a,nalyse des mélans^es gazeux d'hydrogène, d'oxide de carbone, d'hydrogène cai'boné et de gaz oléfiant; par le D"". Bischof, Prof, de chiruie et de tcclmo- logie à Bonn. L'auteur a employé aussi le calcul algébrique. 2". Sur les pétrifications d'Osterweddigon, près de Magdebourg , par le Prof. Gormare. 3'\ Recherches sur divers arseniatcs et phos])ha- tes métalliques, par le D"". Dumesnil. /i". Analyse niinéralogiqiie et chimique du minéral nommé strcifcn spath (spath à slrirs) , par le Df. Bernhardi et le D^. Rodolphe Brandcs I/analyse chi- mique, sur 100 parties, a donné : acide carbonique, 42,000; chaux, 53,661 ; magnésie, o,5()2 ; oxide de fer, 1,376; oxide de manganèse, o.3o8; eau, o,25o; perte, i,3i3. 5". Examen d'un nouveau fossile, par M. P. Strom. M. Berzellus s'est aussi oc- cupé de ce nouveau corps : il propose de le nommer achmit , d'un mot grec qui signifie pointu. Voyez aussi les Mémoires de l'Académie des sciences (de Suède), 1821, i^e. part. 6". Lettre du Prof. Mohs, de Freyberg , au Prof. .Taiiicson, d'Edindiourg ; contenant des remarques sur une leltie du Prof. Weiss, insérée dans le journal intitulé the Edinhiinrh jihilnsojJtical Journal. M. Mohs défend sa méthode de cristallographie. 7°. Extrait du .Tournai iiiétéorologicjuc, ])oiir février i823, ])ar M. Heinrich, a llatisbonne. 3«. Cahier : 1". .Sur le phénomène électrique que les anciens désignaient par le nom de Castor et Pollux (feux Saint-Elme ) , par le D"". Schweigger. Ce mémoire, de 86 pages in-8. , est suivi d'un supplément sur les phénomènes jijétéorojogiques (iu i4 janvier 1822. M. .Schweigger cherche à rattacher la phy- sique ancienne à quelques parties de la physique moderne : il cite, par exemj)le, les pierres tombées du ciel. 2". Rap- port sur 1rs progrès de la .Société formée ])our r<'j)andre la connaissance delà nature et delà vérité, par leuiénielW. Schweig- ger. 3°. Extrait du Journal météorologique, ui.iis i823, par M. Heinrich , à Ratisbonne. 4'. Cahier : i". Sur l'existence delà manne dans Irsfeiiilies de céleri ( apium graveolens), par le D"". A. Vogel , de Munich. 2'\ Bizio, sur le maïs. Voyez aussi le Jourrhil de physique (italien^, to. v, p. 127. 3". Essai d'une théorie des formes primitives des cristaux, par le Prof. Bernhardi. 4". Examen d'un grenat rai- '^ij6 Chimie. caire de Liiidbo, par W. Hisingcr. Voyez aussi Mémoires de l'A- cadémie des sciences de Stockholm, 1821 , a», partie. 5°. Ficinus, sur le contenu résineux du pechstein, 6". Sur la décomposition du sel commun par l'acide sulfurique privé d'eau, par C. G. Gmelin. 7". Présence de l'iode dans les eaux-mères de la saline de SiiJzer, par M. Kaiger. 8 '. Sur la soude naturelle aux réser- voirs des eaux d'Ems , par le D"". Vogler. 9". Liquéfaction des gaz, par]M."\I. Davy et Faraday. loo. Sur la Société des natura- listes et des médecins allemands, ii". Météorologie du mois d'a- vril i8ii, par M. Heinrich, à Ratisbonne. B. y. 5y8. L. Gmemx IIandiîucu der ïueoretischen Chfmie. Traité de chimie théorique; par L. Gmelin. In-8. 1^. éd. Francfort -sur le Mein; 1821. Cet ouvrage est peut-être le premier traité de chimie qui ait introduit dans la langue allemande une nomenclature claire et convenable au grand nombre de découvertes laites dej)uis une trentaine d'années dans le domaine de la chimie. Celte nomen- clature est analogue à celle cjui est aujourd'hui adoptée par la plupart des chimistes français et anglais, et qui facilite tant l'étude. Ce traité de chimie est purement scientifique , et sans aucune application aux arts; il renferme une très-grande variété de faits, et cite toutes les observations, quelquefois minutieuses, qui ont été faites par les divers chimistes , de sorte qu'on est sûr d'y trouver toute remarque un peu notable, accomijagnée du nom de son auteur. Quant à la marche que l'auteur suit, elle diffère essentiellement de celle qui est aujourd'hui observée par la plupart des chimistes, marche qui distingue surtout l'ouvrage deM.ïhénard,et qui, tu faisant bien connaître les rapports qui lient entre eux les faits de la science, y répand une si grande lumière. M. Gmelin range les cor{)s de sorte qu'après avoir étudié les propriétés de deux corps , il combine le dernier avec le premier, et , poursuivant ainsi, il combine toujours le corps dont il vient de faire l'histoire parti- culière, avec tous les j)récédens. En conservant la même marche pour les sels du règne minéral , il ne groupe pas toutes les com- binaisons d'un même acide, mais toutes les combinaisons d'une même base avec les divers acides; il en résulte qu'il est obligé de passer sous silence toutes les généralités, qui caractérisent les différcns genres. Ce n'est que dans la partie végétale que, en sen- Chimie. Syy tant l'indispensable nécessité, il a r.ingé ensemble tous les sels résultans de la combinaison du même acide avec les différentes bases. M. Gmelin , après avoir parlé d'un composé, en donne les analyses faites par les chimistes les plus distingués; il y ajoute en même temps les nombres proportionnels, en les calculant d'après l'une de ses analyses, l'hydrogène étant pris pour unité, par exemple : Atome. Davy. Lavoisicr. Dahon. Bcnclius. Azote, I i4 ^16,67 42,3 32 42 46,75 Oxigène, a 16 53,33 57,7 68 58 53,25 Deutoxide d'azote, I 3o 100,00 100,0 100 loo 100,00 On trouve dans l'ouvrage de M. Gmelin plusieurs combinai- sons nouvelles, tant du- règne minéral que du règne végétal et animal. A la vérité, l'existence de la plupart de ces corps n'est pas encore bien constatée. Il termine en traitant de la botanique, de la zoologie et de la physiplogie sous les rapports chimiques. 599. Note sur les bulbes des dalhias, lue à l'Institut par M. Païen. L'examen chimique i^e ces tubercules a présenté des résultats assez intéressans ; l'auteur a trouvé les produits suivans, dont il a déterminé approximativement les proportions relatives. Eau, dnlhinc , malates et citrates de chaux et d'ammoniaque , ligneux , phosphate de chaux , silice , albumine , huile essentielle, huile fixe , substance aromatique amère, nitrate de potasse, hy- drochloratc de chaux, acide citrique, substance azotée, soluble dans l'eau et l'alcohol , à chaud et à froid , sulfalte de chaux et matière colorante. Parmi toutes ces substances, qui ont dû, comme on le pense, donner lieu d'abord à une analyse compliquée, et que M. Payen est parvenu ensuite à éliminer facilement à l'aide de procédés (ju'il indique, l'huile fixe, l'huile essentielle, la matière aroma- tique et la dnlhinc , paraissent caractériser plus particulière- ment les bulbes des dalhias. L'huile fixe en quantité extrêmement faible, et soumise ce- pendant à des essais nombreux pour être séi)arée aussi pure que j)ossible, est insoluble dans la potasse (solution) bouillante, bien quelle paraisse s'y combiner; sa nature grasse est bien coiistatée ; l'auteur se propose de la soumettre à de nouvelles recherches. SqS Chimie. L'iiuile essentielle, d'une odeur toute paitiiiillère, f. 35(). ) M. Smithson pense que les méthodes indiquées pour recon- naître si un sulfate est à base de strontiane ou de baryte, sont trop compliquées et exigent souvent plus d'habitude que n'en ont les minéralogistes. II propose, en conséquence, un procédé qui lui a toujours réussi. C'est de réduire le minéral en poudre, de le réunir avec une certaine quantité de chlorure de baryum , de fondie le mélange, de le brûler dans l'esprit-de-vin. La fl^unne est constamment rouge quand le sel est à base de stron- tiane, et sa teinte se prononce encore davantage si on élève la tcmj)érature de l'esprit-de-vin qui se consume. Go2.Analy-se des eaux minérales d'Ax; par Macnes-Lauens, pharmacien. Brocli. de ()4 p. Toulouse; iSa'j; Bellegarrigue. La ville d'Ax possède un grand nombre de sources d'eaux thermales sulfureuses , dont la tem])éralurc varie de 17 a Ci^ R. Les eaux d'Ax sont exploitées depuis longues années. L'analyse eu est connue. Un troisième établissement s'est élevé et a dû faire connaître la conqxjsition des eaux ([ui le iburnisscnt avant d'ou- \i\v ses bains. Ce travail, condé au pharmacien du lieu qui a opéré sur i5 litres, a donné pour résultat : INIuriate de soude i5 graius. — M.dière vegéto-animale i'2. — Carbonate de soude 4oo Géologie. desséche 19 \. — Silice \i {. — Manganèse i. — Alumine i.-^- Pâte 8. — - Total 69 grains. 6o3. Analyse des eaux d'Inverleithen ( Philos. Journ. , juil. 1823, p. 200.) Ces eaux , soumises à l'analyse par le D^ Fife , ont donné sur 100 grammes io,23 de carbonate de magnésie, 19,02 de mu- riate de chaux, et 31,29 de muriate de soude. C'est le produit d'une pinte anglaise de ces eaux provenant de la plus forte source. Celles d'une autre source ont donné seulement 5,3 grains de carbonate de magnésie, 9,5 de muriate de chaux, et 21,2 de mu- riate de soude. 604. M. Fyve, qui regardait le tutenag et le cuivre blanc des Chinois comme identique, avait été frappé de la discor- dance des analyses publiées avant lui. Il en a proposé une de sa façon; mais des correspondans du Journal Asiatique n'ont pas tardé à faire remarquer la méprise. Le cuivre blanc est un al- liage dont l'exportation est prohibée, tandis que le tutenag ou zinc circule librement de la Chine aux Indes. ( Asiatic Journal , janv. , p.; 7 et avril, p. 347-) GEOLOGIE. 6o5. Considérations sur les filons; par M. Mac Cullocu. ( Journ. ofthe R. institution ; juillet i823.) Deux hypothèses divisent les géologistes relativement à l'ori- gine des matières qui remplissent les liions. Suivant les uns , ers matières étaient tenues en dissolulion dans un fluide, et elles oui été déposées de haut en bas dans des fissures. Suivant les autres, elles étaient dans un état de fluidité ignée, et ont été injectées dans ces fissures de bas en haut. La première de ces liypothèscs est défendue par les neptuniens, c'est-à-dire par ceux des géolo- gistes qui regardent les roches primordiales comme des préci- pités formés dans un liquide qui en tenait en dissolution les principes constituans. La seconde plaît surtout aux plutonistes , c'est-à-dire à ceux qui pensent que ce"-, mêmes roches étaient dans un état de fusion ignée lorsf[u'elles se sont cristallisées, et qui attribuent la fracture des bancs de roches d'où ont résulté les fdons, non à leur affaiscraent inégal , mais à l'action du feu. Géologie. /fOi Quoique M. Mac Ciilloch appartienne à celle seconde classe de savaiis, et fpi'il admette l'origine ignée non-seulement des trapps et du granit, mais aussi du gneiss et dii schiste primitif, il ne croit pas que cette opinion sur la formation des roclies oblige à attribuer à la même cause l'introduction dans les filons des ma- tières qu'ils renferment. Il trouve autant et plus de difficultés à cette hypothèse qu'à l'autre, et, après avoir donné une liste des minéraux qu'il pense pouvoir s'être formés, les uns par disso- lution aqueuse et les autres par fusion ignée, il s'abstient de faire connaître son opinion et la laisse seulement entrevoir en disant qu'on ne s'est pas suffisamment occupé de deux autres procédés que la nature a pu mettre en œuvre , savoir : l'infd- tration et la sublimation. ^ C. M. 606. Nouvelles remarques sur les roches que les géologues allemands appellent rothe todtcliegende et weissliegende ;^3iV Th. Weaver. ( Jiin. oj philo.';. , mai 182!^. ) Nous avons rapporté à la page 43 du u". /, du Bulletin, l'o- pinion de RI. Conybeare sur ces deux espèces de roches qu'il regarde comme appartenant à une même formation et comme for- mant la couche la plus basse de sa grande série salifère. M. Wea- ver pense au contraire que le rothc todteliegcnde des allemands répond au old red sandstone des géologues anglais , et le weiss- liegende des premiers aux calcareous conglomerate ou new con- glomerate des seconds. Il se fonde principalement sur l'autorité de Freiesleben. Pour avoir sous les yeux tout ce qui concerne cette discus- sion , il faut lire les articles fournis au même journal par M. AVeaver, en octobre et novembre 1821, et août 1822. Il importe plus qu'on ne peut se l'imaginer d'établir une synony- mie bien concordante entre les géologues de tous les pays ; c'est le seul moyen de mettre à profit leurs observations respectives. D'ailleurs l'âge des deux roches dont il s'agit dépend de la solu- tion de cette question. Si le vrai R. t. liegende est la couche la plus basse du terrain houillier, où l'on ne trouve en plantes fos- siles que des monocotylédones , il appartient à une époque beau- coup plus reculée que le iveissliegende, qui serait le premier membre de la série salifère et gypscuse dans laquelle il se ren- contre des piaules dicotylédones fossiles, C. RI. 'jdcj Géologie. Go-. Notice scR le Lignite de Sonwaz. (/om^w. de Scu-oie 8^; an., 1823, n". ay, p. 260.) En allant de Cluinibéry à Aix, peu avant l'église de Sonnaz, nn ^oit sur la droite, à quelques tenlaines de pas du chemin , l'ouverture d'un vallon qui se proiont;e du S. au N. , et ensuite au S. E., jusqu'au marais de Sonnaz; c'est un peu avant d'arri- ver à ce marais qu'on trouve un dépôt de lignite exploité pour la fabrique de savon établie près de cette petite ville. Le lignite actuellement découvert présente une masse homo- gène et compacte de 6 pi. d'éjuiisseur et de 20 pi. de largeur , formée de deux couches horizoïilales distinctes posées l'une sur l'autre. Il parait que ce dépôt s'étend soUs la colline qui le re- couvre jusques vers d'autres points oii il se montre à découvert, et qu'on en rencontre aussi dans les communes environnantes. Au-dessous de ce dépôt se trouve une couche d'argile blan- cJiâtre qui contient une immense quantité de petits coquillages d'eau douce; cette argile fait une vive effervescence avec les acides. Au-dessus du lignite se Voit une autre couche d'argile d'un gris noir d'i à 2 po. d'épaisseur, mais sans coquilles. Sur cette couche on trouve des bancs successifs de sable et de cailloux roulés quarizeux et granitiques jusqu'à la hauteur de 5o à 60 pieds. Les deux couches de lignite n'offrent presque aucun corps étrangers, excepté quelques cailloux roulés et ({uelques dépôts d'argile. Le lignite est compacte, d'un brun noirâtre, sa cassure est terne et terreuse; il se délite en tables. C'est, dit l'auteui' de cet article, le lignite terreux de M. Bron- gniart et le braun-hohle commun des allemands. En séparant ce lignite en plaques amincies, on y trouve fré- quemment des restes de végétaux parfaitement conservés. On y voit surtout, en quantité, une feuille qui parait avoir appartenu aune plante marée. igeusc; elle est large de G li. à i po. 31. Perret, d'Aix , présume que c'est la feuille de V nrutulo phraginilcs . On y rencontre aussi des troncs et des branches d'arbres de di- verses grosseurs ; ils paraissent avoir appartenu à des arbres conifères. On y trouve même quelques i)ignons bien conservés et des noix indéferminéos très-friables. Tous ces fragmeiis sont aplatis de telle sorte que le petit diamètre n'est que le (juarl de l'autre. Ce bois est ou parfaitement conservé, ou ])Ius ou moins bituiuinisé, noirâtre, très-dur, cassant , peu élastique; sa Géologie. 4o^ tnssUre un peu luisante et vitreuse, il brûle même avec un peu de flcinine : quelquefois il est changé en jayet. Dans un appendix, l'aiitenr de cette note très-bien faite ajonic qu'un (Jépôr semblable se trouve sur une grande étendue du territoire de la Motte, particulièrement à la colline de Ser- volex. Toutes les couches de transport qui recouvrent les li- gnites paraissent par leur nature primordiale venir des hautes Alpes. On trouve entre les feuilles du lignite une petite graine rougeâtre, aplatie, d'env. i li. de diamètre et assez bien conservé; on y a niêmerencon'trédes insectes écrasés, entre autres deux co- léoptères dont les élytres avaient encore leur couleur. F. f)08. GeSCHIEO-EN NATUURKUJJnlGEOVERVTECINGEN BETREK.KLYK. BK BiviEREN , ctc. , c'e&t-à-dire Considérations historiques et physiques sur les embouchures du Rhin ; par M. D. Swarts , M. D. La Haie et Amsterdam, chez van Clef, 5S pages, in-8°. , .ivec une carte tirée de l'histoire d'Utrecht par Heua et Bedda. Le système de l'auteur est qu'il n"a jamais existé d'embou- chure du Rhin dans les dunes de KatwjrÂ- , au-dessous de Leyde ; (jue le Ze/est le canal creusé par Corbulon pour abréger la dis- tance entre les deux bras du Rhin ; et que ces deux anciens bras étaient, l'un le ff^aal , allant dans la Meuse à l'ouest, et l'autre le Flevus Hemus ou Noda, qui, suivant lui, portait à l'est une grande partie des eaux du Rhin dans le lac Flevo , aujourd'hui le Zuiderzée , avant que ce bras eût été barré , et dont il ne reste que la petite rivière de l'Eem; il faut voir dans l'opuscule même les preuves dont l'auteur appuie ce système , qui nous semble entièrement neuf. C. M. 6o(). Sur l'éruption du Vésuve, au mois d'octobre 189-2; par M. PouLETT ScROPE. (/ow^rt. of ihe royal insùlution -y'^xiÀWçX 1823.) Cette éruption , qui dura avec la dernière violence pendant vingt jours et plus, a été accompagnée de circonstances cxtrê- mcniont remarquables. Le cratère du Vésuve, qui durant les vingt dernières années avait été presque entièrement oblitéré a reparu, non pas sous sa forme ordinaire qui était celle d'un cône renversé, mais sous celle d'un déchircnionl énorme de forme irrégulère et allongée, ayant près de trois qniuls de mille dans 4^4 Géologie. son plus grand diamètre, et une profondeur de sept cent pieds. L'auteur observe que si ce volcan venait à s'éteindre dans son état actuel, et à rester éteint pendant des siècles, l'eau qTii s'a- masserait dans cette énorme fissure donnerait sans doute nais- sance à un cours d'eau , comme il est arrivé, suivant toute appa- rence, au principal cratère du Mont-d'Or d'Auvergne , lequel est devenu le cirque d'où sort la source de la Dordogne. Le Vé- suve a perdu par les derniers événemens environ cent pieds de sa liauteur. Le point le plus élevé , qui est celui du nord , n'a plus, suivant l'auteur, que 3,829 pieds d'élévation absolue (le tout mesure d'Angleterre ). Les parois de l'abîme formé par celte éruption offrent une suc- cession de couches de laves accumulées pendant une longue suite d'années, parmi lesquelles il y en a en prisme, presque aussi réguliers que ceux d'aucune des colonnades basaltiques que l'on connaît. Nous passons sur d'autres détails curieux, renvoyant , ainsi que le fait l'auteur lui-même, à l'ouvrage de MM. Monti- celii et Covclli sur le même sujet. C. M. Gio. Si;ii LA Géologie de l'extrémité occidentale du comté de Cornouaille, situé à l'ouest d'une ligne tirée depuis l'embou- cliure de la rivière Rayle , sur la côte du nord jusqu'à la pointe Cuddan sur celle du sud, et se terminant au cap Land's end ; par M. D. Forbes. ( Extr. des Méin. de la Soc. géol. de Cornouaille , II , p. 242 , avec une carte. ) Le district dont il s'agit dans cet article a environ i3 milles anglais de l'E. à l'O., et 5 à 6 du N. au S. La côte, en général fort abrupte, découvre de toutes parts au géologue la slruclure des roches dont le pays est composé et leurs rapports de })0si- tion. Le granité occupe les neuf dixièmes de ce district. La bor- dure est en giande partie de roclies schistoides , parmi Icsquellos l'auteur cite, outre le schiste argileux proprement dit , les ro- ches amphiboliques , celles dediabase, et celles qu'il nomme fcldsi)alli compacte et feldspath à texture schisteuse. Il indique les lieux où l'on peut le mieux étudier ces différentes ro( lies et leurs relations entre elles. Ce mémoire est accompagné d'une ])lanche coloriée représentant le cap nommé Gurnard's hcad qui offre une section naturelle très-instructive. C. M. Géologie. 4o5 6ii. Das Gf.birge in Rheinland-Wf.stphalen , etc. ouïes montagnes de la Westphalie rhén.ine, sous le rapport minéra- logique et chimique. Vol. II. Bonn ; i823. ( Voyez le n". 73 de ce Bulletin. ) Ce 2'^. volume contient des mémoires frès-intéressans pour la connaissance de ce pays sons le rapport géognostique en même temps qu'il fournit un grand nombre de laits qui peuvent enri- cliir la science en général. Ces matériaux sont exposés dans l'or- dre suivant : I. Observations géognostiques sur la pente septentrionale des montagnes de la ff^estphalie et du Bas Rhin ; par M. de De- CHEN, avec une carte pétrographique. L'auteur donne d'abord un aperçu de la forme extérieure et de la nature des différentes ro- ches qui composent les ferrains situés entre le Pili-in et le AVe- ser, la lappe et la Lahn, et qui sont principalement : le schiste traumatique, le calcaire de transition, les schistes argileux, sili- cieux, alumineux ; le calcaire en table , le quartz sablonneux , la houille, le calcaire à couches, ancien et moderne, la marne et quelques formations locales. II. Sur le schiste cuivreux du duché de IVestplialie • par M. BuFF, directeur des mines à Meschede. III. Cooi'dination rcmarquahle d' un filon Jerrifère et de con- glomérat , dans le terrain traumatique du duché de JVestphalie- par le même. IV. Quelques additions a la relation d'un voyage "éo"-nosti- quefail par M . OfjwAcJwiwe; par M. Schmiut, directeur des mines à Siegen, avec un profil. V. Sur l'origine du basalte qui se trouve dans L'Eisel par M. Stengel. Les observations recueillies par l'auteur sur ce ter- rain remarquable par sa formation basaltique , militent suivant lui , fortement en faveur de l'hypothèse du volcanisme. VI. Fragmens d'une lettre sur les vallées concaves de l'Eisel volcanique. VIL Sur le basalte de Druidenstein près de Hechersdorf et de Mahlscheid , dans le district de Siegen ; par M. .1. L. Schmidt avec 4 planches. VIII. Sur les carrières de basait du Ruc/a'rsberg près de Obcr- cassel sur le lihin ; par l'éditeur, avec une vue de la carrière. IX. Réflexions sur des moyens plus immédiats pour détermi- ner les rapports chimiques des couches ; par M. F. de Hovel. Tome III. 27 4o6 Histoire naturelle X. Analyse chimique de la baryte fibreuse trouvée à Chaud- Fontaine, près de Liège; par M. I5randes. Suivant celte analyse , ce fossile est composé de : Oxide de baryum, G2,/,56. — Oxide de strontium , o,35o. — Acide sullnriejue , 33,o3'i. — Oxide de fer, o,25o. — Silice, o,î5o. — Eau , 2,000. Total, gSj.'ioS. XI. Recherches chimiques sur [alumine de Putzberg près de Friesdorf, dans le voisinage de lionn, par M. Bergemank, pharm. à Berlin. Ce fossile est composé de: Alumine, ïo,8oo. — Silice , 45,300. — Magnésie, des traces. — Soufre, 3,9^0. — Carbone , 5,9^0. — Piotoxlde de fer , 5,5oo. — Oxide de man- ganèse , 0,600. — Sulfate de fer , 5,729. — Sulfate d'alumine , ij200. — Sulfate de chaux , 1,710. — Sulfate de potasse, i,74;)' — Ilydroclilorate de potasse, o,35i. — Eau, 96,500. — Acide sulfurique , 0,474. — Total, 99,803. XII. Recherches minèralogiques et chimiques sur rilauyne , la Nosine, la Sodalite et le Lazulite. Hauyne trouvée dans le sable du lac de Lacb, analysé par Rer- gemann : Silice, 37,00. — Acide sulfurique, 11, 56. — Alumine, 27, 5o. — Oxide de manganèse, o,5o. — Chaux, 8,i4- — Oxide de fer, i,i5. — Soude, 12,24. — Eau , i,5o. — Total, 99,59. ÎNosine. Ce fossile a été découvert par M. Nose , qui lui avait donné le nom de Spinelle; mais M. de Léonard, qui ne lui a trouvé qu'une f\iible analogie avec cette substance, l'a nommé Nosine. — Silice, 3S,5o. — Acide sulfurique, 8,16. — Alumine, 29,.i5. — Oxide de manganèse, 1,00. — Chaux, 1,14. — Oxide de fer, i,5o, — Soude, i6,56. — Eau,3,oo. — Total, 99,11. XIII. Remarques sur quelques sujets traites dans le premier volume de cet ouvrage ; par N. Hovel. J. Ineichen. UISTOIRE NATURELLE GÉNÉRALE. G 12. Histoire it Description duMusédm royal d'Histoire NATURELLE, ouvragc rédigé d'ajjrès les ordres de l'adminis- tration du Muséum; par M. Deleuze, .nvec 3 pi. et 14 vues des jardins, des galeries et de la ménagerie ; To. II de 720 p. Paris , chez, M. A. Royer , au jardin du Roi. ( Voyez le t. i du Mulletin, n". 692.) Ce second vol., qui était attendu avec impatience, n'offre pas moins d'intérêt que le i*"'. ; il traite spécialement du cabinet de l'Anoema ou Cochon-d'Inde; n». 48, du Kêrodon^ genre nouveau formé d'une espèce de mammifère découverte par M. Auguste de Saint-Hilalre, au Brésil, oîi elle porte le nom de Moco, et qui a des rapports avec l'Anoema, mais en diffère par les organes du mouvement, et un peu par ceux de la masti- cation; Zj;), de rilelarays ou Gerboise du cap de Bonne-Espérance ; 5o, des Lièvres; 5i,des Pikas ou Lagomys; 52, des Campagnols, que l'auteur partage en 1 divisions, d'après quelques différences qu'il remarque dans les formes des dents michclières. Le n'i. 45 est destine à faire connaître la composition du sys- 4 1 2 Zoologie. tème dentaire de l'Aye-aye ou Cheiromys, animal singulier que l'on peut considérer comme formant l'embranchement par lequel les rongeurs se lient aux quadrumanes, à l'aide des rongeurs om- nivores, ainsi qu'on volt d'ailleurs le Kinkajou ou Potto former le passage des carnivores plantigrades aux quadrumanes ; les Ga- léopitèques, celui des makis aux chéiroptères; le Phascolome , celui des didelphes herbivores aux rongeurs , etc. Desm. 6i8. Serpent EXTRAORDiNAiKE. (7T/ort?/^. 7/?rt'g., avriliSîS, p. 76.) Un serpent brun foncé, de 4 ^ pieds de longueur, a été tué der- nièrement à Natcliez, sur le Missisipi ; il avait deux jambes cour- tes à 18 po. de la queue, sur lesquelles il se dressait à 3 pieds de hauteur pour résister aux assaillans. On a vu un autre animal de cette espèce. Ce serpent reptile paraît réunir la famille des repti- les avec celle des lézards. Ro. 61.9. Sur LE GENRE Ornitoorhinque; par Van dkr Hoeven. (iVbc. act. Aead. cœs. leop.-carol. , etc., to. XI.) M. Van der Hoeven , qu'une dissertation inaugurale pour le grade de docteur en philosophie, traitant du squelette despois- sons(^i), avait fait, en 1822, connaître d'une manière très-avan- tageuse, vient de publier de nouvelles observai ions surlesOrni- thorhlnques. Toutefois il n'en aurait donné d'originales qu'à l'égard de 3 individus bourrés en coton , que i\I. Teiumliick lui a communiqués. M. Van der Hoeven a fait dessiner, fig. 4)5 et G de sa planche, l'ergot de la pâte des mâles. Il n'a trouvé a cet ergot ni canal, ni vésicule, ni orifice à la corne, chez un Ornitliorhiitquc roux ; il l'a vu au contraire percé, mais cependant sans tube à l'intérieur, chez un Orinthorhlnque brun. Ce savant rejette ainsi l'idée^d'ua appareil venimeux , que M. de Blainville avait émise dans les Bull, de la Soc. phil., mai 1817. Les ergots peuvent s'user sur le sul et blesser avec inflammation ; ce qui est le fait de tout instru- ment empreint de saletés. M. Mcckcl [lettre à M. Brescliet) , préoccupé , comme M. de Blainville, de la piqûre d'un Ornithorhinque sur un serviteur de M. Jameison , en aurait aussi attribué les suites fâcheuses à un organe vcnénifère. Celui-ci n'existerait point en dedans de l'er- (i) Disserlalio philosopliica inauguralis , de scelcto pisciuni , par J. VAN DF.R lIotvEN. In-8. dc I à 113 pagos, avec pi. in-fol. A LcyJe, chc?, Ilcrdiogh ptre et fils. Zoologie. 4^^ got, mais le long du fémur. C'est une glande grosse comme la glande sous-maxillaire de l'homme. Un autre objet du Mémoire sur V Ornithorhinque est, après une rapide et lumineuse analyse de tous les travaux sur les Mo- nolrcmes, dont l'Ornitliorinque fait partie, d'établir que ces anim:>ux doivent former une cinquième classe dans l'embranche- ment des animaux vertébrés. L'éditeur des Mémoires de C Aca- démie apprend par une note qu'au moment où il donne ses der- niers soins à la publication de l'écrit de M. Yan der Hoeven, il lui parvient le Bulletin de la Société phiL, pour le mois de juin 1822 , dans lequel il trouve que M. Geoffroy Saint-Hilaire avait déjà publié une opinion semblable. G. S. H. 620. Sur le sous-gewre IMarteau, Zjgœna ; par M. A. Valen- ciENNEs. (il/dv«. du 3Iuséum, 5e. an., i'. cah. ,p. 228, av. 2 pi.) M. Cuvier( Règne animal, to. 2, p. lo.j) avait fondé le sous- genre martesu parmi les St[nales, et distingué 4 espèces qui doivent y être rapportées. 51. Valenciennes vient de donner des noms spécifiques à 2 de ces poissons, de proposer des phrases caractéristiques pour les distinguer entre eux, et de faire graver les dessins de leurs têtes, vues en-dessus et en-dessous. Le Zygœna Malleus , ou Squalus Zygœna Linn. — Salviani tab. 40; marteau, Lac. et Risso , a pour diagnose : Z. capite transversim valdè dilatalo, quadrato; margine antcriori recto, ad aperturam narium emarginato ; narihus anguluin externum fcrsus apertis. Il vit sur nos côtes de l'Océan et de la Méditer- ranée , et on le trouve aussi sur celles du Brésil. Le Zycoena Tudes, pantoujlier Lacép. ; tom. 1, pi. 7, fig.3 ; Risso; Duham. Pevh.; pL 2,1 , fig. 4 — 7; corunda de Parra. Z. capite dilatato suhqundrato , margine anteriori subarcuato haud emarginato ; narihus angulum externum versus apertis. Le Muséum d'histoire naturelle possède des Individus de cette espèce pris dans La Méditerranée , à Caycnnc et sur la côte de Coromandel. Le Zygoena Tiburo Linn. pantoujlier Brouss. tiburonis spe- cies minor, Marcgr. Z. capite rotundato cordato ; margine an- teriori intégra. Le Muséum n'a encore reçu celte esjtèce que des côtes du Brésil. Le Zycoena Blochii Cuv. ( Blocli. Icliihyol.; pi. 117.) Z. capite iransvcrsim latissimo , angulato ; apcrlura narium jnar- 4 ' 4 Zoologie. ginern arilicuin utriusque lateris dirnidiante. Sa patrie n'est pas connue. ( Desm. ) C21. Caractèbes de plusieurs espèces de coquim.es rares et NONDÉcRiTEs;parW.SwAiîrsoi«.(P////.wrt^'.,maii823,p.;575.) M. Swainson, frappé de la dispersion dos collections à Lon- dres, collections dont les coquilles les plus rares passent, dit ce savant , en pays étranger , ou loin de la capitale (nous remarque- rons qu'il en arrive plus à Londres de Paris que nous n'en rece- vons de cette ville), se propose de décrire successivement les espèces nouvelles qu'il aura occasion d'examiner. Ses descrip- tions se bornent à une phrase linncenne en latin et en anglais avec l'indication de Vhabitnt , ou du cabinet où. se trouve l'indi- vidu décrit. Voici les espèces signalées par M. Swainson, espèces dont il donnera sans doute la figure dans sonExotic Conchology, dont nous annonçons avec satisf:iction , sur la foi d'un journal de Londres, ]a prochaine continuation. Cjprœa pujpurescens , pulchclla et spadica ; ^mpuUaria ca- rinata, refîcxa, imperforata. ( INous observerons pour la l'V. qu'Olivier a déjà nommé ainsi une AmpuUaire. ) Strombiis perii- vianus, TankervUU ; Mitra edentula ; Folutaluguhris , Pusio. F. 622. Remarques adressées a M. Pfeiffer , auteur du Traité sur les mollusques terrestres et fluvlatiles de l'Allemagne. (/«V, janv. 1823, p. 2i3.) L'ouvrage de M. Pfeiffer offre, comme l'on sait, des observa- tions neuves et très- curieuses sur la reproduction de plusieurs genres de mollusques fluvlatiles, des détails précieux sur leur accouplement, leur ponte , leurs œufs. L'auteur anonyme des Remarques que nous annonçons, adresse à M. Pfeiffer quelques faits nouveaux sur les œufs des L'unncus sta- gnnlis. Selon lui, on distingue un germe dans ces œufs, lequel , après quelques jours, se porte dans le milieu de l'œuf, et y prend un mouvement de rotation très-marqué , au point que dans une minute il tourne plus de 40 fois sur son axe. Ce mouve- ment produit un allongement dans le germe, et il dure jusqu'à l'instant où la coquille est formée. On aperçoit alors le mouve- ment des organes internes qui se forment: plus tard, on voit au travers de l'œuf le petit Limaçon tout formé sortir ctrentrcr dans sa coquille; alors il ne larde pas à rompre son enveloppe. Ce phc- Zoologie. 4 ' 5 riomène de rotation est si frappant, qu'un professeur dliistoin; naturelle , d'une université que l'auteur ne nomme pas, prit d'a- bord ces œufs pour des Rotifères, et ne fut détrompé qu'en voy;int les limaçons en sortir. F. 623. L'Histoire des insectes, de Pantzer, inlorronipue en j. d'un(^ matière particulière formant le quart, en poids, de l'Klytre ; 4i8 Zoologie. 6". enfin de trois sels, qui sont: le sous-carbonate de potasse, le phosphate de chaux et le phosphate de fer. M. Odier passe en- suite à l'examen de chacun de ces produits. Nous ne le suivrons pas dans ces détails intéressans; mais nous ne pouvons nous dispenser de faire savoir que la matière particulière formant le quart en poids de l'Élytre, et qui s'obtient en traitant celle-ci par la potasse à chaud, est une matière nouvelle dont le carac- tère essentiel est d'être insoluble dans la potasse; ce qui la dis- tingue des cheveux, do la corne et derépidcrme avec laquelle on l'avait comparée, croyant le système solide des insectes analogue à ces parties. Comme ces substances , la chitine ( c'est le nom que M. Odier assigne à ce nouveau corps, de yi-oj , enveloppe , se dissout dans l'acide sulfurique à chaud; mais l'acide nitrique offre encore un caractère qui la distingue : on sait que la corne, les cheveux, les poils, l'épiderme, jaunissent dans cet agent par la formation d'une certaine quantité de matière amère de 'Wal- thcr. La chitine que l'on soumet à l'action du même acide n'est point jaunie; mais à l'aide de la chaleur elle s'y dissout. La chitine, lorsqu'on la brûle, ne se fond point, et laisse un charbon qui conserve la forme de l'organe dont elle provient. C'est là encore une différence notable entre elle , les poils, la corne, etc. La chitine ne peut être confondue avec la base de la gélatine qui se dissout dans l'eau bouillante, ni avec le derme qui est de même nature. L'albumine coagulée s'en distingue par sa solubilité dans la potasse. Un caractère encore très-remarquable île la chitine, c'est qii'elle ne contient point d'azote, et que parmi les substances végétales il n'y a que le ligneux qui puisse lui être comparé. Or, les autres parties dures des insectes ressemblent sous tous ces rapports aux Klytrcs, et sont essentiellement composées de chi- tine : on la retrouve jusque dans les crustacés, et c'est elle qui constitue la matière animale que M. Chevreul a découverte dans la carapace de cette classe d'animaux articulés. V. Aun. 626. SciTE nu Mémoire sur les lernées; par M. H. D. nE Blainville. [Journ. de j}/}jrs., déc. 1822, p. l^'i'].) (Voy. le n". 419 de ce Bulletin.) Genre. 'Lv.v.TiKCwm^, Lernacantha. Bv. — Syn. Chondra- cakthe. Delaroche. — Carart. Corps gros, court, assez déprimé, Zoologie. 4 '9 pourvu de chaque côté d'appendices rudimentaires , aplatis, digl- tcs et cartilagineux; la tète séparée du thorax par un sillon , et portant de chaque côté un rudiment d'antennes; bouche infé- rieure accompagnée d'une paire de mâchoires ou de palpes; les sacs ovifères gros, courts et aplatis. M. Blainville ne connaît qu'une espèce , la L. de Dclaroche , L. Belarochiana ou le Chondracanihe du thon Dclaroche. (Bull. (les sciences de la Soc. philomat. ) Elle a été trouvée sur les bran- chies du thon, des squales, etc. Genre. Lernéopode , Lerneopoda. Bv. — Cnract. Corps lisse , assez allongé, divisé en abdomen ovale et en céphalo-thorax aplati et couvert d'un bouclier crustacé ; une paire de palpes courts, gros, coniques et subarticulés, accompagnant la bouche ; deux paires de pieds articulés, onguiculés sous le thorax; des sacs ovifères courts et subcylindriques. Espèces, ic. L. de Brongniart , L. Brongniartii. Bv. de la col- lection de M. Brongniart, sans aucune indication. 2". L. du Sau- mon, L. Sal/nonea. Figurée grossièrement dans V Encyclopédie, d'après Baster; trouvée sur les branchies du Salmo carpiunis et sur le corps des gades. Genre. Lernantrope , Lcrnanthropiis. Bv. — Coract. Corps ovale, assez peu allongé , divisé en deux parties ; un bouclier cé- phalo-thoracique, et un abdomen prolongé en arrière par une large écaille débordant l'extrémité du tronc; deux très-forts cro- chets verticaux sous le front; trois paires de très-petits appen- dices crochus et transverses sous le thorax proprement dit; une paire de bras simples , renflés , et une seconde bifide et comme branchiale sous l'abdomen ; les sacs ovifères longs et cylin- driques. Espèce. L. Mouche, L. musca. Bv. Trouvée enfoncée dans la peau d'un petit Diodon de Manille. Au moyen de cette espèce on arrive par une gradation presque insensible, et au moyen des genres Dichelestion d'Hermann, Anthosome et Cecrops de Leach , aux Caliges. M. de Blainville a considéré comme des Lcrneides, mais n'a pu rapporter d'une manière bien certaine à aucun des genres de cette famille, plusieurs espèces encore très-douteuses , telles que 1". la Lernée du Houblon, L. Huchonis de Schrankh. ( Iter. Bm'., p. 99, tab. 2, fig. AD.) 2". La L. de la Lote, L. Iota , Herra. {ISaturf. 19, p. /,4, tab. 2 , fig. 6.) 3". La L. crochue, L. 420 Zoologie. adunca , Strom. [Sonderm. i , p. 1G7, tab. i, fig. 7,8.) Tels sont encore deux animaux assez singuliers, dont l'un, trouvé sur les branchies de l'orphie, est devenu pour Oken le type de son genre Axinc; et dont l'autre, décrit et figuré par Gesner [Àquat., lib. V, cap. 8) sous le nom à'OEstrus sive Jsellus , a été re- gardé à tort comme un Oniscus asellus par Linné. V. Aun. 627. Phknomène observé daks des animaux infusoirks, et ana- logue à la fascination exercée par des animaux d'un ordre plus élevé; par C. A. Agardh. Traduit du suédois en allemand. (iVoca acta acad. cœs. lep.-caroL, to. 10, p. 127.) Dans une infusion d'eau et de suc du hyacintlius orie/italis , M. Agardh a découvert une confcrve et trois animaux infusoires bien caractérisés , Monas lens , Vibrio bncellus et Vorticclla convallnria MuUer. Plusieurs, beaucoup plus petits, se précipi- taient comme en coloiiue vers la coupe de la Yorticclle, dans la- quelle ils disparaissaient. M. Agardh a cru observer en eux une espèce de résistance, qu'il supposait vaincue par une fascination sembhble à celle que quelques scrpens exercent sur les gre- nouilles, etc. Quand le nombre des animaux attirés par la Vorti- celle diminuait, celle-ci, par un mouvement très-brusque, chan- geait de direction; alors il se formait une nouvelle colonne attirée comme les précédentes par la Vorticelle, à laquelle M. Agardh pense que ces animaux servent de nourriture. Au reste, il rend compte des faits observés, et ne regarde pas comme suffisamment prouvées les inductions qu'il en tire. D.-U. G28. Supplément au Mémoire d'Agardh sur la fascination des animaux infusoires. (En allemand.) (iVocartr/rtrtrrt^/. cœs. Isop.- ca/oL, to. 10, p. 711.) Fontana avait dit, dans son Troitc sur le venin de la vipère , que la morsure, ou même le simple attouchement des lèvres des polypes, faisait périr à l'instant même les vers de terre, quelque grande que soit la faculté vitale dans ces animaux. L'auteur anonyme du présent mémoire rapproche ces obser- vations de celles d'/\gardh, qui a été plus loin que Fontana ; ce dernier ayant regardé l'attraction exercée sur les animaux infu- soires comme un effet de l'agitation de l'eau. D.-U. Botanique. 4 ^ i BOTANIQUE. 629. AuFOABE DEB HOHEREN BOTANiK, OU Qucstlon dc hautc bo- tanique ; par le D^ Schelver. [Nov.act. Acad. Cœs. Leop— CaroL, etc., to. lo, p. SSg.) Cette question est la découverte du système des plantes suivi par la nature elle-même, et représentant l'ordre , la suite, l'en- chaînement des formes qui dominent dans l'histoire primitive de la génération des plantes. On a trop sacrifié la recherche de ce résultat à l'examen ma- tériel des plantes; et les genres ont été formés comme les espèces, plutôt d'après leurs différences que d'après leurs ressemblances. Ce n'est qu'en suivant une marche inverse ([u'on parviendra à établir les rapports des êtres entre eux, et cette chaîne magique de vie qui unit les plantes à l'homme, à la bête, aux astres , au monde intellectuel. Telles sont les principales idées de ce morceau, qui ne fait que développer, en style métaphysique, des considérations exposées depuis long-temps en langage vi'aiment philosophique dans les ouvrages de Linné, dans la préface du Gênera de Jussieu, etc. D-u. 6jo. Plantes usuelles des Brasilieivs; parBI. Auguste de S:. - HiLAiRE, Corresp. de l'Institut de France. [Prospectus.) Le Brésil est , sans contredit , une des parties du globe que la nature a favorisées le plus, puisqu'il présente à la fois, dans ses provinces septentrionales, la végétation pompeuse et variée des tropiques, et dans les provinces du midi, des productions presque analogues à celles dc l'Europe. M. Aug. de Saint- Hilaire , qui a consacré six ans à parcourir une grande partie des provinces de ce pays, et qui,s'y est livré à des recherches conti- nuelles, est revenu en Europe avec d'immenses collections et une foule d'observations nouvelles. Il publiera le résultat de ses travaux dans une suite d'ouvrages (i), et dans ce moment il se propose de faire connaître avec détail quelques-unes des plantes du Brésil les plus utiles dans les arts et la médecine. Privés du (i) Ce savant iiaturalistea dcjà fait paraître un aperçu de son voy.T'e, et Ton va bientôt imprimer nne suite de Mémoires do lui, sur des poiuts de physiologie vc'^e'tale et dc holaniijuc, ToMK HL , aS 422 Botanique. secours des médecms, les habitans de l'intérieur du Brésil cher- chent autour de leurs demeures les plantes qui peuvent les sou- lager dans leurs maux ; et souvent le liasard les a heureusement guidés. On sait que ce ne sont point les savans , mais des Indiens presque sauvages qui ont découvert l'ipéracuanha et l'écoccedu Pérou, ftl. Auguste de Saint-Hilaire a recueilli avec soin les tradi- tions des planteurs; il les a comparées entre elles, et les a sou- mises aux règles de la critique. Il n'appartient pas sans doute au voyageur de se livrer à de longues expériences; mais celui qui s'est consacré à l'étude des plantes peut faire la concordance des noms vulgaires, et y substituer une nomenclature méthodique qui mette un terme aux méprises dangereuses; il peut fixer la connaissance des végétaux par des dessins et par des descrip- tions soignées ; enfin , sachant que les végétaux organisés d'une manière semblable présentent les mêmes jiropriétés, il peut tirer de la structure des plantes qu'il a observées des inductions qui doivent conduire les gens de l'art aux résultats les plus heureux. Tel est le plan que M. Auguste de Saint-llilaire suivra dans l'ouvrage que nous annonçons (i). L!ue planche lilhographiéc et dessinée avec soin représentera chacune des plantes que l'auteur voudra faire connaître. Le texte indiquera d'abord le nom systé- matique de la plante , ses noms usités parmi les habitans du Bré- sil, et l'indication de sa place dans l'ordre naturel et le système de Linnée. Une phrase latine très-courte exposera ses princi- paux caractères , et une description complète en français fera connaître tontes ses parties. L'indication des lieux où elle croit suivra la description. Viendront enfin des détails sur ses usages , et des observations botaniques qui , consacrées principalement à ceux qui se vouent d'une manière spéciale à la science des vé- gétaux, seront imprimées en petit caractère. L'ouvrage paraîtra iu-^o, sur beau papier, et sera composé d'environ 5o livraisons de 5 pi. chacune et d'un texte d'à peu près 4 p. par pi. Les livr. seront publiées , autant que cela sera possible, demois eu mois,et la i^e. paraîtra dans le courant d'octo- bre. Pour laisseraux souscripteuis la faculté il'arranger les plantes d'après l'ordre qu'ils jugeront le plus convenable, chacune sera (i) lin plan à peu près scinblable avait ctti formé par le miiiisléio portugais lois de Parrivce du roi au Brésil ; mais on ne lui a donne au- cune suite. Botanique. 4^5 indiquée par un simple numéro et ne portera aucune pagina- tion; mais l'auteur Indiquera dans une table l'arrangement qui lui paraît le meilleur , lorsqu'on veut prendre pour base les rap- poits naturels. Le prix de la livraison sera de 5 fr. On ne paiera chaque livraison qu'en en prenant réception. On souscrit à Pa- ris , chez Grimbert, libraire, rue de Savoie, n. 14 ; et à Lis- bonne, chez M. Georges Rey, libraire. 63i.The HoRTrcDLTURAL REPOsiTORY , etc. , Contenant les figu- res des meilleures variétés des différentes espèces de fruits anglais, auxquels on ajoute, lorsqu'il est nécessaire, les fleurs et les feuilles, accompagné de descriptions complètes et d'ob- servations sur leurs diverses propriétés , sur leur mode de culture, etc. ; par G. Brookshaw , auteur de la Pomona Bri- tannica. Fasc. 20. — 25. Prix de chaque cahier in-S". : 5 shell; Londres; iSaS. Chaque cahier de cet ouvrage renferme 4 planches in-S". co- loriées, représentant diverses variétés des fruits cultivés, soit en pleine terre, soit en serres, en Angleterre. Sous le rapport de l'exécution des planches , il est bien au-dessous de l'ouvrage de M. Duhamel , et surtout de la dernière édition , que nous de- vons aux pinceaux de MM. Turpin et Poiteau ; les descriptions et observations sont peu étendues. Ad.B. 632. Note sur une nouvelle espèce d'Ipécacuanha blanc ; lue à la Soc. phllomathique, par M. Lemaire-Lisancourt. Dans le nombre des substances vomitives que l'on emploie en Asie sous le nom àHpccacuanha blanc , on compte les racines de plusieurs o]>ocy nées , et suv\.onX. du genre Cjnanchum. Quelques- unes de ces racines sont connues , et je me propose de n'en par- ler qu'en passant , dans le travail sur les ipécacuanhas en général dont l'Académie de médecine a bien voulu me charger; mais j'ai cru devoir présenter aujourd'hui à la Société philomalhique une racine et sa plante que m'a envoyées M. Gautier, négociant à Bordeaux, sons le nom à'ipccacuanha btanc, le plus estimé à Calcutta. Aucun auteur n'a encore cité , que je snclic, cette racine comme formant un des ipécacuanhasblancs; elle est pourtant la plus vo- mitive de celles que les Cjnanchum foiirni.ssent , et sa plante jouit de propriétés presque semblables. Je rapporte l'une et /}24 Botanique. l'autre an Çynanchum Icei'i^dtmndo Vahl, suivant l'Ilcrbier du Mustiuio el celui de M. de Jussieu. Les autres Cjnancimm dont les racines sont cnii)loyces sont : 1". Cinnnc. vomilorium de Lainarck , ou Cinanc.i/iccacuanhcuie llclz, Wildenow et Vahl , au Coromandel ; a". C.ynancitum to- mentosiun de \alil, à Ccjlan; 3". Cynanc. in(iu/i(/a//iii/t AeCom- mcrson, aux iles de France et de Bourbon. (i>«//. (/e la Soc. Phil. dt Paris, avril